Calendrier grégorien

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Le calendrier grégorien est un calendrier solaire conçu à la fin du XVIe siècle pour corriger la dérive séculaire du calendrier julien alors en usage. Il porte le nom de son instigateur, le pape Grégoire XIII. Adopté à partir de 1582 dans les États catholiques, puis dans les pays protestants, son usage s'est progressivement étendu à l'ensemble du monde au début du XXe siècle. Le calendrier grégorien s'est imposé dans la majeure partie du monde pour les usages civils ; de nombreux autres calendriers sont utilisés pour les usages religieux ou traditionnels.

Structure du calendrier grégorien[modifier | modifier le code]

Le calendrier grégorien reprend en grande partie la structure du calendrier julien de la Rome antique en vigueur jusqu'alors : les subdivisions en mois et en semaines sont identiques, et le décompte des années se fait également à partir de l'Anno Domini, point de départ de l'ère chrétienne.

La différence majeure réside dans la détermination des années bissextiles.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Le calendrier grégorien est un calendrier solaire divisé en douze mois, de durée inégale :

1er trimestre 2e trimestre 3e trimestre 4e trimestre
janvier, 31 jours
février, 28 ou 29 jours
mars, 31 jours
avril, 30 jours
mai, 31 jours
juin, 30 jours
juillet, 31 jours
août, 31 jours
septembre, 30 jours
octobre, 31 jours
novembre, 30 jours
décembre, 31 jours
90 ou 91 jours 91 jours 92 jours 92 jours

Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d’une semaine ont chacun un nom : en français, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Une période de 28, 29, 30, ou 31 jours (soit un peu plus de quatre semaines) forme un mois, et une période de douze mois, une année.

Décompte des années et des siècles[modifier | modifier le code]

L’ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l’ère chrétienne, c’est-à-dire « après Jésus-Christ » (Anno Domini en latin, locution encore utilisée en anglais et le plus souvent notée après l'année sous sa forme abrégée AD, et autrefois désignée en français comme « an de grâce » ou « an du Seigneur »).

L’ère qui précède est l’ère pré-chrétienne ; elle est décomptée en sens opposé, là aussi à partir d'une référence théorique à Jésus-Christ. On est dans la direction « avant Jésus-Christ » souvent abrégée en français « av. J.-C. ». Les années « av. J.-C. » sont souvent notées négativement.

Il n'y a pas d'année zéro, l'année 1 « après Jésus-Christ » succède à l'année 1 « avant Jésus-Christ », parfois notée -1. En conséquence, le premier siècle comprend l'année 100, et ainsi de suite. Par exemple, le XXe siècle s'est terminé le 31 décembre 2000 et non le 31 décembre 1999, jour où se sont déroulées les festivités de toute nature pour le « passage à l'an 2000 ».

Les années bissextiles[modifier | modifier le code]

La raison du changement : le problème du comput[modifier | modifier le code]

Le calendrier julien établi par l'astronome Sosigène insérait une journée bissextile tous les 4 ans, et attribuait donc à l’année une durée moyenne de 365,25 jours. Or, l'année tropique moyenne dure 365,24219 jours (soit environ 365 jours h 48 min 45 s).

Ceci induisait un décalage d’environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, qui était déjà perceptible lors du premier concile de Nicée, en 325, lorsqu'on y arrêta la règle de calcul de la date de Pâques. L'équinoxe de printemps tombait alors le 21 mars au lieu du 25 mars, référence initiale du calendrier julien, mais ce fut imputé à une erreur de calcul de Sosigène[1].

Ce décalage avait pour effet que l'équinoxe de printemps légal, glissait progressivement en s'éloignant de l'équinoxe de printemps réel, et que ce dernier « remontait » donc lentement dans le calendrier, pour se situer aux alentours du 10 mars (julien) au XVIe siècle. La date de Pâques, fixée par les règles du comput au dimanche suivant la première pleine lune de printemps en fonction de cet équinoxe théorique (21 mars), dérivait lentement vers l'été, et avec elle tout le calendrier liturgique.

Un nouveau mode de calcul des années bissextiles[modifier | modifier le code]

Le calendrier grégorien reste un calendrier solaire se basant non sur la révolution de la Terre autour du Soleil (hypothèse non validée à l'époque), mais sur le retour au point vernal du soleil chaque printemps, permettant le calcul du début de l'année quelques jours après le solstice d'hiver, en 365,24221935 jours de 24 heures. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'année de 365,2425 jours. Pour assurer un nombre entier de jours à l'année, on y ajoute tous les 4 ans (années dont le millésime est divisible par 4) un jour intercalaire, le 29 février (voir année bissextile), à l'exception des années séculaires qui ne sont bissextiles que si leur millésime est divisible par 400

On considéra donc comme années communes (années de 365 jours) les millésimes qui sont multiples de 100 sans être multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900 qui furent communes. De même, 2100, 2200, 2300 seront communes, alors que 2400 sera une année bissextile.

En appliquant cette règle, on arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,24219 jours soit un excès de 3 jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5 s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 milliseconde par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année sur 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

L'adoption du calendrier grégorien[modifier | modifier le code]

Le rattrapage du décalage[modifier | modifier le code]

La réforme principale et suffisante éliminant cette dérive (et qui a été appliquée facilement dans les autres pays par la réforme limitée du calendrier julien) était celle du mode d’application des années bissextiles lors des années séculaires. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien non réformé, repose dans la distribution des années bissextiles.

L'introduction du calendrier grégorien comprend aussi une deuxième réforme d’application plus délicate, le décalage grégorien qui supprima 10 jours du calendrier.

Ces 10 jours permettaient de rattraper d’un coup le retard croissant pris par l’ancien calendrier julien sur les dates des équinoxes depuis le concile de Nicée, plus de 12 siècles avant, et de retrouver la concordance entre l'équinoxe de printemps et le 21 mars calendaire. Neuf années bissextiles ont été comptées en trop : en 500, 600, 700, 900, 1000, 1100, 1300, 1400 et 1500 suivant les nouvelles règles de calcul.

Application dans les pays catholiques[modifier | modifier le code]

L’introduction du calendrier grégorien commença le vendredi , qui fut le lendemain du jeudi dans les États pontificaux et certains pays catholiques : Espagne, Portugal, états de la péninsule italienne. Pour les pays ayant immédiatement suivi Rome, cela permit de fixer de nouveau l’équinoxe de printemps le 21 mars, comme ce fut le cas au début de l’ère chrétienne, au premier concile de Nicée en 325.

Dans ses Essais[2], Montaigne mentionne les difficultés que ses contemporains ont éprouvées pour passer progressivement au nouveau calendrier et qu'il éprouve lui-même pour calculer son âge.

Du XVIIIe au XXe siècles[modifier | modifier le code]

Cependant, certains pays ont tardé à appliquer l’ajustement grégorien des années séculaires, et ont donc compté l’année 1700 comme bissextile (selon l’ancien calendrier julien non réformé), ce qui a accru le décalage de date à 11 jours. Le célèbre astronome Johannes Kepler s'amusait à dire que les protestants préféraient être en désaccord avec le soleil plutôt que d'être d'accord avec le pape, en référence à leur rejet de la réforme du calendrier. La Suède qui utilisait le calendrier julien a tenté une première fois d’appliquer seule la règle d’ajustement grégorien en 1700 (non bissextile), sans appliquer le décalage de 10 jours, puis s’est reprise en 1712 en ajoutant 2 jours au mois de février (année doublement bissextile) pour revenir à l’ancien calendrier julien encore utilisé en Angleterre ou dans les pays protestants et orthodoxes voisins.

La Suède et l’Angleterre appliqueront complètement le calendrier grégorien plus tard, sous l’influence de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Suisse dont les états utilisaient simultanément les calendriers julien et grégorien suivant qu’ils étaient de confession protestante ou catholique, et qui lors de leur unification ont voulu uniformiser les calendriers. Jusqu'à la Révolution bolchevique, la Russie utilisait le calendrier julien ; de fait, au XIXe siècle, il retardait de 12 jours et de 13 jours à partir de 1900. En 1918, Moscou imposa le calendrier grégorien : le 1er février correspondit au 14. Mais on continua politiquement en URSS comme en Occident à désigner la révolution à partir de la datation du calendrier julien : la « Révolution d'Octobre », tout en la fêtant le jour correspondant au calendrier grégorien : le 7 novembre et non le 25 octobre. De même a-t-on gardé l'habitude de désigner la première révolution russe de 1917 d'après le calendrier julien : la « Révolution de février » (23-28 février) qui eut lieu dans le calendrier grégorien le mois suivant (8-13 mars).

La troisième réforme du calendrier grégorien était de commencer les années en janvier et non au mois de mars comme auparavant (le début de l'année dans le calendrier julien a lui-même varié — voir l'article correspondant et ses liens externes). Cette réforme permettait de faire coïncider les fêtes païennes du Nouvel an dans le temps de Noël, et non plus avant la période sainte de Pâques. Dans bien des pays, cette dernière réforme a été appliquée des années ou même plusieurs siècles après celle de l’ajustement et du décalage grégorien. Cependant, cela n'a pas pas été le cas des pays orthodoxes, dont l’année commençait en septembre.

Pays utilisant un autre calendrier[modifier | modifier le code]

Cinq pays dans le monde n'utilisent pas le calendrier grégorien :

Non-rétroactivité et correspondance avec d'autres calendriers[modifier | modifier le code]

Le calendrier grégorien est rarement utilisé de façon rétroactive.

En effet, le basculement entre les deux calendriers a eu lieu à des dates différentes selon les pays. Deux dates identiques dans deux pays différents (entre 1582 en France et 1918 en Russie, par exemple) peuvent correspondre à des moments différents. Des problèmes de datation se posent parfois quand il s'agit d'événements internationaux.

Par exemple, Isaac Newton est né soit en 1642 (25 décembre) soit en 1643 (4 janvier) selon que l'on utilise le calendrier julien alors en usage en Angleterre, ou le calendrier grégorien. Shakespeare et Cervantès sont morts à la même date (23 avril 1616), mais pas le même jour, l'Angleterre – pour sa part anglicane – n'ayant pas tout de suite adopté le calendrier grégorien.

En Histoire, on se réfère donc au calendrier julien pour la période précédant 1582. Les jours juliens sont un moyen commode d'établir la correspondance de date entre le calendrier grégorien et les calendriers julien, musulman, juif.

Débats sur le calendrier grégorien[modifier | modifier le code]

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de son caractère religieux et de sa structure interne.

Origine chrétienne[modifier | modifier le code]

En France, les critiques portèrent sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses, et des références aux saints dans les agendas. Les agendas (ou almanachs) étaient en effet à l'époque l'un des principaux moyens d'information dans les campagnes françaises.[réf. nécessaire]

Cela a motivé quelques projets de calendriers laïques, comme le calendrier républicain de la Révolution française, qui était un remplacement du calendrier grégorien, et non pas une réforme. À la différence du système métrique, celui-ci avorta rapidement.

Un autre projet de calendrier laïc (le calendrier fixe) a été proposé par Auguste Comte : le calendrier positiviste. Celui-ci n'a pratiquement pas été utilisé en dehors de son promoteur et de quelques disciples.

Structure interne[modifier | modifier le code]

Durée variable du mois[modifier | modifier le code]

Les mois sont de longueur variable (de 28 à 31 jours), ce qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques. L'alternance entre des mois à 30 jours et des mois à 31 jours est nécessaire pour obtenir une année de 12 mois et de 365 jours (365 jours pour 12 mois = 30,4 jours par mois).

Le nombre de mois lui-même découle d'une contrainte sur la durée des mois, qui avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population non lettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaitre les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population majoritairement rurale.

Aujourd'hui ce lien n'est plus évident dans une civilisation urbaine.

Par ailleurs, la référence lunaire dans les calendriers n'est pas universelle, comme en témoigne le calendrier badi`, utilisé dans le bahaïsme. S’il se base également sur l'année solaire, celle-ci débutant à l’équinoxe du printemps le 21 mars, son originalité tient à l’abandon de la référence lunaire pour la durée du « mois ». Une année de ce calendrier comporte en effet « 19 « mois » » de 19 jours (soit 361 jours). Les 4 ou 5 jours supplémentaires nécessaires pour compléter une année sont intercalés entre le 18e et le 19e mois, et sont nommés les « jours intercalaires ».

Cependant, la grande majorité des réformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison.

Décorrélation des semaines et des mois[modifier | modifier le code]

Dans le calendrier grégorien, il n'y pas de correspondance entre le nom des jours et leur numéro dans le mois : on pourrait souhaiter, par exemple, que le premier jour du mois tombe toujours un lundi, le deuxième un mardi, etc.

C'est ce que permettaient les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe, qui résolvaient à l'aide de jours épagomènes placés « hors-semaine », rompant ainsi la continuité de la semaine. Or, cette continuité de la semaine est en fait le seul lien commun avec les autres calendriers : les calendriers islamique et hébraïque par exemple.

Durée variables des trimestres[modifier | modifier le code]

Dans le calendrier grégorien, le deuxième trimestre est plus court que le troisième.

Cette particularité découle du caractère solaire du calendrier : en effet, l'été astronomique est plus long d'environ quatre jours que l'hiver astronomique. Les longueurs irrégulières des trimestres permettent de maintenir une date fixe pour les solstices et les équinoxes.

Comme la durée variable des mois, cette irrégularité complique la lecture des statistiques.

Nombre de semaines par mois / nombre de semaines par an[modifier | modifier le code]

Ni le nombre de semaines par mois (4,33), ni le nombre de semaines par an (52,14) ne sont des entiers.

La seconde difficulté a amené de nombreuses propositions de réformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un jour épagomène à l'année (ou deux les années bissextiles), on arrive à obtenir l’égalité 365 = 7 × 52 + 1. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la Révolution française.

Pérennité[modifier | modifier le code]

Les critiques visant la nature religieuse du calendrier grégorien, ou la construction même du calendrier, donnèrent lieu à des projets de réformes au cours des trois derniers siècles.

La Convention fit adopter un système calendaire décimal, dit républicain, les semaines étant remplacées par des decadi (décades, c'est-à-dire dix jours) et les mois ayant tous trente jours. Le repos hebdomadaire était remplacé par un repos décadaire. Napoléon fit abroger cette mesure tout en confirmant l'usage du système métrique pour les autres unités que le temps.

D'autres réformes furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Au cours du XXe siècle, la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci furent abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser les traditions religieuses.

  • À l'approche de l'an 2000, lorsqu'il s'est agi d'adapter les systèmes informatiques qui étaient affectés par le bogue de l'an 2000, via la date système et les algorithmes de datation employés dans les programmes informatiques, la question s'est posée entre les autorités de différentes religions, de savoir quel calendrier était la référence. À l'issue d'un débat tenu aux États-Unis, il a finalement été décidé de conserver, par souci de simplicité, le calendrier grégorien.[réf. nécessaire]
  • Isaac Asimov imagine dans sa trilogie Fondation l'idée que le calendrier terrien est alors utilisé dans tout l'espace connu, mais que tout le monde a oublié sa raison d'être initiale (et jusqu'à l'existence de la Terre elle-même) et que les esprits curieux s'interrogent sur l'origine de ces choix peu compréhensibles. On retrouve le clin d'œil de Charles Quint qui, s'étant fait expliquer par ses astronomes le pourquoi de ces ratios, estimait qu'il aurait pu donner quelques conseils utiles à l’Éternel si celui-ci avait jugé bon de le consulter.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Thérèse d'Avila meurt dans la nuit du 4 octobre au [3]. La date de la fête des saints étant fixée de préférence au jour de leur mort (leur « naissance au ciel »), et le 4 octobre étant déjà occupé par la fête de saint François d'Assise, la fête de cette sainte tombe tout naturellement le 15 octobre. Les journées du 5 au 14 octobre 1582 n'existent pas dans les pays qui ont adopté le calendrier grégorien immédiatement (Vatican, Italie, Espagne, Brésil, Portugal). D'autres dates n'existent pas dans les autres pays ou régions suivant leur date d'adoption du calendrier grégorien. Ainsi William Shakespeare et Miguel de Cervantes meurent à la même date calendaire dans chacun de leurs pays respectifs, mais non le même jour.
  • Des vestiges du calendrier julien subsistent dans la culture populaire. Ils sont exhumés régulièrement à l'occasion de la parution des divers agendas, almanachs agricoles et autres publications de jardinage.

Exemples :

À la Sainte-Luce, les jours s'allongent du saut d'une puce,
À Nadal [Noël] du pied d'un gal [coq]
Et à l'an neuf du pas d'un bœuf[4].

Ces dates sont celles du calendrier julien. Dans le calendrier actuel, la Sainte-Luce tombe le 13 décembre mais les jours ne commencent à rallonger que le 22 décembre. Cependant à la Sainte-Luce, le jour commence à rallonger le soir seulement, près de Noël, solstice d'hiver, la durée du jour est la plus courte même si le jour continue de diminuer le matin et, à l'an neuf, cette fois seulement, le jour rallonge aussi le matin.
  • « La Saint-Barnabé [11 juin] est le jour le plus long de l'année[4]. » Ce dicton témoigne aujourd'hui des 10 jours du décalage introduits lors de l'adoption du calendrier grégorien pour rattraper le retard du calendrier julien sur le Soleil.
  • « À la Saint-Matthieu [21 septembre], jour égal à la neut[4]t » scande l'avènement de l'équinoxe d'automne en conformité avec le calendrier en vigueur.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. <Il en avait effectivement commis une, mais d'une journée et non de quatre - Jean Lefort, La Saga des calendriers, p. 74
  2. Livre III, chapitre 11
  3. Jean Lefort, La Saga des calendriers, p. 74
  4. a, b et c Jean Lefort, La Saga des calendriers, p. 77

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Centre historique des Archives nationales, De temps en temps, Histoires de calendriers, Tallandier Historia (2001)
  • Jean Lefort, La Saga des calendriers ou le frisson millénariste, Paris, 1998, Belin, collection « pour la science » (ISBN 2-9029-003-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, roman
  • Marie-Clotilde Hubert, Construire le temps : normes et usages chronologiques du moyen âge à l'époque contemporaine, Droz,‎ 2000 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]