Jean-Baptiste Marie Pierre

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Jean-Baptiste Marie Pierre

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Portrait de Jean-Baptiste-Marie Pierre travaillant à l’esquisse de son plafond, par Guillaume Voiriot, 1759. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Naissance 6 mars 1714
Paris
Décès 15 mai 1789 (à 75 ans)
Paris
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activités Peinture
Maîtres Charles-Joseph Natoire
Élèves Étienne-Louis Boullée, Jean-Jacques Bachelier, Louis Jean-Jacques Durameau, Nicolas-René Jollain, Friedrich Reclam, Étienne de La Vallée-Poussin, Jean-Jacques Le Barbier, Antoine Vestier, Jean-Baptiste Tierce, Hughes Taraval
Mouvement artistique Rococo

Œuvres réputées

Assomption de la Vierge

Jean-Baptiste Marie Pierre, né à Paris le 6 mars 1714 et mort à Paris le 15 mai 1789, est un peintre, graveur, dessinateur et administrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il suit sans doute les cours de l'Académie royale de peinture et de sculpture et peint son autoportrait dès 1732. Lauréat du grand prix de peinture de l'Académie en 1734, ce succès lui vaut de séjourner à l'Académie de France à Rome comme pensionnaire du roi de 1735 à 1740 sous la direction de Nicolas Vleughels puis de Jean-François de Troy. De retour à Paris, il est agréé à l'Académie le 29 avril 1741, puis reçu le 31 mars 1742. Tout au long des années 1740, l’artiste brille dans tous les genres de la peinture, répondant à de nombreuses commandes d’amateurs, des Bâtiments du roi et de l’Église. Ses œuvres présentées aux Salons témoignent de cette variété : les bambochades s’y mêlent aux grandes compositions religieuses ou historiques et aux œuvres mythologiques.

Fort du succès de son art, il gravit un à un tous les échelons de la hiérarchie académique : il devient adjoint à professeur en 1744, est le plus jeune concurrent choisi pour participer au concours organisé par Le Normant de Tournehem et Charles Antoine Coypel en 1747, ce qui lui vaut d’être élu professeur en 1748. En 1752, largement reconnu par la critique, il est nommé premier peintre du duc d’Orléans. Il donne de nombreux dessins pour les nouveaux appartements du Palais-Royal où il peint un plafond représentant L’Apothéose de Psyché. En 1754, il décore le théâtre privé du duc d’Orléans au faubourg Saint-Martin. Au château de Saint-Cloud, il achève en 1768 un plafond à cinq compartiments sur le thème de Renaud et Armide.

Entre 1752 et 1757, il peint aussi deux coupoles pour l'église Saint-Roch : Le Triomphe de la Religion pour la chapelle de la Communion et surtout l’immense Assomption de la Vierge pour la chapelle de la Vierge, son chef-d’œuvre et l’unique témoignage des plafonds peints qui firent sa réputation. En 1761, il est fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et, en 1770, devient Premier peintre du roi à la suite de François Boucher, chargé du détail des Arts et directeur de l'Académie. Il exerce aussi les fonctions de surintendant de la manufacture des Gobelins. Pendant près de vingt ans, avec le marquis de Marigny, puis l’abbé Terray et surtout le comte d'Angiviller, il exerce une influence déterminante sur l’art et les artistes de son temps. Il réserve alors ses talents de peintre à des commandes royales qu’il réalise bénévolement à Choisy, au Petit Trianon et à Marly. Pierre s’éteint le 15 mai 1789, à la veille de la Révolution.

Diderot, dont il convient de souligner que les critiques écrites dans le cadre de la Correspondance Littéraire de Grimm sont demeurées manuscrites et ne furent portées à la connaissance d'un large public qu'au moment de leur première édition en 1813, ne se lasse pas de le dénigrer. Dans son Salon de 1763, il écrit : « Depuis une douzaine d’années il a toujours été en dégénérant, et sa morgue s’est accrue à mesure que son talent s’est perdu. C’est aujourd’hui le plus vain et le plus plat de nos artistes. » Mais en 1767, son jugement est plus mesuré : « À juger Pierre par les premiers tableaux qu’il a faits à son retour d’Italie et par sa Galerie de Saint-Cloud, mais surtout par sa coupole de Saint-Roch, c’est un grand peintre. Il dessine bien, mais sèchement ; il ordonne assez bien une composition, et il ne manque pas de couleur. »

Jean-Baptiste Marie Pierre a eu, entre autres, pour élèves Étienne-Louis Boullée, Jean-Jacques Bachelier, Louis Jean-Jacques Durameau, Nicolas-René Jollain, Friedrich Reclam, Étienne de La Vallée-Poussin, Jean-Jacques Le Barbier, Antoine Vestier, Jean-Baptiste Tierce, Hughes Taraval.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  • Les papiers personnels de Jean-Baptiste Marie Pierre sont conservés aux Archives nationales sous la cote 392AP [1]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Aaron, « Jean-Baptiste Marie Pierre, 1714-1789 », Cahiers du Dessin Français no 9, Galerie de Bayser, Paris ; Ars Libri, Boston, 1993, (ISBN 9782905672094).
  • Marc Furcy-Raynaud, Correspondance de M. d'Angiviller avec Pierre, J. Schemit, Paris, 2 vol., 1905-07.
  • Nicolas Lesur & Olivier Aaron, Jean-Baptiste Marie Pierre 1714-1789 Premier peintre du roi, Arthena, Paris, 2009, (ISBN 978-2-903239-41-1).
  • Christian Michel, Charles-Nicolas Cochin et l'art des Lumières, École française de Rome, Rome, 1993, (ISBN 9782728302772).
    Contient la Lettre de Pierre sur les causes de la décadence de l'art en France.


Liens externes[modifier | modifier le code]