Z 5100

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Z 5100 (SNCF)

Z 5115 en UM en gare de Paris-Lyon en juillet 1980.

Z 5115 en UM en gare de Paris-Lyon en .

Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation Z 5101 à 5182
Type automotrice
Motorisation Électrique
Composition 2 caisses (M+R)
3 caisses (M+2R)
4 caisses (M+3R)
Constructeur(s) Carel et Fouché, MTE
Mise en service de 1953 à 1958
Retrait de 1987 à 1998
Affectation Sud-Ouest : 5119-134
Sud-Est :
5118, 121-126,
136, 137, 143-145
Configurations
Composition places
(assises)
longueur masse

2 c. (M+1R)
3 c. (M+2R)
4 c. (M+3R)
1e :   58  (40)
2e : 207 (122)
2e : 350 (210)
2e : 493 (298)

45,70 m
68,50 m
91,30 m

  94 t
128 t
158 t
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Bo'Bo'
Écartement standard
 Alimentation 1,5 kV CC
Moteurs de traction 4 * SW 8304
750 V
autoventilés
 Puissance continue 880 kW
Vitesse maximale 120 km/h

Les Z 5100 sont des automotrices en acier inoxydable construites de 1953 à 1958. Premier matériel moderne d'après-guerre, elles ont assuré des dessertes omnibus jusqu'en 1998, en particulier en banlieue sud de Paris.

Description[modifier | modifier le code]

Z 5115 en UM à Montereau en . Ses feux
rouges normalisés ont été mis en place lors de sa GRG.

Ce matériel a été étudié pendant les années noires sur la base des Z 3700 pour équiper toute la banlieue de Paris (la banlieue Nord devait être électrifiée en 1500 V)

Les études ont abouti à un matériel sensiblement différent. Pas d'articulation (réputée difficile pour l'entretien), emmarchement devant tenir compte des quais bas, hauts ou semi-hauts. Pas d'adhérence totale, considérée comme superflue.

Les circonstances n'ont pas permis à ce matériel d'être prêt pour la mise en service du 1500 V sur la banlieue Sud-Est. Un jeu de BB 1-80 adaptées à des rames « métro » PLM formant 18 éléments de 4 caisses couplables en période de pointe a fait l'intérim jusqu'au printemps 1954.

Ce matériel a aussi circulé sur :

  • la banlieue Sud-Ouest de Paris (Gares du Quai d'Orsay et d'Austerlitz) pour les dessertes de 4e zone (Étampes et Dourdan) en remplacement de Z 4100 de 1957 à 1967 ;
  • la banlieue Ouest de Paris (gare Montparnasse) en remplacement des rames à deux étages État à partir de 1957.

Les caisses sont construites en acier inoxydable (procédés Budd).
Comme pour leurs aînées les Z 3700, il n'y a malheureusement pas de freinage électrique.

La composition M + R utilisée de 1954 à 1967 autorisait des performances de démarrage élevées. À partir de 1957, il sera progressivement rajouté une remorque à chaque élément (M + R + R). Pour le renforcement de la desserte d'Étampes et Dourdan en 1963, 16 d'entre eux recevront encore une remorque de renfort (M + R + R + R). Les performances passablement dégradées étaient encore suffisantes pour des trajets directs (Austerlitz-Juvisy-Brétigny).

En 1967, le parc Sud-Ouest a cédé la place aux Z 5300. Les éléments, ramenés à M+2R ont été répartis entre Montparnasse et le Sud-Est, permettant de compléter les compositions M+R restantes. Sur le Sud-Est où circulaient des compositions jusqu'à 12 caisses, entre 3 et 5 éléments ont pris épisodiquement et à tour de rôle la composition M+3R pour utiliser 5 remorques de 1963 libérées lors du transfert.

En 1974 a débuté une grande révision générale (GRG) où les Z 5100 ont été modernisées. Il a été installé dans ces automotrices un convertisseur statique à thyristors pour l’amélioration de l’éclairage voyageurs et la charge des batteries. Les peintures ont été refaites et les banquettes passées du gris à l’orange. Lors de cette révision, il a été monté aussi à titre d’essais des semelles de freins composites sur les Z 5101, 5121, et 5176. Ces essais ne donnant pas satisfaction, ils n’ont pas été généralisés à toute la série. Des feux rouges répondant aux normes ont été montés à l’avant et à l’arrière des rames. La voiture pilote (ZRx 15167) de la Z 5167 a été équipée d'une suspension pneumatique vers 1978. Il s'agissait d'essais pour la mise au point des ressorts pneumatiques qui sont aujourd’hui utilisés sur les matériels neufs.

Une Z 5100 à 12 voitures sur le viaduc de Brunoy. La Z 5120 de queue n'est pas encore passée en GRG

À partir de 1982, les Z-5100 ont commencé à remplacer les Z 4100 en province, avec affectation unique à Tours-St-Pierre (jusqu'à 24 éléments). À noter des détachements sur Toulouse pour les navettes avec le triage de Saint-Jory, où elles ont retrouvé la composition M+R, faute d'un quai assez long à Saint-Jory, et les circulations sur l'étoile de Bordeaux avec transfert hebdomadaire depuis Tours

Vénissieux en a ensuite accueilli 6. L'une d'entre elles a même fait des essais en Suisse pour Genève-La Plaine, mais les CFF ne l'ont pas retenue.

Six d'entre elles (Z 5177-5182, puis Z 5176 à la place de Z 5179) ont relevé les dernières Z 1500 sur Puteaux-Issy-Plaine. Voir l'article les concernant.

Les dernières courses ont concerné les navettes Orléans-Les Aubrais jusqu'en septembre 1998.

Automotrice préservée[modifier | modifier le code]

L'élément automoteur Z 5119 est en cours de remise en état par une association, avec les remorques ZRBz 25137 et ZRABx 15149[1]. Il est composé de véhicules provenant des deux dernières rames retirées du service en 1998 : les Z 5119 et Z 5137.

Automotrices particulières[modifier | modifier le code]

  • Z 5177-5182 transformées en 1985 pour fonctionnement sur la ligne Issy-Puteaux électrifiée en 750 V par troisième rail, en remplacement des rames « Standard » ;
  • Z 5176 transformée de même en remplacement de la Z 5179 radiée en 1989.

Modélisme[modifier | modifier le code]

Les Z 5100 (et leurs remorques) ont été reproduites à l'échelle HO par les firmes suivantes :

  • Jouef (fabriquées de 1967 à 1988)
  • VB

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La rame Z 5119 en cours de restauration, sur cheminots.net. Consulté le 7 octobre 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, "Le matériel moteur de la SNCF", N.M. La Vie du Rail,‎ 1969 et réédition 1978

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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