Gare des Invalides

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Invalides
Image illustrative de l’article Gare des Invalides
Accès principal à la gare, en décembre 2018.
Localisation
Pays France
Commune Paris
Arrondissement 7e
Adresse 2, rue Robert-Esnault-Pelterie
75007 Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 43″ nord, 2° 18′ 53″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Code UIC 87393033
Service (RER)(C)
Caractéristiques
Ligne(s) Invalides à Versailles-Rive-Gauche
Voies 4
Quais 2
Transit annuel 11 104 701 voyageurs (2019)
Zone 1 (tarification Île-de-France)
Altitude 28 m
Historique
Mise en service
Architecte Juste Lisch
Correspondances
Métro (M)(8)(13)
Bus RATP (BUS)RATP286369838793Tootbus Paris
Noctilien (BUS)NoctilienN01N02
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Invalides
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Invalides

La gare des Invalides est une gare ferroviaire française de la ligne des Invalides située dans le 7e arrondissement de Paris. Ouverte le par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne C du RER.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare des Invalides est située au nord du 7e arrondissement de Paris, sur la rive gauche de la Seine. Établie à 28,0 m d'altitude[1], elle se situe au point kilométrique (PK) 0,181 de la ligne des Invalides.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction et exposition universelle de 1900[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la Compagnie de l'Ouest cherche à résorber le problème de saturation croissant qui se pose dans ses gares terminales de Saint-Lazare et de Montparnasse. L'imminence de l'Exposition universelle de 1900 impose également de faire pénétrer les lignes ferroviaires dans le centre de Paris, afin d'amener les visiteurs sur les sites de l'exposition. Il est ainsi décidé de prolonger les voies aboutissant à la petite gare du Champ de Mars jusqu'à une nouvelle gare terminale située aux Invalides. Grâce à la construction d'un raccordement entre la gare de Viroflay-Rive-Gauche et la gare d'Issy-Plaine, la Compagnie souhaite y faire aboutir les trains de grandes lignes en provenance de la Normandie et de la Bretagne ainsi que le trafic de banlieue au départ de la gare de Versailles-Rive-Gauche.

Le premier projet prévoyait de créer autour des quais deux ailes symétriques situées de part et d'autre de l’esplanade des Invalides, donnant l'illusion que l'hôtel du même nom était encadré par la gare ; le conseil municipal de Paris s'y oppose pourtant, et le projet retenu est plus discret, dans l'angle Est de l’esplanade[2]. La gare compte quinze voies en cul-de-sac[3]. Le bâtiment voyageurs est érigé selon les plans de l'architecte Juste Lisch et prend l'aspect d'une orangerie.

Un décret en date du autorise la construction de l'extension de la gare du Champ de Mars à l'esplanade des Invalides. Le , la gare est à son tour déclarée d'utilité publique. Mais cette fois-ci, contrairement à ce qui avait été fait pour l'Exposition universelle de 1889, la ligne ferroviaire n'est pas construite au niveau de la chaussée mais dans une tranchée[2].

La gare est inaugurée le . Pendant l'exposition, elle est provisoirement desservie par une navette depuis la gare du Champ de Mars. Les travaux de jonction entre Viroflay et Issy-Plaine ne sont achevés qu'en 1902, permettant l'arrivée des trains de grandes lignes desservant notamment Granville, Brest et Angers.

Le long déclin de la gare[modifier | modifier le code]

Le 5 août 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose sur l'esplanade des Invalides et sa gare[4].

En 1935, le réaménagement de la gare Montparnasse entraîne la disparition du trafic de grandes lignes aux Invalides, la gare étant handicapée par ses quais trop courts et malcommode pour la manœuvre des locomotives. À partir de cette date, son rôle se retrouve réduit à celui d'une modeste gare de banlieue, terminus de la ligne en direction de Versailles-Rive-Gauche. Seules six voies sont conservées, le reste des emprises étant revendu à la Ville de Paris. Lors de l'Exposition internationale de 1937, la tranchée fait l'objet de travaux de couverture.

Inauguration de l'aérogare en 1951.
Quais.

En 1946, le bâtiment-voyageurs est transformé pour devenir l'aérogare d’Air France, point de départ des cars en direction de l'aéroport du Bourget puis d'Orly et de Paris-Charles-de-Gaulle[5],[6]. En 1949, Air France ouvre un restaurant pour ses voyageurs baptisé Chez Françoise, devenu un lieu couru des députés du fait de la proximité avec l'Assemblée nationale[7],[8].

La gare actuelle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, la gare fait l'objet d'importants travaux de rénovation en vue de la jonction entre la ligne des Invalides et la gare d'Orsay. Elle est entièrement couverte et prend dorénavant la forme de deux demi-stations à deux voies. Un tunnel de correspondance équipé d'un tapis roulant est réalisé afin d'assurer la correspondance avec les lignes 8 et 13 du métro.

En 1979, l'ouverture d'un nouveau tunnel, long d'environ 1 100 m, relie la gare à l'ancienne gare d'Orsay, et donne naissance à la Transversale Rive Gauche, qui devient la ligne C du RER en 1980[2]. Dès lors, la gare des Invalides n'est plus qu'une gare de passage.

Selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare figure dans le tableau ci-dessous[9].

Année 2019 2018 2017 2016 2015
Voyageurs 11 104 701 11 541 909 11 941 725 12 138 735 12 310 511

Services des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Plaque signalétique de la gare.

La gare dispose d'une salle d'échanges. Des guichets Transilien et des automates Transilien sont disponibles. Elle dispose également d'une Work & Station, qui permet la recharge d'ordinateurs portables et de téléphones mobiles.

Desserte[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par tous les trains de la ligne C du RER et constitue le terminus de certains d'entre eux.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare offre une correspondance avec les lignes 8 et 13 du métro à la station Invalides, avec lesquelles elle est reliée par un couloir équipé d'un tapis roulant.

Elle est en outre desservie par les lignes 28, 63, 69, 83, 87 et 93 du réseau de bus RATP auxquelles s'ajoutent la ligne à vocation touristique OpenTour. En outre, la nuit, elle est desservie par les lignes N01 et N02 du réseau de bus Noctilien.

Projet[modifier | modifier le code]

En 2022, la compagnie aérienne doit libérer les lieux. Le site, qui comprend également un commissariat, une déchetterie (lesquels seront conservés), un stockage des barrières Vauban, un vague gymnase et la cantine du ministère des Affaires étrangères, fait partie de l’appel à projets « Réinventer Paris II »[10].

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux, de Paris St-Lazare à Invalides (1889-1993), p. 94
  2. a b et c Clive Lamming, Paris au temps des gares, Parigramme, 2011, « Les Invalides, gare de l'Expo », pages 85-87.
  3. Plan parcellaire municipal de Paris (fin XIXe), plan 26e quartier Invalides, 22e feuille, échelle 1/500, cote PP/11862/C.
  4. Excelsior du 9 janvier 1919 : Carte et liste officielles des obus lancés par le canon monstre et numérotés suivant leur ordre et leur date de chute) sur Gallica.
  5. « L'aérogare de Paris - Invalides », sur Le Monde, (consulté le ).
  6. « L'histoire d'Air France | Musée Air France », sur museeairfrance.org (consulté le ).
  7. Nicolas Maviel, « Paris : le restaurant Chez Françoise va-t-il disparaître ? », sur Le Parisien, (consulté le ).
  8. « Histoire », sur chezfrancoise.com
  9. « Fréquentation en gares : Invalides », sur SNCF Open Data, traitement du [cf. l'onglet des informations] (consulté le ).
  10. « Les dessous des Invalides se prêtent à toutes les audaces », sur Les Échos, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Carrière, Les trains de banlieue, tome I, édition La Vie du Rail, 1997, 303 p. (ISBN 2902808666)
  • Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, Éd. La Vie du Rail, 1999, 335 p. (ISBN 2902808763)
  • Gérard Géraud & Michel Mérille, La ligne de M.Gargan, Amarco éditions, 2004, 354 p. (ISBN 2950957188)
  • Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux, de Paris St-Lazare à Invalides (1889-1993), Éd. La Vie du Rail, 2008, 152 p. (ISBN 2915034893)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Montigny - Beauchamp
ou Pontoise
Pont de l'Alma (RER) (C) Musée d'Orsay Pont-de-Rungis - Aéroport d'Orly
ou Massy - Palaiseau
Versailles-Château Pont de l'Alma (RER) (C) Musée d'Orsay Juvisy
ou Versailles-Chantiers (par Juvisy)
Saint-Quentin-en-Yvelines Pont de l'Alma (RER) (C) Musée d'Orsay Dourdan - La Forêt
ou Saint-Martin-d'Étampes
Terminus
ou Montigny - Beauchamp
ou Chaville - Vélizy
Terminus
ou Pont de l'Alma
(RER) (C) Musée d'Orsay Dourdan
ou Dourdan - La Forêt
Montigny - Beauchamp
ou Pont du Garigliano
Pont de l'Alma (RER) (C) Musée d'Orsay Brétigny