X 240

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X 240 (Blanc-Argent)
Description de cette image, également commentée ci-après
L'autorail X 242 restauré près de la gare de Romorantin.
Identification
Exploitant(s) Compagnie du Blanc Argent
Désignation X 241 et X 242
Composition Autorail seul
Couplage Avec X 210 et X 74500
Construction 2 autorails
Constructeur(s) CFD/Socofer/SCCM
Mise en service 1983-1984
Effectif 2 (01/01/07)
Retrait 2015
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux 2 bogies
Écartement métrique
Carburant gazole
Moteur thermique 1 moteur Poyaud
6L 520 S2, 6 cyl. en ligne
Transmission hydraulique Voith T 211 R à cardans
Puissance continue 177 kW
Capacité en carburant 400 L
Masse en service 25 t
Longueur HT 18,280 m
Largeur 2,583 m
Hauteur 3,275 m
Empattement 11,000 m
Empattement du bogie 2,100 m
Diamètre des roues Ø750
Places assises Classe unique 52 pl.
Vitesse maximale 85 km/h

[1],[2],[3],[4]

Les X 240 sont deux autorails livrés en 1983 et 1984 pour la ligne à voie métrique du Blanc à Argent (BA).

Déclinaison des X 5000 des chemins de fer de Corse, ils offrent, au moment de leur mise en service, une amélioration sensible du confort pour leurs passagers et de meilleures performances en ligne. ils sont retirés du service en 2015 en raison de leur inadaptation aux nouvelles contraintes de sécurité sur la ligne et mis à la disposition du Train du Bas-Berry.

Caractéristiques techniques et aménagements intérieurs[modifier | modifier le code]

Les X 240 se présentent comme une évolution des X 5000 des CFC (livraison 1980-1981) adaptée aux conditions d'exploitation de la ligne du BA. Faisant appel à des structures et des éléments déjà éprouvés, le temps consacré à leurs essais et mise au point est réduit[5].

La caisse repose sur deux bogies à deux essieux chacun, de conception identique mais l'un est moteur et l'autre porteur. La suspension comporte deux étages : plots de caoutchouc et coussins pneumatiques[6]. Un poste de conduite est installé à chaque extrémité de l'autorail, du côté gauche dans le sens de la marche[5].

La chaîne de traction est composée d'un moteur diesel Poyaud délivrant une puissance de 177 kW[Note 1]. Il entraîne une transmission hydraulique Voith reliée au bogie moteur par des arbres à cardans. Cet ensemble est disposé sous la caisse[8]. Les équipements pneumatiques et électriques autorisent le couplage des X 240 entre eux, avec des X 210 ou des X 74500 plus récents[9] ; ils peuvent également tracter deux remorques[5].

Un compartiment unique accueille 52 passagers assis en classe unique non fumeurs, sur des sièges individuels disposés par deux de part et d'autre d'un couloir central. Ce compartiment est chauffé par des aérothermes. Une plateforme à une extrémité et une case à l'autre accueillent les bagages[5].

La caisse est construite par Socofer et l'assemblage de tous les éléments est assuré par les ateliers CFD de Montmirail[10].

Dépôt titulaire et carrière[modifier | modifier le code]

Mis en service début 1984 après une courte période d'essais commencée en [11], les X 240 sont affectés, pour toute la durée de leur carrière, à l'établissement de maintenance et de traction de Romorantin[12]. Ils circulent entre Luçay-le-Mâle et Salbris. Bien qu'ils puissent atteindre la vitesse de 85 km/h, ils sont limités à 70 km/m, vitesse maximale permise par l'infrastructure de la voie[13]. Leur construction se traduit par un niveau de confort accru pour les passagers de la ligne du BA. Elle intervient au moment où une partie de cette ligne est désaffectée (Buzançais - Luçay-le-Mâle) avec réaffectation des économies engendré dans l'investissement en nouveau matériel ; dans le même temps, la SNCF s'engage à améliorer les conditions d'exploitation du BA, notamment par des meilleures correspondances à Salbris[10].

En 1991, la ligne du BA est intégrée au réseau TER Centre[14]. À cette occasion, les X 240 et les autres autorails en service reçoivent une livrée blanche et bleu Isabelle[15].

La rénovation de ces deux autorails avec réaménagement des intérieurs et adoption de la livrée TER bleue et grise, initialement programmée en 2003[16], a en fait lieu en 2009-2010[17].

Alors que cette rénovation pouvait leur assurer une durée de vie résiduelle d'une quinzaine d'années[16], la mise en service du dispositif automatique d'arrêt des trains (DAAT) sur la ligne du Blanc à Argent le a pour conséquence l'arrêt définitif de ces deux autorails qui ne peuvent pas être équipés de ce dispositif[18]. C'est le X 241 qui est le dernier à circuler le .

Ces deux autorails sont confiés au Train du Bas-Berry et transférés le [19].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En raison de leur circulation sur une ligne au profil peu accidenté, les X 240 ne possèdent qu'un moteur quand les X 5000 en comportent deux[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF 2006, Les Éditions La Vie du rail, , 400 p. (ISBN 978-2-915034-65-3), p. 339.
  2. Pierre-Henri Émangard, « Nouvel autorail sur le « Blanc-Argent » : un Berrichon au sang corse », La Vie du rail, no 1926,‎ , p. 40.
  3. Constant 2004, p. 59-61.
  4. Mireille Arconny et Nelly Maille, « Une nouvelle jeunesse pour les autorails Verney », La Vie du rail, no 1905,‎ , p. 11.
  5. a b c et d Constant 2004, p. 59.
  6. Constant 2004, p. 60.
  7. Marc Carémentrant, « La ligne du Blanc-Argent, une histoire centenaire », Rail Passion, no 72,‎ , p. 36-37.
  8. Constant 2004, p. 60-61.
  9. Marc Carémentrant, « L'X 74500 du Blanc-Argent : l'autorail du renouveau », Rail Passion, no 60,‎ , p. 13.
  10. a et b Marc Carémentrant, « La ligne du Blanc-Argent, une histoire centenaire », Rail Passion, no 72,‎ , p. 36.
  11. Pierre-Henri Émangard, « Nouvel autorail sur le « Blanc-Argent » : un Berrichon au sang corse », La Vie du rail, no 1926,‎ , p. 39.
  12. Bernard Vimont, « Blanc - Argent : 102 ans et toujours pimpant », Voies ferrées, no 139,‎ , p. 45.
  13. Constant 2004, p. 65.
  14. Michel Barberon, « Le pittoresque au quotidien », La Vie du rail magazine, no 2555,‎ , p. 23.
  15. Marc Carémentrant, « La ligne du Blanc-Argent, une histoire centenaire », Rail Passion, no 72,‎ , p. 37.
  16. a et b Constant 2004, p. 62.
  17. « Inauguration de la ligne du Blanc-Argent - samedi 19 janvier 2013 » [PDF], sur sncf-réseau.fr (consulté le 14 mars 2019).
  18. Laurence Texier, « Salbris - Valençay : le Blanc-Argent en continu », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  19. « Le train touristique du Bas-Berry de retour », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Constant, Les Panoramiques et autres autorails touristiques : Supplément no 39 à la revue « Le Train », Publitrains, , 95 p. (ISSN 1267-5008).
  • Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, La Vie du Rail, (ISBN 978-2-915034-65-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]