Bernard-Henri Lévy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lévy et BHL.

Bernard-Henri Lévy

Description de l'image  Bernard-Henri Lévy-tau-1.jpg.
Activités Écrivain
Naissance (65 ans)
Béni Saf, Algérie
Langue d'écriture français
Mouvement Nouveaux philosophes

Œuvres principales

Bernard-Henri Lévy, souvent désigné par ses initiales BHL, né le à Béni Saf (Algérie)[1], est un intellectuel français, un des initiateurs du mouvement des nouveaux philosophes dans les années 1970, et une personnalité médiatique depuis cette époque, dont l'action et l’œuvre font l'objet de controverses.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Ascendance

Bernard-Henri Lévy est issu d'une famille juive d'Algérie, alors encore une colonie française. Son arrière grand-père maternel était le rabbin de Tlemcen.

Il est le fils d'André Lévy, qui à 18 ans s'est engagé pour la défense de l'Espagne républicaine[2], et de Dina Siboni. Il a un frère Philippe et une sœur, Véronique, convertie au catholicisme en 2013[3]. Après avoir passé plusieurs années au Maroc, alors protectorat français, sa famille s'installe en France, à Neuilly-sur-Seine, en 1954.

En 1946, son père a fondé au Maroc[4] la Becob, une société d’importation de bois exotiques africains et de résineux (de Finlande, d'URSS ou de Roumanie)[5], rachetée par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997[6]. Après la vente de l'entreprise, Bernard-Henri Lévy est resté actionnaire et administrateur de plusieurs sociétés. Il est à la tête de la société civile immobilière Finatrois. Ancien actionnaire de la société de production de cinéma Les films du lendemain, il a cédé ses parts dans cette société pour un euro symbolique, au début de l'année 2013, à sa présidente, Kristina Larsen[7].

En 1996, le magazine économique Challenges classe la famille Lévy comme 187e plus grosse fortune française avec 455 millions de francs[8].

Descendance

En , il a une fille de sa première union avec le mannequin Isabelle Doutreluigne : Justine Lévy.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il fait ses études secondaires au lycée Pasteur de Neuilly, puis deux années de classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand.

L'Ecole normale supérieure (1968-1971)[modifier | modifier le code]

En 1968, il est reçu à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm où il a comme professeurs Jacques Derrida et Louis Althusser.

Il publie un premier article dans la revue Les Temps modernes intitulé « Mexique, nationalisation de l'impérialisme » à la suite d'un séjour au Mexique en 1969.

Sur cette époque, son condisciple Jean-Luc Marion rapporte :

« Bernard a toujours été BHL. Je l'ai vu vraiment pour la première fois quand il a intégré l'École normale supérieure, un an après moi, en 1968. Évidemment, il travaillait beaucoup, avec beaucoup d'efficacité et de talent. Sinon, comment aurait-il intégré dès son premier essai ? Mais il ne travaillait pas d'abord ni surtout pour accomplir ses devoirs vis-à-vis de l'institution universitaire. Il avait son propre programme, depuis le début : publier, faire savoir des choses tragiques et, à l'occasion, se faire connaître. [...] Bernard avait tout pour devenir un professeur d'université. Il ne lui manquait que l'envie. Mais la sienne le portait vers Camus ou Malraux plutôt que vers Merleau-Ponty ou Husserl[9]. »

Les débuts (1971-1976)[modifier | modifier le code]

En 1971, il est reçu (8e) à l’agrégation de philosophie[10].

En septembre 1971, il écrit dans Combat un long reportage consacré à l'Irlande du Nord ainsi qu'une série d'articles sur le monde paysan français ; dans une problématique maoïste, il montre comment la lutte des classes opère dans les campagnes françaises.

Parrainé par Charles Bettelheim, professeur d’économie proche de Louis Althusser, il voyage dans le sous-continent indien, plus spécialement au Bangladesh durant la guerre de libération contre le Pakistan. À son retour, en , il écrit son premier livre : Bangla-Desh Nationalisme dans la révolution. Ce premier texte inaugure une série de reportages de guerre qui constituent l'une des caractéristiques de son œuvre.

De retour en France, il est nommé chargé de cours à l’université de Strasbourg, où il enseigne l’épistémologie .

En , il crée la collection « Figures » chez Grasset, inaugurée par des livres de Jean-Paul Dollé et de Philippe Nemo.

En , il lance avec Michel Butel le quotidien L'Imprévu qui ne rencontre pas le succès espéré et cesse sa parution après onze numéros.

Il fait partie jusqu’en 1976 des conseillers de François Mitterrand au sein du « Groupe des Experts » où il siège en compagnie de personnalités politiques comme Michel Rocard, Laurent Fabius ou Édith Cresson. François Mitterrand évoque le jeune Bernard-Henri Lévy en ces termes dans son livre L'Abeille et l'Architecte[11] :

« J’ai connu Bernard-Henri Lévy alors qu’il venait d’entrer à Normale supérieure. Je me flatte d’avoir pressenti en ce jeune homme grave le grand écrivain qu’il sera. Un danger le guette : la mode. Mais la souffrance, amie des forts, le sauvera. Tout l’y prépare. Je ne m’inquiète pas de ce goût de plaire qui l’habite et l’entraîne aujourd’hui hors de son territoire. Quand il s’apercevra qu’il possède en lui-même ce qu’il cherche il reviendra à sa rencontre. Le voudrait-il qu’il n’échapperait pas au feu qui le brûle. Il a déjà dans le regard, ce dandy, de la cendre. Peut-être me trompé-je, peut-être cédera-t-il aux séductions du siècle au-delà du temps qu’il faut leur accorder. J’en serais triste. J’accepte qu’il dépense encore beaucoup d’orgueil avant de l’appeler vanité. J’ai apporté de France avec moi La Barbarie à visage humain que j’annote pour mes chroniques. C’est, à l’image de son auteur, un livre superbe et naïf. Superbe par le verbe, le rythme intérieur, l’amère certitude qu’il n’est qu’incertitude. Naïf par l’objet de sa quête, qui le fuit dès qu’il en approche. […] Bernard-Henri Lévy, caressé, adulé, propulsé, trituré par les média, adieu sourire de connivence, geste ailé d’une main amie, adieu langage à demi-mot ? Non, au revoir. »

Les « Nouveaux Philosophes »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nouveaux philosophes.

La polémique autour d'André Glucksmann[modifier | modifier le code]

Le 30 juin 1975, dans Le Nouvel Observateur, Bernard-Henri Lévy salue la parution aux éditions du Seuil de La Cuisinière et le mangeur d'hommes d'André Glucksmann, qui établit un parallèle entre le nazisme et le stalinisme, en attribuant à Marx la responsabilité du Goulag.

Issu de la mouvance maoïste et rompant avec elle, Glucksmann appelle à entreprendre une critique de fond du marxisme, à partir d’une réflexion sur le totalitarisme, alors qu’Alain Badiou, issu de la même mouvance, postule que remettre en cause les principes du marxisme, c’est « jeter le bébé avec l’eau du bain » et que « la démocratie n’est rien d’autre qu’un outil de propagande du capitalisme. »[12]

Glucksmann rejoint Lévy chez Grasset, où se forme un courant philosophique représenté par des auteurs très différents les uns des autres – Christian Jambet, Guy Lardreau, Maurice Clavel, etc., – mais qui ne se reconnaissent tous à leur opposition au schéma totalitaire, jusqu’au cœur de la philosophie quand elle prétend détenir le pouvoir de changer radicalement le monde, et à la nécessité d’envisager une nouvelle perspective de la pensée.[réf. souhaitée][13]

Mais l'émergence du nouveau en philosophie pose nécessairement un problème dont Michel Foucault, alors, définit les enjeux :

« L’épreuve décisive pour les philosophies de l’Antiquité, c’était leur capacité à produire des sages ; au Moyen Âge, à rationaliser le dogme ; à l’âge classique, à fonder la science ; à l’époque moderne, c’est leur aptitude à rendre raison des massacres[14]. »

L'émergence du concept[modifier | modifier le code]

Au printemps 1976, Paul Guilbert et Jean-Marie Borzeix, à la direction des Nouvelles littéraires, demandent à Bernard-Henri Lévy de consacrer un dossier à ce courant de pensée. Paru en juin 1976, il s'ouvre sur une préface de Bernard-Henri Lévy, suivie de quatre entretiens : François Châtelet avec Christian Jambet et Guy Lardreau ; Roland Barthes avec Philippe Roger ; Claude Lévi-Strauss avec Jean-Marie Benoist ; Jean-Toussaint Desanti avec Jean-Paul Dollé. Un texte d’Annie Leclerc clôt le dossier. La formule « les nouveaux philosophes », choisie par Lévy, apparaît en titre. Désormais ce courant sera connu sous ce terme.

Le 9 mai 1977, dans un article intitulé La grande colère des faits, consacré aux Maîtres Penseurs, l'ouvrage d’André Glucksmann qui va bientôt paraître, Michel Foucault constate :

« Le goulag, toute une gauche a voulu l’expliquer, sinon comme les guerres, par la théorie de l'histoire, du moins par l’histoire de la théorie. Massacres, oui, oui ; mais c’était une affreuse erreur. Reprenez donc Marx ou Lénine, comparez avec Staline, et vous verrez bien où celui-ci s’est trompé. Tant de morts, c’est évident, ne pouvaient provenir que d’une faute de lecture. On pouvait le prévoir : le stalinisme-erreur a été l'un des principaux agents de ce retour au marxisme-vérité, au marxisme-texte auquel on a assisté pendant les années 1960. Contre Staline, n’écoutez pas les victimes, elles n’auraient que leurs supplices à raconter. Relisez les théoriciens; eux vous diront la vérité du vrai[14]. »

Un peu auparavant, en mars 1977, Michel Foucault et Bernard-Henri Lévy ont publié un entretien dans Le Nouvel Observateur, où Foucault affirme :

« Le retour de la révolution, c’est bien là notre problème. Il est certain que, sans lui, la question du stalinisme ne serait qu’une question d’école – simple problème d’organisation des sociétés ou de validité du schéma marxiste. Or c’est de bien autre chose qu’il s’agit, dans le stalinisme. Vous le savez bien : c’est la désirabilité même de la révolution qui fait aujourd’hui problème[15]. »

C'est à partir de ces bases que se construit la nouvelle philosophie. Au-delà de la remise en cause de la responsabilité des philosophes dans l'histoire, il s'agit de questionner le désir de faire la révolution – non pas une révolution, mais la révolution, radicale, finale, totale – pour en étudier les tenants et les aboutissants, jusque dans ses effets les plus concrets[16].

La Barbarie à visage humain (1977)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Barbarie à visage humain.

En mai 1977, Bernard-Henri Lévy publie La Barbarie à visage humain. S’il se situe dans le même champ critique de Glucksmann, il l’élargit en remettant en cause les principes de la révolution conçue par ce qu’il appelle « l’idéologie du désir », c’est-à-dire le courant de pensée animé par Gilles Deleuze, Félix Guattari et Jean-François Lyotard.[réf. souhaitée][17]

Pour présenter ce livre, BHL critique le rationalisme :

« Chacun sait aujourd'hui que le rationalisme a été un des moyens, un des trous d'aiguille par quoi s'est faufilée la tentative totalitaire. Le fascisme n'est pas issu de l'obscurantisme, mais de la lumière. Les hommes de l'ombre, ce sont les résistants... C'est la Gestapo qui brandit la torche. La raison, c'est le totalitarisme. Le totalitarisme, lui, s'est toujours drapé des prestiges de la torche du policier. Voilà la « barbarie à visage humain » qui menace le monde aujourd'hui[18]. »

Bernard-Henri Lévy dénonce la tentation totalitaire liée, selon lui, à ce qu'il appelle « la lumière » ou encore « l'optimisme » inscrit au plus profond de la raison qui fonde historiquement la philosophie et accompagne son développement jusqu'au présent. La révolution culturelle chinoise, jusque dans ses prolongements au Cambodge, sous Pol Pot alors en 1977, est « le plus moderne repère de l'optimisme », écrit-il[19]. L'optimisme deleuzien, pour être d'une autre nature, ne lui semble pas moins dangereux, en puissance sinon en acte.[réf. nécessaire] [20]. « L'optimisme » dont parle Lévy ne se confond pas avec un trait de caractère. Lévy ne remet pas en cause l'espoir de s'en sortir. Il ne conteste pas l’idée d’une élévation de la conscience humaine ou d’une réparation des injustices. Mais il combat l’idée d’une providence rationnelle, en tout cas immanente, naturelle, qui mènerait nécessairement les hommes vers une « société bonne » méthodiquement « épurée » de ses éléments « corrupteurs ».[réf. nécessaire][21]

D’où la nécessité, pour Lévy, de réhabiliter ce qu'il appelle « le pessimisme », c’est-à-dire la vigilance face au désir d’adhérer à une révolution conçue comme purement positive, au moins dans sa finalité, que ce soit en termes théologiques, kantiens, hégéliens, bergsoniens, marxistes ou fascistes.[réf. nécessaire][22]

Cet essai déclenche de nombreuses réactions et controverses, notamment de la part de Gilles Deleuze qui dénie à son auteur le statut de philosophe, pour le ravaler à celui de publicitaire sous le label de BHL.

En revanche, dans un texte publié par Les Nouvelles littéraires le 26 mai 1977, Roland Barthes apporte son soutien à Bernard-Henri Lévy :

« Est-ce qu’il n’y aurait pas une sorte d’accord entre l’idéologie optimiste du « progrès » historique et la conception instrumentaliste du langage ? Et à l’inverse, est-ce qu’il n’y aurait pas le même rapport entre toute mise en distance critique de l’Histoire et la subversion du langage intellectuel par l’écriture ? Après tout, l’ars scribendi, succédant à l’art oratoire, a été historiquement lié à un déplacement de la parole politique (de la politique comme pure parole). Votre projet ne fait que relancer ce déplacement, occulté depuis qu’on a cessé d’écrire la politique, c’est-à-dire depuis Rousseau[23]. »

Le 27 mai 1977, Bernard Pivot convie sur le plateau de l'émission Apostrophes, Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann, pour débattre de la question : « Les nouveaux philosophes sont-ils de droite ou de gauche ? » Sont également invités Maurice Clavel, qui soutient leurs thèses, et François Aubral et Xavier Delcourt, qui s’y opposent. Le débat fait connaître au grand public les nouveaux philosophes.

Le Testament de Dieu (1979)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Testament de Dieu.

Le livre[modifier | modifier le code]

Son second livre Le Testament de Dieu, paru en , prolonge La Barbarie à visage humain. Lévy y oppose la raison grecque, nécessairement optimiste et tragique, selon lui, et la loi juive, pessimiste, mais qui laisserait entrevoir comme l'envers du tragique :[réf. souhaitée][24]

« Si l’on convient d’appeler « tragique » la conception des choses qui dit la pénible dramaturgie du Mal mué en Bien, et « pessimiste » celle qui conte la simple et brute pénibilité d’être homme, homme voué au Mal, au Mal intotalisable, alors il faut conclure, contre l’air du temps une fois de plus, que le Tragique est l’élément même de l’oppression et le pessimisme, peut-être, le point de vue de l’opprimé[25]. »

Philippe Sollers note, en rendant compte de l’ouvrage, dans un article paru dans Le Nouvel Observateur du 30 avril 1979 :

« Quel livre scandaleux qui se permet l’insolence de douter du miracle grec et de parler du génie du christianisme ! Voici la première critique systématique de « l’Antiquité dans les têtes » (autrement dit de tout le savoir universitaire ou peu s’en faut). […] Ce qui se dévoile est ceci, contraire sans aucun doute à toute vision du monde philosophique : il n’y a pas « la Religion » d’un côté et, de l’autre, autre chose qui serait « la Raison » enfin débarrassée de la Religion. Mais plutôt le fait qu’il n’y a de toute façon, quoi qu’on en dise, que des religions, et que les pires sont celles qui se dénient comme telles, y compris au nom de la science[26]. »

L'historien Pierre Vidal-Naquet relève plusieurs grossières erreurs factuelles dans l'ouvrage ; Bernard-Henri Lévy lui répond dans un texte, publié par Le Nouvel Observateur du 18 juin 1979, il écrit : « Pierre Vidal-Naquet vient, peut-être, d’inventer un genre inédit dans la République des Lettres : le rapport de police philosophique ». Pierre Vidal-Naquet répond le 25 juin 1979 et il est appuyé dans sa critique par le philosophe Cornelius Castoriadis[27].

Controverse[modifier | modifier le code]

La controverse, ouverte par Gilles Deleuze lors de la sortie de La Barbarie à visage humain, reprend avec plus d’ampleur avec la sortie du Testament de Dieu.

La critique des erreurs historiques par Pierre Vidal-Naquet sert à Cornelius Castoriadis pour relever « l'imposture » philosophique du « nouveau philosophe » proclamé tel par le numéro « historique » des Nouvelles littéraires. Castoriadis dénonce dans Le Testament de Dieu des objectifs inhérents au souci du profit financier et de l’intérêt personnel :

« Que l’industrie des médias fasse son profit comme elle peut, c’est, dans le système institué, logique : son affaire, c’est les affaires. Qu’elle trouve des scribes sans scrupule pour jouer ce jeu n’est pas étonnant non plus. Mais tout cela a encore une autre condition de possibilité : l’attitude du public. Les « auteurs » et leurs promoteurs fabriquent et vendent de la camelote. Mais le public l’achète – et n’y voit que de la camelote, des fast-foods. Loin de fournir un motif de consolation, cela traduit une dégradation catastrophique, et qui risque de devenir irréversible, de la relation du public à l’écrit. Plus les gens lisent, moins ils lisent. Ils lisent les livres qu’on leur présente comme « philosophiques » comme ils lisent les romans policiers. En un sens, certes, ils n’ont pas tort. Mais, en un autre sens, ils désapprennent à lire, à réfléchir, à critiquer. Ils se mettent simplement au courant, comme l’écrivait L’Obs il y a quelques semaines, du « débat le plus chic de la saison »[28]. »

L'historien Gérard Noiriel considère que les « nouveaux philosophes » sont des personnes « possédant les titres requis pour pouvoir être considérés comme des « penseurs » (normaliens et agrégés de philosophie), mais davantage attirés par le journalisme que par la recherche, [qui] se lancent dans la publication d'essais grand public qui rencontrent d'emblée un fort succès dans les médias »[29]. Il estime que « ce n'est évidemment pas la profondeur de leur pensée qui explique [leur] succès médiatique [mais le] fait que les thèses anticommunistes qu'ils défendent sont en phase avec les discours dominants.»[30]

L'historien François Cusset observe que « l'opération s'apparente à une mise au pas du champ intellectuel. Car Lévy semble plus hargneux envers l'« idéologie du désir » deleuzo-guattarienne qu'à propos des camps soviétiques.»[31]

Le philosophe Bruno Jeanmart et le journaliste Richard Labévière ont écrit en 2007 Bernard-Henri Lévy ou la règle du Je[32], un ouvrage destiné à justifier auprès des étudiants, l'absence de Bernard-Henri Lévy dans le programme de l'Agrégation de philosophie. À la suite de l'analyse de ses œuvres, ils y dénoncent l'absence de concepts, outils de base dans la démarche philosophique et affirment qu'il aurait davantage un rôle d'essayiste que de philosophe et qu'"il n'y a pas de pensée chez ce penseur".

L'hommage d'Emmanuel Levinas[modifier | modifier le code]

Emmanuel Levinas rend hommage à Bernard-Henri Lévy et le salue dans un texte paru dans son livre Au-delà du verset :

« Je rejoins ainsi le livre de Bernard-Henri Lévy, Le Testament de Dieu, livre sombre comme le premier alinéa de notre texte, livre qui a dit tant de choses remarquables sur la Loi, sur la dure Loi qui ne nous apporte pas d’emblée, comme le promettent certains jeunes hommes trop facilement optimistes, les joies des « aubes naissantes », Loi dure, notre part à nous, peuple de la Loi juste, notre part la meilleure ! Mais je me suis demandé s’il n’était pas trop sévère pour la Grèce, avec laquelle il envisageait, comme une concession, qu’un dialogue soit possible. Je demandais davantage, par respect pour la science et pour Platon. Je pensais que, par-delà le dialogue avec la Grèce, nous était nécessaire son parler déjà dans notre discours intérieur. Tentation de la Grèce encore non surmontée ! Pourtant Bernard-Henri Lévy n’a-t-il pas raison en présence de tous ceux qui cherchent à s’approprier un héritage si brillant et à voir en lui, aussi, une excellence de forces vitales qui seraient capables de délicatesses très grandes sans rien perdre de leur superbe impitoyable[33] ? »

De 1980 à 1993[modifier | modifier le code]

En 1980, il a participé à la fondation de l’association « L’Action internationale contre la faim »[34] avec Marek Halter, Jacques Attali, Françoise Giroud et quelques autres, et c’est lui qui rédigera la charte de l’association[35] ; il s’en dissociera six ans plus tard, au moment de l’affaire éthiopienne et du grand débat qui secouera les grandes ONG sur les « effets pervers » de l’aide ; Bernard-Henri Lévy était alors partisan, comme Médecins sans frontières, d’arrêter d’envoyer des aides qui ne faisaient que renforcer et enrichir les bourreaux et il fut, sur ce point, mis en minorité. La même année, BHL et Marek Halter créent le Comité des Droits de l’Homme qui milite pour le boycott des Jeux olympiques d'été de 1980, qui ont lieu à Moscou.

Cette même année, il épouse Sylvie Bouscasse, et de leur union naît un fils prénommé Antonin-Balthazar-Solal[36].

L'Idéologie française (1981)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Idéologie française.

En , paraît chez Grasset L'Idéologie française, dans lequel Bernard-Henry Lévy fait de la France le laboratoire conceptuel du fascisme européen. Il y étudie notamment la Révolution nationale qui, entre 1940 et 1944, impose un État fasciste spécifiquement français, fondé sur le concept moderne de race, la haine de l'abstraction, le dénigrement des débats théoriques, l'horreur des intellectuels, le culte du vitalisme et le mot d'ordre du « retour au concret ». Les fascistes français que l’on[réf. nécessaire] présente d’habitude comme les prototypes de la contamination nazie en France[réf. nécessaire] : Brasillach, Drieu, Rebatet, etc., c'est-à-dire les « collabos », sont méprisés à Vichy. Le fascisme de Vichy a été pensé et mis en place par des hommes profondément germanophobes, « irrigués de culture et d’humanisme classiques, pétris de bienséance et de conformisme patriotes, qui accouchèrent, quatre ans durant, de la version française de l’abjection du siècle », selon Lévy[37] :

« Hegel, gardien de camps ? Nietzsche, père de nos antisémites ? Marx, maître à penser de nos totalitaires ? Encore faudrait-il que Hegel, Nietzsche, Marx il y eût, au paradis des camps, de l’antisémitisme et du totalitarisme français[38]. »

Lévy tente de réveiller la mémoire et d'en tirer les leçons. S'il opposait frontalement Athènes (la raison universelle) et Jérusalem (l'âme singulière) dans Le Testament de Dieu, Lévy admet maintenant qu'il y a bien un lieu où la philosophie grecque rejoint la littérature juive : ce lieu, c’est Rome, c’est l’Église romaine, urbi et orbi, où concilier rationalité et singularité dans l’âme judéo-platonicienne. Ce lieu, c'est également l'école freudienne de Paris ; ce lieu, c'est cosmopolis[39].

Très controversé, l'ouvrage fut particulièrement critiqué par Raymond Aron (pour qui « Bernard-Henri Lévy viole toutes les règles de l'interprétation honnête et de la méthode historique »)[40], Paul Thibaud, Emmanuel Le Roy Ladurie ou encore Pierre Nora, mais est salué par l'écrivain Philippe Sollers comme « un livre-clé qui a fait tomber bien des tabous, et qui reste pleinement d'actualité[41] ». Le philosophe Jean-Toussaint Desanti dans le Matin de Paris[42], salue un livre "dur à entendre" mais "salutaire" et qui "réveille". Jorge Semprun dans le Point[43] demande que l'on "prête au travail de Bernard-Henri Lévy une attention qui dépasse les humeurs de la mode et le mode de l'humeur". Quant à Jean-François Revel, il répond à Raymond Aron, dans l'Express[44], que, si la thèse de Lévy peut "déchainer une aussi intolérante véhémence c'est sans doute qu'il y a quelque part un cadavre dans le placard". Quant aux "menues fautes d'inattention" reprochées à l'auteur, le même Jean-François Revel dit en avoir "des armoires entières à la disposition du CNRS et des Hautes Études au cas où, d'aventure, ces deux augustes prytanées souhaiteraient faire leur autocritique". Les analyses de Lévy rejoignent notamment celles de Robert Paxton et de Zeev Sternhell.

« L'auteur de La Barbarie à visage humain, du Testament de Dieu et de L'Idéologie française est-il un historien ou un philosophe ? » se demande Bernard Pivot, en remarquant qu'il ne scandalise pas seulement « par ses plongées dans la sensibilité totalitaire de la France », mais par ce que Raymond Aron appelle « la boursouflure du style » :

« Ce qui est certain, et qu'on ne saurait lui contester sans mauvaise foi, c'est que Bernard-Henri Lévy est un écrivain. Qui a le goût des mots et de la gourmandise des phrases. Non, il n'y a pas de boursouflures dans son style. Il y a seulement l'agilité, et même l'élasticité, d'une culture qui sait renvoyer autour de quelques idées essentielles, originales et souvent justes, la force d'un tempérament qui sait provoquer[45]. »

Du voyage au Pakistan (1981) au conseil de surveillance d'Arte (1993)[modifier | modifier le code]

En septembre 1981, Bernard-Henri Lévy part au Pakistan avec Marek Halter et Renzo Rossellini afin de remettre aux résistants afghans trois postes émetteurs radio, achetés par le Comité des Droits de l'Homme et utilisés par « Radio Kaboul », qui appelle à la résistance armée contre l'occupation soviétique. Il évoque cette rencontre avec le commandant Massoud dans ses Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire parues en 2002. À cette occasion, le journaliste Christophe de Ponfilly affirme que Lévy rencontra Massoud en 1998, lors d'un autre voyage en Afghanistan, et non en 1981[46].

En novembre 1984, Bernard-Henri Lévy publie son premier roman, Le Diable en tête, paru chez Grasset.

« C’est un roman dans lequel les générations de la guerre et de la tout après-guerre sauront se reconnaître, comme d’autres se reconnurent en leur temps dans le Malraux de La Condition humaine, le Camus de La Peste ou le Sartre des Chemins de la liberté », note Jacques Henric[47].

À quelques exceptions près, Le Diable en tête est plutôt bien accueilli par la critique et le public. Il obtient le prix Médicis.

Article détaillé : Le Diable en tête.

En mars 1987, il publie L’Éloge des intellectuels (Grasset).

En novembre 1988, il reçoit le prix Interallié pour son roman Les Derniers Jours de Charles Baudelaire publié chez Grasset.

En , il lance et dirige une revue intitulée La Règle du jeu.

En 1991, il est nommé pour un an président de la Commission d’avance sur recettes au cinéma.

En (le 23), il suggère[48] à François Mitterrand de soutenir le président de la République de Bosnie-Herzégovine Alija Izetbegović, isolé dans Sarajevo assiégé. Le 27, Hubert Védrine lui apprend que François Mitterrand s'est envolé pour la Yougoslavie. Interviewé par Bernard-Henri Lévy pour le film Bosna !, François Mitterrand, un an et demi plus tard, le 16 février 1994, lui confie que c’est lui, BHL, qui a été à l’origine de ce voyage. Les mots de François Mitterrand, à l'image[49], sont exactement ceux-ci : « j’y suis allé après que vous m’ayez[pas clair], vous-même, Bernard-Henri Lévy, informé de la situation très dangereuse, presque désespérée, dans laquelle se trouvaient les habitants de Sarajevo »[50].

En décembre 1992, France 3 diffuse Un jour dans la mort de Sarajevo, un documentaire réalisé par Bernard-Henri Lévy et Alain Ferrari. Lévy souhaite dénoncer le martyre de cette ville « œcuménique » et la souffrance des habitants qui résistent héroïquement à des bombardements incessants. (Guerre de Bosnie)

Le , il épouse l'actrice Arielle Dombasle à Saint-Paul-de-Vence, un an après qu'elle ait joué au Théâtre de l'Atelier Le Jugement dernier écrit par lui-même.

En , il devient président du conseil de surveillance de la chaîne Arte.

De 1994 à 2005[modifier | modifier le code]

En , il présente au festival de Cannes « Bosna ! », le film qu’il a tourné dans Sarajevo assiégée, dans les tranchées tenues par l’armée bosniaque et dans les combats que celle-ci mène contre les milices serbes. Jean Daniel consacre au film un éditorial très élogieux sous le titre « Malraux ou rien » dans le Nouvel Observateur du 12 mai 1994. « Bosna, le film que Bernard-Henri Lévy présente cette semaine au festival de Cannes, est écrit Jean Daniel un grand pamphlet politique. C’est une œuvre forte, très forte, efficace, bien conduite, avec un authentique souffle épique. C’est sans doute le réquisitoire le plus implacable contre ce que l’on pourrait appeler la politique de non-intervention européenne dans la tragédie bosniaque. On est constamment saisi au collet, pressé de rejoindre le narrateur, entraîné par sa pugnace ferveur et même son lyrisme débridé »[51].

Puis, dans la foulée du film, à l'occasion des élections européennes, il a, depuis le tremplin constitué par l’émission L’Heure de vérité, animée par François-Henri de Virieu, lancé l’idée de la liste « L'Europe commence à Sarajevo » pour contraindre les partis politiques à prendre en compte la situation dans les Balkans. Dirigée par Léon Schwartzenberg, elle comprend, outre Bernard-Henri Lévy, Romain Goupil, Pascal Bruckner, André Glucksmann, Michel Polac, Alain Touraine[52]… De nombreuses personnalités soutiendront la liste tels : Marek Halter, Susan Sontag et Paul Auster, la Sud-Africaine, prix Nobel de littérature, Nadine Gordimer, l’ancien maire de Belgrade Bogdan Bogdanović. Cependant, le 30 mai, à quelques jours des élections, Bernard-Henri Lévy annonce le retrait de la liste, déclarant : « L'effet a atteint tous les objectifs possibles, on ne peut pas faire mieux, le but n'a jamais été d'envoyer cinq députés pro-Bosniaques à Strasbourg, mais de faire que chaque député européen ait la Bosnie en tête »[53]. Maintenue par Léon Schwartzenberg, cette liste, qui avait été créditée un temps de 12 % d'intentions de vote, obtiendra finalement 1 % des suffrages exprimés[54].

Contre la purification ethnique au Kosovo et, surtout, contre l’islamisme radical, il publie en octobre 1994 La Pureté dangereuse, Grasset. Son combat pour les intellectuels de Bosnie-Herzégovine se poursuit et débouche sur la publication en février 1996 du livre Le Lys et la Cendre, Journal d'un écrivain au temps de la guerre de Bosnie, Grasset.

En 1995, dans les colonnes du Point, il dénonce l’attribution de la Palme d'or à Cannes cette année-là à Emir Kusturica et son film Underground. Contrairement à Alain Finkielkraut, il verra, lui, en revanche, le film et rendra hommage au talent du cinéaste comme en témoigne l’entier Bloc-Notes qu’il y consacrera lors de sa sortie en salles[55]. « J'avais écrit, ici même, que j'entendais juger sur pièces « Underground » de Kusturica, écrit Bernard-Henri Lévy dans ce Bloc-Notes. Je m'étais interdit — contrairement à d'autres — la tentation d'un « politiquement correct » qui ne trouvait, il faut bien l'admettre, que trop de matière à s'exercer dans les déclarations mêmes du cinéaste. J'attendais, autrement dit, de voir le film et ne voulais le juger qu'à l'aune de ce qu'il exprimait vraiment. Je l'ai vu, aujourd'hui et hier. Je l'ai fait aussi scrupuleusement que possible, en oubliant les choix politiques de l'auteur, son bruyant soutien à Milošević ainsi que les injures dont il ne cesse de m'abreuver. Eh bien, si prévenu que je fusse contre l'infamie du personnage, l'honnêteté m'oblige à dire que j'y ai trouvé un souffle, un rythme, une intelligence des êtres et des situations, une cocasserie, un sens de la farce et du tragique, du carnaval et de la souffrance, un humour désespéré, une force, qui le placent très au-dessus de ce que l'on peut voir, ces temps-ci, sur les écrans. Kusturica est, sûrement, un collaborateur de la Grande Serbie. Mais son film est, peut-être, un chef-d'œuvre ».

En 1997, il réalise au Mexique un film de fiction, Le Jour et la Nuit, mettant en scène son épouse Arielle Dombasle, mais aussi Alain Delon, Lauren Bacall et Karl Zéro. Le scénario fut coécrit par Bernard-Henri Lévy et Jean-Paul Enthoven. Ce film fut un fiasco retentissant tant critique que public, et demeure à ce jour sa seule tentative de cinéma de fiction. Face à cet échec, BHL regretta en particulier « d'avoir été mégalo » et d'avoir fait « trop grand, trop fort, trop beau, trop tout »[56]. Les Cahiers du cinéma l'ont qualifié de « plus mauvais film français depuis des décennies », et ont regretté que de l'argent du cinéma mexicain soit allé à ce film plutôt qu'à des cinéastes mexicains « qui auraient mieux su l'utiliser. »[57]

En 2000, il publie Le Siècle de Sartre aux éditions Grasset.

Fin 2001, il soutient l'intervention américaine en Afghanistan et proclame en novembre 2001 à propos de cette intervention : « la victoire éclair d’une stratégie que nous n’étions pas bien nombreux à juger d’une habileté, d’une efficacité militaro-politique insoupçonnées. »[58]

En , il fonde avec Alain Finkielkraut et Benny Lévy, à Jérusalem, l'Institut d'études lévinassiennes, consacré à la pensée et à l'œuvre du philosophe Emmanuel Lévinas.

En , le président de la République Jacques Chirac et le premier ministre Lionel Jospin confient à Bernard-Henri Lévy la mission de reconstruction culturelle d’un Afghanistan libre. À son retour en France au printemps, Lévy présente son Rapport au Président de la République et au Premier Ministre sur la contribution de la France à la reconstruction de l’Afghanistan publié par La documentation Française et Grasset, qui comporte en seule annexe : un discours de Bernard-Henri[59].

En 2002 et 2003, il ne se positionne pas contre la guerre en Irak. Dans un article publié en 2002[60], il écrit que « [c]e n'est pas ici que l'on défendra ce massacreur de Kurdes et de chiites, ce terroriste, ce mégalomane suicidaire, ce fou, ce Néron actionniste dont, en 1998 déjà, Massoud me confiait qu'il était en possession d'armes chimiques et bactériologiques massives. » Pour ces raisons, il trouve cette guerre « moralement justifiée », mais aussi « politiquement désastreuse » notamment à cause des conséquences négatives qu'il entrevoit en matière de lutte contre le terrorisme[61].

En , il publie Qui a tué Daniel Pearl ? aux éditions Grasset. En citant les noms de ses informateurs Pakistanais, il expose ceux-ci aux représailles des talibans.

En , il participe au colloque consacré à Jean-Paul Sartre au centre culturel international de Cerisy.

De 2006 à 2007[modifier | modifier le code]

Début 2006, BHL publie aux éditions américaines Random House son livre sur les États-Unis, American Vertigo, parution précédée d'une tournée de conférences dans ce pays. En France comme outre-Atlantique, l’ouvrage, à quelques exceptions près, est accueilli par une douche froide et décrit comme une enfilade de clichés[62].

En , il soutient d'abord Dominique Strauss-Kahn lors de la primaire interne du Parti socialiste qui doit désigner le candidat du parti pour l’élection présidentielle, mais rejoint finalement la candidate choisie par le Parti socialiste Ségolène Royal dès le mois de janvier 2007, la considérant comme « courageuse ». Il annonce son choix publiquement après les propos du candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy sur la pédophilie et le suicide, propos qu'il juge « inacceptables ». Il sera à ses côtés pendant toute la campagne, comme le raconte par le menu le livre d’Ariane Chemin et Raphaele Bacquet, La Femme fatale (Albin Michel).

Le , Ségolène Royal publiera, en « Une » du journal Le Monde, un article intitulé « BHL, François Mitterrand, la meute et moi » où elle volera au secours de son ami, victime à ce moment-là d’attaques particulièrement virulentes. « Moi qui connais bien BHL, écrit-elle, j’avoue avoir été toujours entraînée par l’ampleur de son érudition, l’élan de ses curiosités et, à chaque fois, son esprit de nuance. Intellectuel « mondain » ? Ou « médiatique » ? Ce n’est pas le Lévy que je connais. Ce n’est pas non plus celui que je retrouve au fil de ma lecture et que je recommande à celles et ceux qui ont envie d’avancer. » ( Le Monde, 27 février 2010)[63].

En , BHL publie un livre sur le Parti socialiste, Ce grand cadavre à la renverse (Grasset). L'auteur commence son ouvrage en indiquant que Nicolas Sarkozy lui a demandé de le soutenir lors de la dernière élection présidentielle. BHL précise qu'il a refusé parce qu'il fait partie de la gauche. Ce qui le conduit à définir la gauche tout en indiquant l'évolution dangereuse qui lui semble être la sienne. La gauche se définit, selon l'auteur, comme le courant politique auquel appartiennent ceux qui sont anticolonialistes, portent un jugement positif sur Mai 68, négatif sur Vichy et qui se reconnaissent dans le combat des dreyfusards. La gauche connaît une évolution qui la conduit, selon Bernard-Henri Lévy :

  1. à devenir antiaméricaine de façon trop systématique ;
  2. à se détourner de l'idée de liberté ;
  3. à devenir complaisante à l'égard d'Al-Qaida et du Hamas. Une prise de position de l'ancien président des États-Unis Jimmy Carter sur un dialogue possible avec le Hamas est citée comme exemple de cette évolution (p. 283 de l'édition livre de poche) ;
  4. à cesser d'être universaliste ou internationaliste, devenant chauvine[64].

Depuis le début de l'année 2007, BHL est actionnaire[65] et membre du conseil de surveillance[66] du journal Libération.

De 2007 à 2012[modifier | modifier le code]

En 2008, BHL commence une relation de couple avec l'artiste millionnaire, Daphne Guinness, qui durera jusqu'en 2013[67]. Il écrira pour elle le dialogue du personnage qu'elle joue dans le film The Legend of Lady White Snake[68].

Lors de la guerre d'Ossétie du Sud de 2008, BHL s'est rendu en Géorgie en août 2008, publiant le récit de son voyage dans deux pages « Témoignages » du Monde[69]. Un article de Rue89[70] montre que son témoignage est imprécis, notamment grâce à plusieurs témoignages (dont celui de l'eurodéputée Marie-Anne Isler-Béguin). Son compagnon de voyage, Raphaël Glucksmann, le soutient vigoureusement dans un droit de réponse publié par Rue89[71], le 23 août 2008. Dans son témoignage, il écrit notamment :"J'ai accompagné votre cible dans la quasi-totalité de son périple géorgien et tout ce qu'il a dit avoir vu en ma compagnie est vrai".

En , il publie Left in dark times, version américaine de Ce grand cadavre à la renverse, chez Random House.

Le , parution de Ennemis publics de Michel Houellebecq et de Bernard-Henri Lévy, coédité par Flammarion et Grasset, qui réunit une correspondance polémique échangée par les auteurs.

En 2008, il prendra parti auprès de Claude Askolovitch et en opposition à Guy Bedos dans l'affaire Siné[72].

Lors de la guerre de Gaza 2008-2009, BHL s'est rendu en Israël, publiant le récit de son voyage dans le JDD[73]. Dans cet article il constate que la bande de Gaza, évacuée par Israël en 2005 et soumise depuis à un blocus humanitaire, est devenue non l'embryon de l'État palestinien tant espéré, mais « une base militaire avancée ». Il accuse la désinformation du « village médiatique planétaire » en rappelant l'affaire du « génocide » de Jénine où les 500 victimes palestiniennes annoncées initialement dans la presse seront en définitive chiffrées à 52. Il conteste également la « rumeur » du blocus humanitaire (blocus pourtant confirmé par des organismes internationaux). Mais surtout il témoigne du réel désir de paix de responsables israéliens et palestiniens en particulier Ehoud Olmert et Moustafa Barghouti. Ce témoignage sera qualifié par Acrimed de « tract de propagande »[74].

En , il publie dans le journal Le Point une note de soutien à Israël justifiant l'opération Plomb durci[75].

À partir de 2009, il s'engage très activement dans la campagne qui réunit nombre de politiciens et intellectuels de la gauche française protestant contre l'extradition de l'ancien terroriste italien d'extrême gauche Cesare Battisti condamné pour quatre homicides dans la péninsule[76],[77].

En 2009, il déclare que le Parti socialiste « doit disparaître » pour « en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade » depuis le déclin du communisme. Car d'après lui le Parti socialiste n'incarne plus la gauche française ni l'espérance de qui que ce soit. À ses yeux, le Parti socialiste doit renouer avec l'essentiel, l'identité même de la gauche selon lui : l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'anti-totalitarisme, et il voit l'égalité comme le point de convergence de ces trois principes. Il exprime l'espoir de reconstruire, sur les ruines du Parti socialiste, la gauche de demain, moderne et réinventée[78].

Le , Bernard-Henri Lévy apporte son soutien à Roman Polanski, réalisateur arrêté le 26 septembre 2009 à Zurich en Suisse pour une accusation de viol sur mineure. BHL, selon ses propos, considérait que c'était un scandale que d’arrêter un homme plus de trente ans après les faits, que cela n'avait pas de sens. Il fait d'ailleurs signer une pétition sur son site[79].

Le , dans un article du Corriere della Sera, il prend la défense des papes Benoît XVI et Pie XII qu'il présente tous deux comme des « boucs émissaires » victimes de la « désinformation ». De Pie XII, présenté par lui comme coauteur « d'un des manifestes antinazis les plus fermes et les plus éloquents », il s'étonne qu'on fasse porter sur lui la responsabilité du silence généralisé des dirigeants de l'époque alors que sans armées le pape a pu néanmoins sauver nombre de vies humaines[80],[81].

Dans son ouvrage De la guerre en philosophie paru en février 2010, il cite les réflexions du philosophe Jean-Baptiste Botul, alors que celui-ci est un personnage fictif inventé par le journaliste Frédéric Pagès[82]. Ce dernier évoque un « grave accident philosophique qui pourrait compromettre la suite de sa carrière » mais constate toutefois que « même pris en flagrant délit de lecture hâtive ou de fiche mal digérée, [BHL] est fêté par les télés, choyé par les radios, encensé par les journaux »[83]. BHL est toutefois la risée de la presse étrangère. L'Express rapporte par ailleurs fin mars 2010 que « Les chiffres des ventes des deux ouvrages de Bernard-Henri Lévy De la guerre en philosophie et Pièces d'identité (Grasset), [ont été] vendus respectivement à 5 500 et 3 500 exemplaires en un mois et demi, malgré un lancement médiatique sans précédent »[84]. Dans Pièces d'identité, il combat les souverainetés nationales et incite les politiciens à embrasser la loi du marché et la mondialisation, arguant que « l'anti-américanisme est une métaphore de l'antisémitisme ». Au nom de l'idée du « juif d'affirmation », il incite également les juifs au repli communautaire tout en fustigeant les juifs assimilés[85].

Le 7 juin 2010, dans un article du journal Libération, il déclare que « Mein Kampf est un best-seller en Turquie » et défend l'attaque israélienne du 31 mai 2010 contre des navires transportant de l'aide humanitaire vers Gaza[86].

En 2011, il crée le prix Saint-Germain.

En février 2011, dans le magazine Harper’s Bazaar, l'artiste Daphne Guinness, riche héritière du fabricant de bière irlandais, révèle une relation de cinq ans avec Bernard-Henri Lévy, après qu'ils ont été surpris à Nice en juin 2010 par des paparazzi[87].

Le 16 mai 2011, il apporte publiquement son soutien à Dominique Strauss-Kahn, qui venait d'être accusé de viol sur une employée d'hôtel[88]. Toujours en mai 2011, Bernard-Henri Lévy est accusé avec Alexandre Adler, Caroline Fourest et quelques autres, d'être un intellectuel faussaire, selon le titre du livre de Pascal Boniface, qui consacre un chapitre à ce qu'il considère être les « multiples mensonges, contre-vérités » de ce dernier[89].

Le , se déroule la parution de son livre La Guerre sans l'aimer (éditions Grasset), la chronique d'un écrivain et philosophe, devenu activiste et émancipateur d'un peuple, au cœur du « printemps libyen »[90],[91]. Il affirme le 11 novembre 2011 s'être engagé en Libye en tant que juif et sioniste: "J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël"[92].
En , la revue américaine Foreign Policy publie son classement des 100 personnalités les plus influentes au monde et Bernard-Henri Lévy figure, dans ce classement, à la 22e place[93].
Le , il présente au Festival de Cannes en sélection officielle, son film documentaire le Serment de Tobrouk sur la guerre en Libye qui mit fin au régime Mouammar Kadhafi, projeté en séance spéciale et qui sera distribué aux États-Unis par Harvey Weinstein[94].

2013-2014[modifier | modifier le code]

Divisée en sept « séquences faisant référence aux stations de la Via Dolorosa à, Jérusalem »[95] : La Fatalité des ombres, Technique du coup d'état, la Voie Royale, Contre-Être, Tombeau de la philosophie, La revanche de Platon et Plastèmes et philosophèmes, il réunit 126 œuvres dans l'exposition Les aventures de la vérité (en écho aux Aventures de la liberté), autour de la philosophie avec Lucas Cranach l'Ancien, Jeff Koons, Jean-Michel Basquiat, Jackson Pollock[96], Juan Gris, Cathy Cordova, Florence Monnier, Julien Canovas, Guy Debord, Philippe de Champaigne, Elsa von Freytag-Loringhoven, Takashi Murakami, Kehinde Wiley, Paul Chenavard, Joseph Kosuth, Jake et Dinos Chapman, Wangechi Mutu, Pierre et Gilles, Anselm Kiefer, Pierre Soulages, Jacques Martinez, Matthew Day Jackson, Bronzino, Picabia, Jim Dine, Marco del Re, Raymond Lulle, Miquel Barceló, Olafur Eliasson, Alexandre Singh, Huang Yong Ping, Jacques Monory, Gérard Garouste, Kehinde Wiley, Michiel Coxcie, Franz Kline, Maurizio Cattelan, Zeng Fanzhi ou Enrico Castellani et Marina Abramovic en collaboration avec la Fondation Maeght[97],[98],[99]

Dans La Règle du Jeu[100], BHL fait l'objet d'une critique élogieuse de Baptiste Rossi : « ...(Lévy) par son tempérament d’entomologiste philosophique, va commencer par classifier (...) procède par une phénoménologie de l'esprit artistique, qui, comme il le faut, commence au matin du monde : d’abord, la philosophie condamne la peinture (iconoclastie). Puis, la peinture ruse, et parvient à exister, notamment dans la tradition chrétienne, en inventant (à malin, malin et demi) comme Lévy nous le rappelle précieusement, une sainte Véronique, qui, chargée de recueillir l’image du Christ sur un linceul, permet de réhabiliter l’impression, les figures, les visages, et donc, l’art. C’est le deuxième «moment» de cette dialectique sans nécessité. » ; dans Le Point, Nathalie Rheims titre : « BHL, le Magnifique », en référence au livre Gatsby, le Magnifique de F. Scott Fitzgerald[101]. Cependant, dans Rue89, Laurent Calixte lui répond ironiquement : « Madame Rheims, vous n’appréciez Bernard Henri Lévy, ce n’est pas une raison pour nous infliger ce pamphlet ironique faussement flatteur et entièrement rédigé au second degré ! Toujours les mêmes moqueries sur sa “chemise blanche ouverte” ; toujours des phrases faussement emphatiques comme “Lui sait jusqu’où les hommes sont allés”, toujours ces compliments qui font penser à ceux qu’on adressait à Kim Il Sung en Corée du Nord : “Il a cette capacité, cette hauteur de vue et aujourd’hui, peut-être un peu plus, cette sagesse, qui permettent à la pensée de ne pas disparaître complètement dans un monde qui pourrait facilement plonger dans l’obscurité[102], alors que Le Figaro évoque un « Jeff Koons de la philosophie » (...), « général (qui) évoquerait ses prises à l'ennemi » critiquant le « panurgisme" dans l'art »[103].

Il se sépare de Daphne Guiness en 2013[67].

Le , BHL est nommé citoyen d'honneur de Sarajevo pour ses prises de position pendant la guerre de 1992-1995[104].

En 2014, il lance un appel sur le plateau du Grand journal de Canal+ pour annuler les Jeux olympiques de Sotchi à la suite des manifestations pro-européennes de 2013-2014 en Ukraine.

Engagements internationaux[modifier | modifier le code]

Les guerres et événements tragiques en Algérie, en Bosnie-Herzégovine et au Rwanda donnent lieu à un ouvrage « La Pureté dangereuse » où il voit le délire de pureté à l’œuvre dans ces diverses situations. Il établit les caractéristiques de l’intégrisme.

En 1989, après la fatwa contre Salman Rushdie, Bernard-Henri Lévy s’engage dans la défense de l’écrivain, dont il fait un emblème et l'objet d’un de ses combats. En 1999, Bernard-Henri Lévy publie avec Salman Rushdie Questions de Principe Six.

En 2000, il publie « Le Siècle de Sartre » dans l’héritage duquel Bernard-Henri Lévy dit s’inscrire.

« Les damnés de la guerre » est un essai à partir de reportages effectués en Angola, au Sri Lanka, au Burundi, en Colombie, au Soudan et parus en France dans Le Monde, en Italie dans le Corriere della Sera, et dans El Mundo en Espagne, qui donnent un livre intitulé Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire, 2001. L'auteur se fait dans cet ouvrage le porte-parole des victimes de guerres oubliées et de leur souffrance.

Le , la revue américaine Foreign Policy lui attribue la 31e place des personnages les plus influents au monde, notamment devant Dominique Strauss-Kahn (33e), Esther Duflo (41e) et Jacques Attali (86e)[105].

Le , il s'exprime sur la position française au sujet de la révolution libyenne, et appuie Nicolas Sarkozy sur la décision d'instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye[106]. Il se rend à plusieurs reprises en Libye pour soutenir les rebelles face aux forces de Mouammar Kadhafi. À la suite de la prise de Tripoli par les rebelles, en , il déclare que « c'est une victoire, car Sarkozy a réalisé en Libye ce que Mitterrand n'avait pas fait en Bosnie »[107]. Le Monde commenta : « Pour le philosophe, âgé de 63 ans, l'aventure libyenne est l'accomplissement de toute une vie. Il tient enfin le grand roman de la liberté. Après le calvaire de Sarajevo, après l'annulation de la visite de l'Afghan Massoud à Paris, après la non-ingérence armée au Darfour : la Libye, opération réussie ! BHL, en nouveau Byron romantique, s'est vu en émancipateur d'un peuple. En toute sincérité. BHL, porte-étendard libyen »[108]. Bernard-Henri Lévy a dit, lors de Convention nationale du CRIF de l'hiver précédent, qu'il avait agi dans cette affaire en pensant à l'intérêt de l'État d'Israël[109]. Des intellectuels comme Jean-François Kahn condamneront par la suite sévèrement le rôle joué par BHL dans la crise libyenne[110].

Le , il prend position contre les atrocités du régime Assad en Syrie, dans un article publié dans le Huffington Post[111].

Écrits[modifier | modifier le code]

Les philosophes qui ont formé sa réflexion sont : Hegel, Spinoza, Louis Althusser et Emmanuel Levinas. Il rapporte à propos de Hegel l’« éblouissement »[112] qu’il a éprouvé en découvrant la langue et la pensée hégéliennes en particulier la vision hégélienne de l'histoire. Son professeur à l’École Normale Supérieure, Althusser, l’a amené à apprécier les subtilités de la métaphysique de Spinoza et les liens étroits reliant le théologique au politique. Depuis Le Testament de Dieu, publié en 1979, Bernard-Henri Lévy dit avoir puisé les sources de sa philosophie dans les textes de Franz Rosenzweig et Levinas. Cependant, selon le philosophe Yves Michaud, sa pensée est en fait « tout le contraire de l’ouverture à l’infini et à l’autre de Levinas »[113].

Sa pensée met l'accent sur l'existence du Mal et la lutte entre le Bien et le Mal[114], mais aussi, plus pragmatiquement, sur le combat contre le fanatisme et le totalitarisme, qui s'inscrit dans le cadre de la lutte générale contre le Mal.

Un regard critique sur la condition des intellectuels[modifier | modifier le code]

Bernard-Henri Lévy s'intéresse au début des années 1980 à la condition des intellectuels, en particulier des intellectuels français, dans son ouvrage Éloge des Intellectuels. Il constate avec crainte (et un petit peu de nostalgie) le risque d'un recul de la culture intellectuelle de haut niveau, face aux genres mineurs, importants mais d'une importance sociale moins cruciale que les travaux des philosophes. Selon lui, les philosophes sont en partie responsables de ce déclin. Il observe avec inquiétude les progrès des « nouvelles stars » de la musique, du sport, du monde de l'entreprise.

Le « monde vrai », terrain d'étude pour la philosophie[modifier | modifier le code]

Pour Bernard-Henri Lévy, la mission du philosophe est d’intervenir dans les débats contemporains. Le modèle dont il se réclame est celui de Sartre : le philosophe investi dans les événements et les luttes de son temps, pour qui le monde est aussi bien un terrain d'étude que d'intervention pour la philosophie. Il ne pense pas que le rôle de la philosophie soit de donner un sens au monde. Il veut faire de la philosophie « un instrument de la lucidité »[112]. Il constate que les questions existentielles, telles la vie, la mort, la souffrance, sont insolubles. Il en résulte selon lui que la fonction de la philosophie est d’explorer et non de résoudre ces grands problèmes humains.

Critiques[modifier | modifier le code]

Critiques d'ordre général[modifier | modifier le code]

  • BHL est présenté par certains journalistes comme un imposteur intellectuel[115]. Ses détracteurs estiment que sa réussite ne serait due qu'à un réseau de connaissances bien organisé[116].
  • Pascal Boniface est critique vis-à-vis de BHL. Dans un article intitulé « BHL n'est pas seulement ridicule, il est aussi dangereux », il écrit : « Il est de bon ton, dans de nombreux milieux, de se gausser de Bernard-Henri Lévy et d’affecter à son égard, une indifférence ironique. L’affaire Botul – dont BHL a le culot de s’estimer victime – n’est ni sa première, ni sa dernière escroquerie intellectuelle. La carrière de BHL est faite d’affabulations et de ratés monumentaux, qu’il veuille créer un journal, faire un film, écrire une pièce de théâtre ou un livre. Il y a un écart grandissant entre l’écho médiatique qui lui est donné et la désaffection du public, qui n’est pas dupe. »[117] Dans l'ouvrage Les Intellectuels faussaires (éditions JC Gawsewitch, mai 2011) : « En tête de liste, il y a l’influent Bernard-Henri Lévy, alias BHL le « seigneur et maître des faussaires », dont le « moralisme se mue en Maccarthysme », redoutable dans l’art d’exercer le « terrorisme intellectuel », alors même que ses fiascos retentissants disqualifieraient sur-le-champ bien moins omnipotent que lui. »

Critiques de l'œuvre[modifier | modifier le code]

  • À l'occasion de la sortie de la Barbarie à visage humain, le philosophe Gilles Deleuze portait un jugement négatif sur l'œuvre du jeune écrivain, qui se serait livré à des rapprochements hâtifs, parfois « ignobles »[119]. Plus généralement, à propos des nouveaux philosophes, Deleuze écrit : « je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides »[119].
  • La prise de liberté avec la vérité et les faits inspire un reproche fait par exemple par l’historien Pierre Vidal-Naquet[120] et par le philosophe Cornelius Castoriadis à propos de son livre Le Testament de Dieu, 1978. Dans un article du Nouvel observateur daté du 9 juillet 1979, Cornelius Castoriadis admettant sa perplexité devant le « phénomène BHL », écrivait : « Sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de vieille et grande culture, un « auteur » peut-il se permettre d’écrire n’importe quoi, la « critique » le porter aux nues, le public le suivre docilement – et ceux qui dévoilent l’imposture, sans nullement être réduits au silence ou emprisonnés, n’avoir aucun écho effectif ? » Castoriadis ajoutait néanmoins : « Que cette camelote doive passer de mode, c’est certain : elle est, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée. »
  • Le sociologue et philosophe Raymond Aron a consacré un article particulièrement critique à L'idéologie française, article dont il fait état dans ses Mémoires (1983). Aron montre que Lévy se livre à une lecture unilatérale de l'histoire de France. Évoquant des questions qui exigent rigueur et subtilité (s'agissant de l'antisémitisme en France), Lévy se livre à des généralisations auxquelles manquent l'équilibre et un sens du jugement politique.
  • Le sinologue Simon Leys a critiqué l'ouvrage de Bernard-Henri Lévy Impressions d'Asie en reprochant au texte de n'être qu'un commentaire, constitué de platitudes, des photographies de l'ouvrage, dues à Guy Bouchet, et qui en sont le seul intérêt[121].
  • Le philosophe Jacques Bouveresse critique des approximations d'une certaine « philosophie française », qui reposerait plus sur des rapprochements hasardeux que sur des raisonnements construits[122].
  • Selon les auteurs d'une enquête sur BHL, Nicolas Beau et Olivier Toscer, l'épouse de Daniel Pearl reprocherait à BHL à propos de son « romanquête » Qui a tué Daniel Pearl ? un « viol littéraire »[123]. Mme Pearl a déclaré au sujet de Bernard-Henri Lévy qu'il est un homme dont « l'ego détruit l'intelligence »[124].
  • Le spécialiste du sous-continent indien, journaliste au Guardian et historien William Dalrymple a publié dans New York Review of Books puis dans Le Monde diplomatique une critique sévère du « romanquête » de BHL sur l'assassinat de Daniel Pearl[125]. Il y accuse notamment Bernard-Henri Lévy de confondre certaines villes, ainsi que de donner une image détestable de l'islam. Celui-ci a obtenu un droit de réponse, où il répond aux critiques de son contradicteur[126] ; il souligne notamment avoir donné un point de vue plutôt élogieux sur l'islam dans le dernier chapitre de son ouvrage. Ce droit de réponse a, à son tour, suscité une réponse de Dalrymple, toujours dans Le Monde diplomatique[127].
  • En , à la sortie de son ouvrage De la guerre en philosophie, la référence à un philosophe fictif, Jean-Baptiste Botul (inventé par le journaliste du Canard enchaîné Frédéric Pagès), pour appuyer ses critiques sur Emmanuel Kant provoque une vague de commentaires consternés et ironiques dans la presse, à la suite d'un article de la journaliste Aude Lancelin paru sur le site littéraire du Nouvel Observateur[136]. Frédéric Pagès commente : « La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant raconte l'histoire farfelue d'une communauté d'Allemands de Königsberg (devenu Kaliningrad) ayant fui au Paraguay pour constituer une colonie strictement régie par la philosophie kantienne. Cela aurait dû l'alerter. Cela pose une question sur sa façon de travailler. » Bernard-Henri Levy reconnaît l'erreur et écrit « Chapeau pour ce Kant inventé mais plus vrai que nature et dont le portrait, qu’il soit donc signé Botul, Pagès ou Tartempion, me semble toujours aussi raccord avec mon idée d’un Kant […] tourmenté par des démons moins conceptuels qu'il y paraît. »[137],[138] Cet ouvrage a reçu le 30 juin 2010 le Prix Botul, Bernard-Henri Lévy ayant (bien qu'absent ce jour-là) accepté de faire partie du jury, condition nécessaire pour le recevoir.

Critiques de l'engagement politique[modifier | modifier le code]

  • En 1977, Lévy déclare à propos d'une éventuelle arrivée des communistes au pouvoir en France : « […] je serais le premier écrivain français, à faire à mon gouvernement cet affront qui n'a jamais été fait depuis qu'il y a de la littérature en France, qui est de changer de nationalité […] »[139].
  • Il écrit à propos de l'argent : « […] la vertu qu’il a de substituer le commerce à la guerre, la frontière ouverte aux univers fermés ; le temps de la négociation, de la transaction, du compromis, qui succède, grâce à lui, à celui de l’impatience, de la violence, du troc, de la rapine, du tout ou rien, du fanatisme. » Cette phrase peut sembler en contradiction avec celle[140], tenue au Congrès d'Épinay du 13 juin 1971, qui dénonçait : « toutes les puissances de l’argent, l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ».
  • En 1985, Bernard-Henri Lévy, Revel et Glucksmann signent une pétition pour encourager Ronald Reagan à continuer à soutenir les Contras au Nicaragua. Ceux-ci s'illustreront dans des crimes de guerre et ceci débouchera sur un scandale majeur de l'ère Reagan : l'affaire Iran-Contra[141],[142].
  • Selon Serge Halimi, BHL représenterait une certaine forme d'oligarchie au sein du Parti socialiste[143].
  • Appuyé par une citation de Manuel Valls au sujet d'un ouvrage de Bernard-Henri Lévy censé évoquer la réforme du parti socialiste, le rédacteur en chef du Monde diplomatique, Serge Halimi, l'accuse également de n'avoir aucun attrait pour l'aspect social du socialisme[143], pourtant corollaire du mouvement, et de préférer Mai 68 au Front populaire. Il avoue lui-même que : « Oui, c’est vrai, je me suis plus intéressé à la misère bosniaque qu’à la misère au coin de la rue. Je suis un peu sourd à la question sociale. Que voulez-vous, on écrit avec son intelligence et son inconscient. »[144]

Critiques de la relation aux médias[modifier | modifier le code]

« Il faut le dire et le redire : présenter comme un « arc républicain », ou comme une alliance entre « républicains des deux rives », ce nouveau rapprochement rouge-brun qui voit les crânes rasés du Bloc identitaire fricoter, sur le dos des musulmans de France, avec tel ancien du Monde diplo, Bernard Cassen, est un crachat au visage d'une République qui, à Monte Cassino, puis dans les combats pour la libération de Marseille, puis dans la poche de Colmar, en Alsace, face à la division Das Reich, n'a pas eu de plus vaillants défenseurs que les pères et grands-pères de ces hommes et femmes que l'on voudrait, aujourd'hui, clouer au pilori[148]. »

Bernard-Henri Lévy ayant en l'occurrence confondu Bernard Cassen avec Pierre Cassen, l'ancien directeur général du Diplo dès lors incriminé à tort réplique par une lettre au directeur du Monde :

« On aurait cependant attendu de M. Lévy, qui a très souvent signé dans le quotidien, qu'il respecte les normes minimales de la profession, et tout particulièrement celles inscrites dans la « Charte d'éthique et de déontologie du groupe Le Monde ». Celle-ci stipule notamment que « Les journalistes disposent des moyens nécessaires pour exercer rigoureusement leur métier, collecter et vérifier les informations, indépendamment de toute pression extérieure. Ils s'interdisent toute manipulation et plagiat, ne relaient pas les rumeurs, évitent le sensationnalisme, les approximations et les partis pris. Ils doivent éviter tout lien d'intérêt avec les acteurs des secteurs sur lesquels ils écrivent, et s'engagent à déclarer tout conflit d'intérêts »[149] »

Critiques du personnage[modifier | modifier le code]

  • Bernard-Henri Lévy a été, plus que n'importe quelle autre personnalité publique, victime d'entartages en Belgique et en France (on compte sept attentats pâtissiers entre 1985 et 2006)[154]. Lors du premier en 1985, il renversa son agresseur, Noël Godin, pour lui intimer ensuite alors que celui-ci était maintenu au sol par plusieurs hommes : « Lève-toi ! Lève-toi vite, ou je t'écrase la gueule à coups de talon ! »[155]. Cette réaction, filmée, a été largement diffusée et moquée, notamment par Coluche et Pierre Desproges, pour qui elle révèle « la vraie nature des cuistres » ; elle lui a également valu une chanson de Renaud, L'entarté.

Bernard-Henri Lévy et la françafrique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Françafrique.

Becob[modifier | modifier le code]

De 1995 à 1997, BHL prend les rênes de la Becob, société d'importation de bois précieux africain[156], l’affaire familiale qu’il codirigeait de fait depuis plusieurs années et dont Guy Carlier était le directeur financier de la fin des années 1970 jusqu'à 1982[157]. La Becob opérait en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Cameroun[158]. En mars 1998, le magazine Entrevue décide d’envoyer une équipe enquêter sur la Becob, mais leur reportage ne sera jamais publié, BHL étant intervenu directement auprès d’Arnaud Lagardère, propriétaire du journal, pour faire passer le reportage à la trappe.

Dans un de ses spectacles en 2005, Dieudonné attaque Bernard-Henri Lévy : « Ses milliards, il les a gagnés dans le commerce du bois précieux africain. Sur place, les gens n'ont plus de bois, ni de milliards. Il leur a tout volé[159] ! ». Bernard-Henri Lévy répond en dénonçant l'antisémitisme de Dieudonné[160] et Dieudonné réagit par une nouvelle provocation[161].

En 1997, la Becob est vendue au groupe Pinault. Le montant de la transaction n'est pas connu. La Becob était, à l'époque, estimée 120 millions d'euros.

Désinformation en Algérie[modifier | modifier le code]

Pendant l'automne 1997, sous l'impulsion du général Liamine Zéroual, le régime militaire algérien souhaite redorer son image de marque à la suite d'une série de massacres. Jack Lang et le ministre des affaires étrangères françaises Hubert Védrine soutiennent alors le régime algérien. Hubert Védrine contacte Bernard-Henri Lévy qu'il connaît bien, et le recommande en Algérie pour en donner une meilleure image[162] sous l'égide du journal Le Monde dirigé par ses « amis fidèles » Jean-Marie Colombani, qui s'est distingué pour avoir fait publier des articles de désinformation sur le génocide au Rwanda[163], et par le directeur de rédaction Edwy Plenel[164].

En 1998, il publie en janvier dans le journal Le Monde deux témoignages de voyage sur la guerre civile et le terrorisme qui ravagent l'Algérie[165],[166]. Ces deux textes dénoncent et accusent l'islamisme radical et ses militants d'être responsables des massacres perpétrés, mais passent complètement sous silence les exactions commises par le régime algérien[167]. Ils déclenchent de vives polémiques tant en France qu'en Algérie en particulier de la part de François Gèze et Pierre Vidal-Naquet[168].

Critiques du discours de Nicolas Sarkozy à l'université de Dakar[modifier | modifier le code]

En , à l'occasion de la sortie de son livre sur le Parti socialiste Ce grand cadavre à la renverse, Bernard-Henri Levy a attaqué vivement Nicolas Sarkozy en fustigeant son « Discours de Dakar » et son rédacteur, le conseiller du président de la République, Henri Guaino : « L'homme africain, disait le texte, n'est pas assez entré dans l'Histoire. Jamais il ne s'élance vers l'avenir. Dans cet univers où la nature commande tout, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. » Il dira : « C'est un discours raciste ». « BHL est un petit con prétentieux », lui répliquera le conseiller[169].

Ouvrages critiques[modifier | modifier le code]

Quelques ouvrages d'analyse critique sont consacrés entièrement à Bernard-Henri Lévy :

  • Le livre Le B.A. BA du BHL, Enquête sur le plus grand intellectuel français, de la journaliste Jade Lindgaard et du producteur Xavier de La Porte a soutenu l'idée d'une supposée « mythomanie » de Lévy affirmant que contrairement à ses assertions répétées, il n'avait par exemple fait que croiser le commandant Massoud.
  • Une imposture française, ouvrage des journalistes Nicolas Beau et Olivier Toscer consacré à Bernard-Henri Lévy, sorti en librairie le .
  • Un nouveau théologien de Daniel Bensaïd, éditions Ligne, 2008.

Interprétation des controverses et des ouvrages critiques[modifier | modifier le code]

Au sujet de ces livres, Josyane Savigneau, dans Le Monde des livres du 1er juillet 2005, journal auquel collabore BHL, signe un article à propos du livre de Philippe Boggio, Bernard-Henri Lévy, une vie[170], où elle remarque une « étrange frénésie » qui aurait pris plusieurs journalistes de vouloir s’en prendre à Bernard-Henri Lévy :

« En 2004, l’édition française a été saisie d’une étrange frénésie à propos de Bernard-Henri Lévy. On annonçait cinq livres sur cet intellectuel « à abattre », comme le titrait un journal »

Condamnations judiciaires[modifier | modifier le code]

En avril 2013, il est condamné pour avoir diffamé le Bloc identitaire dans un article paru dans Le Point. Dans ses propos, il traçait un lien direct entre ce mouvement politique et Unité radicale, groupe dont Maxime Brunerie, condamné à 10 ans de prison pour tentative d'assassinat sur Jacques Chirac en 2002, était proche. Le tribunal a estimé que ces « raccourcis et amalgames » avaient un « indubitable caractère diffamatoire »[171].

Pour ce même article, la 17e chambre correctionnelle de Paris dans un arrêt du 23 avril 2013, a reconnu Bernard-Henri Lévy « complice du délit de diffamation publique envers un particulier ». Elle a estimé que Franz-Olivier Giesbert, qui avait publié le texte diffamatoire, s’était rendu, en qualité de directeur de la publication, « coupable » du même délit de diffamation publique. Les deux prévenus, reconnus « auteur et complice du délit de diffamation publique envers un particulier », sont condamnés chacun à une amende de 1 000 euros « qui, pour Bernard-Henri Lévy — dont le casier judiciaire ne porte trace d’aucune condamnation, à la différence de Franz-Olivier Giesbert — sera assortie du sursis »[172].

Dans son « bloc-notes de Bernard Henri-Lévy » publié par Le Point le 23 décembre 2010, Bernard-Henri Lévy avait écrit : « Viennent de se produire deux événements [...] considérables. [...] Le second fut ces Assises internationales sur l’islamisation de l’Europe organisées, [...], par le groupuscule néonazi qui s’était rendu célèbre, le 14 juillet 2002, en tentant d’assassiner Jacques Chirac et qui s’est allié, pour l’occasion, à un quarteron d’anciens trotskistes rassemblés sous la bannière du site Internet Riposte laïque. Il faut le dire et le redire : [...] présenter comme un “arc républicain”, ou comme une alliance entre “républicains des deux rives”, ce nouveau rapprochement rouge-brun qui voit les crânes rasés du Bloc identitaire fricoter, sur le dos des musulmans de France, avec tel ancien du Monde diplo, Bernard Cassen, est un crachat au visage [de la] République. ».

Bernard-Henri Lévy avait en effet confondu Bernard Cassen avec Pierre Cassen, fondateur du site Riposte laïque.

BHL plaidant la présence d’une « coquille  », le tribunal lui répond en lui reprochant un manque de « sérieux » : « Il convient de considérer que l’évocation de Bernard Cassen, ancien journaliste et directeur général du mensuel Le Monde diplomatique [...] au lieu et place de Pierre Cassen relève davantage d’une insuffisance de rigueur et d’une carence de fond, que de la simple “coquille” invoquée en défense. » Et la 17e chambre correctionnelle précise : « Pour l’ensemble de ces motifs, le bénéfice de la bonne foi ne saurait être accordé [à BHL] et, par voie de conséquence, Franz-Olivier Giesbert ne saurait en bénéficier. »

Comme le note le tribunal : « L’alliance explicitement imputée à Bernard Cassen avec un groupe politique présenté comme véhiculant une idéologie gravement attentatoire aux valeurs républicaines et comme ayant tenté d’assassiner le chef de l’État le jour de la fête nationale de 2002, constitue un fait précis, dont la vérité est susceptible d’être prouvée, et qui porte atteinte à son honneur et à sa considération. »

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Bangla Desh, Nationalisme dans la révolution, 1973 (réédité sous le titre Les Indes rouges 1985)
  • La Barbarie à visage humain, Paris, Grasset, 1977, (ISBN 2-246-00498-5)
  • Le Testament de Dieu, 1979
  • L'Idéologie française, 1981
  • Questions de principe I, 1983
  • Le Diable en tête, 1984
  • Impressions d'Asie, 1985
  • Questions de principe II, 1986
  • Éloge des intellectuels, 1988
  • Les Derniers Jours de Charles Baudelaire, 1988
  • Questions de principe III, la suite dans les idées, 1990
  • Frank Stella, les années 80, 1990
  • Les Aventures de la liberté, une histoire subjective des intellectuels, 1991
  • César, celui qui était trop gai, 1991
  • Le Jugement dernier, 1992
  • Questions de principe IV, Idées fixes, 1992
  • L'Art de Piero della Francesca et de Mondrian, 1992
  • Les Hommes et les Femmes (avec Françoise Giroud), 1993
  • La Pureté dangereuse, 1994
  • Questions de principe V, Blocs-notes, 1995
  • Le Lys et la Cendre, 1996
  • Comédie, 1997
  • Questions de principe VI avec Salman Rushdie 1998
  • Questions de principe VII, Mémoire vive, 2001
  • Le Siècle de Sartre, 2000
  • Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire, 2002
  • Rapport au Président de la République et au Premier Ministre sur la participation de la France à la reconstruction de l’Afghanistan, 2002
  • Qui a tué Daniel Pearl ?, 2003- Prix Livres et Droits de l'Homme de la Ville de Nancy 2003[173]
  • Questions de principe VIII, jours de colère 2004
  • Questions de principe IX Récidives, 2004
  • American Vertigo, 2006
  • Questions de principe X, Ici et ailleurs, 2007
  • Ce grand cadavre à la renverse, 2007
  • La Mémoire, l'Oubli, Solitude d'Israël, 2007 (Enregistrement du débat public à Jérusalem, avec Benny Lévy et Alain Finkielkraut, sur CD audio)
  • Ennemis publics, 2008. (Correspondance entre Michel Houellebecq et BHL)
  • De la guerre en philosophie, 2010 (ISBN 978-2246767213) Prix Botul 2010
  • Autour de Camus, 2010 (Table ronde à l'Auditorium du Monde, avec Jean Daniel et Michel Onfray, sur CD audio)
  • Pièces d’identité, 2010 (ISBN 978-2-246-76791-6) - Prix Saint-Simon 2010[174]
  • La Guerre sans l'aimer, 2011, Paris, Grasset.
  • Les aventures de la vérité. Peinture et philosophie, un récit, 2013, Paris, Grasset.

Films[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopædia Universalis, « BERNARD-HENRI LÉVY », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 9 mars 2014).
  2. Récidives, de Bernard-Henri Lévy
  3. Bernard-Henri Lévy a été interrogé à ce sujet sur Europe 1, le 3 juin 2013, par Jean-Pierre Elkabbach : [1] (4ème minute)
  4. Xavier De la Porte et Jade Lindgaard, Le nouveau B.A. BA du BHL : Enquête sur le plus grand intellectuel français, La Découverte, Paris, 2011.
  5. « Journal de la marine marchande, volume 62 »,‎ 1980 (), p. 273
  6. « Le Groupe PINAULT­PRINTEMPS­REDOUTE a signé ce jour un accord avec Madame André LEVY, actionnaire majoritaire du Groupe BECOB, en vue de l'acquisition négoce international (5,5 % du Chiffre d'Affaires) et de fabrication de meubles », sur Dubus SA,‎ 2 septembre 1997
  7. Léna Lutaud, Kristina Larsen, Le cinéma à fond, Le Figaro, 5 avril 2013, www.lefigaro.fr/.../03002-20130405ARTFIG00376-kristina-larsen-le-cine...
  8. Challenges 187, décembre 1996.
  9. Le Figaro Magazine, 13 février 2010
  10. Rémy Rieffel, La Tribu des clercs : Les intellectuels sous la Ve République 1958-1990, Paris, Calmann-Lévy,‎ 1993, lui-même donnant comme source le Bulletin officiel de l’éducation nationale/Mouvement du personnel, pour l’année 1971.
  11. François Mitterrand, L’Abeille et l’Architecte, Flammarion, p. 327-330.
  12. Alain Badiou cité par Éric Aeschimann,« Mao en chaire », Libération, mercredi 10 janvier 2007.
  13. Sur ce sujet, voir à l'article détaillé Nouveaux philosophes
  14. a et b Michel Foucault, La grande colère des faits, Le Nouvel Observateur 9 mai 1977 [2]
  15. Michel Foucault, Non au sexe roi, entretien avec Bernard-Henri Lévy, Dits et écrits II, 1976-1988, Gallimard, p.266 [3]
  16. sur ce sujet, voir la critique de Michael Christofferson, Quand Foucault appuyait les "nouveaux philosophes", Le Monde diplomatique, 2009
  17. Bernard-Henri Lévy, La Barbarie à visage humain,Grasset, p. 21 : "Si les hommes sont dominés, disent-ils [c'est-à-dire Deleuze, Guattari et Lyotard], ce n’est pas qu’on les manipule mais qu’ils le souhaitent au contraire, – et au cœur de ce souhait, il y a de la jouissance et seulement de la jouissance. Cette jouissance n’est pas un mensonge imposé à ses victimes, mais la pure vérité de leurs pulsions les plus secrètes. […] Et si l’on peut espérer s’en détacher, ce n’est pas à force de vérité, mais de désir toujours, – de désir abstenu, inversé ou parasite. Tout le gauchisme moderne tient à ce schéma. Le schéma même du marxisme, à cette différence près que là où l’un parle de “vérité”, l’autre parle de “libido”." Sur ce sujet, voir à l'article détaillé La Barbarie à visage humain
  18. Entretien avec Bernard-Henri Lévy, Le Matin, 27 mai 1977.
  19. Bernard-Henri Lévy, La Barbarie à visage humain,Grasset, p. 52
  20. Bernard-Henri Lévy, La Barbarie à visage humain,Grasset, pp.138-139 : " Je tiens qu’une pensée se mesure aussi, sinon d’abord, à l’aune la plus vulgaire : celle de ses effets de vérité, c’est-à-dire de ses effets tout court ; qu’il n’y a pas de meilleur critique que le plus immédiat et le plus trivial, le type d’inscription concrète qu’elle provoque dans le réel.[…] De l’idéologie du désir à l’apologie du pourri sur fumier de décadence, de l’“économie libidinale” à l’innocent accueil fait à la violence brute et décodée, de la “schizo-analyse” même à la volonté de mort sur fond de drogues fortes et de plaisirs transversaux, la conséquence n’est pas seulement bonne, elle est surtout nécessaire. Allez voir Portier de nuit, Sex-o’clock, Orange mécanique, ou plus récemment l’Ombre des anges. Écoutez les pauvres épaves qui s’en vont sur les routes s’exténuer en un dernier “shoot”. Lisez le franc racisme qui s’étalait naguère dans les productions du “Cerfi”… Vous saurez à peu près tout des effets et des principes de “l’idéologie du désir”."
  21. Sur ce sujet, voir à l'article détaillé La Barbarie à visage humain
  22. C'est la thèse principale de l'ouvrage, voir à l'article détaillé La Barbarie à visage humain
  23. Roland Barthes, Lettre à Bernard-Henri Lévy, Les Nouvelles littéraires, 26 mai 1977, réédité dans Œuvres complètes, Le Seuil, t.V, p.315
  24. Sur ce sujet, lire la citation qui suit immédiatement ce passage, et voir à l'article détaillé Le Testament de Dieu
  25. Bernard-Henri Lévy, Le Testament de Dieu, Grasset, pp. 234-235
  26. Philippe Sollers, Le Nouvel Observateur, 30 avril 1979
  27. La critique du Testament de Dieu et la réponse de B.-H. Lévy (Le Nouvel Observateur, 18 juin 1979), puis la réplique de Vidal-Naquet (Le Nouvel Observateur, 25 juin 1979)
  28. Castoriadis, www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49 commentaires de la critique du Testament de Dieu, 1979
  29. Gérard Noiriel Dire la vérité au pouvoir. Les intellectuels en question, Agone, coll. « Éléments », 2010, p. 116.
  30. Gérard Noiriel op. cit., p. 165
  31. François Cusset, French Theory, rééd., p. 325.
  32. a et b [4]
  33. Emmanuel Levinas, Au-delà du verset, Minuit, 1982, p.78
  34. Qui sommes-nous ?
  35. BHL est chargé d’en rédiger la charte de la Fondation d’Action Internationale Contre la Faim
  36. [5]
  37. Bernard-Henri Lévy, L’Idéologie française, Grasset, p. 68
  38. Bernard-Henri Lévy, L'Idéologie française, Grasset, p. 161
  39. Bernard-Henri Lévy, L'Idéologie française, Grasset, pp. 219-220
  40. Raymond Aron écrit dans L'Express du  : « Bernard-Henri Lévy viole toutes les règles de l'interprétation honnête et de la méthode historique. […]
  41. Stratégie de Philippe Sollers
  42. Le fond des eaux, par Jean-Toussaint Desanti, le Matin de Paris 15 janvier 1981
  43. Un débat nécessaire par Jorge Semprun, Le Point du 26 janvier 1981
  44. L’ambigüité française par Jean-François Revel, l'Express du 17 février 1981
  45. Bernard Pivot, La Guêpe BHL, dans Lire, mars 1981
  46. Christophe de Ponfilly, cité par Philippe Cohen, BHL, une biographie, Fayard, 2004 Massoud, cet ami récent
  47. Jacques Henric, Bernard-Henri Lévy romancier, dans Art Press, septembre 1984
  48. Bernard-Henri Lévy, Le Lys et la Cendre, pages 64 et 70, Grasset, 1996
  49. Bosna !, François Mitterrand 0:26.06
  50. Le Lys et la Cendre, Grasset, p.266
  51. Nouvel Observateur, 12 mai 1994, éditorial de Jean Daniel
  52. « La liste Bernard-Henri Lévy officiellement déposée hier », L'Humanité,
  53. Liste Sarajevo: histoire d’'une reculade Nouvel Obs
  54. Info ou Intox - Sondage Ipsos Brève de l'Humanité, 27 mai 1994
  55. http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/2007-01-26/le-bloc-notes-de-bernard-henri-levy/989/0/100550
  56. Bouillon de culture[réf. incomplète]
  57. Cahiers du cinéma numéro 511, mars 1997, p. 82.
  58. Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, Le Point, 16 novembre 2001
  59. Rapport de Bernard-Henri Lévy au président de la République et au Premier ministre sur la participation de la France à la reconstruction de l'Afghanistan
  60. Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, Le Point, 16 août 2002
  61. « Si je devais résumer le sentiment de malaise que me donne la guerre annoncée en Irak, je dirais : moralement justifiée, politiquement désastreuse. » Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, Le Point, 14 février 2003
  62. [6] "VERTIGE DU NÉANT: American Vertigo, une prétention documentaire de Michko Netchak", 16 août 2002. Et Garrison Keillor, "On the Road Avec M. Lévy", The New York Times, January 29, 2006, [7]
  63. [8] le monde 27 février 2010.
  64. Critique du livre dans Le Journal du Dimanche, reprise sur le site www.bernard-henri-levy.com
  65. Rousselet et BHL entrent au capital de Libération
  66. Laurent Joffrin se félicite
  67. a et b Daphne Guiness is philosophical after losing fight for BHL, Telegraph
  68. Feitelberg, Rosemary. Daphne Guinness and 'The Legend of Lady White Snake', Women's Wear Daily, 7 Février 2012.
  69. Choses vues dans la Géorgie en guerre, par Bernard-Henri Lévy, Le Monde, 19 août 2008
  70. BHL n'a pas vu toutes ses « choses vues » en Géorgie, Rue89, 22 août 2008
  71. http://wwww.rue89.com/2008/08/23/droit-de-reponse-de-raphael-glucksmann, Rue89, Droit de réponse de Raphaël Glucksmann, 23 août 2008
  72. Siné : « provocateur » pour les uns, « antisémite » pour les autres, par Alice Geraud, Libération, 28 janvier 2009
  73. Carnet de guerre, par BHL, JDD, 18 janvier 2009
  74. Gaza – Médias en guerre (4) : « Carnets de guerre », le dernier tract de BHL, Acrimed, 28 janvier 2009
  75. [9]
  76. Cesare Battisti, un coupable, Antonio Tabucchi, Le Monde.fr, 15 janvier 2011
  77. Pourquoi les battististes sont-ils devenus muets ?, Éric Conan, Marianne.net, 8 décembre 2012
  78. Claude Askolovitch, « BHL : « le Parti socialiste doit disparaître » », sur Le Journal du Dimanche,‎ 2009 (consulté le 19 juillet 2009)
  79. [10]
  80. http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-01-20/polemique-bernard-henri-levy-prend-la-defense-de-benoit-xvi-et-pie-xii/920/0/415475
  81. http://archiviostorico.corriere.it/2010/gennaio/20/anche_Benedetto_XVI_Pio_XII_co_9_100120010.shtml
  82. Bernard-Henri Lévy en flagrant délire, Le Nouvel Observateur, 8 février 2010
  83. « BHL victime d'un auto-entartrage », Le Canard enchaîné, 10 février 2010, p. 1.
  84. « BHL versus Finkielkraut et Badiou », L'Express, 26 mars 2010.
  85. On n'est pas couché 13 février 2010.
  86. « Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy défendent Israël contre la « désinformation » », Le Monde.fr, 7 juin 2010
  87. "Daphne Guinness déclare son amour pour BHL", Lucie Dancoing, Paris Match
  88. Défense de Dominique Strauss Kahn, Le Point, 17 mai 2011
  89. « Les Intellectuels Faussaires », sur sur le site du Nouvel Observateur' (consulté le 2 janvier 2012)
  90. Cinq bonnes raisons de dévorer le dernier BHL, Atlantico, le 8 novembre 2011, article de MRY
  91. BHL en Libye, sur les traces de Lawrence d'Arabie, Pierre Haski, rue89.com, 7 novembre 2011
  92. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/20/97001-20111120FILWWW00182-libye-bhl-s-est-engage-en-tant-que-juif.php
  93. « L'intellectuel engagé Bernard-Henri Lévy est classé le 22e personnage le plus influent au monde », foreignpolicy.com, en décembre 2011
  94. « Le Serment de Tobrouk », nouvelobs.com
  95. http://www.fondation-maeght.com/index.php/fr/expositions/184-l-les-formes-de-la-pensee-r-peinture-et-philosophie-un-recit-du-29-juin-au-6-octobre-2013
  96. Albert de Monaco: amateur prestigieux d'art guidé par BHL, Purepeople, 17 septembre 2013
  97. http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-henri-levy-reflechit-au-rapport-entre-l’art-et-la-philosophie-38505.html
  98. http://blogs.mediapart.fr/blog/ficanas/100513/en-juin-saint-paul-de-vence-bhl-chez-maeght
  99. http://www.crif.org/fr/alireavoiraecouter/40-ans-après-le-musée-imaginaire-de-malraux-bernard-henri-lévy-à-la-fondation-maeght/37383
  100. http://laregledujeu.org/2013/06/05/13411/l’esthetique-mode-d’emploi/
  101. http://www.lepoint.fr/invites-du-point/nathalie-rheims/bernard-henri-levy-le-magnifique-09-06-2013-1678810_1452.php
  102. http://www.rue89.com/2013/06/10/ode-nathalie-rheims-a-bhl-commentaire-persifleur-243143
  103. http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2013/05/31/03015-20130531ARTFIG00552-bernard-henri-levy-on-ne-fait-pas-si-facilement-le-deuil-de-la-beaute.php
  104. [11]{Le huffington post}
  105. Bernanke et Obama en tête d'une liste des penseurs influents de 2009
  106. LCP la-presse-ironise-sur-le-super-rambo-sarkozy-et-son-expert-bhl
  107. « La guerre de BHL », Le Point, 25 août 2011, no 2032, pp. 44-45.
  108. Le Monde.fr, le 8 novembre 2011, article de Natalie Nougayrède
  109. Le Serment de Tobrouk de BHL : une manipulation de l'information, blog du Nouvel Observateur, modifié le 31-05-2012 à 17h59, Pascal Boniface, édité par Hélène Decommer, visité le 3 juin 2012, http://leplus.nouvelobs.com/contribution/562416-le-serment-de-tobrouk-de-bhl-une-manipulation-de-l-information.html
  110. BHL appelle à boycotter Sotchi : Jean-François Kahn lui répond, entretien, lefigaro.fr, 19 février 2014
  111. [12]
  112. a et b Récidives, Éditions Grasset & Fasquelle, Paris, 2004
  113. BHL, DHL, BHV, TGV, 22 juin 2010.
  114. Selon son biographe non-officiel Philippe Cohen, « A Gori, BHL ne s'est pas mis à la vodka », sur le site marianne2.fr, BHL a une « théorie de la guerre éternelle entre le bien et le mal » ; cette thématique est en effet récurrente dans ses travaux consacrés aux situations de guerre ou de conflit, tels que Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l'Histoire (2001), Bosna ! (2001), ou encore Qui a tué Daniel Pearl ? (2003)
  115. Le Monde Diplomatique
  116. LMSI
  117. Pascal Boniface, BHL n'est pas seulement ridicule, il est aussi dangereux, 15/04/2009
  118. Adrien Sénécat, 3615 Usul: le clap de fin d'un gamer lettré, L'Expansion, 19 janvier 2014.
  119. a et b Gilles Deleuze, À propos des nouveaux philosophes et d’un problème plus général, publié comme Supplément au no 24, mai 1977, de la revue bimestrielle Minuit, et distribué gratuitement. Mis en ligne en 2004 par Multitudes.
  120. La critique du Testament de Dieu par Pierre Vidal Naquet http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49
  121. Simon Leys, « Une excursion en haute platitude », Lire, no 125, février 1986, repris dans Essais sur la Chine.
  122. Jacques Bouveresse, Prodiges et vertiges de l’analogie, Raisons d’agir, 1999, p. 31
  123. « Une imposture française », page ?
  124. « Une imposture française », par Nicolas Beau et Olivier Toscer, éditions des Arènes, 2006. Relevé par le journaliste Sébastien Fontenelle ou par le critique de Lire.fr
  125. La critique de William Dalrymple sur le livre Qui a tué Daniel Pearl ? dans la New York Review of book, décembre 2003. « Le principal problème que pose Qui a tué Daniel Pearl ? est l’amateurisme du travail de recherche effectué par son auteur. [...] BHL a visé beaucoup trop haut, eu égard à ses compétences »
  126. La réponse de Bernard-Henri Lévy à William Dalrymple
  127. La réponse de William Dalrymple à Bernard-Henri Lévy
  128. Voir à ce sujet l'affirmation de critikat : En France comme outre-Atlantique, l’ouvrage, à quelques exceptions près, est accueilli par une douche froide.
  129. Lire les critiques recueillies par Evene
  130. Revue de presse traduite :
    NY Times 29/01/2006, « Bernard-Henri Lévy […] rambled around this country […] and now has worked up his notes into a sort of book » -
    New York Times : « Il y a de nombreux moments, voyageant en voiture avec lui, où vous avez envie de lui dire de la fermer cinq minutes et de mieux regarder le paysage. » Cité par Le Matricule des Anges Numéro 072 -
    The Economist : « Monsieur Lévy (…) passe beaucoup trop de temps à nous dire des choses que nous savons déjà. » Cité par Le Matricule des Anges Numéro 072 -
    Los Angeles Times : « Mis à part le fait qu'Alexis de Tocqueville et Bernard-Henri Lévy sont tous les deux français, ils n'ont rien en commun. » Cité par Le Matricule des Anges Numéro 072
  131. Critique du Matricule des Anges Numéro 072 - avril 2006 sur http://LeLibraire.com
  132. Sylvie Kauffmann : BHL met le doigt sur de vraies questions, mais passe son chemin avant d'avoir trouvé la réponse.American Vertigo - Les critiques et avis des lecteurs - Livre - EVENE
  133. Le récit touristique d’un voyageur poli par Glyn Morgan - avril 2006
  134. Affaire DSK : Bernard-Henri Lévy étrillé par la presse américaine sur lemonde.fr du 20 mai 2011.
  135. procès organisé au théâtre Dejazet à Paris, diffusé sur France Inter par Daniel Mermet Suite du procès
  136. http://bibliobs.nouvelobs.com/20100208/17560/bhl-en-flagrant-delire-laffaire-botul
  137. http://www.rue89.com/2010/02/08/bhl-piege-les-amis-de-botul-consternes-et-allegres-137436
  138. http://laregledujeu.org/2010/02/08/876/vive-jean-baptiste-botul-bhl/
  139. BHL, un homme engagé,Dailymotion, BHL, un homme engagé.
  140. le discours de François Mitterrand
  141. Nicolas Beau, Olivier Toscer, Une imposture française, Les Arènes, 2006, p. 143.
  142. Kristin Ross, Anne-Laure Vignaux, mai 68 et ses vies ultérieures, 2005, p. 175.
  143. a et b L’oligarchie, le Parti socialiste et Bernard-Henri Lévy, Serge Halimi, Le Monde diplomatique, novembre 2007
  144. Le roi de l’arène
  145. Nicolas Beau et Olivier Toscer, Une imposture française, Les Arènes, 2006, pp. 59, 69.
  146. BHL n'a pas vu toutes ses « choses vues » en Géorgie, Rue89, 22 août 2008
  147. Gori brûle-t-il?, réponse du médiateur du Monde à Rue89, 30 août 2008
  148. « L'Honneur des musulmans (version modifiée) », Le Point,‎ 23 décembre 2010 (consulté le 29 décembre 2010)
  149. « Bernard-Henri Lévy, auteur... d'une nouvelle boulette », Le Nouvel Observateur,‎ 25 décembre 2010 (consulté le 29 décembre 2010)
  150. « BHL attaque Frédéric Taddeï et le confond avec un joueur de l’AS Roma ! », AgoraVox,‎ 13 juillet 2010 (consulté le 9 mars 2012)
  151. « Dieudonné condamné pour antisémitisme », sur Le Figaro,‎ 27 novembre 2012
  152. Judith Perrignon, « Frédéric Taddeï, l'homme sans convictions », Le Monde,‎ 2013 (lire en ligne)
  153. On n'est pas couché, France2, 3 juin 2012, interview de Bernard-Henri Lévy par Laurent Ruquier.
  154. Site officiel de l'Internationale Pâtissière
  155. Vidéo sur dailymotion
  156. Nicolas Beau, Olivier Toscer, Une imposture française, Les Arènes, 2006, p. 59.
  157. Nicolas Beau, Olivier Toscer, Une imposture française, Les Arènes, 2006, p. 69.
  158. Nicolas Beau, Olivier Toscer, Une imposture française, Les Arènes, 2006, pp. 62,66.
  159. Actualité juive, 10 janvier 2005
  160. Le point du 03/02/05, n°1690 Dieudonné, fils de Le Pen
  161. « Faut-il interdire le nouveau spectacle de Dieudonné ? », Libération, 18 juin 2010
  162. Nicolas Beau et Olivier Toscer, Une imposture française, Les Arènes, 2006, p. 158.
  163. Jean-Paul Gouteux, Le Monde, un contre-pouvoir ? Désinformation et manipulation sur le génocide rwandais, L'esprit frappeur, 1999, p. 53.
  164. Nicolas Beau et Olivier Toscer, Une imposture française, Les Arènes, 2006, p. 157.
  165. Journal « Le Monde », numéro 16469 paru le 08/01/1998, « Algérie, Bernard-Henri Lévy témoigne » : « Le jasmin et le sang ».
  166. Journal « Le Monde », numéro 16470 paru le 09/01/1998, « Le récit de Bernard-Henri Lévy sur les massacres en Algérie » : « La loi des massacres » « Ils préfèrent passer pour des assassins que pour des incompétents ».
  167. Nicolas Beau et Olivier Toscer, Une imposture française, Les Arènes, 2006, p. 159.
  168. Journal Le Monde, paru le 05/03/1998, L'Algérie de Bernard-Henri Lévy.
  169. http://www.rue89.com/2007/10/09/pour-guaino-bhl-est-un-petit-con-pretentieux
  170. La Table ronde)
  171. Justice: Bernard-Henri Lévy condamné pour avoir diffamé le Bloc identitaire dans un article du Point, Jeanmarcmorandini.com, 24 avril 2013
  172. Même la justice française condamne BHL..., 26 avril 2013, "http://www.monde-diplomatique.fr"
  173. « Prix Livres et Droits de l'Homme de la Ville de Nancy » (consulté en 8/6/2010)
  174. « Prix Saint-Simon » (consulté en 8/6/2010)
  175. Aurélien sur IMDb
  176. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=207243.html
  177. Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary ; le chapitre sur BHL est disponible au téléchargement (pdf)
  178. Fiche sur le site de l'éditeur.
  179. http://www.monde-diplomatique.fr/2010/01/RIMBERT/18750