Michel Onfray

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Michel Onfray
Philosophe occidental
Philosophie contemporaine
Naissance : 1er janvier 1959 Argentan
École/tradition : matérialisme, athéisme, hédonisme
Principaux intérêts : Politique, Sciences, Morale, Histoire de la philosophie
Idées remarquables : hapax existentiel
Œuvres principales : Traité d'athéologie
Influencé par : Cyrénaïsme, Épicurisme, Spinoza, Baron d'Holbach, Marx, Nietzsche, Freud, Deleuze, Lucien Jerphagnon, Pierre Hadot

Michel Onfray, né le 1er janvier 1959 à Argentan (Orne), est un philosophe français contemporain.

Il a publié de nombreux ouvrages dont certains ont connu d'importants succès de librairie. Ses cours d'histoire de la philosophie sont régulièrement diffusés sur France Culture.

Sommaire

[modifier] Biographie

Né d’un père ouvrier agricole et d’une mère femme de ménage, il passe une partie de son enfance dans un pensionnat catholique à Giel qui fait office d'orphelinat et qu'il décrira dans la préface d'un de ses ouvrages, La Puissance d'exister. Après une thèse sur les implications éthiques et politiques de l'athéisme allemand, il devient docteur en philosophie politique et juridique et enseigne cette matière dans les classes terminales du lycée technique privé Sainte-Ursule de Caen de 1983 à 2002. Refusant l’enseignement de la philosophie tel qu’il est dispensé (selon lui, l’éducation nationale enseigne l’histoire officielle de la philosophie et n’apprend pas à philosopher), il démissionne en 2002 pour créer l’Université populaire de Caen et en écrit le manifeste en 2004 (La Communauté philosophique).

Michel Onfray estime qu’il n’y a pas de philosophie sans psychanalyse, ni sociologie, ni sciences. Un philosophe pense en fonction des outils de savoir dont il dispose, sinon il pense en dehors de la réalité.

Ses écrits célèbrent l’hédonisme, les sens, l’athéisme, le philosophe, dans la lignée des penseurs grecs célébrant l’autonomie de pensée et de vie. Affichant un athéisme sans concession, il expose en quoi les religions sont indéfendables en tant qu’outils de domination et de coupure avec la réalité. Il parvient grâce à son sens du « mot » à expliquer ses théories au sein de médias réputés conservateurs (où il est souvent invité « pour être l’athée de service », dixit lui-même).

Michel Onfray se revendique d’une lignée d’intellectuels proches du courant individualiste libertaire parmi lesquels les philosophes cyniques (Diogène), cyrénaïques (Aristippe de Cyrène) mais aussi au travers de toute l’histoire de la philosophie (les Frères du Libre-Esprit, les penseurs libertins, l’École de Francfort, …).

Il tient une chronique dans l'hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par le dessinateur Siné et participe aussi à son capital[1],[2].

[modifier] Philosophie

Michel Onfray se réclame essentiellement de l'héritage intellectuel de philosophes comme Nietzsche, La Mettrie, Aristippe de Cyrène. Ces trois penseurs ont en commun d'inviter à une ascèse hédoniste : l'important n'est pas la lettre, mais l'esprit.

Michel Onfray emprunte à la pensée nietzschéenne sa vision de l'Occident, de la morale et sa critique essentielle du christianisme. D'Aristippe de Cyrène, il retient le grand oui à la vie, l'hédonisme dynamique, la pulsion exacerbée, et la sagesse tragique des philosophes de Cyrène (ainsi que l'athéisme de certains, faisant fonctionner à plein régime l'arithmétique des plaisirs (un plaisir est mauvais s'il est suivi d'un déplaisir plus important, ou d'un trouble). De La Mettrie il a en commun le patronyme, en effet, le philosophe matérialiste s'appelait Julien Offray (ou Onfray en français moderne) de La Mettrie ; en ajoutant à son forfait celui de réactualiser sa doctrine pour les temps post-modernes.

Michel Onfray se reconnait dans le mouvement du post-anarchisme.

Il propose une pensée résolument matérialiste dont il fait l’éloge et la présentation dans différents domaines qui l’intéressent particulièrement : éthique et politique, usage ludique du corps, rapports amoureux, esthétique, etc., le tout étant regroupé sous la rubrique de la philosophie existentielle. Pour le philosophe normand, la probité et la connaissance du monde sont des clés incontournables : « Il faut partir du réel et construire avec celui-ci ». Il travaille à la déconstruction des mythes guidés par la « pulsion de mort », c’est-à-dire le refus du monde et de l’existence au profit des chimères et des contes. C'est avec le bâton du cynique qu'il dénude les chimères qui le font déboucher sur un « athéisme radical et militant ».

Lutte de Jacob avec l'Ange d'Eugène Delacroix, inspirant la couverture du Traité d'athéologie

Il propose une pratique existentielle de l'hédonisme, son œuvre est un pont jeté entre le lecteur et le monde de la culture des arts et du savoir, ce qui implique à long terme : épanouissement, plaisir, et une harmonisation et une réconciliation du rapport à soi, à autrui, et au monde. Le disciple de Dionysos déconstruit (pas nécessairement au sens de Derrida) les formes d’aliénations et de douleurs qu'il impute aux religions et aux dogmes politiques et économiques, il replace l’individu au centre de son existence en l’invitant à « penser en homme d'action et agir en homme de pensée » (Sorel) : « principe d’une éthique solaire et souveraine ». Il aborde dans Théorie du corps amoureux : pour une érotique solaire la question de la sexualité et tente de réactualiser le libertinage : il y critique les philosophies qui font l'éloge d'un amour désincarné au détriment du plaisir du corps (comme Platon par exemple).

Pour Michel Onfray, l'amour doit se construire de manière immanente, dans l'en deça, ici et maintenant ; il veut le paradis sur terre, et pas au-delà, pas ailleurs. Il se construit au quotidien grâce à une infatigable « sculpture de soi  » qui nécessite des choix dans tous les domaines : philosophique bien sûr, mais aussi esthétique, politique, gastronomique, etc.

Prônant un athéisme argumenté et militant, il décortique au cours de ses conférences à l’Université populaire de Caen la manière dont l’idéalisme ascétique platonicien, néo-platonicien, puis chrétien, et enfin allemand, influencent toujours notre manière de penser et de concevoir le monde, donc notre manière de vivre notre existence (l'Epistêmê judéo-chrétienne dixit Michel Foucault). De cette « contre-histoire de la philosophie », Michel Onfray tire des enseignements, des idées, des pensées, propres à permettre la fabrication d’une vie quotidienne jubilatoire. Son traité d'athéologie, un essai violent contre les religions monothéistes, crée la polémique. Irène Fernandez, philosophe et Jean-Michel Maldamé, théologien dominicain entre autres, en soulignent les approximations, les raccourcis et les erreurs historiques. Christian Eyschen, secrétaire général de la libre pensée regrette que Onfray fasse de l'athéisme, une nouvelle religion d'état et se pose ainsi comme une sorte de « gourou  » de l'athéisme : « nous réclamons la neutralité de l'école publique en matière métaphysique, et non pas l'enseignement de l'athéisme pour en faire la religion de ceux qui n'ont pas de religion... »

[modifier] Hapax existentiel

La notion d'hapax existentiel fut introduite par Vladimir Jankélévitch et fut reprise par Michel Onfray qui la définit comme l'occurrence qui ne se produit qu'une seule fois, ce qu'il transpose sous la modalité de la métaphore dans la vie d'un individu, notamment la sienne. Chacun de ses livres débute par un bref passage autobiographique qui est comme les prolégomènes de l'œuvre. Dans son premier livre, « Le ventre des philosophes », il rapporte son hapax existentiel le plus déterminant, qui l'a conduit à écrire et à publier : juste après avoir frôlé la mort à cause d'un infarctus le surprenant à l'orée de ses vingt-huit ans, il écrit (en quatre jours selon ses dires) sa première œuvre, tout en entretenant un rapport mystique avec elle.

L'hapax existentiel est ainsi une épiphanie de l'existence, un événement qui à la manière de la foudre vient couper en deux un paysage ; cet accident a été l'aiguillon qui l'a conduit à des aurores nouvelles, qu'il ne cesse, après une trentaine d'ouvrages, de retrouver à chaque réveil. D'autres philosophes ont connu pareils événements, le Cyrénaïque du XXIe siècle voit un exemple d'hapax existentiel dans la chute de cheval de Michel de Montaigne, où ce dernier, à deux doigts de la mort, prend conscience[3] de la matérialité fragile de son être, et de la facilité qu'il y a mourir, pendant un instant il consent à sa mort comme la chose la plus agréable qui puisse lui arriver dans l'instant. Montaigne expérimente l'intimité de son âme et de son corps, et de la forte contingence des faits qui composent l'existence humaine.

L'hédoniste évoque également le philosophe Jules Lequier, qui enfant, posa sa main sur un buisson, faisant débusquer un petit oiseau qui s'envola, puis se fit happer par un autre oiseau de proie qui passait au même moment. Cet événement terrorisa Lequier autant qu'il l'obséda, ainsi il effectua toute sa vie des travaux sur le déterminisme et la liberté humaine. Dans Le portrait du philosophe en libertin[4], il présente l'origine de la pensée hédoniste et matérialiste de ce philosophe, qu'il fait remonter à 1742, au moment où La Mettrie est médecin aux gardes françaises auprès du duc de Gramont pendant la guerre des Flandres. Sur le champ de bataille, La Mettrie constate alors que lorsque « la chair fait défaut, la pensée n'a pas lieu ».

Enfin, il mentionne la conversion d'Augustin d'Hippone, lorsque le vent aurait ouvert sa Bible à une page particulièrement frappante, alors qu'il se trouvait dans un jardin.

[modifier] Personnage conceptuel

Article détaillé : Personnage conceptuel.

Michel Onfray reprend le terme de personnage conceptuel cher à Gilles Deleuze. Comme le nom l'indique ce sont des personnages conceptuels qui servent de porte-parole aux philosophes qui les mettent en scène dans des récits mythiques, ou semi-mythiques ; il en est pour lui ainsi du Socrate de Platon, du Jésus des évangiles, du Candide de Voltaire, de l'Émile de Rousseau, du Zarathoustra de Nietzsche.

[modifier] Points de vue politiques

Il a déclaré avoir voté (élection présidentielle française de 2002) pour le candidat de la LCR Olivier Besancenot estimant que « la gauche doit être de gauche » pour combattre ce qu’il appelle la misère sale (voir son livre Politique du rebelle), et une gauche qui se réactualise en permanence.

Parmi ses dernières déclarations Michel Onfray explique être favorable à ce qui pourrait être « un capitalisme libertaire », à une « gestion libertaire du capitalisme » opposée à une gestion libérale du capitalisme[5].

Invité de Stéphane Paoli sur France Inter mercredi 22 mars 2006, Michel Onfray déclare « ne pas être contre le capitalisme » et pour la « propriété privée ».

En 2006, à la Fête de l'Humanité, au cours d'un débat avec Régis Debray, il déclare soutenir activement l'entreprise de construction d'une alternative unitaire à gauche, laquelle a pour objectif de désigner un candidat unique à la gauche antilibérale, qu'il appelle « radicale », pour l'Élection présidentielle française de 2007. Il appelle de ses vœux une grève générale en cas d'un deuxième tour confrontant Jean-Marie Le Pen à Nicolas Sarkozy.[réf. nécessaire]

En décembre 2006, au cours d'une interview[6] accordée au journal Le Monde, Michel Onfray déclare qu'il considère catastrophique l'incapacité de la gauche de la gauche à présenter un candidat unique à l'élection présidentielle de 2007. Il y voit essentiellement un problème d'ego et d'état major au sein du parti communiste et de la ligue communiste révolutionnaire. Il dit penser que cette absence d'unité entraînera une hausse importante du vote utile à gauche par un report massif de voix en faveur de Ségolène Royal. En ce qui le concerne, il déclare exclure de voter en faveur de Marie-George Buffet, Olivier Besancenot ou Arlette Laguiller dont l'idéologie relève, selon lui, d'un cryptomarxisme assez délirant.

Le 7 janvier 2007, Michel Onfray signe une pétition[7] lancée par le collectif « Unis avec Bové »[8] pour demander le retour de José Bové qui avait annoncé le retrait « provisoire » de sa candidature le 24 novembre 2006[9] pour s'opposer aux comportements respectifs du PCF et de la LCR.

Le 9 février 2007, Michel Onfray inaugure un blog[10] présentant ses prises de positions politiques pour la présidentielle de 2007 et sur lequel on découvre, entre autres, chez Nicolas Sarkozy, une vision de la vie totalement déterministe.

Déçu par l'attitude de José Bové, il annonce le 4 avril 2007 sur son blog son soutien, comme en 2002, en faveur d'Olivier Besancenot, candidat de la LCR, car il fait la meilleure campagne à la gauche de la gauche [11].

Au second tour de l'élection, il déclare sur son blog qu'il votera blanc, sans que cela soit un appel. Une très vive polémique va s'ensuivre.

[modifier] L'avis des libertaires

L'étiquette « libertaire » revendiquée à plusieurs reprises par Michel Onfray a été contestée par les organisations et les militants du mouvement libertaire. S'il est proche de la Fédération anarchiste et de son hebdomadaire Le Monde libertaire, dans lequel il a écrit des articles, Michel Onfray a en revanche été attaqué par Alternative libertaire après son engagement électoraliste en 2007[12]. L'essayiste libertaire Claude Guillon l'a également éreinté au sujet de son soutien au capitalisme dans une lettre ouverte au Monde libertaire puis, plus récemment, au sujet de son attitude dans l'affaire des inculpés de Tarnac.

[modifier] Polémique suite à la publication du Traité d'athéologie

Le succès médiatique du Traité d'athéologie a conduit à faire penser que la question de la religion était centrale dans la pensée d'Onfray, voire qu'Onfray était avant tout un théoricien de l'athéisme. Si Onfray est athée, c'est la défense de l'hédonisme qu'il met d'abord au cœur de son travail. Le Traité d'athéologie avait été écrit en 2005 suite aux débats qui avaient suivi la parution de son ouvrage Fééries anatomiques dans lequel il remet en question les a-priori chrétiens dans le domaine des questions bioéthiques.

Le Traité d'athéologie, vendu à plus de 300 000 exemplaires, a clairement montré un regain d'intérêt, en France, en 2005, pour les questions sur les religions, que les analyses soient menées par des tenants de l'athéisme ou par des religieux.

Dans sa Contre Histoire de la Philosophie, il défend particulièrement la Thèse mythiste (Jésus non historique). Il considère que Jésus est un personnage conceptuel (concept qu'il reprend à Gilles Deleuze), tout comme le Zarathoustra de Friedrich Nietzsche ou le Socrate de Platon.

Sa critique du christianisme, s'adressant au catholicisme en particulier, se veut objective. Elle est néanmoins reçue avec réserve ou hostilité par d'autres intellectuels qui lui reprochent un aveuglement passionnel et un manque excessif de connaissance de la nature même du phénomène religieux, chrétien en particulier. L'écrivain Mathieu Baumier s'attache à démonter le système Onfray, qui relève selon lui plus du sophisme que de la philosophie, dans son ouvrage L'anti traité d'athéologie, préfacé par le philosophe Régis Debray. Pour autant, la pensée de Michel Onfray est particulièrement suivie dans certains milieux intellectuels en Italie[13].

Le succès médiatique du Traité d'athéologie fait écho à celui d'autres livres athées publiés en anglais récemment, et qui ont été des très grands succès de publication, tel que The God Delusion de l'anglais Richard Dawkins (publié en français sous le titre « Pour en finir avec dieu »), Breaking the Spell: Religion as a natural phenomenon de Daniel Clement Dennett, The end of faith de Sam Harris ou God is not great: How religion poisons everything de Christopher Hitchens. On peut voir dans le succès éditorial de ces publications le sentiment, particulièrement dans le monde anglo-saxon, que les athées doivent être plus revendicatifs de leurs droits en tant que citoyens à ne pas croire en une religion, défendre la séparation de l'église et de l'État contre les mouvements fondamentalistes, et doivent donc pour cela être plus actifs en tant que mouvement.

[modifier] Polémique avec la secte de Raël

Le 4 mars 2006, Michel Onfray se voit attribuer par Raël le titre de prêtre honoraire du Mouvement Raëlien, mais le refuse. La presse s'empare de l'affaire[14], ce qui conduit Michel Onfray à publier un droit de réponse virulent le 16 mars 2006[15],[16].

[modifier] Œuvres

  • Les cours sur CDs (Contre-histoire de la philosophie) :
    • 1. L'Archipel pré-chrétien (1) de Leucippe à Épicure - éditions Frémeaux & Associés - 12 CDs
    • 2. L'Archipel pré-chrétien (2) d'Épicure à Diogène D'Oenanda - éditions Frémeaux & Associés - 11 CDs
    • 3. La Résistance au christianisme (1) de l'invention de Jésus au christianisme épicurien - éditions Frémeaux & Associés - 12 CDs
    • 4. La Résistance au christianisme (2) d'Érasme à Montaigne - éditions Frémeaux & Associés - 13 CDs
    • 5. Les Libertins baroques (1) de Pierre Charron à Cyrano de Bergerac - éditions Frémeaux & Associés - 12 CDs
    • 6. Les Libertins baroques (2) de Gassendy à Spinoza - éditions Frémeaux & Associés - 13 CDs
    • 7. Les Ultras des Lumières (1) de Voltaire et Diderot à Maupertuis - éditions Frémeaux & Associés - 13 CDs
    • 8. Les Ultras des Lumières (2) de Helvétius à Sade et Robespierre - éditions Frémeaux & Associés - 12 CDs
    • 9. L’Eudémonisme social (1) Le XIXe siècle : De l'utopie libérale à Karl Marx - éditions Frémeaux & Associés - 12 CDs
    • 10. L’Eudémonisme social (2) De John Stuart Mill à Michel Bakounine - éditions Frémeaux & Associés - 13 CDs
    • 11. Le Siècle du moi (1) De Feuerbach et Darwin à Thoreau et Schopenhauer - éditions Frémeaux & Associés - 13 CDs
  • Conférences sur CDs et DVDs :
  • Naissance d'une université populaire (conférence ; avec la participation de Stefan Leclercq), DVD, Editions Sils Maria, 2005.
  • Le Pur Plaisir d'exister (Conférences de Michel Onfray à la BNF en coffret de 3 CD Audio) - éditions Frémeaux & Associés - 3 CDs, 2007.

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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