Heinrich Schütz

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Heinrich Schütz

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Heinrich Schütz, c. 1635?, (Corcoran Gallery of Art, Washington, D.C.), par Rembrandt.

Surnom L'orphée de Dresde
Naissance 8 octobre 1585
Köstritz, Drapeau du Landgraviat de Hesse-Darmstadt Landgraviat de Hesse-Darmstadt
Décès 6 novembre 1672 (à 87 ans)
Dresde, Drapeau de l'Électorat de Saxe Électorat de Saxe
Activité principale Compositeur
Style Baroque

Œuvres principales

Dafne, Plusieurs psaumes

Heinrich Schütz (né à Köstritz, 8 octobre 1585 - mort à Dresde, 6 novembre 1672, en latin Henricus Sagittarius) est un compositeur allemand, représentatif du premier baroque allemand, aux côtés, notamment, de Samuel Scheidt et de Johann Hermann Schein. Il est généralement considéré comme le plus grand musicien allemand antérieur à Jean-Sébastien Bach, et l'un des plus importants de la musique occidentale au XVIIe siècle avec Monteverdi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Soutenu par le landgrave de Hesse-Cassel Heinrich Schütz étudie le droit à Marbourg, puis la musique à Venise où il est l'élève de Giovanni Gabrieli entre 1609 et 1612 et de Claudio Monteverdi au cours d'un second voyage, vingt ans plus tard.

Protestant luthérien, il devient organiste à Dresde, puis à partir de 1615 maître de chapelle à Dresde, poste qu'il conserve jusqu'à son décès à l'âge de quatre-vingt-sept ans d'une attaque cérébrale - avec des interruptions au cours de la guerre de Trente Ans, pendant laquelle il travaille notamment à la cour du roi du Danemark à Copenhague (1633 - 1635, 1641). En 1619, il épouse Magdalena Wildeck (1601 - 1625), de laquelle il a deux enfants : Anna Justina (née en 1621) et Euphrosyne (1623 - 1655).

Il est l'un des acteurs majeurs de la musique baroque allemande, écrivant de nombreuses œuvres sur des textes en langue vernaculaire. Il écrit essentiellement des compositions religieuses, mais est également l'auteur, en 1627, du premier opéra allemand : Dafne (dont la musique est perdue, mais dont subsiste le livret, dû au poète allemand Martin Opitz).

Sa musique est profondément influencée par l'Italie dans sa polychoralité. Ses compositions deviennent plus austères avec la maturité - probablement une des conséquences économiques de la guerre de Trente Ans qui ne permettaient plus de jouer des œuvres de grande ampleur.

Il ne semble subsister aucune de ses pièces instrumentales, alors que sa réputation d'organiste est grande à son époque. Mais les organistes improvisaient leur musique et la publiaient assez rarement. Il influença durablement l'école d'orgue d'Allemagne du Nord, dont le plus célèbre représentant est Jan Pieterszoon Sweelinck.

Anton Colander, Christoph Bernhard, Matthias Weckmann, Heinrich Albert, Johann Theile, Friedrich Werner, Philipp Stolle, Johann Nauwach, Caspar Kittel, Christoph Kittel, Clemens Thieme, Johann Klemm, Johann Vierdanck, David Pohle, Constantin Christian Dedekind, Johann Jacob Löwe, Johann Kaspar Horn, Friedrich von Westhoff, Adam Krieger, Johann Wilhelm Furchheim, Carlo Farina comptent parmi ses élèves.

Heinrich Schütz a été enterré dans la Frauenkirche de Dresde, mais sa tombe a été détruite depuis. Il est fêté le 28 juillet dans le « calendrier des saints » luthérien, aux côtés de Bach et de Haendel. Schütz était surnommé Sagittarius (« sagittaire ») en référence à l'auberge tenu par le père du compositeur, « À l'archer », qui en allemand se dit Zum Schütze, consonant avec son propre patronyme. À l'instar des œuvres de Jean-Sébastien Bach, les siennes sont répertoriées au moyen du sigle SWV (Schütz-Werke-Verzeichnis), suivi d'un numéro d'ordre.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Heinrich Schütz, c. 1650-1660, (Leipzig) par Christoph Spetner.

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Madrigaux italiens, 1611 (SWV 1 à 19)
  • Psalmen Davids, 1619 (SWV 22 à 47)
  • Historia der Auferstehung Christi, 1623 (SWV 50)
  • Cantiones sacrae, 1625 (SWV 53 à 93)
  • Becker Psalter, 1628, revu en 1661 (SWV 97 à 256)
  • Symphoniae Sacrae, 1629 (SWV 257 à 276), 1647 (SWV 341 à 367) et 1650 (SWV 398 à 418)
  • Kleine geistliche Konzerte (Petits concerts spirituels), 1636 (SWV 282 à 305) et 1639 (SWV 306 à 337)
  • Musikalische Exequien (Obsèques musicales), 1636 (SWV 279 à 281)
  • Geistliche Chormusik, 1648 (SWV 369 à 397)
  • Die Sieben Worte Jesu Christi am Kreuz, 1662 (SWV 478)
  • Weihnachts-Historie (Oratorio de Noël), 1664 (SWV 435)
  • Trois passions :
    • Matthäuspassion, 1664 (SWV 479)
    • Lukaspassion, 1666 (SWV 480)
    • Johannespassion, 1668 (SWV 481)
  • Magnificat, 1671 (SWV 468)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages en français[modifier | modifier le code]

Ouvrages en allemand[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]