Carl Heinrich Graun

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Carl Heinrich Graun

Description de l'image  Carl Heinrich Graun.jpg.
Naissance
Uebigau-Wahrenbrück, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Décès (à 55 ans)
Berlin, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Activité principale Compositeur, chanteur ténor
Famille Johann Gottlieb Graun

Carl Heinrich Graun (né le en Allemagne à Wahrenbrück (aujourd'hui Uebigau-Wahrenbrück), mort le à Berlin) était un chanteur (ténor) et compositeur allemand de musique baroque.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1713, Graun fréquenta la Kreuzschule de Dresde en compagnie de son frère Johann Gottlieb et se fera bientôt remarquer par la qualité exceptionnelle de sa voix. C'est dans cette école qu'il suivit ses premiers cours de chant, de clavecin et de violoncelle. Il étudia la composition musicale sous la direction du maître de chapelle Schmidt. En 1724, il fut appelé comme chanteur (ténor) à la cour de Brunswick. En 1735, il fait ses débuts en même temps que son frère Johann Gottlieb Graun - également chef d'orchestre et compositeur - comme vice-maître de chapelle au service du prince héritier de Prusse, qui deviendra le futur Frédéric II, dit Frédéric le Grand, roi de Prusse. Il composera et dirigera des cantates, dont le nombre est estimé à 50.

Carl Heinrich Graun avec sa femme Anna Luise, peinture de Antoine Pesne

En 1740, après l'accession au trône de Frédéric le Grand, Graun est nommé maître de chapelle, puis envoyé en Italie avec pour mission de recruter des chanteurs et des chanteuses pour l'opéra italien que souhaite construire le souverain à Berlin. Le nouveau théâtre sera inauguré avec son opéra Cesare e Cleopatra, le 7 décembre 1742.

De retour à Berlin et rétabli dans ses fonctions de maître de chapelle, il se consacrera entièrement à la composition d'opéras correspondant parfaitement au goût du roi et du public de l'époque, ce qui fera bientôt de lui le maître incontesté des scènes lyriques berlinoises - ce qu'il restera jusqu'à sa mort. Le souverain contribuera aux opéras de Graun en écrivant lui-même le livret de l'opéra de Graun intitulé Montezuma.

Les œuvres de Graun constituaient alors le principal répertoire des programmes des opéras berlinois, à côté de celles de Johann Adolph Hasse.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Graun partage avec le maître de chapelle de Dresde, Johann Adolph Hasse (1699 - 1783), le mérite d'avoir porté à sa plus haute perfection l'opéra italien d'Alessandro Scarlatti. Les deux compositeurs reçurent tant de témoignages de reconnaissance de la part de leurs contemporains qu'ils rejetèrent provisoirement dans l'ombre les œuvres de Johann Sebastian Bach et de Georg Friedrich Händel.

Avec l'arrivée de Christoph Willibald Gluck, ses œuvres disparurent définitivement du répertoire lyrique. En revanche, sa passion, Der Tod Jesu (La Mort de Jésus), jouée pour la première fois en mars 1755, restera jusqu'en 1884 dans les programmes de concert à Berlin et ailleurs, avant de disparaître du répertoire en faveur des passions de Bach.

Outre cette passion et 28 opéras, Graun a laissé à la postérité un grand nombre de compositions religieuses, dont un Te Deum, écrit en l'honneur de la victoire de Prague en 1756, ainsi que diverses compositions instrumentales.

Œuvres théâtrales[modifier | modifier le code]

  • Polidorus (5 actes, 1726 ou 1731)
  • Die in ihrer Unschuld siegende Sinilde (3 actes, 1727)
  • Iphigenia in Aulis (3 actes, 1728)
  • Scipio Africanus (3 actes, 1732)
  • Lo specchio della fedeltà (3 actes, 1733)
  • Pharao Tubaetes (5 actes, 1735)
  • Rodelinda, regina de' langobardi (3 actes, 1741)
  • Cleopatra e Cesare (3 actes, 1742)
  • Artaserse (3 actes, 1743)
  • Catone in Utica (3 actes, 1743)
  • Alessandro e Poro (3 actes, 1744)
  • Lucio Papirio (3 actes, 1744)
  • Adriano in Siria (3 actes, 1746)
  • Demofoonte (3 actes, 1746)
  • Cajo Fabricio (3 actes, 1746)
  • Le feste galanti festa teatrale (1747)
  • Cinna (3 actes, 1748)
  • L'Europa galante festa teatrale (5 actes, 1748)
  • Ifigenia in Aulide (3 actes, 1748)
  • Angelica e Medoro (3 actes, 1749)
  • Coriolano tragedia per musica (3 actes, 1749)
  • Fetonte tragedia per musica (3 actes, 1750)
  • Il Mithridate tragedia per musica (3 actes, 1751)
  • Armida (3 actes, 1751)
  • Britannico tragedia per musica (3 actes, 1751)
  • L'Orfeo tragedia per musica (3 actes, 1752)
  • Il giudizio di Paride pastorale per musica (1 acte, 1752)
  • Silla (3 actes, 1753)
  • Semiramide (3 actes, 1754)
  • Montezuma tragedia per musica (3 actes, 1755)
  • Ezio (1755)
  • I fratelli nemici tragedia per musica (3 actes, 1756)
  • Merope tragedia per musica (3 actes, 1796

Œuvres diverses[modifier | modifier le code]

  • Te Deum
  • Der Tod Jesu, oratorio (Berlin, 26 mars 1755)
  • Oratorium in Festum Nativitatis Christi
  • Oratorio de Pâques
  • Six cantates italiennes
  • Mélodies (publiées dans un recueil d'odes choisies par Friedrich Graefe, 1743)
  • Concerto pour cor, cordes et clavecin en ré majeur
  • Sinfonia en ut majeur

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Cleopatra & Cesare, Robert Gambill, Maria Cristina Kiehr, Ralf Popken, Jeffrey Francis, Lynne Dawson, Elisabeth Scholl, Iris Vermillion, Klaus Hager, Janet Williams, Concerto Köln, dir. René Jacobs (3 CD Harmonia Mundi)
  • Der Tod Jesu - Inge Van De Kerkhove, soprano, Uta Schwabe, Kerkhove, Christoph Gens, Stephan Genz, basse, La Petite Bande, Ex Tempore, Dir. Sigiswald Kuijken (2003, 2 CD Hyperion CDA67446)
  • Te Deum - Jürgen Orelly, basse, Klaus Mertens, basse, Philipp Heizmann basse, de L'Arpa Festante, dir. Fritz Naf (2006, CPO)

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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