Renault AEK

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
AEK

Identification
Exploitant(s) SNCF
Type autorail
Composition monocaisse
Couplage Jumelage possible
Construction AEK 1 : 1 autorail, AEK 2 : 21 autorails
Constructeur(s) Renault
Livraison 1936-1939
Mise en service 1936
Effectif 0
Retrait
Caractéristiques techniques
Écartement standard
Moteurs de traction Renault
Masse en service 29 t
Longueur HT 25,450 m
Largeur 2,870 m
Hauteur 3,860 m
Empattement du bogie 2,700 m
Diamètre des roues Ø0,850
Vitesse maximale 120 km/h

Le Renault AEK est un autorail de construction légère de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) construit entre 1936 et 1939.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Renault AEK 1 est un prototype d'autorail monocaisse construit par Renault en , à cabine de conduite unique en kiosque central. Il offre une capacité de 78 places réparties en deux compartiments, ainsi qu'un emplacement pour les bagages d'une capacité de 1 500 kg. Sa motorisation est assurée par deux moteurs Renault type 516 de 150 ch, fonctionnant au gazole, installés dans le compartiment central de l'autorail, sous le kiosque de conduite. Chaque moteur commande une boîte de vitesses qui entraîne l'un des essieux d'un bogie. Les deux bogies comportent ainsi un essieu moteur et un essieu porteur[1].

En octobre de la même année, une lettre de confirmation se traduit par plusieurs commandes que le constructeur modifiera et renommera AEK 2.

Autorail AEK 1[modifier | modifier le code]

Numéroté initialement ZZy 24131, puis X 7001, le Renault AEK 1 est tout d'abord affecté au dépôt de La Rochelle en 1936 afin d'effectuer un roulement quotidien entre Rochefort, Poitiers et Tours.

Après la nationalisation de 1938, il est transféré au dépôt de Rouen-Orléans pendant un courte période avant de finir sa carrière au dépôt de Rennes, assurant diverses liaisons sur l'ensemble du réseau breton. Il est mis en attente d'amortissement le , et sert de réserve pour les pièces détachées des AEK 2 encore en service.[2].

Autorail AEK 2[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la version définitive dérivée du prototype, dont l'architecture générale est conservée.

Trois compagnies passent commande de cette machine[3] :

  • SNCF : 9 unités (ZZy 7016 à 7024 - renommés X 7016 à 7024)

Les premières livraisons interviennent en , pour se terminer en .

La hauteur de l'autorail passe à 3,950 m, et de nombreux aménagements sont réalisés afin d'améliorer le confort des passagers (chauffage, ventilation, suspensions, toilettes).

L'autorail ne présente pas d'organes de tamponnement. Un attelage de type Willison est toutefois installé afin de pouvoir jumeler deux AEK en cas de nécessité, mais interdit de fait toute traction de remorque ou d'autre modèle d'autorail[1].

La caisse repose sur les traverses de bogie par des chambres à air faisant office de suspension. Le système de freinage à tambours ne donne pas entière satisfaction aux conducteurs, plus habitués au freinage par sabots plus efficace et plus sécurisant. Mais une modification de ce type rajoute environ une tonne à la masse de l'engin. Les compagnies préfèrent donc garder le système d'origine, malgré l'usure rapide des tambours[1].

Le dépôt de Rennes rassemble en 1939 les unités prises en compte par le réseau ex-État et SNCF, tandis que le dépôt de Noisy-le Sec reçoit les 7 autres unités.[4]

En raison d'une radiation précoce de la série, les AEK ne sont pas concernés par la modification de livrée des autorails (toit peint en rouge) qui intervient à partir de 1968.

Diagramme simplifié d'un autorail Renault AEK 2.

Radiations[modifier | modifier le code]

La majeure partie des radiations est intervenue en , mais trois AEK circulent encore en 1966.

Le X 7017, impliqué dans un accident, est démoli en à Carhaix.

Le X 7011 est quant à lui le dernier AEK 2, radié le alors qu'il avait été transformé en autorail de tournée[5] et muté au dépôt de Châlons-sur-Marne en . Garé au dépôt de Noisy, il est finalement démoli quelques mois plus tard à Noyon[6].

Modélisme[modifier | modifier le code]

Les autorails AEK ont été reproduits à l'échelle HO par :

  • ApocopA sous forme de kit à monter (caisse à monter sur un châssis de son choix)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Constant 1998, p. 15.
  2. Olivier Constant, « Les archives autorail - Les Renault construits de 1929 à 1937 », Le Train,‎ , p. 82 à 85 (ISSN 1296-5537).
  3. Constant 1998, p. 14-15.
  4. Olivier Constant, Les archives autorail - Les Renault AEK 2, ADP 2, et ADX 2, Le Train, , 100 p. (ISSN 1296-5537), pages 6 à 23
  5. Jean-Paul Demoy et Jehan-Hubert Lavie, « En étudiant les inventaires... », Le Train, no 6,‎ , p. 30.
  6. Constant 1998, p. 17.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Constant, Encyclopédie du matériel moteur SNCF : Supplément à la revue « Le Train », vol. 3 : Les autorails depuis 1938 (1re partie), Publitrains, , 98 p. (ISSN 1267-5008).
  • Les archives autorails Les Renault AEK 2, ADP 2 et ADX 2, Le Train, , 89 p. (ISSN 1296-5537).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :