Turbine à gaz spéciale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir TGS.
TGS (SNCF)

Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation X 4365 + X 2061
puis XBSD-4365 + XAS-2061
puis TA 101 + TAD 102 après modernisation
Type turbotrain
Composition Motrice diesel +
Motrice turbine
Transformation 1966-1967
Constructeur(s) Turboméca - SNCF Atelier du Mans.
Mise en service 1967
Effectif 0 (2005)
Caractéristiques techniques
Écartement standard
Carburant gasoil[1]
kérosène[2]
Moteur thermique 1 moteur Poyaud 6 cylindres en ligne[1]
1 turbomoteur Turmo III C3[2]
Transmission mécanique[1]
hydrodynamique[2]
Puissance continue 330[1] / 810[2] kW
Masse totale 38,5[1] + 37,4 [2] t
Longueur totale 44,350 m
Bogies Y 214
Vitesse maximale 160 / 250 km/h
Places assises version expérimentale
X 4365 X 2061
Salon 1re classe
- 6 pl.
1re classe
- 28 pl.
2e classe
60 pl. -
Strap.
2 -
Places assises version commerciale
T 102 ex X4365 T 101 ex X 2061
Salon 1re classe
équipement de restauration à la place 12 pl.
1re classe
35 pl. 16 pl.
Autres
Local de sonorisation -

[3]

Le TGS, sigle de « turbine à gaz spéciale », est le premier turbotrain expérimental construit par la SNCF en 1967 à partir de l'EAD (élément automoteur double) la motrice X 4365 et la remorque XR 8579.

Description[modifier | modifier le code]

Le 3 octobre 1966, les ateliers du matériel du Mans opèrent la transformation de l'autorail choisi. La motrice conserve son moteur diesel, et son avant est modifié pour être doté d'un carénage aérodynamique arrondi. La remorque reçoit la turbine à gaz de 810 kW avec également le carénage aérodynamique pour une marche en réversibilité.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce prototype, appelé d'abord « TGV », puis rebaptisé « TGS », est à l'origine de la série des éléments à turbine à gaz (ETG) mis en service sur la relation Paris-Cherbourg au début des années 1970.

L'engin est sorti des ateliers et a commencé ses essais le 24 avril 1967 avec le seul moteur diesel, puis le 25 avec utilisation du turbomoteur. Les essais se sont ensuite poursuivis par phases entre Orléans, Vierzon et Châteauroux dans un premier temps, avec retours en ateliers pour contrôles entre chaque sessions d'essais.

L'engin a atteint au cours de divers essais des vitesses allant jusqu'à 250 km/h sur la ligne des Landes. Il est venu le 14 juin 1969 en essais à Grenoble où il a été hébergé au Centre autorails.

Les essais étalés sur plus de 5 ans se sont terminés en novembre 1972. L'engin a parcouru 277.670 km et réalisé 581 marches à des vitesses supérieures où égales à 200 km/h.

Il est par la suite transformé par les ateliers du Mans pour assurer en service commercial des voyages spéciaux de groupes et associations pendant une année, puis mis en dépôt et démoli.

Modélisme[modifier | modifier le code]

Le TGS a été reproduit à l'échelle HO par l'artisan ApocopA, sous forme de transkit (caisse en résine à monter sur un châssis de son choix).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Thomas, Les Turbotrains sont orphelins : Adieu à Guy Senac, Revue Voies Ferrées 184, Presses et Editions Ferroviaires, Grenoble. 2011
  • André Rasserie - Laurent Thomas - José Banaudo - Guy Charmantier , Les Turbotrains Français, Editions du Cabri, Breil-sur-Roya, 2002
  • Jacques Defrance "Le matériel moteur de la SNCF", Éditions N.M. à Paris, réédition de 1978.

Galerie photos et vidéos.[modifier | modifier le code]

Vidéo archive de la SNCF lors de l'assemblage du Turbotrain aux ateliers du Mans[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e X 4365
  2. a, b, c, d et e X 2061
  3. Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, N.M. La Vie du Rail, 1978
  4. SNCF - assemblage du Turbotrain aux Ateliers du Mans youtube.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]