Zébulon (SNCF)

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Z 7001 (SNCF)
Description de l'image Zebulon.jpg.
Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation Z 7001
Surnom Zébulon
Type ex-Z 7115 modifiée
Motorisation Électrique
Composition Monocaisse
Couplage Non prévu
Concepteur BE - SNCF
Construction 1961
Constructeur(s) Decauville-De Dietrich-OC Oerlikon
Nombre 1
Transformation 1973
Retrait 1981
Utilisation Essais dynamiques
Caractéristiques techniques
Écartement standard (1 435 mm)
Tension ligne de contact 1500 V
Pantographes 1
Bogies 2
Vitesse maximale 309 km/h

Zébulon est le surnom donné à une rame automotrice électrique expérimentale Z 7001 de la SNCF qui a servi, à partir de 1974, à la mise au point des TGV dès lors que le choix de la motorisation électrique a été fait au détriment de la motorisation par turbines à gaz[1].

Description[modifier | modifier le code]

Cette automotrice, renumérotée Z 7001, résultait de la transformation, en 1973, aux Ateliers SNCF d’Oullins, de la Z 7115 accidentée et réformée. Elle servit notamment à tester un nouveau type de pantographe à double étage adapté au captage du courant à grande vitesse sur la caténaire. La transmission de la puissance au bogie moteur était assurée par un arbre à "cardan tripode", testé lui aussi, ce qui permit de positionner le moteur électrique dans la caisse de l'engin au lieu du bogie moteur et ainsi réduire les masses non suspendues[2].

Au cours de ses nombreuses marches d'essais, elle atteignit la vitesse de 309 km/h. La rame "Zébulon" devenue inutile fut détruite au début des années 1980 car son châssis ne permettait pas sa transformation envisagée, en voiture de mesures de la voie. Pendant ses essais d'endurance, elle tractait une rame attelée composée de 3 voitures UIC lestées à 60 tonnes (soit 180 t remorquées) chaque nuit pendant plus d'un an entre Lyon et Dijon, parcourant dans cette composition plus de 100 000 km à 160 km/h.

Modélisme[modifier | modifier le code]

La Z 7001 a été reproduite à l'échelle HO par l'artisan ApocopA sous forme de transkit (caisse en résine à monter sur un châssis de son choix).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, "Le matériel moteur de la SNCF", N.M. La Vie du Rail, 1969 et réédition 1978

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ateliers SNCF de la Mulatière dit Oullins-machines - Historique », sur patrimoine.auvergnerhonealpes.fr, Région Auvergne-Rhône-Alpes (consulté le 22 avril 2020).
  2. « TGV : du programme de recherche au grand projet industriel », sur archives-ouvertes.fr, Centre pour la Communication Scientifique Directe (consulté le 22 avril 2020) [PDF] p 21 à 25.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]