Nativité de Marie

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Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie à Santa Maria Novella (Florence) par Domenico Ghirlandaio
le lieu de naissance de la Vierge Marie à Jérusalem.

La Nativité de Marie, ou Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie est une des treize fêtes mariales du calendrier liturgique. Rappelant la naissance de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, elle est célébrée le 8 septembre aussi bien dans les Églises orientales (dans le calendrier julien pour la Russie) qu’occidentales.

Origine[modifier | modifier le code]

Rien n’est connu ni du lieu ni de la date de naissance de la Vierge Marie. D’après un évangile apocryphe ses parents s’appellent Joachim et Anne. Depuis le début du Ve siècle on vénère près de la piscine de Bethesda (porte des Lions) à Jérusalem, le lieu où elle serait née car la tradition orientale y fixe la maison d'Anne et Joachim, parents de Marie, au niveau de l'église Sainte-Anne de Jérusalem dont la dédicace a eu lieu un 8 septembre[1]. D'autres traditions occidentales localisent la naissance de Marie à Béthléem (cette thèse dépend de la doctrine présentant Marie comme la descendante du roi David né à Béthléem), Nazareth (thèse qui apparaît dans le De natitivite Mariae du IXe siècle qui repose sur l'argument que Marie a vécu principalement dans cette ville) et Sepphoris (tradition galiléenne qui apparaît au temps des Croisades)[2].

La fête, déjà célébrée en Orient, est inscrite au calendrier de l’Église de Rome par le pape Serge Ier, lui-même d’origine orientale (syrienne) même s'il est né à Palerme en Sicile.

Citation[modifier | modifier le code]

Extrait d’un sermon de Saint Pierre Damien, à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie : « Aujourd’hui est le jour que choisit Dieu pour mettre en œuvre son plan éternel de salut, car il était nécessaire que se construise la maison avant que le Roi ne descende y habiter. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Origines de la fête
  2. Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie. Histoire des traditions anciennes, Éditions Beauchesne,‎ 1995, p. 478