Hector Berlioz

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Hector Berlioz

Description de cette image, également commentée ci-après

Hector Berlioz par Pierre Petit, photographie de 1863.

Naissance 11 décembre 1803
La Côte-Saint-André,
Drapeau français République française
Décès 8 mars 1869 (à 65 ans)
Paris,
Drapeau français Empire français
Activité principale Compositeur
Style Musique romantique
Activités annexes Critique musical
Lieux d'activité Paris
Années d'activité 1824-1869
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Antoine Reicha
Jean-François Lesueur
Distinctions honorifiques Prix de Rome

Œuvres principales

Hector Berlioz (prononcer [bɛʁ.'ljoːz][1] ; ['bɛr.ʎo] en francoprovençal[2]) est un compositeur, écrivain et critique français, né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André (Isère) et mort le 8 mars 1869 à Paris.

Auteur entre autres de la Symphonie fantastique, il est considéré comme l'un des grands représentants du romantisme européen, bien qu'il ait récusé le terme de « romantique », qui ne signifiait rien à ses yeux (il se définissait en fait comme un compositeur classique)[réf. nécessaire]. Sa musique avait la réputation de ne pas respecter les lois de l'harmonie, accusation qui ne résiste pas à une lecture approfondie de ses partitions : on y découvre en effet que Berlioz respecte les fondements historiques de l'harmonie datant du XVIe siècle (règles régissant les mouvements contraires et conjoints), mais qu'il s'affranchit parfois des règles supplémentaires apparues plus tard et esthétiquement discutables (règles de modulation cadencielle[Quoi ?] entre autres).[réf. nécessaire]

Sommaire

Biographie [modifier]

Hector Berlioz enfant.

Hector Berlioz est issu d'une vieille famille du Dauphiné. Son père, Louis Berlioz, est médecin, et sa mère, Antoinette-Joséphina Marmion, catholique fervente.

À l'âge de six ans, Berlioz est envoyé au séminaire pour y entreprendre ses études. À la fermeture de l'établissement, en 1811, son père décide de se charger de son éducation, le destinant à une carrière de médecin. Cette éducation paternelle ne l'empêche pas de compléter sa formation avec un maître de musique qui lui enseigne le chant et la flûte. À l’âge de douze ans, il se met à composer[3]. En 1819, son père lui achète une flûte puis une guitare, et Hector prend des leçons d'un nouveau professeur. Deux ans plus tard, Hector Berlioz est promu bachelier ès lettres à Grenoble, le 22 mars 1821.

Inscrit à l’école de médecine de Paris, il quitte sa famille fin octobre et suit les cours du programme pendant une année, avant d'écrire à son père qu'il préfère l’art à la médecine : « Je sentis ma passion pour la musique s’accroître et l’emporter sur mon désir de satisfaire mon père »[4]. Il se brouille avec sa famille, fréquente l'Opéra de Paris et suit les enseignements de Jean-François Lesueur, puis d'Antoine Reicha.

Les débuts [modifier]

Portrait de Berlioz par Émile Signol, 1832

À une époque où sa formation musicale est encore rudimentaire, il commence à jouer de la guitare et du flageolet. Il est très tôt attiré par la vie parisienne des années de la Restauration des Bourbons, période marquée par un grand élan culturel et intellectuel [réf. nécessaire].

En 1823, il étudie la composition au Conservatoire de Paris. Il écrit la Messe solennelle en 1824 et découvre Weber, dont il se souviendra pour la Symphonie fantastique. Malgré ses échecs au concours de Rome en 1827, 1828 et 1829 (sa cantate Cléopâtre est jugée injouable par le jury en 1829), il poursuit ses études au Conservatoire, dirigé alors par le grand maître de l'époque, Luigi Cherubini, avec Antoine Reicha pour la fugue et le contrepoint, et Jean-François Lesueur pour la composition.

Au cours d'une représentation d'Hamlet, il découvre Shakespeare et tombe amoureux d'une actrice irlandaise qui joue dans la pièce, Harriet Smithson, qu'il épousera en 1833.

Il découvre aussi Goethe et son Faust : il va tout d'abord écrire sur la traduction de Gérard de Nerval, Huit scènes de Faust (1828), puis la légende dramatique La Damnation de Faust (1846).

L'exécution en 1828 des symphonies de Beethoven par François-Antoine Habeneck, sera une révélation, pour Berlioz. « Je venais d’apercevoir en deux apparitions Shakespeare et Weber ; aussitôt, à un autre point de l’horizon, je vis se lever l’immense Beethoven. La secousse que j’en reçus fut presque comparable à celle que m’avait donnée Shakespeare. Il m’ouvrait un monde nouveau en musique, comme le poëte m’avait dévoilé un nouvel univers en poésie. » - (Mémoires, chapitre XX)

La Symphonie fantastique [modifier]

Dès 1830, six ans seulement après la Symphonie n° 9 de Beethoven, ses études, ses influences et son génie lui permettent d'écrire la Symphonie fantastique, op. 14, qui enthousiasme Franz Liszt, mais provoque un grand scandale chez un public qui ne se rend pas compte de la portée de l'œuvre : elle va relancer la « musique à programme », ou « musique descriptive », et va s'insinuer partout dans la musique allemande (Franz Liszt et Richard Strauss), puis dans la musique française (Saint-Saëns, Dukas, Franck et d'Indy). Dès 1834, il se fait connaître comme critique dans la Gazette musicale, puis dans le Journal des débats, où il soutient son système musical, qui subordonne l'harmonie à la recherche de l'expression.

Voyages et premiers écrits [modifier]

Il remporte le prestigieux Prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, ce qui l'amène à vivre à l'académie de France à Rome (Villa Médicis). Il y rencontre Mendelssohn, mais l'Italie l'inspire et le déçoit tout à la fois.

En 1831 et 1832, son séjour le pousse à composer Lélio ou le Retour à la vie, Le Roi Lear ainsi que Harold en Italie (1834) pour alto et orchestre, à la demande de Paganini sur un poème de Lord Byron intitulé Childe Harold's Pilgrimage. Cette œuvre constitue une « seconde Symphonie fantastique ».

Il est engagé en 1835 comme critique musical dans le Journal des débats, où ses articles font date et lui valent de nombreuses inimitiés. Il y collabore jusqu'en 1864.

Le Requiem [modifier]

Berlioz, avant 1864.
Cliché de Charles Reutlinger

Alors qu'il était considéré dans toute l'Europe comme un héros romantique, il restait un ennemi à Paris, où la musique était avant tout affaire de politique, de pouvoir, d'alliances et de trahisons.

Ainsi, lorsqu'il obtint un contrat du ministère des Beaux-arts pour une messe des morts, les partisans du directeur du Conservatoire, Cherubini, tentèrent en vain de faire résilier le contrat. Après qu'il eut terminé l'œuvre (en moins de trois mois) et que les arrangements eurent été pris pour la création d'un concert, le Ministère annula celui-ci, sans explication.

Le Requiem eut cependant sa chance, grâce au concours d'amis bien placés. En décembre 1837, il fut joué dans la chapelle des Invalides, décorée de milliers de chandelles pour la circonstance, en présence de la famille royale, du corps diplomatique et de toute la haute société parisienne ; Berlioz avait obtenu cent quatre-vingt-dix instrumentistes, deux cent dix choristes, quatre ensembles de cuivres placés dans les coins de la chapelle, ainsi que seize timbales.

Il raconte dans ses mémoires :

« Au moment de [l'entrée des quatre orchestres de cuivres], au début du Tuba mirum qui s’enchaîne sans interruption avec le Dies irae, le mouvement s’élargit du double ; tous les instruments de cuivre éclatent d’abord ensemble dans le nouveau mouvement, puis s’interpellent et se répondent à distance, par des entrées successives, à la tierce supérieure les unes des autres. Il est donc de la plus haute importance de clairement indiquer les quatre temps de la grande mesure à l’instant où elle intervient. Sans quoi ce terrible cataclysme musical, préparé de si longue main, où des moyens exceptionnels et formidables sont employés dans des proportions et des combinaisons que nul n’avait tentées alors et n’a essayées depuis, ce tableau musical du Jugement Dernier, qui restera, je l’espère, comme quelque chose de grand dans notre art, peut ne produire qu’une immense et effroyable cacophonie.
Par suite de ma méfiance habituelle, j’étais resté derrière Habeneck et, lui tournant le dos, je surveillais le groupe des timbaliers, qu’il ne pouvait pas voir, le moment approchant où ils allaient prendre part à la mêlée générale. Il y a peut-être mille mesures dans mon Requiem. Précisément sur celle dont je viens de parler, celle où le mouvement s’élargit, celle où les instruments de cuivre lancent leur terrible fanfare, sur la mesure unique enfin dans laquelle l’action du chef d’orchestre est absolument indispensable, Habeneck baisse son bâton, tire tranquillement sa tabatière et se met à prendre une prise de tabac. J’avais toujours l’œil de son côté ; À l’instant je pivote rapidement sur un talon, et m’élançant devant lui, j’étends mon bras et je marque les quatre grands temps du nouveau mouvement. Les orchestres me suivent, tout part en ordre, je conduis le morceau jusqu’à la fin, et l’effet que j’avais rêvé est produit. Quand, aux derniers mots du chœur, Habeneck vit le Tuba mirum sauvé : « Quelle sueur froide j’ai eue, me dit-il, sans vous nous étions perdus! — Oui, je le sais bien, répondis-je en le regardant fixement. » Je n’ajoutai pas un mot … L’a-t-il fait exprès ? Serait-il possible que cet homme, d’accord avec M. XX., qui me détestait, et les amis de Cherubini ait osé méditer et tenter de commettre une aussi basse scélératesse ? Je n’y veux pas songer… Mais je n’en doute pas. Dieu me pardonne si je lui fais injure. »

— Hector Berlioz, Mémoires, chap. XLVI.

Le Requiem valut à Berlioz un succès critique et public.

L'opéra [modifier]

Statue d'Hector Berlioz, place Victor-Hugo à Grenoble

En 1838, pour son entrée à l'Opéra de Paris avec Benvenuto Cellini, l'atmosphère de cabale organisée par ses adversaires conduit à l'échec des représentations. Toutefois, l'engagement de Berlioz à la bibliothèque du Conservatoire et l'estime que lui porte Paganini lui permettent d'écrire Roméo et Juliette (1839), qui enthousiasme Richard Wagner.

La période 1840-1841 voit la composition de la Symphonie funèbre et triomphale, le cycle de Les Nuits d'été (sur six poèmes de Théophile Gautier: Villanelle, Le Spectre de la rose, Absence, Sur les lagunes, Au cimetière, L'Île inconnue) pour voix et piano qu'il orchestre par la suite.

Pendant cette période, il est reconnu davantage en sa qualité de chef d'orchestre que de compositeur, et il est plus apprécié à l'étranger qu'en France ; il dirige ses propres œuvres, mais aussi des œuvres de ses confrères en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, en Hongrie ou en Russie, et se fait accompagner par la cantatrice Marie Recio (nom de scène de Marie Martin[5]), sa nouvelle compagne. Son œuvre L'Enfance du Christ est accueillie en triomphe (1864). La période anglaise de 1847-1848 est particulièrement fertile en aventures. Berlioz dirige l'orchestre de Drury Lane à Londres, dont le chef d'orchestre est le compositeur Louis-Antoine Jullien, le roi des concerts promenades et des concerts monstres. Jullien avait sollicité la participation de Berlioz, et celui-ci le maudira après l'avoir encensé. Louis-Antoine Jullien est un fou à plus d'un titre[6].

En 1847, sur les conseils de son ami Balzac, à un moment où il était à court d'argent, comme c'était souvent le cas[7], il se rend en tournée en Russie, où il remporte un triomphe à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Il est logé chez la grande-duchesse Hélène, qui l'accueille avec faste. Aux concerts qu'il dirige dans la salle de l'Assemblée de la noblesse, il est bissé jusqu'à douze fois ! Pendant son premier bis, il s'écrie :« Je suis sauvé ! », au deuxième « Je suis riche ! »[8] Il dirige alors Roméo et Juliette, Le Carnaval romain et la Symphonie funèbre et triomphale. Il reviendra en 1867 dans ce qu'il appelle « la fière capitale du Nord ».

En 1856, il entame la composition de son « opus magnum » Les Troyens et écrit le livret inspiré par le poème épique L'Énéide, œuvre de Virgile. La genèse de son ouvrage remonte à sa plus tendre enfance, et l'influence de Virgile et de Shakespeare est récurrente dans son œuvre. Les Troyens est achevé deux ans plus tard, mais Berlioz ne peut le faire jouer dans son intégralité, car les administrateurs sont rebutés par la durée et les moyens exigés par l'œuvre.

Tombe d'Hector Berlioz–Cimetière de Montmartre-Paris
Tombe d'Hector Berlioz au cimetière de Montmartre (Paris)

Berlioz compose ensuite l'opéra-comique Béatrice et Bénédict, inspiré de Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare, mais tombe malade après la mort de Marie, puis de son fils Louis, en 1866. Après une tournée triomphale en Russie, au cours de laquelle il va influencer les jeunes Moussorgski, Rimsky-Korsakoff et Borodine, il fait un voyage à Nice en mars 1868, où il se blesse en faisant une chute. En août 1868, il effectue son dernier voyage à Grenoble, la ville de résidence de sa sœur et de sa famille. Invité par le maire Jean Vendre à l'occasion de trois journées de festivité organisées pour l'inauguration d'une statue équestre de Napoléon Ier, il préside un festival de musique. Il décède le 8 mars 1869 à Paris, 4 rue de Calais, dans le quartier de la « Nouvelle-Athènes » (IXe). Il est enterré au cimetière de Montmartre (avenue Berlioz, 20e division, 1re ligne), près de ses deux épouses Harriet Smithson et Marie Recio[9].

Analyse de l'œuvre [modifier]

Statue érigée en son nom à Monte-Carlo, Monaco.

Les thèmes beethovéniens et shakespeariens, qui s'entrecroisent dans toute la production de Berlioz, et l'attachement que témoigne le compositeur pour la musique de la période révolutionnaire et de l'Empire ont fortement marqué son œuvre, comme le prouve son admiration pour Gluck.

Berlioz est une grande figure romantique à l'humour ravageur, mais très rigoureux dans l'écriture et très exalté dans l'exécution. Son œuvre va peu à peu se dégager de la forme musicale académique de son temps pour s'orienter vers des orchestrations d'une grande richesse de timbres et de couleurs, une écriture contrapuntique toute personnelle et un penchant pour les très grandes formations orchestrales. Ses velléités de liberté le conduiront à s'affranchir des textes qu'il met en musique, au point de les écrire lui-même, comme le fit aussi Richard Wagner.

Sans tomber dans l'exagération qui prévalait à l'époque, Berlioz s'intéressa énormément à la nature des timbres. Il fut également l'ami d'Adolphe Sax, dont il encourageait fortement les travaux, notamment ceux concernant la famille des Saxophones.

Irréductible à toute école, la musique de Berlioz est d'une grande originalité. Cependant, en dépit des succès considérables remportés à l'étranger, son œuvre est restée longtemps méconnue dans son propre pays, voire mésestimée, mis à part certains extraits de la Damnation de Faust et, bien sûr, la Symphonie fantastique, qui fit l'objet d'un superbe et indémodable enregistrement de Charles Münch à la tête de l'Orchestre de Paris.

L'œuvre de Berlioz a cependant été reçue avec chaleur en Allemagne, et ce depuis les premières représentations des Troyens par Félix Mottl, à la fin du XIXe siècle, jusqu’à Rafael Kubelík, qui fut l’artisan de sa résurrection dans les années 1960. Depuis, les Allemands n'ont pas hésité à organiser des congrès Berlioz dans leur pays, par exemple à Essen-Werden, en juin 2003, sous l’initiative d’Hermann Hofer et de Matthias Brzoska. Ces toutes dernières années, Les Troyens et Benvenuto Cellini sont passés dans le répertoire habituel de Dresde, Leipzig, Mannheim, Hambourg, Dortmund, Düsseldorf et Gelsenkirchen.

En France, sous la direction de Serge Baudo, Lyon a accueilli pendant quelque dix ans le festival international Hector-Berlioz. Ce festival a maintenant lieu à La Côte-Saint-André (Isère), la ville natale de Berlioz. En outre, c'est l'ouvrage lyrique Les Troyens qui a été présenté lors de l'inauguration de l'Opéra-Bastille à Paris, en mars 1990.

Œuvres [modifier]

La liste complète a été établie par D. Kern Holoman dans son catalogue thématique.

Musique symphonique [modifier]

Article détaillé : Ouvertures d'Hector Berlioz.

Musique lyrique [modifier]

Musique chorale et vocale [modifier]

Discographie sélective [modifier]

Dans les années 1960 et 1970, à une époque où Berlioz était surtout connu pour la Symphonie fantastique, Colin Davis va œuvrer, après son compatriote, sir Thomas Beecham, pour la réhabilitation de Berlioz en enregistrant une grande partie de ses compositions. John Eliot Gardiner a marché sur ses traces.

En France, divers chefs d'orchestre se sont également consacrés à Berlioz. Mentionnons Georges Prêtre, Pierre Boulez, Michel Plasson, Jean-Claude Casadesus, Jean-Paul Penin ou encore Marc Minkowski, qui ont pris le relais de leurs prestigieux aînés Pierre Monteux, Charles Munch, Jean Fournet et André Cluytens.

Cantates [modifier]

Œuvres symphoniques [modifier]

Mélodies [modifier]

Opéras [modifier]

Musique religieuse [modifier]

Hommages [modifier]

  • Une médaille à l'effigie de Berlioz a été réalisée en 1897 par le peintre et graveur polonais Wincenty Trojanowski. Un exemplaire de la médaille est conservé au musée Carnavalet (ND 0156).

Annexes [modifier]

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Bibliographie [modifier]

Membre de l'Académie des beaux-arts et critique musical, Berlioz a laissé plusieurs ouvrages :

  • Le Voyage musical en Allemagne et en Italie (1843-44) ;
    Publié sous forme de feuilleton dans le Journal des débats en 1843, puis en recueil en août 1844, avant d'être intégré aux Mémoires en 1870.
  • Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernes (1843-44) ;
    Publié pour la première fois en 1843, puis dans une version révisée en 1855 avec l'ajout de L’Art du chef d’orchestre.
  • Études sur Beethoven, Gluck et Weber (1844) ;
  • Les Soirées de l'orchestre (1852)[10] ;
  • Les Grotesques de la musique (1859)[11] ;
  • À travers chants (1862)[12] ;
  • Mémoires (1870, posthume)[13].

Cette œuvre critique est regroupée et rééditée depuis trente ans en France : les Mémoires, puis la Correspondance générale en huit tomes chez Flammarion, publiés sous les auspices de l’association nationale Hector-Berlioz ; la Critique musicale en dix tomes, en cours chez Buchet-Chastel sous la direction d’Yves Gérard et Marie-Hélène Coudroy.

  • Hector Berlioz, Mémoires, Flammarion, Paris, 1991, (ISBN 2-08-212539-4) ;
  • Hector Berlioz, De l'instrumentation, coll. « Les Inattendus », Le Castor Astral, Paris, 1994, 169p.  (ISBN 978-2859202279) ;
  • Hector Berlioz, Critique musicale, Buchet-Chastel, Paris, 1997 (6 tomes) ;
  • Hector Berlioz, Les Soirées de l'orchestre, Gründ, 1998, 649p.  (ISBN 978-2700021028) ;
  • Hector Berlioz, Correspondance générale, coll. « Harmoniques », Flammarion Lettres, Paris, 2001 (8 tomes)

Ouvrages sur Berlioz [modifier]

  • Georges de Massougnes, Hector Berlioz (1803-1869): Son œuvre, Calmann Levy, Paris, 1919 ;
  • Claude Ballif, Berlioz, coll. « Solfèges », Seuil, Paris, 1979, (ISBN 978-2-02-000249-3) ;
  • François Piatier, Benvenuto Cellini de Berlioz ou le Mythe de l'artiste, collection « Les Grands Opéras », Aubier, Paris, 1979, (ISBN 2-7007-0160-7) ;
  • (en) Dallas Kern Holoman, Catalogue of the Works of Hector Berlioz, Bärenreiter, Kassel, 1987 (ISBN 3-7618-0449-0) ;
  • Henri Barraud, Hector Berlioz, coll. « Les Indispensables de la musique », Fayard, Paris, 1989, 506p.  (ISBN 978-2213024158) ;
  • (en) Dallas Kern Holoman, Berlioz, Cambridge MA, Harvard University Press, 1989, (ISBN 0-674-06778-9) ;
  • David Cairns, Hector Berlioz. La Formation d'un artiste (1803 - 1832), vol.1, Fayard, Paris, octobre 2002, traduit de l'anglais par Dennis Collins, 720p. (ISBN 2-213-61249-8) ;
  • David Cairns, Hector Berlioz. Servitude et Grandeur (1832 - 1869), vol.2, Fayard, Paris, octobre 2002, traduit de l'anglais par Dennis Collins, 954p. (ISBN 2-213-61250-1) ;
  • Pierre-Jean Rémy, Berlioz, le roman du romantisme, Albin Michel, Paris, 2002 (ISBN 2-253-11349-2) ;
  • Christian Wasselin et Pierre-René Serna, Cahier Berlioz, n° 77, éditions de L'Herne, Paris, janvier 2003 (ISBN 2-85197-090-9) ;
  • Christian Wasselin, Berlioz : Les Deux Ailes de l'âme, Gallimard, Paris, janvier 2003 (ISBN 2-07-076522-9) ;
  • Catherine Massip et Cécile Reynaud (dir.), Berlioz, la voix du romantisme, catalogue de l'exposition donnée à la Bibliothèque nationale de France en 2003 et 2004, BnF/Fayard, Paris, septembre 2003 (ISBN 2-213-61697-3) ;
  • Pierre Citron (dir.), Cécile Reynaud, Jean-Pierre Bartoli, Peter Bloom, Dictionnaire Berlioz, Fayard, Paris, octobre 2003 (ISBN 2213615284) ;
  • Christian Wasselin, Berlioz ou le Voyage d'Orphée, éditions du Rocher, Paris, octobre 2003 (ISBN 2-268-04795-4) ;
  • Pierre-René Serna, Berlioz de B à Z, éditions Van de Velde, Paris, juin 2006 (ISBN 2-85868-379-4).

Notes et références [modifier]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 103.
  2. « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges, 12 octobre 2010.
  3. Hector Berlioz, Correspondance générale, tome V, Flammarion.
  4. Hector Berlioz, Correspondance générale, op. cit.
  5. Hector Berlioz par Tom S. Wotton sur Google Books
  6. Michel Faul, Louis Jullien : Musique, spectacle et folie au XIXe siècle, Atlantica, 2006 (ISBN 2351650387), particulièrement le chapitre 6 (cf. Site de Louis Jullien).
  7. « Vous avez eu l’obligeance de m’offrir votre pelisse, soyez assez bon pour me l’envoyer demain rue Provence 41, j’en aurai soin et je vous la rapporterai fidèlement dans quatre mois. Celle sur laquelle je comptais me paraît beaucoup trop courte et je crains surtout le froid aux jambes. » Hector Berlioz à Honoré de Balzac, septembre 1847. Cité in Correspondance intégrale, réunie et annotée par Roger Pierrot, Garnier, Paris, 1969, p.  776
  8. (ru) A. N. Tchesnokova Les Étrangers à Saint-Pétersbourg et leurs descendants, éditions Satis, Saint-Pétersbourg, 2003, p. 191
  9. Tombe de Berlioz au cimetière de Montmartre.
  10. Texte disponible également en ligne
  11. Texte disponible en ligne
  12. Texte disponible en ligne
  13. Texte disponible en ligne

Liens externes [modifier]