Épée

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La garde d'une épée de cour du XVIIIe siècle utilisée durant la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.
Une statue de Pier Gerlofs Donia à Kimswerd, Frise.

L'épée (du latin spatha, « chose plate » ) est une arme blanche à double tranchant (se distinguant ainsi du sabre) composée d'une lame droite en métal pourvue le cas échéant d'une gouttière (dépression longitudinale), d'une poignée et, dans certaines époques, d'une garde protégeant la main et d'un pommeau.

Le terme d’épée est polysémique :

  1. Il peut désigner l’ensemble de la famille et des descendants du glaive romain.
  2. Il a depuis le XXe siècle acquis un sens nouveau, l’« épée d’escrime », l'une des trois armes avec le fleuret et le sabre. C'est un des nombreux cas de terme récursif, un terme désignant à la fois un objet et la famille à laquelle il appartient.

Le présent article s’intéresse au sens numéro 1. Il aborde également le second sens, mais de manière mineure. La forme de l'épée détermine son utilisation, bien que la très grande majorité des épées combinent les deux types d'utilisations possibles de taille et d'estoc :

  • de taille : coup portée avec le fil de l'épée (l'arête tranchante) ;
  • d'estoc : coup porté dans l'axe de l'épée pour transpercer son adversaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les épées, c'est-à-dire des armes ayant une lame d'au moins trente centimètres, sont connues dès l'âge du bronze. Elles sont alors réparties en quatre types, dont le plus ancien est celui des "épées à languette large" du Bronze ancien ou moyen, dans la première moitié du IIe millénaire av. J.-C.[1].

À l'âge du bronze final, les "épées à languette tripartite" ont les trois parties de la poignée clairement distinctes (garde, fusée et pommeau) : c'est au plus tard à cette période et probablement plus encore au premier âge du fer que l'arme acquiert une valeur aristocratique. Coûteuse, longue et complexe à élaborer, l'épée semble en effet se trouver exclusivement dans les tombes de personnages importants.

Difficile à manier, l'épée s'affirme au départ comme une arme de prestige et devient durant l'antiquité l'arme par excellence qu'utilise le cavalier pour frapper « de taille » le fantassin. Néanmoins, Celtes, Germains, Romains l'utilisent aussi dans l'infanterie, sous différentes formes. On notera néanmoins que, jusqu'aux premières heures du Moyen Âge et jusqu'au VIIIe siècle, le "long couteau" (scramasaxe et autres) reste plus répandu que l'épée.

Dans le dernier quart du IVe siècle, l'épée celtique (it) (dénommée cladio en gaulois, terme qui a donné le mot glaive), d'une longueur de lame de 60 cm devient un élément primordial de l'équipement standard du guerrier. Jusqu’à la période romaine, cette épée connaît un allongement de sa lame, tandis que sa pointe s'arrondit, ce qui indique un usage quasi-exclusif de taille.

Les légionnaires romains emploient le glaive (latin gladius), qui se porte au côté droit comme avant lui l'épée gauloise ou ibérique. Le glaive du haut Empire (type « Mayence ») est directement inspiré de l'épée hispanique avec une lame qui peut atteindre soixante centimètres. Par la suite, sa pointe se raccourcit et ses tranchants, jusqu'alors courbés en deux points (une courbure rentrante puis une courbure sortante, lame de type « pistilliforme »), deviennent droits (type « Pompéi »). Le glaive du légionnaire est peut-être l'arme qui contribue le plus à la supériorité militaire romaine des premiers siècles de l'ère chrétienne, notamment en raison de sa capacité à être utilisé de taille et d'estoc.

Parallèlement, la cavalerie romaine, souvent composée des troupes auxiliaires celtes ou germains, emploie un type d'épée longue (latin spatha). Sous les Sévères, la spatha devient à son tour une arme d'infanterie, avec une lame longue de 60 à 90 cm qui s'élargit progressivement, qui se porte au côté gauche.

Sans doute à cause des traits évoqués, l'épée est une arme dont la fabrication est confiée à des spécialistes. En raison de cela, un modèle est souvent et longtemps imité avant qu'une innovation apparaisse. Ainsi, les Germains avaient emprunté l'épée longue aux Celtes. À partir du IIIe siècle environ, la spatha (l'épée longue romaine) s'inspire elle-même des armes germaniques occidentales : elle connaît son heure de gloire au moment des Grandes invasions ; c'est l'épée des barbares qui triomphe du glaive équipant les cohortes, en quelque sorte.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Épées du Moyen Âge

Exportée en Scandinavie (dans le Jutland), c'est celle-ci qui semble avoir servi de modèle originel à l'épée occidentale médiévale, dont le premier type est celui de l'épée mérovingienne, au pommeau triangulaire muni d'un anneau. L'épée longue « mérovingienne » sert à son tour de modèle à l'épée franque carolingienne, la meilleure de son temps au point que son commerce a été interdit à l'extérieur de l'empire[citation nécessaire]. Celle-ci est perfectionnée jusqu'au IXe siècle en Saxe, puis copiée par les Vikings. Lors de l'établissement du duché de Normandie, l'épée Viking est améliorée jusqu'au XIe siècle (son poids diminue et la garde s'allonge). La lame est alors en acier, tout comme la garde et le pommeau : fabriquée à partir de fer (élément malléable mais pas assez résistant pour en faire une arme), le forgeron médiéval utilise la cémentation en trempant la lame dans un mélange qui incorpore du carbone à la partie extérieure de la lame, la partie interne restant souple et flexible, spécialité des forgerons de Tolède.

En Iran, se développe à la même époque l'acier de Damas, possédant les mêmes qualités de tranchant et de flexibilité, grâce à son assemblage de particules d'aciers plus ou moins riches en carbone, procurant en prime un aspect esthétique remarquable. Le Japon n'est pas en reste, développant le forgeage de lames à partir de plaques de différents aciers (voir Structure de la lame du sabre japonais).

Au XIIe siècle le pommeau rond se répand et remplace les pommeaux ovales ou lobés des épées Normandes. Des modèles à la garde recourbée apparaissent. L'estoc (pointe) peu prononcé (bien que fonctionnel) tend à s'effiler jusqu'au développement au début du XIVe siècle de l'épée d'estoc : son talon est large (jusqu’à 10 cm) et l'estoc très pointu permet de transpercer l'armure entre les plates qui apparaissent alors. À la fin du XIIIe siècle apparaissent les épées longues (à deux mains) telles que le brand d'arçon qui, comme son nom l'indique, est porté sur la selle et est utilisé par le chevalier démonté. Les épées bâtardes (dites à une main et demi) se développent au XVe siècle. Leur longueur et leur poids modérés ainsi qu'un excellent équilibrage (notamment grâce aux pommeaux en ampoule) en permettent l'usage à cheval et à pied, à une ou deux mains. Les épées très longues telles que les espadons restent d'usage au XVe siècle et jusqu'au début du XVIe (Zweihänder des Lansquenets).

Arondight est l'épée de Lancelot reçue à 18 ans lors de son adoubement par Arthur et Guenièvre.

Système de suspension[modifier | modifier le code]

L'évolution de l'arme proprement dite est indissociable de celle de son système de suspension : les Celtes protohistoriques de la Tène avaient déjà su élaborer un système de suspension reposant sur deux chaînes : un brin court (15 cm) et sur un brin long (45 — 50 cm).

Au début du haut Moyen Âge, les épées sont portées au côté gauche au moyen d'un double pontet vertical (sorte de boucle rigide). L'origine exacte de ce dernier est incertaine : connu des Chinois, il faut attendre pour le voir utilisé en Occident. Les Sarmates et les Alains l'introduisent durant les invasions « barbares », une des découpes des Grandes invasions (IIIe ‑ IVe siècle). Jusqu'au XIe siècle, le port de l'épée dans son fourreau en bandoulière ou grâce à une ceinture simple est courant. Plus tard, alors que l'usage de la cavalerie se répand, on utilisera des fourreaux attachés avec une double ceinture, conférant ainsi une meilleure stabilité à cheval. Pour les mêmes raisons, au XIIe siècle, le port de l'épée, d'abord vertical le long de la jambe gauche, devient oblique. Il passe presque à l'horizontale au XVe siècle lorsque les épées longues se répandent, afin que la pointe ne touche pas le sol quand l'homme d'armes est à pied. Les épées de très grande dimensions (brands, espadons) sont portées attachés à la selle du cheval, et non dans le dos. Les seules épées communément portées dans le dos furent les claymores des highlanders au XVIIe siècle.

Anatomie[modifier | modifier le code]

Épée avec son fourreau Légende :
I. Poignée
II. Lame
III. Fourreau
1. Pommeau
2. Fusée
3. Garde (Quillons)
4. Chappe (protège-pluie)
5. Fort
6. Gouttière
7. Tranchant
8. Faible
9. Arête centrale
10. Pointe
11. Chappe
12. Bouterolle

L'épée se compose de quatre parties.

La lame[modifier | modifier le code]

De plus de 30cm, la lame a deux tranchants que l'on appelle aussi taille ou fil, le côté de la lame est le plat. Le premier tiers à partir de la pointe, le plus fin, est le faible, le dernier tiers, le plus épais, est le fort.

Le faible correspond à la partie la plus effilée de la lame, utilisée pour la taille lorsque le type de l'épée le permet, ainsi que pour les entailles. Le fort, lui, sert à recevoir la lame adverse dans les techniques de déviations des frappes adverses.

La géométrie de la lame varie à travers le temps avec comme souci principal l'adaptation à un travail donné, lié au contexte technologique et militaire de l'époque. On distingue ainsi des caractéristiques permettant de qualifier une arme :

- le profil général de la lame regroupe trois grandes catégories :

  1. lames à tranchants larges et parallèles: épées adaptées principalement à la taille (épée longue du XIIIe siècle)
  2. lames à profil triangulaire à tranchants larges: épées adaptées à l'estoc et à la taille (épée longue du XVe siècle)
  3. lames sans tranchant : épées d'estoc (rapière de la fin du XVIIe, épée de cour du XVIIIe)

Une lame correctement créée présente aussi un profil non uniforme dans le sens du tranchant : le tranchant est plus épais près de la garde qu'à la pointe, ceci depuis les toutes premières épées et pour des raisons de répartition des masses, d'équilibre et de vivacité de la lame.

- la section de la lame est également une donnée clef :

  1. section lenticulaire: génère une lame très tranchante, mais assez souple: épées de taille (épée Viking)
  2. section diamant (losangéiforme allongée) : lame moins tranchante mais très rigide et légère: épées d'estoc, et dans une moindre mesure de taille (épée longue du XVe siècle, rapière du XVIIe)
  3. section hexagonale : génère une lame moins tranchante, mais rigide et lourde: épée de taille et d'estoc destinée à couper/casser des matériaux durs (cotte de mailles et plaquettes, par exemple)
  4. section carrée ou triangulaire à pans creux : lame de pur estoc (épée de cour du XVIIIe). Quantité et répartition de la matière optimisée dans la section.

- la pointe est arrondie et aplatie pour une épée typée taille, et acérée et plus épaisse pour l'estoc.

- les gouttières : celles-ci sont destinées à alléger la lame tout en conservant ses principales propriétés mécaniques. Cela diminue aussi la section de la lame, et sa densité, ce qui occasionne en général une perte de rigidité (surtout si la gouttière parcourt presque toute la lame). Les gouttières sont donc principalement présentes sur les lames à section lenticulaires et tranchants parallèles. Une épée qui veut prétendre à de bonnes facultés d'estoc en est dépourvue (ou quasiment).

- le ricasso : présent sur les épées de la fin du Moyen Âge et surtout à partir de la Renaissance, c'est une partie du fort de la lame non affutée, éventuellement protégée par des anneaux, voire des petits quillons, qui sert, selon la taille de l'arme, soit à placer une main (grande épée à deux mains des soldats "Double Solde" de la Renaissance), soit l'index, en avant de la garde (rapière, permet un meilleur contrôle en estoc).

La garde[modifier | modifier le code]

Protégeant la main, la garde peut être constituée soit de deux quillons perpendiculaires au corps de l'épée et donnant la forme d'une croix, soit d'une coquille, généralement en demi-sphère, qui enveloppe la main, soit des deux. On peut aussi avoir un capuce qui est un arc de cercle reliant la coquille au pommeau. Elle peut avoir des formes décoratives, et parfois inclure des ornementations supplémentaires (diamants incrustés, couleurs...).

Les premières épées sont dépourvues de garde ou quasiment. Les quillons apparaissent en premier: ils permettent d'arrêter, voire de capturer une lame filant le long de l'épée. Au fil du temps ils sont de plus en plus grands, jusqu'à l'apparition de la rapière où ils rétrécissent pour finalement être intégrés à la garde en corbeille, avant de disparaître totalement sur les épées de cour. Les quillons ne sont pas une protection idéale: il faut sans cesse orienter l'épée correctement pour arrêter la lame adverse, sous peine de la laisser passer. Par contre, de nombreuses techniques d'escrime médiévale se basent sur une utilisation plus "offensive" des quillons, utilisant leurs propriétés pour dévier et coincer activement la lame adverse, justement avec un contrôle précis de leur orientation, permettant ainsi de placer un estoc ou une entaille après avoir dévié et emprisonné un coup de taille. Les quillons peuvent aussi à l'occasion avoir un usage purement offensif en tant qu'instrument perforant, comme la pointe d'un marteau de guerre.

À la base de la garde côté lame, la chape est un lambeau de cuir qui peut être attaché à la garde de l'épée. Appelé également protège pluie, elle sert à protéger l'embouchure du fourreau et empêcher l'eau de pénétrer dedans. Cette pièce de gros cuir très solide joue également le rôle d'une protection rudimentaire pour les doigts dans le cadre d'une escrime faisant un bon usage des quillons.

Au début de la Renaissance, les quillons se voient doublés d'anneaux de part et d'autre du plat de la lame, dessinant un "8" et permettant en plus une vraie protection des mains. Lorsque l'épée longue fait place à la rapière, les lames ne sont presque plus utilisées pour la taille, aussi les quillons perdent-ils de leur intérêt. Dans l'évolution suivante les lourds et solides quillons des épées médiévales sont devenus inutiles, aussi se développent de multiples artifices de protection pure : anneaux, puis garde en corbeille des rapières italiennes, garde en coquille, plus simple et plus efficace mais moins élégante, sur les rapières espagnoles, ou opérant une synthèse des deux sur les rapières à la Pappenheimer. On voit l'apparition du pas-d'âne, élément intercalaire entre la garde et la poignée, qui comporte généralement deux anneaux, disposés dans le plan de la lame, dans lesquels passer les doigts pour accroître le contrôle sur la lame. Mais les rapières elles-mêmes tendent ensuite à s'alléger, et une différenciation commence à s'opérer entre l'arme lourde de guerre, et l'arme civile ou de parade, légère et esthétique. Pour les civils, c'est l'émergence de la petite épée, ou épée de cour, tandis que les cavaleries lourdes, principalement, adoptent fortes-épées et wallonnes, qui renouent avec les capacités de taille un temps négligées.

Ces armes lourdes ont une monture solide, généralement à deux fortes coquilles plates ajourées ou à plateau, et branches de garde, en fer ou en laiton fondu. Elles évolueront vers les belles et bonnes gardes à branches en laiton des sabres et épées militaires post-révolutionnaires. L'épée civile, généralement à lame triangulaire à pans creux, est utilisable exclusivement d'estoc. La garde est généralement composée de deux petites coquilles décorés, dont parfois l'une est rabattable, et qui portent alors le nom de "claviers". Une unique branche de garde vient parfois agrémenter ces montures légères, faites pour une escrime très occasionnelle, sinon pour la parade pure et l'affichage du rang social.

La poignée[modifier | modifier le code]

La soie est un prolongement de la lame, allant en s'amincissant vers le pommeau, sur lequel s'enfile la garde, la poignée, et ledit pommeau. Généralement, la soie forme une sorte de queue à la lame, et se trouve cachée dans la poignée, mais sur certaines épées en bronze anciennes, et sur d'autres exemples historiques (comme le Messer, certaines scramasax ou langsax), la soie est parfois "à plate semelle", c'est-à-dire plate et formant le profil de la poignée, alors composée de deux côtes ou plaquettes fixées par rivets sur la plate semelle, au contraire d'une soie traditionnelle sur laquelle la poignée est enfilée. Le pommeau peut être soit rivé en bout à la soie, soit vissé dessus.

Historiquement, les poignées ont été confectionnées de toutes les façons qu'il est possible d'imaginer. Parfois, une simple bande de cuir était enroulée autour d'une forte soie, mais généralement, sur l'épée viking ou médiévale, la poignée est faite de deux demi coques de bois, avec aménagement pour la soie, recouverte d'une épaisseur de cuir (bande enroulée ou pièce unique cousue longitudinalement). Pour accroitre la prise, on enroulait assez espacé un fil de matière végétale entre les coques de bois et la pièce de cuir; une fois la pièce de cuir cousue en place, on enroulait alors un autre fil, généralement plus décoratif, le filigrane, entre les saillies laissés par le fil sous-jacent. Sur les épées plus tardives, quand on s'est mis à vouloir les faire d'un aspect plus léger (rapières, puis épées de cours, mais aussi fortes-épées), la poignée commence à prendre une forme plus fine, mais renflée au milieu. On donne alors à cette poignée le nom de « fusée » (terme dont l'usage peut cependant être étendu à toute poignée sur soie, en opposition aux plates semelles dont la poignée est formée de côtes). Elle peut être réalisées selon la méthode précédente avec bois et cuir, soit en recouvrant le bois de filigranes de fer, de laiton ou d'argent torsadés (et autres métaux précieux pour les armes de prestige), enroulés serrés et recouvrant alors toute la surface de la fusée, soit même de bronze ou de laiton fondu, ce qui permet de faire des manches durables figurant des motifs (décoratifs ou en vue d'une meilleure prise).

Le pommeau[modifier | modifier le code]

Le pommeau est l'extrémité de l'épée la plus proche de l'escrimeur. Il sert de butée, évitant que la main glisse de la poignée. Il peut aussi servir à l'occasion pour porter un coup. Les pommeaux sont généralement fait de bois. Ils ne servent pas alors de contrepoids, qui réduirait la puissance des coups de taille et en ferait une arme aisément balayée sur le côté par un adversaire.

Les épées vikings en service entre le VIIIe et le XIe siècle disposent d'un pommeau en fer plein, qui vient remplacer les épées vikings de la période précédente qui avaient des pommeaux en anneaux creux. À partir du XIIIe siècle, les épées bâtardes européennes se dotent d'un pommeau en métal plein, afin d'équilibrer cette lame plus longue. Dites à 1 main et demie, ces épées bâtardes disposent d'une poignée plus longue, et la deuxième main vient saisir l'épée par le pommeau et le bout de la poignée.

Les armes européenne d'estoc tardive disposent d'un pommeau de métal qui agit comme contrepoids, équilibrant la lame et permettant une plus grande vivacité. Une épée capable d'estoc doit avoir une pointe légère pour être vive et précise. Or, une pointe légère donne une lame ayant un pouvoir de coupe moindre, fournissant moins d'énergie cinétique à la coupe. Lors d'un mouvement circulaire autour du centre de gravité de l'épée, il constitue une masse en mouvement opposé à celui de la lame. Cela équilibre la dynamique de l'épée et allège la charge de travail des poignets et des avant-bras.

Sur les armes à gardes à branches, au moins l'une de celles-ci vient généralement se fixer sur le pommeau. Elles peuvent être soit emboitées par une sorte de crochet, soit vissées, notamment lorsque les branches sont en fer (courant sur les épées de type "wallonne").

Terminologie[modifier | modifier le code]

(partie en cours d'écriture)

Tirée de l'ouvrage de Christian Ariès, Armes blanches militaires françaises, paru en trente cahiers de 1966 à 1990, voici une terminologie plus détaillée, commune au sabre et à l'épée. En italique, les indications propres aux armes du XVIIIe au XXe siècle, sujet dudit ouvrage, donc à ne pas prendre en compte pour les armes médiévales ou de la Renaissance.

Lame[modifier | modifier le code]

L'une des parties essentielles de la plupart des armes blanches. Bande ou tige de métal, de profil et de longueur variables, droite ou de courbure plus ou moins prononcée, acérée et tranchante sur tout ou partie de ses bords nommés “tranchants”. La lame est solidement fixée à la monture par la soie qui est une partie de ladite lame.

Arête : Nervure médiane séparant les deux tranchant d'une lame palash ou les deux pans creux d'une lame. (ndlr : désignée par le terme "nerf" sur les armes du Moyen Âge et de la Renaissance)

Colichemarde : Forme particulière de la lame de certaines épées qui apparaît vers la fin du règne de Louis XIV (1638 - 1715). Cette forme aurait été inventée par le Comte de koeningsmark dont le nom, par corruption, aurait donné colichemarde. La lame plate sur sa face côté contre-garde, présente sur sa face côté garde une arête en saillie désaxée vers le dos. Cela détermine trois arêtes et trois s pans d'inégale importance. Relativement large au talon, la lame colichemarde diminue sensiblement entre 40 et 50 cm dudit talon par une brutale dénivellation dans les lignes de ses arêtes. Elle se poursuit jusqu'à la pointe en une fine tige triangulaire, extrêmement acérée. Cette lame est considérée comme excellente pour le combat parce que tout en étant rigide à sa base, elle possède par sa finesse une grande pénétration. Il existe des colichemardes, jusqu'à la Restauration.

Contre-tranchant : C'est, dans une lame de sabre, le prolongement du dos vers la pointe, qui est rendu tranchant pour les coupes de revers.

Dos : Le dos d'une lame est la partie opposée au tranchant. Une lame à double tranchant n'a pas de dos. Commençant au talon de la lame, le dos se termine plus ou moins près de la pointe. Le dos porte généralement les inscriptions indiquant le nom du fourbisseur de l'arme.

Flèche : Se dit de la distance maximale entre le dos d'une lame courbe et la ligne imaginaire joignant sa pointe et son talon. De sorte que plus la flèche est longue, plus la courbure de la lame est accusée. Elle est plus grande dans les armes à la hussarde ou à l'orientale.

Gouttière : Sorte de canal étroit et relativement profond, creusé à la meule sur une longueur variable dans les lames de sabres ou les lames plates des épées. Les gouttières, le plus souvent simples ou doubles (mais parfois triples ou multiples sur certaines armes médiévales ou de la Renaissance), se situent en bordure du dos pour les lames de sabre et dans l'axe médian pour la lames d'épées. Dans les textes anciens, les gouttières sont parfois appelées: gorge d'évidement.

Jonc : Forme spéciale, de section circulaire, que prend le dos de certaines lames tardives réservées aux sabres d'officiers. Le jonc assure une grande rigidité à la lame qui, de ce fait, peut être fortement diminuée d'épaisseur. Le jonc est donc une saillie sur l'épaisseur et sur toute la longueur de la lame.

Lame de sabre, ses composants (AM officier d'Artillerie 1809 ou 1819) : La lame d'un sabre se divise en 3 parties à peu près égales : le talon, qui est celle la plus près de la garde; le faible, qui est le tiers terminé par la pointe; le fort, qui est la partie intermédiaire. Enfin, la soie est une partie en fer qui surmonte la lame, et qui traverse la coquille, la poignée et la calotte sur laquelle elle est rivée. La soie doit être bien soudée sur la lame mais ne doit s'y étendre que de 4cm. La lame, hors l'extrémité du talon à laquelle on soude la soie, est en acier de première fusion, à trois marques pour les lames de cavalerie, à deux pour les briquets et la baïonnettes. Cet acier doit être de deux qualités: l'un d'acier nerveux, mou, ferreux; l'autre d'acier sec, cassant. L'acier étiré en languettes ou en petites barres, dont la qualité est reconnue par le raffineur, est mis en trousse, en sorte que l'acier mou en occupe le centre, et l'acier sec l'extérieur; en pliant et repliant la trousse, il en obtient l'acier à deux ou trois marques, et d'une étoffe convenable; mais ce mot étoffe est une expression d'usage et impropre, car il n'entre point de fer dans la lame, jusqu'à la soudure de la soie. Le plat de la lame est la partie qui est entre le dos et le tranchant. Le faux tranchant ou biseau, est le tranchant qui est à la partie inférieure du dos. La lame est à gouttières, quand elle a une ou plusieurs arêtes éminentes, et des pans creux latéraux; évidée, quand elle a un seul pan arrondi au milieu de sa longueur; pleine ou plate, quand sa surface est plane. (De cette description, on peut déduire que les lames des épées et sabres employés pendant et après l'ère napoléonienne sont d'acier feuilleté, quasiment damassé, du moins sont censées l'être et sont recommandées à faire tels. Il est fort probable que cette règle ait valu depuis l'Antiquité, au moins en Europe, une arme tordue étant préférable à une lame brisée, surtout pour un cavalier qui n'a alors plus l'allonge nécessaire pour attaquer, et court le risque de devoir s'approcher trop et de se faire désarçonner, alors qu'il est déjà désarmé. ndlr.)

Montmorency (lame à la) : Se réfère à un type de lame d'une arme de tradition, employée par le Corps des dragons de Montmorency (1784), qu'il a adopté lors de la Guerre de Sept Ans (1756-1763), et qu'il a conservé tout au long de sa filiation : crée Firmacon (1673) ; Choiseul la Beaune (1761) ; Custine (1763) ; Lescure (1780) ; Montmorency (1784) ; Chasseurs des Évêchés (1788), 2e Régiment de Chasseurs (1791) ; Chasseurs de la Reine (1814) ; licencié en 1815. Le Comte Choiseul de Beaune a fait réaliser à Klingenthal vers 1716 le sabre de son Corps qui traversa la Révolution. Sa lame qui deviendra la lame de tradition dite "à la Montmorency" est à pointe relevée, cambrée de 18mm, 97.5cm de long, à un pan creux qui occupe le milieu de la lame et une gouttière très étroite près du dos dans le fort de la lame; 9mm d'épaisseur au talon et de 29mm de largeur. La pointe est dans le prolongement du dos avec un biseau d'environ 21.5cm. La gouttière commence à 24.5cm de la pointe et se termine à 21.5cm de la base. Le pan creux commence à 19cm de la pointe et se termine par un pan droit à deux 5mm de la base.

Palash : Se dit d'une lame droite, large, à double tranchant, à arête médiane parfois remplacée par un méplat ou même par une gouttière dans les armes en provenance d'Allemagne.

Pan creux : Partie, évidée à la meule, des flans des lames plates. Relativement larges et peu profonds, les pans creux sont seuls ou par deux, ou seuls accompagnés d'une ou de deux gouttières situées entre le pan creux et le dos de la lame.

Recuit : La lame étant devenue très cassante par la trempe, on la recuit au "rouge naissant" (lie de vin). On en profite de la redresser si la trempe l'a courbée. Enfin l'aiguisage produisant un écrouissage de la lame, il devient nécessaire de la recuire "au bleu" et on la chauffe au bleu. (De cette description, que l'on doit supposer basée sur les recherches de M. Christian Ariès, il faut déduire que les lames des sabres et épées employées sur les champs de bataille du XVIIIe au XIXe siècle devaient être d'une très faible dureté, mais d'une grande souplesse, et peu susceptibles de se briser.)

Soie : Extrémité de la lame commençant au talon, traversant toutes les pièces de la monture et rivée à son extrémité supérieure. La soie est toujours de fer, rapportée sur l'acier de la lame par soudure, ce qui permet de réparer l'arme en la démontant et en la rivant à nouveau grâce à ce métal relativement ductile. Vers 1760, on étudie des soies d'acier directement étirées de la lame, mais c'est la Manufacture de Klingenthal qui réussit l'opération vers 1825.

Talon : Partie la plus large de la lame, qui touche à la monture et lui sert de point d'appui. Le talon peut occuper sur la lame un espace de quelque millimètres à cinq ou six centimètres.

Tranchant : Partie de la lame affûtée à la meule et destinée à couper. Le tranchant peut n'exister que sur un des côtés de la lame, ou se retrouver de l'autre côté sur tout ou partie de celui-ci. Les tranchants sont destinés à l'escrime de taille.

Monture[modifier | modifier le code]

Partie des armes blanches autres que les armes d'hast et servant à saisir l'arme. Solidement fixée à la lame par la soie, la monture se décompose en plusieurs pièces : le pommeau ou la calotte, la fusée, la garde, les coquilles.

Bouton de rivure ou goutte de suif : Petite pièce métallique en demi-olive, ou losangée, faisant partie de la monture, s'ajustant sur la calotte et recevant la rivure de la soie. Dans le cas d'une monture à pommeau, il faut entendre la partie supérieure dudit pommeau, généralement sphérique, séparée par une gorge plus ou moins ornée de la partie principale. De toute façons, le bouton de rivure remplit, dans les deux cas, le même office.

Branches : Branches de garde ou de pas d'âne, branches de garde simples ou multiples. Partie de la garde qui relie le ou les pontats au pommeau, ou bien le plateau à la calotte. Elles se terminent, dans les armes françaises, par un crochet qui s'insère dans le pommeau ou la calotte. Elles sont dites, dans ce cas, branches principales. Elles sont dites branches secondaires si elles relient le plateau ou les pontats à une branche principale, ou si elle relient deux autres branches. Calotte : Partie supérieure de la monture, elle recouvre la fusée et reçoit le bouton de rivure de la soie. La calotte reçoit également, dans sa partie antérieure, le crochet de la branche principale de la garde. Elle est prolongée dans sa partie postérieure par la queue de calotte qui est courte ou longue. Dans ce dernier cas, elle recouvre complètement le dos de la fusée et s'engage, à son extrémité, dans la virole de garde. Clavier (garde à) : Système de coquille de contregarde rabattable par clavetage, pour le port au ceinturon, XIXe siècle.

Contregarde : Partie de la garde qui protège le pouce. Le plus souvent constituée d'un second pontat ou d'une partie du plateau et de la pièce de pouce, quand celle-ci existe. La contregarde et parfois complétée par une ou deux branches secondaires.

Coquille : Pièce inférieure de la monture dite "à la mousquetaire", composée d'une pièce métallique en forme de valve double, ouverte à plat. Elle est traversée en son centre par le passage de la soie. La coquille s'ajuste à l'extrémité inférieure de l'écusson des pas d'aêne. Elle protège la main des coups de pointe de l'adversaire.

Cravate : Pièce de tissu généralement rouge ou de cuir, pincée entre la monture et la lame d'où elle déborde afin de créer l'étanchéité à l'entrée du foureau et aussi d'éviter la détérioration de la chape lors de la remise au fourreau.

Croisière : Partie de la monture dans les sabres à la hussard ou les glaives (par extension, les épées médiévales, ndlr. Le terme n'existait néanmoins pas au Moyen Âge ni durant la Renaissance, époques auxquelles on utilisait le terme "garde"). Située perpendiculairement à la fusée ou à la lame, elle tient lieu de garde. Dans les montures à la hussarde, la croisière est prolongée vers l'avant et à angle droit par la branche principale de garde et forme le quillon de l'autre côté. La croisière est coupée en croix par les oreillons.

Écusson : Partie de la garde, dans la monture à la mousquetaire. Traversée de bout en bout par la soie, elle sert à l'ajustage des coquilles qu'elle relie au reste de la garde. L'écusson est mis, en quelque sorte, entre parenthèses par les branches des pas d'âne dont il constitue la partie médiane.

Filigrane : File de métal plus ou moins torsadé, plus ou moins complexe dans ses dispositions, et qui enveloppe en spirale la fusée. Les spires peuvent se toucher comme dans une bobine; la fusée, dans ce cas, est dite "filigranée". Ces spires peuvent être aussi plus ou moins espacées sur une fusée elle-même recouverte de basane.

Garde : Pièce de la monture destinée à protéger la main tenant la fusée. La garde est composée de nombreuses parties, variables suivant le cas : pontat simple ou double, plateau, branche simple ou multiple, pièce de pouce, quillon simple ou double, pas d'âne avec ses branches et son écusson. Ses pontats ou le plateau sont traversées par la soie, à la place où celle-ci pénètre dans la fusée. Par ses branches, la garde est le plus souvent reliée au pommeau ou à la calotte.

Garde de bataille : L'idée de la monture à palmette vient d'Allemagne vers 1760. Vers 1763, l'armée ramène dans ses bagages l'idée de la monture à palmette recueillie outre-Rhin et cette efficace protection de la main sera adoptée primitivement à titre personnel, puis commencera à se répandre, toujours à titre particulier, dans les fonctions nouvellement créées, ne disposant pas encore de traditions bien établies. Elle aboutira en 1787 à la monture de bataille. À l'origine, de la palmette pleine comptant neuf nervures, toutes bombées et bien séparées l'une de l'autre par une dépression rectiligne, se détachent quatre branches secondaires qui prolongent autant de nervures de la palmette. Trois de ces branches plus ou moins infléchies en S se terminent par un bouton prenant appui sur la branche principale de la garde. Dans la forme définitive de la garde de bataille, ces branches secondaires seront au nombre de 4. La 4e branche secondaire qui se retrouvera aussi dans la forme définitive avec la n°5 se recourbe en demi cercle pour rejoindre l'embase de la palmette à l'angle extérieur de celle-ci du côté du quillon. Elle forme ainsi un anneau que l'on retrouvera dans la forme définitive. Du côté de la contregarde on observe un dispositif analogue à celui du côté opposé mais avec un embryon de palmette.

Laiton (cuivre pour les sabres (sic), A.M. des officiers d'Artillerie 1809 T.1 et 1819 T.2, p.631) : On emploie, pour les montures et garnitures, le cuivre jaune dit "laiton", dit aussi "arco", quoique ce dernier ne soit proprement que le métal provenant de la refonte des crasses de laiton. Le laiton a plus de consistance que le cuivre (rouge ou rosette). Le laiton des montures contenait avant 1817, 7/10 de cuivre et 3/10 de zinc. Le bon métal fait avec l'arco devait être de 3/4 d'arco et 1/4 de cuivre pur. L'étain et le plomb rendent ces alliages cassants. Depuis les prescriptions ministérielles du 11 mars 1817, l'alliage employé par les Manufactures se compose de : 80 parties de cuivre rouge neuf dit rosette, 17 parties de zinc, et 3 parties d'étain.

Mousquetaire (monture à la) : Monture d'épée comportant des pas-d'âne.

Oreillons : Petites bandes de métal de forme variable, ajustées sur la croisière et dont la moitié supérieure s'applique sur la fusée. La partie inférieure, elle, enserre la chape quand on met le sabre au fourreau. Les oreillons ont pour effet d'empêcher les lames de battre dans les fourreaux.

Pas d'âne : Partie de la garde des montures dites à la mousquetaire dont ils constituent la particularité. Les pas d'âne se situent entre : d'une part la fusée, la branche de garde et le quillon; d'autre part les coquilles situées en dessous. Les pas d'âne sont constitués de l'écusson traversé par la soie et des deux branches de pas d'âne. Ces dernières sont de petites antennes courbes ou roulées sur elles-mêmes; elles se détachent de la branche de garde et du quillon, de part et d'autre de l'écusson. Elles se terminent au niveau des coquilles sans y être reliées. Ces branches définissent deux espaces presque circulaires où s'engage, en principe, l'extrémité des deux premiers doigts quand l'épée est tenue en position de combat.

Pièce de pouce : Se présente sous deux aspects. Le premier : branche de la contregarde roulée, située près des pontats, le pouce s'y engage pour assurer une meilleure prise. Second cas : lanière de cuir en forme de boucle fixée entre la fusée et le plateau de garde; remplit le même usage de précédemment.

'Plateau, plateau de garde : Partie aplatie de la garde, traversée par la soie à l'emplacement de la fusée. Le plateau de garde remplace les pontats dans les armes à calotte. Du plateau se détache, vers l'avant, la branche principale de la garde qui le relie à la calotte. Le plateau reçoit également les branches secondaires de la garde et, par un léger rétrécissement vers l'arrière, constitue le quillon. Le plateau a pour effet de protéger des coups de pointe de l'adversaire.

Poignée : Terme qui, dans les textes anciens, est le plus souvent utilisé à la place de monture.

Pommeau : Pièce supérieur de la monture qui termine et surmonte la fusée, le pommeau est traversé par la soie et reçoit la rivure de celle-ci sur le bouton ménagé à cet effet. Le pommeau s'appuie sur la fusée et reçoit, dans de petites cavités ménagées pour cela, les crochets terminaux de la ou des branches de la garde. Primitivement de forme sphérique ou ovoïde, le pommeau affecte par la suite des formes variées.

Pontat : Partie de la garde protégeant la main des coups de pointe de l'adversaire. C'est une feuille de métal perpendiculaire à l'axe de la lame et se situant à la naissance de la soie, entre la lame et la fusée. Le pontat présente une forme de cœur de carte à jouer. Il est renforcé en son milieu par une forte nervure percée pour le passage de la soie. Cette nervure se prolonge du côté du dos de la lame par le quillon, et du côté du tranchant qui correspond à la pointe du cœur, par un jonc recourbé en demi cercle qui forme la branche principale de la garde. Le pourtour du pontat présente un second renforcement réalisant une nervure périphérique; celle-ci va de la base du quillon à la branche principale de la garde dans laquelle elle se perd en pointe et qu'elle contribue à renforcer. Dans certains cas, le pontat est réduit à une de ses moitié, celle qui protège la main, la moitié protégeant le pouce étant absente. Dans les armes à garde de cuivre, le pontat est fondu avec ses branches. Dans la garde de fer, il s'agit d'une mince feuille de tôle perforée, sertie entre les nervures de renforcement du pontat.

Quillon : Partie de la garde qui est la prolongation vers l'arrière de la branche principale de garde, après le trou laissé par le passage de la soie. Le quillon, plus ou moins long, se recourbe généralement vers la pointe de l'arme. il est parfois double, quand il comporte un symétrique du côté de la branche principale de garde. Dans ce cas, la garde est dite "à la suédoise". Dans le cas d'un plateau de garde, le quillon est simplement la partie postérieure du plateau quelque peu rétrécie, allongé, et recourbé vers la pointe.

Rivure : Extrémité de la soie rivée au marteau et à chaud sur le bouton de rivure.

Suédoise (garde, monture à la) : Se dit d'une garde présentant la particularité de comporter une double quillon. L'un, normal, prolongeant vers l'arrière la branche principale de garde. L'autre, symétrique, du côté de la branche principale et se détachant d'elle.

Virole : Bague, soit en métal, soit en fil de métal tressé. Elle se situe à chaque extrémité de la fusée et a pour effet de retenir le filigrane.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Au fil des siècles et des peuples, des armes qui pouvaient être regroupées sous ce terme générique ont évolué en différentes formes, devenant sabre en Orient, cimeterre, katana dans le Japon médiéval, etc. Toutefois l'épée était en principe une arme réservée aux nobles.

De mai à septembre 2011, le Musée du Moyen Âge de Cluny, à Paris, accueille une exposition retraçant l'histoire de l'épée en mettant en avant les usages symboliques de cette arme dans la société médiévale et l'aspect ambigu qui repose sur l'idée que l'épée est à la fois objet servant la justice mais aussi la trahison et la mort.

La classification des épées médiévales d'Oakeshott[modifier | modifier le code]

Ewart Oakeshott (1916-2002) a consacré une bonne partie de sa vie à étudier les armes et armures de l'époque médiévale (ainsi que du début de la Renaissance). En étudiant le matériel de guerre médiéval, il a considérablement influé sur la compréhension actuelle que nous avons non seulement de la guerre à cette époque, mais aussi des technologies et des multiples évolutions en matière d'armement au long d'une période que d'aucuns décrivent comme une période de stagnation. L'épée, en tant que symbole d'une époque, a fait l'objet d'une étude attentive dont est ressortie une typologie chronologique montrant l'évolution de l'épée des dérivés du glaive romain à l'apparition des premières rapières (à l'exclusion de celles-ci). La classification s'intéresse bien sûr à la lame, sa forme, sa longueur, l'évolution de sa section, mais aussi à la garde, au pommeau et à la fusée.

Voici un résumé de cette classification : à chaque type sera attribué une pondération d'efficacité de la lame tant à la coupe qu'à l'estoc, les propriétés mécaniques (finesse du profil de la lame contre rigidité, notamment, sont bien souvent en opposition)

TYPE X : Ce type est la première vraie épée "européenne" issue de la tradition des épées Viking qui a été classifiée par Jan Petersons en 1919. Il s'agit en fait d'une épée de la fin de l'ère Viking. Ces épées ont des lames larges avec une gouttière peu profonde et large (au moins la moitié de la largeur de la lame) qui descend presque jusqu'à la pointe qui est légèrement arrondie. Ce type de lame est produit jusqu'au début du XIe siècle, mais beaucoup moins après la fin de l'époque Viking. Les poignées prennent des formes diverses mais les lames excèdent rarement les 85 cm, et les fusées sont courtes (usage uniquement à une main). Les poignées sont de style nordique avec des pommeaux cylindriques et une garde droite ou légèrement courbée vers la lame. Contrairement au pommeaux futurs, ceux des épées de ce type sont vraiment en forme de disque et n'offrent pas de formes plus complexes. Avec sa déclinaison "type Xa", cette épée représente ce qu'on appelle communément l'épée normande. coupe: +++ estoc: +

TYPE Xa : Sous-variante du type X, les principales différences sont: la gouttière est plus étroite (1/3 de la largeur de la lame), lame un peu plus longue (max. 88cm). Les deux types sont en concurrence jusque vers l'an Mil. Aucune différence au niveau des poignées. coupe: +++ estoc: +

TYPE XI : Le type XI est caractérisé par une lame fine aux tranchants parallèles, avec une gouttière étroite qui court tout le long de la lame. La pointe est assez acérée. Les lames sont longues par rapport à la poignée, et la plupart présentent des motifs engravés sur la lame. Le type XI connaît son apogée au milieu du XIIe siècle, sa période d'utilisation s'étendant de 1050 à 1350. C'est l'épée qu'on pourrait imaginer comme typique de la première croisade. coupe: +++ estoc: +

TYPE XIa : Similaire au type XI mais la lame y est plus large et plus courte, la gouttière restant étroite. On rencontre ces épées entre 1250 et 1350. Les pommeaux sont simplement des cylindres voire en forme de sphère ou de "noix" assez simples. Les quillons sont droits et courts. coupe: +++ estoc: +

TYPE XII : La lame des épées type XII sont plates avec une ou plusieurs gouttières qui courent sur les deux tiers voire les trois quarts de la lame. Des gouttières plus longues classifieraient ces lames en type X. Les poignées s'allongent par rapport aux types précédents, tout en restant confinés à l'usage à une main. Les pommeaux sont en général cylindriques, mais leur variété s'accroît par rapport aux types précédents. Les quillons sont droits et courts. Le type XII est présent sur les bas reliefs, peintures et tapisseries du début du XIIIe au milieu du XIVe. Les épées du type XII sont les plus répandues de toutes ou, du moins, celles qui ont été retrouvées dans le plus grand nombre. On peut l'imaginer comme l'épée type du chevalier du début du bas Moyen Âge. coupe: +++ estoc: ++

TYPE XIIa : Premier type d'épée longue maniée à une ou deux mains apparu, c'est la version "XL" du type XII, "l'épée de guerre". La poignée est prévue pour être saisie à deux mains. On rencontre ce type courant XIIIe XIVe siècle. Leur poids oscille entre 1,5 et 2 kilogrammes. La lame fait plus de 90 cm et c'est la première épée qu'on pourrait qualifier d'épée "bâtarde", bien qu'il apparaisse qu'une utilisation à une main ne soit qu'anecdotique. Les chroniques du Moyen Âge parlent d'hommes tranchés de la tête à l'entre-jambe. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, si c'était effectivement possible, c'était avec ce type d'épée. coupe: ++++ estoc: ++

TYPE XIII : Le type XIII présente des lames dont les tranchants sont presque parallèles et la pointe arrondie. La (plus rarement les) gouttière court jusqu'à la moitié de la lame. La poignée est plus longue que sur les autres types destinés au maniement à une main. On rencontre ces épées du milieu du XIIIe siècle à la fin du XIVe. La période d'utilisation est la même pour tous les sous-variantes du type XIII. coupe: ++++ estoc: +

TYPE XIIIa : Prototype de "l'épée de guerre" à deux mains, ces armes sont grandes: les lames font de 80 cm à un mètre, les poignées de 15 à 25 cm. À part la taille, elles conservent les autres caractéristiques du type XIII. Les célèbres claymore écossaises sont souvent de ce type. Avec les épées de type XIIa, ce sont les grandes "épées de guerre", des armes destinées à donner ce qu'on appellerait actuellement une "puissance de feu" démesurée aux combattants. Plus encore que les épées de type XIIa, les épées de type XIIIa misent sur la force brute d'une lame longue, large et solide pour une puissance de coupe sans pareil. Néanmoins, il ne faut pas voir comme d'énormes barreaux d'acier, des assommoirs : au contraire, c'étaient des épées capables de coupes précises et d'une puissance étonnante. coupe: +++++ estoc: +

TYPE XIV : Ce modèle a été utilisé entre 1275 et 1340. Il est facile à identifier: lame courte, poignée courte, lame de forme triangulaire, large à la base et se terminant en pointe acérée. La gouttière parcourt les 3/4 de la lame, et on rencontre parfois des gouttières multiples. L'essentiel à retenir concernant ce type d'épée est l'évolution des techniques de l'art du combat, mettant en avant l'estoc : ces épées sont courtes (lame de 70 cm), avec une base très large permettant un coup d'estoc particulièrement précis tout en gardant une puissance de coupe tout à fait respectable. C'est une sorte de concentré de puissance, une épée petite, avec des lignes fluides et relativement sobre (alors, pourtant, que ces épées étaient des épées "nobles" : très peu utilisées par la troupe mais bien plus appréciées des chevaliers), permettant aussi bien de percer les premières armures de plates que tailler une cotte de mailles. coupe: +++ estoc: +++

Changement majeur : Les cinq premiers types et leurs sous-type d'épées sont des armes dont l'usage va de la taille pure à un usage très modéré de l'estoc, la taille restant très majoritaire dans l'esprit de leur conception. Les lames sont fines et larges, très bien profilées (profil lenticulaire la plupart du temps) pour couper, mais trop souples longitudinalement pour estoquer. Ces armes sont adaptées à des cibles faiblement armurées, c'est-à-dire sans armure, ou en gambison, ou en haubert de mailles. L'apparition des armures de plate exige de meilleures performances d'estoc: on va abandonner les gouttières, les tranchants parallèles, les sections lenticulaires, les tranchants très fins, pour aller vers des lames à sections "diamant aplati", i.e en losange, et des lames de formes triangulaires, bien plus rigides, aux pointes extrêmement acérées, mais aux performances de coupe moindre (sans être nulles loin de là).

TYPE XV : Le type XV est l'incarnation de cette révolution technique, il marque un changement radical avec les types précédents : lame triangulaire aux tranchants rectilignes, section de lame en losange aplati, pointe acérée prévue pour l'estoc. L'usage de ces armes remonte, de manière fort discrète, à la fin du XIIIe siècle, mais son usage ne se répand qu'aux XIVe et XVe siècles, tombant en désuétude au début du XVIe. C'est la première épée destinée principalement à l'estoc. Ces épées, bien que faites pour l'estoc, conservent des capacités de coupe tout à fait respectable même si elles ne sont pas à la hauteur de ses ancêtres. coupe: ++ estoc: ++++

TYPE XVa : C'est la version "XL" du type XV, prévue pour l'usage à deux mains, avec une lame plus étroite et plus longue. La poignée est beaucoup plus longue, pour accueillir deux mains entières, pouvant atteindre jusqu'à 25 cm (assez rare, la longueur moyenne est de 20 cm). Ce type est l'archétype de l'épée longue de l'escrime lichtenauerienne. C'est aussi "l'épée bâtarde" type. De nombreux maîtres comme Ringeck ou Fiore ont produit des traités d'escrime. Lorsqu'ils abordent l'épée (car ils abordent en vérité de très nombreuses armes de l'époque, allant de la plus banale à la plus ésotérique), c'est cette épée-ci qu'il faut voir. coupe: +++ estoc: +++++

TYPE XVI : Le type XVI a été développée en réponse à l'armure de mailles renforcée de plates du début du XIVe siècle. Il peut être difficile de la distinguer du type XIV, mais la partie basse de la lame (vers la pointe) est davantage de section losange aplati. Cela procure un meilleur estoc, avec une pointe rigide, tout en conservant une bonne faculté de coupe. Ces lames mesurent de 70 à 80 cm, avec une gouttière dépassant légèrement la moitié de la lame. Ce sont des épées très étudiées, tant au niveau de l'efficacité que de la beauté, si bien que toutes sont à la fois de terribles armes et de magnifiques œuvres d'art. coupe: +++ estoc: ++++

TYPE XVIa : Ce sous-type présente une lame longue et s'amincissant doucement, large près des quillons et présentant une pointe renforcée. La gouttière est prononcée et s'étend sur le tiers fort de la lame. Le faible n'est pas de section losangéiforme, mais hexagonale aplatie. La poignée est longue, comme sur les types XIIIa et XVa, pour une utilisation à deux mains. C'est une évolution directe de l'épée de type XIIa, présentant une capacité de coupe tout à fait exceptionnelle tout en gardant un estoc puissant, solide et efficace. C'est une autre version, plus aboutie, de "l'épée de guerre". coupe: ++++ estoc: ++++

TYPE XVII : Les lames de ce type sont longues, mince et s'affinent en une pointe acérée. La section de la lame est hexagonale aplatie. De nombreux modèles présentent une gouttière peu profonde dans le premier quart de la lame. La poignée est longue et prévue pour deux mains. L'arme est en usage entre 1360 et 1420. Les lames de ce type sont très robustes et lourdes, pouvant peser jusqu'à 2750 grammes (à comparer avec les 2 kg max des types XIIIa). Ewart Oakeshott pense que ces épées étaient faites pour craquer les plates des armures et causer des dégâts irrémédiables à tout ce qui se trouve en dessous. Tout comme les épées du type XVIa, ces modèles conservent une étonnante capacité de coupe (amoindrie, tout de même, mais bien présente) tout en mettant en avant l'estoc qui était de mise à l'époque, armures de plates oblige. coupe: +++ estoc: ++++

TYPE XVIII : Ces épées présentent des lames larges à la garde (5 à 6 cm), et s'affinent gracieusement jusqu'à une pointe acérée. La poignée est courte et prévue pour un usage à une main. La lame est de section losangéiforme, avec une arête médiane prononcée pour augmenter la rigidité. Ce style de lame est un idéal compromis entre taille et estoc. À noter que les pans de la lame sont concaves, ils "se creusent vers l'intérieur", en quelque sorte. Ce procédé est similaire au flûtage d'un canon : n'offrant aucune face plane, la lame est virtuellement plus rigide, moins sujette à la torsion, tout en gardant la souplesse de son matériaux, et évitant ainsi la brisure. C'est un pas en avant d'un point de vue technologique, puisqu'on a réussi à garder la propriété de souplesse de l'acier qui empêche une lame de se briser lors d'un choc très violent tout en rendant la lame extrêmement rigide et donc plus propice à des coups d'estoc d'une rare violence. coupe: +++ estoc: +++

TYPE XVIIIa : Les lames de ce sous-type sont plus minces et plus longues, mesurant jusqu'à 80 cm. La section est la même que pour le type principal, mais certaines présentent une gouttière étroite dans la première moitié de la lame. La poignée est en général un peu plus longue, 2 ou 3 cm de plus. coupe: +++ estoc: +++

TYPE XVIIIb : Les lames de ce sous-type sont encore plus longues, plus minces et plus pointues, tout en gardant la même section. La poignée est prévue pour deux mains. On rencontre ces épées entre 1450 et 1520. On les retrouve principalement en Allemagne mais aussi en Italie, en France... Elles allient très bonne performance de coupe et fort pouvoir d'estoc. Ce sont de grandes épées souvent ouvragées par des filigranes, des gravures, des gardes aux formes peu communes ou remarquables... Les lames varient entre 90 et 100 cm coupe: ++++ estoc: ++++

TYPE XVIIIc : Lames encore plus longues que le type XVIIIb, allant jusqu'à plus d'un mètre. coupe: ++++ estoc: ++++

Type XVIIIe : C'est un type d'épée endémique du Danemark, bien qu'on en ai retrouvées quelques-unes en Italie. Elles sont facilement reconnaissables par la présence d'un très long ricasso (qui empiète sur un quart de la taille totale de la lame) et d'une poignée elle aussi de très grande taille (40 cm environ, parfois plus) dont la forme est particulière : en effet, très souvent on voit des poignées rectangulaires aux angles arrondis, et non des poignées tout simplement de sections rondes ou ovales comme sur tout autre type d'épée. Ce sont des épées aux lames très fines et très épaisses, dont le dernier tiers (le faible) s'apparente plus à un carrelet ou un clou de tapissier qu'une lame : en effet, la section n'est même plus losangéiforme sur ce dernier tiers, mais presque carrée. Cette épée est entièrement destinée à l'estoc, et ne donne que des résultats moyens à bons, sans plus, en termes de coupe. coupe: ++ estoc: +++++

TYPE XIX : Apparue au début du XVe siècle, ce type d'épée à une main présente une lame large et plate, avec des tranchants parallèles se terminant de manière abrupte en une pointe acérée. Le fort de la lame présente une étroite gouttière ainsi qu'un ricasso (partie de lame non affûtée pour être prise en main). La section est hexagonale, la lame est plate et les tranchants chanfreinés. La longueur de la lame varie de 90 à 100 cm. coupe: ++++ estoc: ++++

TYPE XX : Utilisé durant les XIVe et XVe siècles, ces épées à une ou deux mains sont similaires au type XIIIa, avec une pointe acérée au lieu de ronde, mais les tranchants sont parallèles. Les lames présentent une gouttière centrale dépassant la moitié de la lame, accompagnée d'une autre de chaque côté qui sont moitié moins longues. coupe: ++++ estoc: ++++

TYPE XXa : Les lames de ce sous-type sont moins larges, et elles se terminent en une pointe davantage acérée. coupe: ++++ estoc: ++++

Un lien externe vers un site commercial fournissant de nombreuses et très belles illustrations avec la classification Oakeshott de chaque arme à côté de l'illustration correspondante: Albion swords - Next Generation

Types[modifier | modifier le code]

liste complète : (en) List of swords

Épées en vente

Épées à une main :

  • cladio : épée celte en fer de La Tène, lame de 80 à 90 cm, pointe large et tranchants parallèles
  • xiphos : épée courte des anciens Grecs ;
  • glaive : épée courte à lame et garde symétrique des légionnaire romains ou plus tard des hauts dignitaires au XIXe siècle ;
  • spatha : épée longue romaine des grandes invasions (exemple) ;
  • arming sword : épée cruciforme tenue à une main, ce que l’on imagine habituellement quand on pense à une épée (c’est l'épée longue dans les jeux de rôles) ;
  • side-sword : « spada de lato » en italien, c'est une épée développée pour lutter contre les plates et utiliser un ricasso tout en continuant à utiliser l’arme à une seule main (exemple) ;
  • katzbalger : (étripe chat en allemand) une épée courte utilisée par les lansquenets ;
  • rapière : épée longue et fine utilisée en Europe à partir de la fin du XVe ;
  • épée de cour : une version plus courte de la précédent, prolongeant la tendance d'une arme de moins en moins utilitaire ;
  • épée de soldat : épée à pas d'âne dont étaient munis les soldats à l'époque de Louis XIV et Louis XV ; de médiocre qualité, elle servait à indiquer leur statut militaire plutôt qu'à se battre
  • jian : épée chinoise légère utilisée notamment pour la pratique du Tai-Chi.
  • braquemard : épée large et courte
  • colichemarde
  • Reitschwert (exemple)

Épées à deux mains :

  • épée bâtarde (ou épée à une main et demie), utilisable à une ou deux mains
  • claymore épée longue des Hautes Terres d'Écosse
  • espadon (zweihänder en anglais et allemand), un épée tardive conçue pour la force brute et l'effet de choc
  • flamberge, un type de lame qui présente une ondulation sur les deux tranchants. Cette conception avait la réputation de faire vibrer la lame adverse d'une façon dérangeante et de causer plus de dégâts dans le corps de l'adversaire. Seules quelques rapières et des espadons en ont bénéficié de manière plus qu'anecdotique.
  • la canne-épée utilisée par les bourgeois vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe pour l'auto défense.

Symbolique de l'épée[modifier | modifier le code]

L'épée est un symbole militaire repris sur nombre d'insignes et de décorations. Pour la justice, on parle plutôt de glaive en Occident ou de sabre dans les pays musulmans.

Épées célèbres[modifier | modifier le code]

De nombreuses épées ont un nom célèbre, qu'elles soient au départ historiques, devenues des armes légendaires dans les épopées médiévales, ou bien qu'il s'agisse d'armes entièrement imaginaires qui appartenant à des œuvres fantastiques écrites après le XIXe siècle.

Films de capes et d'épées[modifier | modifier le code]

Voir article complet : Film de cape et d'épée

L'épée (rapière ou épée de cour) est l'arme caractéristique des personnages, et en particulier des héros, des films appartenant au genre « films de cape et d'épée ». Ces films se terminent généralement par un duel à l'épée.

Le film de cape et d'épée se caractérise par des combats d'épées, un héros et une histoire d'amour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Gaucher et Jean-Pierre Mohen, Typologie des objets de l'âge du bronze en France : Épées, Société préhistorique française (1re éd. 1972)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]