Renault ABJ

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Renault ABJ
Description de cette image, également commentée ci-après
ABJ 2 ZZy - 24091 / X 3421, à la Cité du train à Mulhouse
Identification
Exploitant(s) SNCF
Type autorail
Motorisation Diesel
Composition monocaisse
Concepteur Bureau d'Etudes SNCF
Constructeur(s) Renault - Choisy-le-Roi
Nombre 17
Mise en service 1936-1939
Période de service 1939 / 1976
Effectif 0
Retrait 1970 à 1976
Affectation Lignes secondaires
Caractéristiques techniques
Écartement standard
Carburant Gazole
Moteur thermique Renault V12 - 300 ch
Transmission mécanique, BV 4 vitesses à crabots.
Longueur totale 26,60 m
Bogies 2 dont 1 moteur
Places 1re cl. 8 pl.
Places 2e cl. 60 pl.
+ 3 strapontins
Vitesse maximale 80 à 120 km/h
ABJ 3
Longueur 23,254 m
Vitesse maximale 100 km/h

Renault ABJ 4, X3600 à Pacy sur Eure, CFVE
La photo noir et blanc montre un autorail à « museau » arrondi et incliné prolongé en toiture d'un carénage proéminent abritant le radiateur.
ABV double à carénage typique des ABJ 3

Le Renault ABJ, est une famille d'autorails, produits par Renault entre 1936 et 1949.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Cette série d'autorails est dérivée de l'amélioration du Renault VH. Profitant de la réputation flatteuse de ce prédécesseur, la série sera commandée en quantité importante, en France par la SNCF, mais aussi à l'export.

Séries[modifier | modifier le code]

Les quatre modèles produits ABJ 1 à 4, diffèrent finalement peu, hormis sur le système de refroidissement. Les ABJ 1 sont équipés passivement par deux radiateur de calandre reliés par une tuyauterie passant sous la caisse, allant au moteur. Sur les ABJ 2, un radiateur supplémentaire, pratiquement invisible, est ajouté sous la caisse.

Dans le cas des ABJ 3, le radiateur de refroidissement est juché au-dessus du compartiment moteur, dans un carénage proéminent sur la toiture. Cette disposition particulière les fera surnommer « bigoudène », en rapport à leur apparence de coiffure[1]. Après guerre, en 1946, les ABJ 4 sont munis d'un refroidissement à ventilation forcée. La compacité du système permet de loger le radiateur en toiture dans un carénage beaucoup plus plat.

Les trois premières séries sont à l'origine dotées de l'attelage Willison et couplables en unité multiple. Ils seront modifiés par la SNCF avec l'adjonction d'une traverse de tamponnement et un attelage conventionnel. Les ABJ 4 sont dotés en sortie d'usine de la traverse de tamponnement et de l'attelage classique.

La série ABJ est livrée suivant les commandes aux compagnies de chemin de fer historiques, les modèles ABJ 1, 2 et 3 se succédant en fonction de l'amélioration technique du refroidissement. La numérotation par les compagnies privées ne tient pas compte de ces différences et répertorie les engins selon leurs propres classifications. Pour le PLM, ce sera la série ZZ G 401 à 419, pour le nord ZZ 701 à 710, pour l'est ZZ AB E STy 70048 à 70068 et ZZ R lors de la création de la SNCF[2].

Les ABJ 4 constituent la série X 3600 de la SNCF. Les séries antérieures seront numérotées en fonction de leur compagnie d'origine, sans distinction des types ABJ 1, 2 et 3. La numérotation sera X 3001 à 3019 pour les ex-PLM, X 3101 à 3144 pour les ex-Est, X 3201 à X 3221 pour les ex-Nord, X 3301 à 3312 pour les ex-PO-Midi et X 3501 à 3516 pour les ex-État [3],[4],[5] .

Les ABJ ont donné la série ABV, version double caisse sur trois bogies, et le type ABH à voie métrique.

Exportation[modifier | modifier le code]

Six ABJ 2 ont été exportés en Tunisie et douze en Espagne[4].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Ces autorails furent, à leurs débuts, utilisés dans des relations à moyenne distance. Durant la Seconde Guerre mondiale, certains furent garés, faute de carburant, d'autres furent modifiés pour l'utilisation avec un gazogène.

Les électrifications et mises en service de séries d'engins plus modernes et surtout plus puissantes, provoqueront des transferts vers des relations omnibus. Les dernières radiations d'engins se feront en 1975, montrant après parfois 40 ans de service, une bonne robustesse de conception[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La famille des ABJ », Site « breizh-minitrain.e-monsite.com » (consulté le 27 novembre 2014)
  2. Géry Nolan, « ABJ 1 et 2 Electrotren en version d'origine », Le Train, no 226,‎ , p. 36-39 (ISSN 0986-6663)
  3. a et b « ABJ 1 », Site « trains-europe.fr » (consulté le 27 novembre 2014)
  4. a et b « ABJ 2 », Site « trains-europe.fr » (consulté le 27 novembre 2014)
  5. « ABJ 3 », Site « trains-europe.fr » (consulté le 27 novembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]