CC 80000

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SNCF CC 80000
La CC 80001

La CC 80001

Identification
Exploitant(s) SNCF
puis CFD Montmirail
Désignation 060 GA 1-2
puis CC 80001-80002
Surnom Belphégor
Type Locomotive à turbine à gaz
puis locomotive Diesel
Motorisation Moteurs à pistons libres-turbines à gaz puis Diesel
Construction 2 exemplaires
Constructeur(s) Renault-CAFL
Mise en service 1959
Effectif 2 (un conducteur et un technicien)
Retrait radiées
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Co'Co'
Écartement standard
Carburant kérosène
Moteur thermique 2 turbines à gaz 6 étages Rateau et générateurs de gaz Pescara
Transmission mécanique
Puissance continue 1 100 kW
Masse en service 120 t
Longueur 21,300 m
Vitesse maximale 128 km/h

Les CC 80000 sont deux prototypes de locomotive à moteurs à pistons libres et turbines à gaz construits par Renault dans son usine de Choisy-le-Roi. Achetés par la SNCF, ils sont assez vite revendus à Renault, puis à la Compagnie de chemins de fer départementaux (CFD) qui transforme la CC 80001 en locomotive Diesel surnommée « Belphégor », la 80002 servant de réserve de pièces détachées. Après une période assez longue de location à la SNCF puis à Desquenne et Giral, la 80001 a été rachetée par Renault pour un éventuel futur musée sur ses activités et productions ferroviaires.

Ne pas confondre avec les BB 80000, locomotives électriques issues de la transformation de BB 8100.

Carrière[modifier | modifier le code]

La 060GA 1 sort de l’usine de Choisy-le-Roi en avril 1959. Basée initialement au dépôt d'Achères, elle fut soumise à divers essais sur la ligne Paris-Cherbourg. La 060GA 2 arriva à son tour, au dépôt d’Achères le 27 janvier 1961. Dès le 30 janvier elle effectuera deux marches d'essais en tirant un train de 400 tonnes entre Saint-Germain Grande Ceinture et Versailles Matelots. Un même programme fut réalisé le lendemain. L’amplitude kilométrique fut augmentée le 1er février avec un Saint-Germain Grande Ceinture - Dieppe chargé à 600 t. La masse de ce train fut portée à 900 tonnes le lendemain. Toujours au départ de Saint-Germain Grande Ceinture, la locomotive se rendit à Serquigny le 3 février avec un train de 900 t. Quatre jours plus tard, elle fut envoyée sur Cherbourg, toujours avec un train de 900 t. Elle en revint le lendemain, son lieu d’arrivée étant cette fois Achères. La locomotive fut ensuite convoyée jusqu'au dépôt de La Rochelle-Bongraine, le 10 février 1961. Les deux locomotives furent donc réunies au dépôt de La Rochelle au cours du premier semestre 1961. Leur roulement, en date du 30 mai 1961, était exclusivement des marchandises, elles remorquaient les trains de messageries no 4806 entre La Rochelle et Nantes État, et retour au 4817. Au départ de La Rochelle, elles se rendaient également à Bordeaux. Leur utilisation quotidienne maximale était de 388 km.

Renumérotées CC 80001 et 80002, les locomotives connurent rapidement des problèmes de générateur de gaz. La CC 80002 fut avariée le 19 mai 1962. Finalement le contrat de location des deux machines fut résilié le 25 février 1963 ; les deux machines furent expédiées à Choisy-le-Roi au cours des jours suivants. Par manque de place, elles stationnèrent ensuite en gare de Massy - Palaiseau.

Vers 1965 la Compagnie de chemins de fer départementaux (CFD) en fit l'acquisition. Le but étant de les transformer en locomotives Diesel avec deux boites de vitesse CFD type Asynchro (déjà installées sur les BB 71000) dans une gamme de puissance élevée. Seule la CC 80001 bénéficia d’une transformation dans les ateliers CFD de Montmirail, avec montage de deux moteurs Pielstick d’une puissance de 1 100 kW. Cette locomotive fut ensuite louée à la SNCF, qui l’affecta au dépôt de Caen à partir de 1967. Elle assura, dès lors, la remorque de trains de voyageurs sur les lignes Paris–Caen–Cherbourg, puis Paris–Granville. Après avoir parcouru 1,2 million de kilomètres, la locomotive cessa d’être utilisée par la SNCF au début de l’année 1978. Révisée et remise en peinture par les CFD, elle fut ensuite vendue à la société de travaux ferroviaires Desquennes et Giral. Cette dernière l’expédia dès la fin de l’été 1978 pour des travaux sur la ligne Breil–Coni. Finalement, « Belphégor » fut racheté à SECO DG pour un franc symbolique par la société Histoire du Groupe Renault (SHGR) pour le futur musée Renault. La convention fut signée le 18 octobre 1989. La locomotive, type 5050, se trouve aujourd’hui à Flins.

Modélisme[modifier | modifier le code]

Les CC 80000 ont été reproduits à l'échelle HO par l'artisan Carpena & Goupille, sous forme de kit à monter avec caisse en résine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]