TAR (autorail)

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XF 1000 et XF 1100
Description de cette image, également commentée ci-après
TAR en gare de Douai.
Identification
Exploitant(s) Nord > SNCF
Désignation XF 1001 à 1002 et
XF 1101 à 1109
Surnom TAR Train automoteur rapide
Type autorail
Motorisation Diesel
Composition M+R+M ou M+R+R+M
Construction 1934-1939
Constructeur(s) Société Franco-Belge
Nombre 2 + 9 autorails
Effectif 0
Retrait radiés en 1959
Caractéristiques techniques
Écartement standard
Carburant gazole
Moteur thermique Maybach G056
Transmission électrique
Masse en service 52 t
Vitesse maximale 150 km/h

TAR (pour Train Automoteur Rapide) était le nom donné à un type d'autorail français mis en service par les chemins de fer du Nord pour assurer des liaisons express de prestige entre Paris et Lille. Construites de 1934 à 1939 par la société Franco-Belge, mises en service à partir de juillet 1934, ces rames assurèrent des services au départ de Paris-Nord jusqu'en 1959 mais également au départ de Paris-Est (trajets Paris - Strasbourg et Paris - Bâle) et de Paris-Lyon (trajet Paris - Lyon).

Dotées d'un profil aérodynamique et d'une décoration sobre (caisse gris acier et bandeau médian gris/vert), ces rames avaient une allure très moderne à l'époque de leur mise en service. Elles avaient également une forte ressemblance avec les rames allemandes DRG 877 (Fliegende Hamburger) à motorisation presque identique et mises en service en 1933.

Types 34 et 36[modifier | modifier le code]

Deux premières rames prototypes à 3 caisses furent construites et mises en service en 1934 : d'où le nom de type 34 équipé de moteurs diesel de 410 ch.

Face à la demande, neuf rames supplémentaires à 3 caisses furent construites et mises en service à partir d'octobre 1936 : ce type 36 était équipé de moteurs diesel de 430 ch.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Une rame se composait de 3 ou 4 caisses dont 2 motrices. Le couplage de deux rames était possible. Une rame à 3 caisses comportait 117 places de 1re classe uniquement.

  • Construction : 1934 à 1939 par la société Franco-Belge
  • Moteur diesel Maybach - V 12 - GO5 ou GO5.6 et transmission électrique - Moteur Maybach remplacé vers 1955 par un moteur MGO sur quelques rames
  • Puissance : 2 x 410 à 2 x 430 ch
  • Masse : 52 tonnes pour une motrice
  • Vitesse : 150 km/h
  • Longueur d'une caisse(motrice) : 21,7 m
  • Effectif : 11 rames en 1958

Les rames TAR du Nord allient la vitesse avec le confort. Les voyageurs de première classe bénéficie de moquette au sol. Sous chaque baie se trouve une tablette rabattante tandis que des porte-bagages sont disposés au-dessus des fenêtres. Les grandes valises sont installées sous les sièges. Les plates-formes d'extrémité sont plus grandes sur les rames 36 pour pouvoir ranger davantage de bagages. Par la suite, les deux rames de 1934 sont modifiées pour présenter le même visage. Comme les baies sont fixes, la ventilation de la rame en été est réalisée en ouvrant des prises d’air disposées entre les fenêtres dans la partie supérieure. La livrée abandonne le vert Nord pour une livrée gris clair/gris foncé plus noble [1].

Durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant le dernier conflit mondial, les rames TAR sont d'abord garées et remisées puisqu'il n'y a plus de carburant. Puis elles sont utilisées comme centrale électriques par l'armée allemande pour produire de l'électricité dans les ports français de sous-marins. Les rames sont très malmenées mais seront réparées à la Libération et reprendront du service[2].

Lignes desservies[modifier | modifier le code]

Dépôts titulaires[modifier | modifier le code]

Modélisme[modifier | modifier le code]

Les rames TAR ont été reproduites à l'échelle H0 par Fulgurex en 2014[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aurélien Prévot, « TAR, un autorail français doté de gènes allemands », Ferrovissime, Hors-Série n°1, juin 2014, Auray, LR Presse, pages 20-27.
  2. Aurélien Prévot, « Les rames TAR du Nord : vitesse et confort », Loco-Revue, n°809, décembre 2014, Auray, LR Presse, pages 32-33.
  3. Bruno Moret, "Rames TAR Fulgurex : pour la vitrine et le réseau", Loco-Revue, n°809, décembre 2014, Auray, LR Presse, pages 30-31.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Aurélien Prévot, « TAR, un autorail français doté de gènes allemands », Ferrovissime, Hors-Série n°1, juin 2014, Auray, LR Presse, pages 20-27. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bruno Moret, "Rames TAR Fulgurex : pour la vitrine et le réseau", Loco-Revue, n°809, décembre 2014, Auray, LR Presse, pages 30-31. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Aurélien Prévot, « Les rames TAR du Nord : vitesse et confort », Loco-Revue, n°809, décembre 2014, Auray, LR Presse, pages 32-33. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]