Superstition

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Le fer à cheval fait partie, dans certaines cultures, des objets porte-bonheur.


Au XIVe siècle, le terme signifiait « religion des idolâtres, culte des faux dieux » ; au XVIIIe siècle, il désignait la religion et les préjugés inexplicables par opposition à la raison[1]. Selon ces acceptions, il peut englober avec une connotation péjorative toutes les pratiques ou croyances d'ordre religieux considérées comme sans valeur ou irrationnelles par le locuteur.

Religion[modifier | modifier le code]

La religion est fréquemment qualifiée de superstition par les athées. C'est du moins ainsi que le baron d'Holbach la considérait, notamment dans son ouvrage La contagion sacrée, ou histoire naturelle de la superstition. La superstition suppose en effet la croyance en la réactivité de l'univers (non conforme aux théories scientifiques) ou d'entités surnaturelles face à certains comportements humains, croyance que l'on retrouve dans les religions. Néanmoins, le terme de religion désigne un ensemble structuré autour d'une croyance collective concernant les origines ou les fins de l'univers, ou le sens de la vie, alors que le terme de superstition désigne une croyance ou pratique considérée isolément, qui peut ne pas se rattacher à une religion. Il n'en demeure pas moins que les doctrines religieuses fournissent aux croyances et pratiques superstitieuses des éléments (croyance catholique aux saints, aux anges et aux démons, à leurs pouvoirs, par exemple) sur lesquels elles peuvent prendre appui. On retrouve également des symboles et accessoires religieux parmi le grand nombre d'objets de protection dans lesquels les superstitions se matérialisent : talismans, amulettes, grigris, fétiches africains, trèfle à quatre feuilles. Ces relations ont toutefois un caractère ambigu ; elles résultent au moins en partie du fait que les religions, là où elles se sont imposées, n'ont pas toujours pu éradiquer les superstitions ancestrales, et ont alors cherché à les « détourner » en les intégrant.

Il est important de noter que l'Église catholique romaine réprouve la superstition. Le catéchisme de l'Église catholique considère que celle-ci s'oppose en effet au premier commandement, qui « interdit d'honorer d'autres dieux que l'unique Seigneur qui s'est révélé à son peuple », et voit dans la superstition un « excès pervers de religion ». La superstition risque d'attribuer « une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques, par ailleurs légitimes ou nécessaires »[2].

Psychiatrie[modifier | modifier le code]

Lorsqu'un individu tombe dans un état de superstition excédant démesurément la superstition commune dans sa culture, il s'agit d'une pathologie mentale. Celle-ci fait perdre toute objectivité, prêtant à des faits, des événements ou des objets inoffensifs (pour le commun) des pouvoirs surnaturels, une force cachée ou au minimum un contenu symbolique signifiant. De ce point de vue, la superstition est à rapprocher de la paranoïa et même de la psychose. Par ailleurs, le superstitieux pathologique spécule sur l'existence d'un ordre supérieur, invisible, qu'il est bien incapable de décrire, mais qui est là, présent, et impose ses lois. À la différence de la superstition populaire, qui est souvent anodine, la superstition pathologique est fortement individualisée. Le superstitieux se sent en défi perpétuel avec le monde qui l'entoure et il passe son temps à « vérifier » que les augures lui sont favorables. Ainsi, par exemple, va-t-il compter les carreaux d'un parquet, pariant avec lui-même qu'il doit y en avoir un nombre pair (ou impair), se créant ainsi des frayeurs, des angoisses, si le résultat obtenu ne correspond pas à son souhait. De tels comportements entrent dans la catégorie des troubles obsessionnels compulsifs. Les autistes et les maniaco-dépressifs sont particulièrement enclins à de nombreuses superstitions souvent imbriquées les unes dans les autres.

Exemples[modifier | modifier le code]

Superstitions diverses[modifier | modifier le code]

  • Le nombre treize (13). Il est dit qu'il porte malheur en référence au nombre de convives de la Cène et aux conséquences néfastes de ce repas. C'est pour cette raison (et selon les habitudes locales) qu'on ne trouve parfois pas de treizième salle dans un cinéma, de treizième rangée dans les avions ni de treizième étage dans les hôtels et encore moins de chambre numéro 13. En Italie, c'est plutôt le nombre 17 qui porte malheur (XVII en chiffres romains, anagramme de VIXI, signifiant en latin « j'ai vécu » — partant, « je suis mort »), le 13 étant plutôt associé à la chance. En Asie de l'Est, c'est le nombre 4, homophone en chinois, en japonais et en coréen du mot mort, qui est généralement omis (numéro de chambre, étage).
  • La couleur verte est la couleur des fées, elles seraient furieuses de voir les hommes la porter. Spécialement le vendredi, jour de la mort du Christ sur la Croix et de la rédemption, dont elles sont exclues.
  • Répandre du sel au dessus de notre épaule permet de chasser les mauvais esprits.
  • Briser un miroir apporte sept ans de malheur. Dans la Grèce antique, les miroirs servaient parfois pour la divination, que le verre se brise était donc un mauvais présage.
  • Si un chat noir traverse devant vous, cela porte malheur.
  • Ouvrir un parapluie sous un toit porte malheur (les deux protections s'annulant). C'était vrai en Angleterre au XVIIIe siècle étant donné la brutalité du mécanisme d'ouverture qui risquait de casser quelque-chose ou de blesser quelqu'un.
  • Passer sous une échelle porte malheur.
  • Présenter le pain à l'envers sur une table attire le diable. Cela vient du fait que le boulanger gardait le pain destiné au bourreau à l'envers sous l'Ancien Régime. Par ailleurs, une coutume populaire, encore très répandue dans l'Ouest, le Centre et le Sud de la France, veut que l'on fasse de la pointe du couteau un signe de croix sur l'envers du pain ; certaines personnes, même non-croyantes, le font systématiquement.
  • Utiliser les béquilles de quelqu'un qui en a réellement besoin peut vous faire subir le même sort, porter des béquilles à votre tour.
  • Pour guérir de la morsure d'un chien, il faut manger un de ses poils.
  • Si une femme enceinte fait tomber des ciseaux, elle accouchera d'une fille.
  • Quand un petit enfant est malade, il faut jeter son bonnet au feu afin que le mal se consume en même temps.
  • Passer le balai ou se couper les ongles après 18h peut faire entrer les âmes des morts dans la maison.
  • Porter une robe de mariage lors d'une fête prédit que la personne ne se mariera pas…
  • Le marié ne doit pas voir la mariée dans sa robe avant le mariage, sous peine que le mariage soit un échec et mène au divorce.
  • Un oiseau qui regarde à l'intérieur par la fenêtre est un très mauvais présage (drame ou catastrophe terrible).
  • Souhaiter un joyeux anniversaire la veille porte malheur.

Fin d’année[modifier | modifier le code]

  • Porter une culotte ou robe intérieur rouge, donne de l’argent pour l’année suivante.
  • Mettre des lentilles dans tous les coins de la maison.
  • Faire une petite promenade avec une valise, pour voyager.
  • Mettre des pétales de rose dans le lit et allumer une chandelle rose dans la chambre pour trouver le vrai amour ou, si on l’a déjà, le conserver.
  • Manger douze racines et pour chaque racine demander un souhait à minuit pile.
  • S'embrasser sous le gui pendant les douze coups de minuit.

Porte-bonheur divers[modifier | modifier le code]

Trèfle à quatre feuilles
  • Échelle à 13 barreaux.
  • Trèfle à quatre feuilles (voir photo ci contre).
  • Fer à cheval (pour que le fer-à-cheval porte bonheur, il faut qu'il soit posé ou accroché l'ouverture vers le haut, car sinon la chance tomberait - voir photo plus haut).[réf. nécessaire]
  • Jeter une pièce dans une fontaine.
  • Voir une étoile filante.
  • Croiser les doigts.
  • Toucher du bois pour conjurer le mauvais sort[3].
  • Voir un arc-en-ciel.
  • Le chiffre 7.
  • Le chiffre 8 en Chine.
  • Voir une coccinelle.
  • Les chats noirs en Angleterre
  • Posséder une sorte particulière de Tizlic / bracelet hindou.

Porte-malheur divers[modifier | modifier le code]

  • Voir un chat noir à la sortie d'un village.
  • Passer sous une échelle (Cela peut aussi être considéré comme quelque chose de dangereux plutôt que de superstitieux...)
  • Ouvrir un parapluie à l'intérieur d'une pièce.
  • Renverser le sel.
  • Mettre le pain à l'envers.
  • Perdre ou briser son alliance.
  • Poser un chapeau sur un lit (car c'est le médecin qui, arrivant précipitamment, posait son couvre-chef sur le lit, et il y a plus de cas de décès que de bonheur dans ce type d'intervention...)
  • Poser des couteaux croisés sur une table.
  • Offrir des mouchoirs (pleurs en vue).
  • Se lever du pied gauche.
  • Porter un vêtement vert lors d'une représentation sur une scène.
  • Arriver avant midi quand on va prier pour un mort.
  • Posséder une sorte particulière de Tizlic / bracelet hindou.( il existe un autre type de Tizlic pour attirer le bonheur !)
  • Éviter d'allumer une bougie avec une autre bougie (on dit qu'on tue un marin en faisant ça).
  • Le nombre 13.
  • Être 13 à table.
  • Se signer au passage d'un convoi funéraire, et les hommes doivent en plus ôter leur chapeau ou leur casquette.
  • Casser un miroir (7 ans de malheur).
  • Prendre un bain après le repas.
  • Mettre deux baguettes bien droites dans un bol.
  • Boire à table plus de cinq fois.
  • Poser des chaussures sur une table.
  • Passer le balai la nuit dans sa maison.
  • Trinquer sans regarder dans les yeux de l'autre.
  • Vendredi 13.
  • Mardi 13 en Espagne et Amérique latine.
  • Le chiffre 4 au Japon porte malheur, car 4 en japonais se dit soit "yon" soit "shi" mais "shi" est un homonyme de "mort". C'est pour cette raison que dans les hôpitaux, les chambres 4 n'existent pas

Corps de métier[modifier | modifier le code]

Dans la couture, plusieurs superstitions sont recensés. Par exemple, se piquer un doigt avec l'aiguille (chaque doigt à une signification) porte malheur. Faire tomber des ciseaux signifie prévoir une coupure ; casser trois fois le fil est signe de danger ; et bâtir avec du fil vert portera malheur au vêtement confectionné ou à la personne qui le portera.

Dans l'aviation, avant de prendre leur poste de pilotage les pilotes d'avion ne prononcent jamais des mots comme « accident », « chute », « crash », « tomber » et s'interdisent toute plaisanterie sur ces sujets.

De nombreuses superstitions sont également recensées dans le corps de la Marine. Par exemple, le mot « Lapin » est l'un des nombreux mots bannis sur les bateaux ; la légende raconte que ces animaux sont à l'origine de naufrages car une fois échappés de leurs cages, ils grignotent l'étoupe, rendant la coque non étanche. Lorsque cela est nécessaire, le lapin sera appelé Pollop, (« animal aux longues oreilles » ou « cousin du lièvre »). Également, sur un navire, il est prétendu que les femmes portaient jadis malheur. Les fleurs coupées étant utilisées pour l'élaboration des couronnes funéraires et jetées à la mer lors du décès d'un marin, il est souvent déconseillé d'en apporter sur un bateau au risque de provoquer la disparition du marin lors de son prochain voyage. Lorsqu'un navire croise le mythique vaisseau fantôme Le Hollandais volant, alors il coulera. Il est également dit que quitter le port un vendredi porte malheur.

Le théâtre est signe de superstition. La couleur verte est réputée maléfique en France, mais c'est le violet en Italie, le vert et le bleu au Royaume-Uni et le jaune en Espagne. Plusieurs hypothèses ont été émises au sujet du vert : le costume de Judas, celui de Molière lors de son décès ou la couleur de l'oxyde de cuivre, colorant toxique utilisé jadis. Certains mots sont proscrits : « Corde » en France, car on l'associe à celle qui sert à tirer la cloche pour saluer les morts. Mais aussi parce que les techniciens du théâtre étaient souvent d'anciens marins, et que sur les bateaux, le mot corde n'est utilisé que dans deux cas, pour parler de celle de la cloche du bord et pour parler de celle qui servait à exécuter les gens ; et Macbeth au Royaume-Uni, dénommée la pièce écossaise. Les œillets sont également proscrits ; qu'un comédien reçoive ou voie des œillets avant ou après sa venue sur scène porte malheur à sa carrière.

Dans l'équitation :

  • Les brins de paille dans la queue : chaque brin oublié prédit une chute
  • Le nombre de pions dans la crinière : il doit toujours être impair
  • Remercier : dire merci à quelqu'un qui souhaite bonne chance avant un concours porterait malheur. La réponse consacrée est un « Je te remercie pas, ça porte malheur ».

Durant les mariages[modifier | modifier le code]

Il existe globalement quatre superstitions classiques en termes d'habillement à respecter au cours d'un mariage; ces dernières datant du Moyen Âge :

  • Porter quelque chose de neuf : pour attirer la chance
  • Porter quelque chose de vieux : pour rappeler à la mariée sa vie d'avant
  • Porter quelque chose d’emprunté : pour marquer la confiance et l'amitié
  • Porter quelque chose de bleu : pour garantir la fidélité entre époux

Parmi les superstitions les plus courantes :

  • Jeter du riz sur les mariés à la sortie de l'église. Ce rituel, forcément lié à la chrétienté est réalisé pour que les nouveaux mariés aient une longue descendance et une bonne fertilité. Au fil des ans le riz a été remplacé par des bulles de savon, des confettis de couleurs ou des pétales de rose.
  • L'époux ne doit pas voir la robe de la future mariée : C’est une tradition qui remonte au temps où les mariages étaient encore des pactes entre les deux familles. Le mari ne pouvait pas voir sa future femme afin d’éviter qu’il ne change d’avis à la dernière minute.
  • La cravate du marié doit être droite : si elle est tordue, on dit que ce sera un mari infidèle.
  • La mariée ne doit pas porter de perles : celles-ci représentent les larmes qu’elle pourrait verser tout le long de son mariage.
  • Le cortège doit être bruyant : Dans de nombreux pays on fait un cortège derrière les mariés de la sortie de l’église jusqu’au lieu de réception. Au cours de ce cortège il faut que les klaxons s’excitent, que les applaudissements retentissent et que les invités fassent du bruit ! Le mauvais sort et les esprits mauvais se dissiperont ainsi.
  • Mettre le pied droit en avant pour marcher jusqu’à l’autel, garantit une vie sans embûches et remplie de bonheur.

Par pays[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

  • Sé p'ouo tsoei, c'est-à-dire « fermer la bouche de la belle‑mère » : Avant de partir pour se rendre dans la famille de son mari, la jeune mariée se munit d'une jolie bourse en soie rouge brodée en forme de fleur de lotus. C'est une amulette contre les maudissures de la belle‑mère.
  • K'iuen sing-tse, c'est-à-dire « exhorter la jeune mariée à la patience » : La chaise rouge arrivée devant la porte de son futur, on ferme la porte d'entrée pendant quelques instants, afin de lui apprendre à être patiente dans les difficultés et les contradictions dont la vie est semée.
  • Tche sin-niang, c'est-à-dire « morigéner la jeune mariée » : Au‑dessus de la porte d'entrée de la salle de réception, on a eu soin de cacher un couteau, afin que la fiancée, passant sous cette épée de Damoclès, soit toujours bien à la merci de son mari, maintenue dans la soumission par une crainte salutaire.

Viêt Nam[modifier | modifier le code]

Une des superstitions le plus atypiques suivie au Viêt Nam est la suivante : le marié doit effectuer un véritable chemin de croix avant de retrouver sa bien aimée. En effet, il doit aller la chercher dans sa chambre, cependant un « péage » l'attend sur le pas de chaque porte qu'il doit traverser sur son chemin. Sur chacun de ces péages sont postés, par ordre croissant de génération, les membres de la famille de la future mariée. Le marié doit alors s'acquitter d'un don financier, bien évidemment croissant pour pouvoir passer le péage. Cette tradition permet au marié de recevoir le consentement de chacun des membres de la famille ainsi que, surtout, la bienveillance des anciens (personnes décédées portant le bon ou le mauvais œil sur l'entourage de ceux qu'ils aiment).

Algérie et Maroc[modifier | modifier le code]

Il existe dans l'ouest de l'Algérie et au Maroc une superstition impliquant le marié. À l'image du « chemin de croix vietnamien », ce dernier se doit de faire le tour de la ville à cheval, en tenue traditionnelle, avant de chercher sa future épouse. Cette action est censée porter bonheur et fertilité aux futurs époux.

Madagascar[modifier | modifier le code]

Le mariage à Madagascar est très codifié et se doit de suivre certaines étapes incontournables :

  • Fiantranoana : le prétendant rencontre la famille de celle qu’il aime et demande la permission de lui demander sa main.
  • Fisehoana : Il s'agit de la rencontre entre les 2 familles
  • Fanapahan-draharaha : Les familles se retrouvent à nouveau pour décider de la date, l'organisation et la répartition des dépenses
  • Fanateram-bodiondry : Il s'agit des fiançailles du couple. Le futur marié doit alors se présenter à pied au domicile de sa future épouse afin de lui demander sa main par l'intermédiaire d'un orateur. La famille de la mariée remet alors la dote à celle du futur marié dans une enveloppe. Le futur marié offre aux parents de la mariée un mouton pour marquer son respect, et à certains membres de la famille des enveloppes contenant de l’argent : au minimum de trois, elles sont destinées à compenser le départ de la mariée du foyer, où elle ne pourra plus aider ses proches dans l’accomplissement des tâches quotidiennes. Le marié offre à l’élue de son cœur un cadeau, fréquemment une alliance en or jaune pour symboliser leur union.
  • Hanim-pitoloha : il s'agit d'un repas en plein air entre les 2 familles pour célébrer l'union
  • Enfin, le gâteau de mariage est un symbole important qui devra impressionner les invités par sa couleur et sa forme, à choisir en fonction de sa signification

France[modifier | modifier le code]

  • Danse de la brioche — Lieu sur les coups de minuit, après le repas, lorsque les mariés offrent une grosse brioche ronde aux invités, présentée sur un plateau. Sur fond de musique rythmée, les invités se mettent à danser et passent en dessous de la brioche, tenue à bout de bras par les mariés sur un grand plateau ou une civière. Ensuite, les membres de la famille des mariés viennent les relayer, puis les invités, jusqu’à ce que tout le monde soit passé en dessous. Enfin, après avoir découpé le cœur, la mariée, la mère de la mariée puis sa belle-mère montent, à tour de rôle, au centre de la brioche. Pour finir, la brioche est découpée, et servie à tout le monde.
  • Danse du parapluieBretagne et Pays de la Loire — Les mariés doivent danser un slow sous un grand parapluie (ou une ombrelle, plus élégante et appréciée des plus superstitieux), tenu par le marié, pendant que les invités leurs jettent des serpentins qui leur auront été préalablement distribués.
  • Paquito - Pays basque — Les invités s’assoient les uns derrière les autres sur le sol et se balancent d’avant en arrière sur le rythme de la musique, jouée de préférence par un orchestre. Les participants vont alors se faire porter à bout de bras horizontalement les uns après les autres tout au long de la file humaine.
  • Jeu de la brouette - Nord — Tous les invités doivent amener au mariage une boîte de conserve en ayant pris soin d’enlever l’étiquette entourant la boîte. En début de soirée, les mariés passent parmi les invités avec une brouette et chacun d’entre eux y dépose sa boîte de conserve pour qu’ils aient de quoi s’alimenter de plats surprise pendant les mois suivant leur mariage.
  • Cri de la mariée - Sud et Nord-Est — Bien que légèrement différent dans son exécution, cette superstition tient ses origines dans l'apport de la certitude d'avoir un enfant dès que souhaité. Au sud de la Saône, la mariée crie « Incroyable, on est marié » à la sortie de l'église. Au nord, la superstition ayant évolué au fil du temps : la mariée prononce à voix haute « Incroyable, on a fini par réussir à le marier » suivi du prénom de son désormais époux à la sortie de la mairie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Index superstitionum (Index de superstitions) : concile de Leptines (743), en latin : Mansi, Amplissima collectio conciliorum, 1901-1927, 53 vol., t. XII, col. 375.
  • Jean-Baptiste Thiers, Traité des superstitions, 1741, 4 vol.
  • Zouki Maliaka-Zouk, Inventaire de superstitions, collection Folio Junior, édité à Nice en 1955.
  • Éloise Mozzani, Le Livre des superstitions (sous-titre : Mythes, croyances et légendes), Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1995, (ISBN 2-221-06830-0).
  • Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d’Europe. Actes du colloque « Religions et montagnes », Tarbes,‎ 2005, 427 p. (ISBN 2-85944-516-1)
    Actes du colloque "Religion et montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002 / textes réunis et publiés par Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaître. La sorcellerie dans l’ancien Etat siennois, par Oscar Si Simplicio – Université de Sienne pp 265 à 273 ; Religiŏn y supersticion en el País Vasco en el trānsito de la Edad Media a la Moderna, par Iňaki Bazãn – Université du Pays basque (Vittoria-Gasteiz, Espagne) pp. 275 à 287 ; Les Vosges : terre de superstition ou terre de mission ?, par Philippe Martin – Université de Nancy 2 pp. 289 à 299

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]