Raphaël Enthoven

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Raphaël Enthoven

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Raphaël Enthoven en 2012.

Naissance 9 novembre 1975 (39 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Famille
Fils de l'éditeur et romancier Jean-Paul Enthoven et de la journaliste et écrivain Catherine David

Raphaël Enthoven, né le 9 novembre 1975 à Paris[1], est un professeur de philosophie, animateur de radio et de télévision français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Raphaël Enthoven est le fils aîné de l'éditeur et romancier Jean-Paul Enthoven et de la journaliste et écrivain Catherine David ; il a deux sœurs, Judith Beller et Mathilde Enthoven, et un frère, Julien Enthoven.

Formation[modifier | modifier le code]

Raphaël Enthoven fait ses études à Paris, au lycée Montaigne de la sixième à la classe de seconde, puis au lycée Henri-IV dans la filière A2[2].

Après son baccalauréat, il poursuit dans le même lycée en hypokhâgne et khâgne. En 1995, à 19 ans, il intègre l'École normale supérieure de la rue d’Ulm. Son mémoire de maîtrise rédigé sous la direction de Jean-Luc Marion porte sur les Essais de Théodicée de Leibniz. Il obtient l'agrégation de philosophie en 1999, à la seconde tentative[2],[Note 1]. Il rédige son DEA (diplôme d'études approfondies) en l'an 2000 sous la direction de Pierre-François Moreau (sujet : Aspects du nihilisme), qui devient ensuite, avec François Guéry, son directeur de thèse (sujet : La Mort de Dieu, d'Épicure à Albert Camus). Très fortement marqué par les cours de Jacques Darriulat, il a aussi reçu l'enseignement de Jean-Louis Poirier. Une fois entré à l'ENS, il a pour tuteur (ou « caïman ») Bernard Pautrat, spécialiste et traducteur de Spinoza.

Dans un tout autre registre, il a été président de la branche jeune de la Conférence Olivaint en 1996-1997, où il fut ensuite lui-même reçu comme invité à deux reprises[Note 2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Raphaël Enthoven est divorcé de Justine Lévy (fille de Bernard-Henri Lévy)[3]. Il est l'ancien compagnon[4]. de Carla Bruni avec qui il a eu un fils, Aurélien (né le 21 juillet 2001)[5],[6]. Le 19 décembre 2008, il a eu un deuxième fils, Sacha, avec l'actrice Chloé Lambert[7]. Le 31 octobre 2014, est né Loup, son troisième fils, dont la mère est la navigatrice Maud Fontenoy[8].

Il apparaît dans plusieurs œuvres de ses ex-compagnes :

  • il est présenté (quoiqu'il s'en défende[9]) comme l'Adrien du livre Rien de grave (2004), de son ex-épouse Justine Lévy, où elle relate notamment le désespoir dans lequel l'a plongée leur rupture[10],[3] ;
  • il est présenté comme le Raphaël de la chanson figurant sur l'album Quelqu'un m'a dit de Carla Bruni, sa compagne au moment de la parution de l'opus[4].

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Raphaël Enthoven en 2009.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il dispense ses premiers cours en 1999-2000 à l'institut d'études judiciaires de Paris ; préparateur en culture générale au concours interne de l'Ecole nationale de la magistrature. Tout en assumant la fonction de “colleur” pour les candidats normaliens à l’agrégation de philosophie, il enseigne comme allocataire-moniteur normalien (AMN) à l'université Lyon-III de septembre 2000 à juin 2002 (son cours porte sur l’Esthétique de la délicatesse, autour de Bergson et David Hume), puis à l'université de Jussieu-Paris VII (où il fait cours sur la Naissance de la Tragédie - 2002-2003). À partir de 2002, il anime le séminaire hebdomadaire de philosophie générale à l'université populaire de Caen dont il est (avec Michel Onfray, Gérard Pouloin, Séverine Auffret et Gilles Geneviève) l’un des cinq membres fondateurs, mais qu'il sera contraint de quitter en 2003, pour avoir fait l’éloge de la maïeutique[11]. C’est à la suite de cette rupture que s’est créée la « société normande de philosophie »[12]. Il est également maître de conférences à l'IEP de Paris de septembre 2000 à juin 2003, puis de septembre 2005 à juin 2007 ; le thème de sa conférence de méthode est alors : Un autre monde est-il impossible ? Vacataire à l'École polytechnique de 2007 à 2010, il y enseigne la philosophie politique aux élèves de deuxième année. (Thème : le pouvoir, une force faible ?)). Il dispense, depuis 2013, des cours de philosophie aux élèves de seconde et de première de l’Ecole active Bilingue Jeannine Manuel.

Enseignement de la philosophie en seconde[modifier | modifier le code]

Très engagé en faveur de l’extension de l'enseignement de la philosophie aux classes de seconde et de première[13],[14], il est notamment à l'origine de la déclaration de Luc Chatel (alors ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative) à la tribune de l’UNESCO, en novembre 2010, prônant l'extension de l'enseignement de la philo en seconde[15]. Accusé par Sophie Coignard et Romain Gubert (dans « L’oligarchie des incapables », Albin Michel) d'avoir joué de ses relations avec Carla Bruni-Sarkozy pour, à cette occasion, influencer la politique française en matière de philosophie, Raphaël Enthoven relève, sur le site de l’Express, les inexactitudes de leur enquête[16].

Radio[modifier | modifier le code]

D’abord chroniqueur aux Vendredis de la philosophie animés par son directeur de thèse François Guéry (qui succédait lui-même à Blandine Kriegel[17]), il devient producteur à l’occasion d’un “radio-libre” sur Raymond Aron, qui réunissait Nicolas Baverez, François George, Pierre Hassner et Jean-Claude Casanova, puis comme artisan de la série d’été Présences lointaines de Vladimir Jankélévitch[18].

De 2003 à 2006, il anime les Vendredis de la philosophie en alternance avec François Noudelmann. Le cahier des charges de Raphaël Enthoven est alors de constituer une bibliothèque orale avec des textes classiques qui lui tombaient sous la main et que, pour la plupart, dit-il, il “n’avait pas lus[19]. Certaines de ses émissions sont ensuite parues en CD aux éditions Naïve.

Durant l’année électorale 2006-2007, il produit le Rendez-vous des politiques sur France Culture en partenariat avec L'Express. C’est notamment au cours de cette émission que, le 1er mars 2007, Raymond Barre, dénonçant les « opérations indignes d’un lobby juif », déclara ne pas regretter la présence de Maurice Papon dans son gouvernement, ni ses propos sur l’assassinat de « Français innocents » lors de l’attentat de la rue Copernic[20].

En août 2007, il devient producteur de l’émission Les nouveaux chemins de la connaissance, et se donne pour tâche de produire une « hebdomadaire quotidienne »[21] qui « citation|soumettrait l’érudition à la vie ». Reprise en août 2011 par Adèle Van Reeth, l’émission les nouveaux chemins de la connaissance est depuis 2007, la deuxième émission la plus téléchargée du groupe Radio France et la première émission la plus téléchargée de France Culture, selon les chiffres communiqués par Médiamétrie[22].

Dans un entretien accordé au site Actuphilosophie, Raphaël Enthoven revient longuement sur la méthode mise en œuvre dans les NCC[23].

De septembre 2011 à juillet 2012, Raphaël Enthoven intervient comme chroniqueur hebdomadaire dans la matinale de Marc Voinchet sur France-Culture : Le monde selon Raphaël Enthoven[24]. Les textes qu’il écrit à cette occasion sont ensuite partiellement repris dans son recueil intitulé Matière Première. En septembre 2012, il crée le Gai Savoir[25], encore diffusée chaque dimanche sur France-Culture, de 16 h à 17 h. Conçue comme un dialogue à bâtons rompus entre une élève et un professeur, scandée par la lecture d’extraits de chaque texte, « l'émission, dit-il, a pour but de donner à comprendre, c'est-à-dire à aimer, des livres qui nous comprennent et nous aiment déjà ». Depuis 2012, il anime six rencontres thématiques par an, de janvier à mai, sur la grande scène du théâtre de l’Odéon, qui, mêlant le jeu d’acteur à la discussion sur les grands textes, tentent de transformer un cours en spectacle. Jusqu’à présent les thèmes abordés ont été les philosophes amoureux, l’amitié dangereuse et le régime des passions[26].

L’ensemble de ses émissions de radio est désormais accessible sur le site « La philosophie avec Raphaël Enthoven » qui leur est spécifiquement dédié .

Presse[modifier | modifier le code]

Raphaël Enthoven signe ses premiers articles dans le Magazine Littéraire à l’invitation de Jean-Jacques Brochier[27], avant de collaborer pendant trois ans au magazine LIRE, dont il rédige les dossiers des « écrivains du Bac » en alternance avec Jean Montenot. Conseiller de la rédaction de Philosophie Magazine depuis son pilote (2006), il y rédige pendant trois ans (2006-2010) la rubrique « Sens et vie » dont les articles ont été rassemblés, dans L’endroit du décor et dans Le philosophe de service et autres textes. Raphaël Enthoven remplace en 2011 la rubrique « Sens et vie » par une série intitulée « Le chant des signes » dont l'objet est d'examiner, dans le sillage des Mythologies de Roland Barthes, les fétiches du monde contemporain. L’ensemble de ces textes se trouve dans son recueil Matière première. Chroniqueur mensuel à l’Express de 2008 à 2011, il y défend notamment le droit d’être Depardieu[28] d’aimer la corrida[29] et de ne pas rire avec Stéphane Guillon[30].

Télévision[modifier | modifier le code]

Après avoir été, trois ans, chroniqueur à Campus, sur France 2, il est en 2007 rédacteur et présentateur de l’émission Philosophie sur ARTE, encore diffusée chaque dimanche à 13h[31]. L'émission repose sur trois règles : un plan-séquence, soumettre l’actualité à la réflexion et non l’inverse, des invités (le plus souvent professeurs) choisis selon leur compétence et non leur notoriété.

Il est aussi l’auteur de l'émission Imaginez[32], quarante pastilles de philosophie de cent secondes, diffusées sur ARTE.

Lectures[modifier | modifier le code]

Lui-même lecteur, il a enregistré les Mythologies de Roland Barthes aux éditions Thélème, et L’insoutenable légèreté de l’être pour les éditions Gallimard, Raphaël Enthoven est également l’auteur de plusieurs montages de textes : Spinoza en toutes lettres (lu et interprété avec Georges Claisse au Festival de Grignan juillet 2012), Justine-Juliette – les infortunes de la vertu (lu par Isabelle Huppert[33]).

Citations[modifier | modifier le code]

« Peu d’hommes savent enseigner l’art d’aller là où le cœur dit d’aller. C’est pourtant le seul chemin qui ne soit pas une impasse » in Un jeu d'enfant : la philosophie,.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • 2003 : avec Jean-Paul Barbier-Mueller, Rêves de collection, Sept millénaires de sculptures inédites - Europe, Asie, Afrique
  • 2007 : Un jeu d'enfant : la philosophie, Fayard, 203 p. (ISBN 978-2-213-63205-6) ; Pocket, 2008 (ISBN 978-2-266-17827-3)
  • 2009 : L'Endroit du décor, Gallimard, coll. « L'infini », 151 p. (ISBN 978-2-07-012508-1) : recueil de textes extraits de Philosophie Magazine
  • 2009 : avec Michael Foessel, Kant, Perrin
  • 2009 : avec Claudine Haroche, Jean-Jacques Courtine, Dan Arbib et Noëlle Châtelet,Le Visage, Perrin
  • 2009 : avec Pierre Gibert, Jean-Claude Ameisen et Marianne Massin, La Création, Perrin
  • 2009 : avec Jean-Yves Tadié, Maël Renouard, Robert Bréchon, Patrick Quillier, Aurélien Demars, Claire Crignon de Oliveira, Frédéric Gabriel et Patrick Dandrey, La Mélancolie, Perrin
  • 2010 : La Dissertation de philo, Éditions A. Fayard (ISBN 978-2-213-65463-8)
  • 2010 : avec Orlan, Raoul Vaneigem, Unions mixtes, mariages libres et noces barbares, Éditions Dilecta (ISBN 978-2-916275-66-6)
  • 2010 : Barthes, Éditions A. Fayard (ISBN 978-2-213-65590-1)
  • 2010 : L'Absurde, Éditions A. Fayard (ISBN 978-2-213-65589-5)
  • 2011 : Le Philosophe de service et autres textes, Éditions Gallimard (ISBN 978-2-07-013296-6)
  • 2011 : Lectures de Proust, Éditions A. Fayard (ISBN 978-2213662527)
  • 2011 : La Folie, Fayard/France Culture
  • 2012 : La dissertation de philo (Vol 2) Coédition Fayard / France-Culture (ISBN 978-2213661827)
  • 2013 : Matière première, Éditions Gallimard (ISBN 978-2070139583)
  • 2013 : Dictionnaire amoureux de Proust, avec Jean-Paul Enthoven, Plon (ISBN 978-2259211109) - prix Femina essai 2013
  • CD audio :
  • 2007 : Platon, la pensée magique, entretiens avec Nicolas Grimaldi, Naïve
  • 2008 : Sartre, la liberté dans tous ses états, entretiens avec François George, Juliette Simont et Frédéric Worms, Naïve
  • 2008 : Bergson, l'art de vivre, entretiens avec Frédéric Worms, Naïve
  • 2008 : Montaigne, la voie du milieu, entretiens avec André Comte-Sponville, Naïve
  • 2008 : Spinoza, selon le cœur, entretiens avec Robert Misrahi, Naïve
  • 2008 : Kant, la tête dans les nuages, entretiens avec Luc Ferry et Jacques Darriulat, Naïve
  • 2009 : Descartes, le savanturier, entretiens avec Nicolas Grimaldi, Naïve
  • 2009 : Diderot, le neveu de Rameau, entretiens avec Colas Duflo, professeur de littérature à l'université de Picardie Jules Verne

DVD[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Philosophie - Coffret 6 DVD, émissions d'Arte, réalisation Philippe Truffaut
  • 2012 : Philosophie- deuxième coffret, Arte/France Inter, à paraître

Chanson[modifier | modifier le code]

Dessin animé[modifier | modifier le code]

Il interprète le personnage de Paul le Poulpe dans la saison 2 de la série animée Silex and the city sur Arte.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il est reçu 17e à l'agrégation de philosophie.
  2. Il est l'invité de la Conférence Olivaint en janvier 2009 sur le thème de la révolte et le 23 mai 2012 sur la question du pouvoir.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laurence Durieu, « CV de stars : Raphaël Enthoven », sur le site du magazine VSD (magazine),‎ 21 octobre 2008 (consulté le 13 février 2012).
  2. a et b Sophie de Tarlé, « Raphaël Enthoven "A 20 ans, j'ai eu l'agrégation de philosophie, à la deuxième tentative" », sur le site du magazine L’Étudiant,‎ 28 mai 2010 (consulté le 1er décembre 2014).
  3. a et b « Quand Justine Lévy parle de sa rivale », sur le site du magazine Le Nouvel Observateur,‎ 25 juin 2008 (consulté le 1er décembre 2014)
  4. a et b « Carla Bruni épouse Nicolas Sarkozy », sur le site des Éditions Larousse,‎ 22 décembre 2008 (consulté le 1er décembre 2014).
  5. « Carla Sarkozy attaque Voici et Closer », sur le site du quotidien Le Figaro,‎ 15 septembre 2008 (consulté le 1er décembre 2014)
  6. « Aurélien Enthoven », sur le site enfantsdesstar.skyrock.com,‎ 22 juin 2008 (consulté le 1er décembre 2014)
  7. P.L.N., « L'ex de Carla Bruni Raphaël Enthoven est papa », sur le site du magazine Voici,‎ 22 décembre 2008 (consulté le 1er décembre 2014)
  8. Chloé B. Arieux, « Maud Fontenoy et Raphaël Enthoven parents d’un petit Loup », sur le site legossip.net,‎ 9 novembre 2014 (consulté le 1er décembre 2014)
  9. Dossier de Delphine Peras paru dans l'Express (no 3126 juin 2011, p. 111) où Raphaël Enthoven déclare : « Je suis le seul (avec ceux qui me connaissent, bien sûr) à ne pas m'être reconnu dans un livre qui n'a pas un atome de "vérité" dans ces pages. Il est vrai que la promotion du livre a été faite sur la conformité fiction / réalité (et la notoriété d'un des "personnages réels"), mais la vraie fiction, justement, est là ! Pas une phrase, pas une virgule, pas une anecdote ne correspond à la réalité des faits ou des caractères en présence. Mais comment faire valoir un point de vue qui prend le contrepied du sentiment délicieux de mater une "vraie" vie ? Si j'avais dit "ce n'est pas moi", on m'aurait dit "mon œil !". Si j'avais dit "oui, c'est moi", on m'aurait dit "pour qui te prends-tu ?". Le livre était ainsi fait qu'il permettait à son auteur de récupérer les dividendes commerciales de l'indiscrétion tout en déclarant, comme l'indiquait la couverture, qu'elle avait écrit un "roman". De façon générale, on ne lutte pas contre ce que les gens ont envie de croire. C'est une drôle d'expérience. J'étais dépossédé de ma vie sans qu'on l'ait racontée, comme si quelqu'un s'était promené tout nu dans la rue avec un masque à mon effigie. ».
  10. « Justine Lévy, écrivain française », sur le site de la société Evene SAS (consulté le 1er décembre 2014)
  11. « J’étais en charge d’un séminaire hebdomadaire de philosophie générale, où je papillonnais d’un philosophe à l’autre. Autrement dit, j’avais deux heures par semaine pour mettre des textes classiques sur des problèmes quotidiens, et donner envie de lire des philosophes intimidants. C’était merveilleux. Michel, lui, se représentait déjà l’Université populaire comme l’occasion de présenter sa contre-histoire de la philosophie. Tout marchait très bien jusqu’au jour où, par hasard, j’ai fait l’éloge de la maïeutique socratique comme l’art de penser par soi-même… la semaine où lui-même expliquait que Platon, premier nazi, organisait des autodafés pour les livres de Démocrite. Or, ce que j’ignorais complètement à l’époque, c’était que Michel Onfray tenait le désaccord pour une offense. J’ai donc été remercié à la fin de la seconde année, sous un motif mensonger : il a annoncé à la tribune qu’au mépris de la parole donnée, j’avais décidé de finir ma thèse. C’est à la suite de ce mauvais procédé que s’est créée, à l’initiative de certains élèves, la « société normande de philosophie » où j’ai pu continuer, à un rythme beaucoup moins soutenu, d’animer le séminaire de philosophie générale sans risquer l’excommunication », entretien paru dans Médias, [lire en ligne].
  12. « Sortir à Caen. Raphaël Enthoven vient parler de Proust ce lundi », sur le site du quotidien Ouest-France (consulté le 1er décembre 2014).
  13. « Pour la philo en seconde! », sur le site du magazine L'Express,‎ 24 juin 2010 (consulté le 1er décembre 2014).
  14. « Pour la philo en seconde, bis », sur le site du magazine L'Express,‎ 15 décembre 2010 (consulté le 1er décembre 2014).
  15. « Discours de Luc CHATEL, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la Journée mondiale de la philosophie », sur le site de l'académie de Corse,‎ 18 novembre 2010 (consulté le 1er décembre 2014).
  16. « Le populisme journalistique selon Raphaël Enthoven », sur le site du magazine L'Express,‎ 11 janvier 2012 (consulté le 1er décembre 2014).
  17. « Un jour, Guéry m’appelle donc et me demande de participer à l’émission. Je me souviens d’une discussion sur la sécularisation autour d’un livre de Jean-Claude Monod, au cours de laquelle j’étais tombé en désaccord avec une psychanalyste qui voulait interdire la lecture du Marquis de Sade aux moins de dix-huit ans. Pourquoi pas Freud, tant qu’on y est ? Guéry m’avait viré de l’émission en m’expliquant, je le cite, qu’une telle « apologie de la liberté d’expression ne trouvait pas sa place dans son émission. » Or, par bonheur, notre directrice Laure Adler qui, comme toujours, arrivait en retard à la radio, avait entendu l’émission en voiture, l’avait trouvée intéressante et, sans rien savoir de l’exclusion qui m’avait frappé, m’appela le jour-même pour me proposer de faire une série d’été sur Vladimir Jankélévitch. Et puis les choses légères ont commencé quand, à la rentrée, j’ai repris les rênes de l’émission dont j’avais été viré quelques mois plus tôt. », entretien paru dans France-Culture Papiers, no 5.
  18. Présences lointaines de Vladimir Jankélévitch, [lire en ligne]. RE revient dans son premier livre sur la préparation de ces émissions, et sur l’influence qu’eurent sur sa formation les « derniers cours particuliers » d’un mort centenaire. (Cf « Un jeu d’enfant – la philosophie », Fayard pp 92-96).
  19. Entretien paru dans France-Culture Papiers, no 5.
  20. « Raymond Barre sur France Culture », sur le site dailymotion (consulté le 1er décembre 2014).
  21. « Les contraintes d’une émission dont, à son commencement, j’avais décidé qu’elle serait une « hebdomadaire quotidienne », ont eu la double vertu de m’enlever toute forme de temps libre et de m’inviter à remplacer l’introspection par le retour aux textes. Avec les Chemins, j’étais occupé sans être diverti, accaparé sans être absent. Je pouvais donner à mes opinions la force des argumentaires, traduire en textes, en problèmes et en musique mon petit tas de secrets, bref, partir de moi au lieu d’y revenir comme à mon foyer. », entretien paru dans France-Culture Papiers).
  22. Isabelle Hanne, « Ils podcasts la baraque », sur le site du quotidien Libération,‎ 17 décembre 2009 (consulté le 1er décembre 2014).
  23. Henri de Monvallier, « Entretien avec Raphaël Enthoven : autour du Philosophe de service », sur le site actu-philosophia.com,‎ 30 avril 2011 (consulté le 1er décembre 2014).
  24. « LE MONDE SELON RAPHAËL ENTHOVEN » [vidéo], sur le site youtube,‎ 17 janvier 2012 (consulté le 1er décembre 2014).
  25. « Le Gai savoir », sur le site de France Culture (consulté le 1er décembre 2014).
  26. « Le régime des passions par Raphaël Enthoven au Théâtre de l'Odéon », sur le site de France Culture,‎ 25 janvier 2014 (consulté le 1er décembre 2014).
  27. « Que reste-t-il de Sartre ? », sur le site de Le Magazine littéraire,‎ février 2000 (consulté le 1er décembre 2014).
  28. « Depardieu vivant! », sur le site du magazine L'Express,‎ 4 janvier 2013 (consulté le 1er décembre 2014)
  29. « Pourquoi les anti-corrida sont-ils si violents? », sur le site du magazine L'Express,‎ 2 février 2013 (consulté le 1er décembre 2014)
  30. « Stéphane Guillon, le clown censeur », sur le site du magazine L'Express,‎ 13 mars 2009 (consulté le 1er décembre 2014).
  31. « Philosophie », sur le site de la chaîne Arte (consulté le 1er décembre 2014).
  32. « Imaginez » [vidéo], sur le site youtube,‎ 24 mars 2014 (consulté le 1er décembre 2014)
  33. « ISABELLE HUPPERT LIT SADE - Justine et Juliette, le vice et la vertu - Textes réunis par Raphaël Enthoven », sur le site visiteursdusoir.com (consulté le 1er décembre 2014).