Z 3700

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Z 3700 (État / SNCF)
Description de cette image, également commentée ci-après
La Z 3714 conservée au musée de Mulhouse.
Identification
Désignation Z 23701-23720 État
Z 3701-3720 SNCF
Type automotrice électrique
Motorisation Électrique
Composition 2 caisses articulées
(M1+M2)
Constructeur(s) Carel et Fouché,
Jeumont-Schneider
Nombre 20 (1 préservée)
Service commercial 1937 - 1985
Capacité
1re
2e
classe
classe
28 assis / 24 debout
94 assis / 60 debout
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux B'oB'oB'o
Écartement standard
Alimentation continu 1,5 kV
Moteurs de traction 6 moteurs
SW 9273 675 V
Puissance continue 880 kW
Tare 78 t
Longueur 40,710 m
Vitesse maximale 130 km/h

Les Z 3700 constituent une série de vingt automotrices électriques commandées par le Réseau de l'État (de Z 23701 à Z 23720) construites par Carel & Fouché à Aubevoye (Eure) et mises en service en France à partir du [1] par le réseau de l'État à l'occasion de l'électrification de la ligne Paris-Montparnasse – Le Mans durant les années 1930. Elles sont intégrées aux effectifs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) à sa création sous les numéros Z 3701 à Z 3720.

Première application en France de l'acier inoxydable dans la construction ferroviaire (brevet Budd), ces engins sont, entre autres, caractérisés par :

  • l'accouplement permanent de deux éléments pour constituer une rame ;
  • leur boggie médian à cheval sous les deux éléments d'une rame, technologie reprise pour les TGV ;
  • attelage de deux rames par coupleurs intégraux Boirault[1] ;
  • leurs marchepieds dépliables à l'arrêt de la rame en gare ;
  • leurs deux feux frontaux superposés comme sur les 2D2 5400 du réseau Ouest.

Les Z 5100 sont considérées comme des descendants directs de ces rames. Ces deux séries ont d'ailleurs eu en commun des durées de vie très longues.

La série est gérée principalement par le dépôt de Montrouge.

Plan de réforme[modifier | modifier le code]

Elles sont retirées du service comme suit :

  • 1973 : retrait de la Z 3702 à la suite d'un incendie ;
  • 1976 : retrait de la Z 3720 à la suite d'un incident ;
  • 1981 : Z 3710 ;
  • 1982 : Z 3701, Z 3703, Z 3704, Z 3707, Z 3709, Z 3715, et Z 3716 ;
  • 1983 : Z 3705, Z 3708, Z 3712, Z 3718 et Z 3719 ;
  • 1985 : Z 3706, Z 3713 et Z 3717 ;
  • 1988 : Z 3711[1],[2].

Les Z 3706, Z 3713, et Z 3717 sont restées en service sous forme de navettes, à Montrouge, durant quelques années[1].

La Z 3713 fut rachetée par son constructeur le 31 mai 1984, placée à l'entrée de la société comme trophée, puis cédée à l'association Club ferroviaire d'Elbeuf. Celle-ci ayant été dissoute, la rame fut ferraillée.

La Z 3714 était conservée à la cité du train à Mulhouse afin de préserver l'histoire de la série. Elle avait été restaurée (remise en place du phare cyclope à l'avant) mais, à la suite d'une affaire judiciaire, fut mise sous scellés, vandalisée et est en piteux état en 2017, bien loin de celui qui est sur la photo en Infobox. Avec 3 982 984 km au compteur, cette rame est celle qui a parcouru le plus de kilomètres.

Modélisme[modifier | modifier le code]

Les Z 3700 sont reproduites à l'échelle HO par l'artisan ApocopA sous forme de transkit (caisse en résine à monter sur un châssis de son choix). En 2016, les Éditions Atlas proposent une reproduction non motorisée dans le cadre de la collection par VPC Automotrices des réseaux français.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, N.M. La Vie du Rail, 1969 et réédition 1978

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d La Vie du Rail no 1927 du , pages 40 à 44 et troisième de couverture.
  2. « [Z 3600 - 3700 - 3800] Sujet Officiel - Page 2 - Matériel roulant ferroviaire - Le Web des Cheminots », sur cheminots.net, (consulté le 30 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]