Jacques Ibert
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Jacques Ibert est un compositeur français, né à Paris le 15 août 1890 et mort à Paris le 5 février 1962.
[modifier] Biographie
Jacques Ibert étudia au Conservatoire de Paris (de 1910 à 1914). Il servit pendant la guerre comme officier de Marine chez les fusiliers-marins. Il remporta le Prix de Rome en 1919.
Il fut directeur de l'Académie de France à Rome (villa Médicis) de 1937 à 1940 et de 1946 à 1960. Sans quitter ses fonctions à Rome, il fut appelé le 1er octobre 1955 à prendre la charge d'administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux. Toutefois, à cause de sa santé fragile, de la lourdeur de la tâche et des attaques dont il faisait l'objet, il se retire dès le 20 avril 1956[1]. Il fut membre de l'Académie des beaux-arts à partir de 1956.
Il composa des opéras, des ballets, des musiques pour le théâtre, le cinéma et la radio, des œuvres vocales ou instrumentales légères et mélodieuses qui n'oubliaient pas des instruments souvent délaissés. Sa musique illustre brillamment les qualités reconnues à la musique française que sont la clarté et l'élégance.
[modifier] Principales œuvres
- Musique orchestrale
- Escales, pour orchestre (1922)
- Jeux, pour orchestre (1923)
- Paris, pour orchestre (1930)
- Donogoo, pour orchestre (1930)
- Concerto pour flûte (1934)
- Suite Elizabethaine pour orchestre (1942)
- Symphonie concertante pour hautbois et orchestre (1949)
- Tropismes pour des Amours Imaginaires, pour orchestre (1957)
- Musique de chambre
- Concerto pour violoncelle et instruments à vent (1925)
- Trois pièces brèves pour flûte, hautbois, clarinette, cor et basson (1930)
- Divertissement pour orchestre de chambre (1931)
- Concertino da camera pour saxophone et onze instruments (1935–1936)
- Capriccio pour dix instruments (1938)
- Quatuor à cordes (1942)
- Trio pour violon, violoncelle et harpe (1944)
- Impromptu pour trompette et piano (1951)
- Opéras
- Persée et Andromède ou Le plus heureux des trois, Opéra (1921)
- Angélique, Opéra (1927)
- Le Roi d'Yvetot, Opéra (1927-28)
- Gonzague, Opéra (1930)
- L'Aiglon, Opéra (1937, avec Honegger)
- Les Petites Cardinal, Opéra (1938, avec Arthur Honegger)
- Barbe-Bleue, Opéra (1943)
- Mélodies
- Chansons de Don Quichotte pour baryton (1932): Chanson du départ, Chanson à Dulcinée, Chanson du Duc, Chanson de la mort de Don Quichotte
- Ballets
- Diane de Poitiers, ballet (1934)
- Le Chevalier errant, ballet (1935)
- La Licorne, ou Le Triomphe de la Chasteté, ballet (1950)
- Musique de films
- La symphonie marine (1931) (Court métrage "SOS Foch")
- Les Deux Orphelines (1932) (en collaboration avec Marcel Delannoy)
- Justin de Marseille (1935)
- Anne-Marie (1936)
- Macbeth d'Orson Welles (1938)
- La Charrette fantôme de Julien Duvivier (1939)
- Marianne de ma jeunesse de Julien Duvivier (1955)
[modifier] Références
- ↑ Jean Gourret, Ces hommes qui ont fait l'Opéra, 1984, p. 176.
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