Âme sœur

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Les pieds de la statue de Saint Guénolé à la chapelle de Prigny. Les jeunes filles y plantent des épingles pour trouver l'âme sœur

L’âme sœur est un concept qui évoque une compatibilité amoureuse, amicale et/ou sexuelle qui serait parfaite entre deux individus. Le terme est employé dans la vie courante pour évoquer une relation de ce type et par divers courants New Age dans le sens d’âmes prédestinées à se rencontrer.

Une théorie des âmes sœurs peut être trouvée dans le Banquet de Platon : les êtres humains, à l’origine, auraient été constitués de quatre bras, quatre jambes et d’une seule tête à deux visages. Zeus, qui aurait craint leur pouvoir, les aurait coupé en deux, les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher la part manquante[1].

Ce mythe de l'androgyne originel est également une des interprétations du second récit de la création de la femme dans la Genèse[2]. Selon Ramban, chacun des partenaires séparés aspire à retrouver la présence de l'autre, dont il a gardé la marque, dans sa chair comme dans son âme[3].

Selon la Théosophie et par la suite dans les thèses d’Edgar Cayce, Dieu aurait créé des âmes androgynes. L’âme se diviserait plus tard en deux sexes. Au fil des réincarnations, les deux âmes se retrouveraient et, une fois leur karma purgé, elles fusionneraient à nouveau[4].

Le terme est parfois utilisé de manière ironique ou comme une allégorie pour désigner les interactions fusionnelles entre êtres humains ou dans la nature[5]. L'expression est également abondamment utilisée par les agences matrimoniales et les sites Internet de rencontres.

En Chine, le terme « laotong » est un concept similaire, par lequel deux personnes de même sexe sont associées dès l’enfance pour former un lien d’amitié et de soutien qui devrait durer toute une vie. Une autre expression tiān shēng yí duì signifie "un couple choisi par les Cieux"[6]. Dans la mythologie chinoise (selon le conte), à la naissance, maris et femmes sont tous reliés avec un fil rouge par un Dieu qui s'occupe de former les relations prédestinées. Dans le conte Li Fuyan Xu’xuan’guai’lu (écrit au moment de la Dynastie Tang, le Dieu raconte: " peu importe si tous les deux sont ennemis ou que l’un soit riche et l’autre pauvre ou qu'ils vivent dans les deux coins les plus éloignés du monde. Une fois que ce fil rouge les lie ensemble, ils ne peuvent pas désobéir à leur destinée"[réf. nécessaire]

Aux États-Unis, l'expression est "soul mate" ou twin soul (âme jumelle) ou twin flame.

D'après des légendes juives, 46 jours après la conception d'un garçon, Dieu désigne celle à qui il est destiné : cette âme sœur est nommée « bashert », c'est-à-dire destin[7]. Ce concept est repris par Marc Lévy dans Sept jours pour une éternité..., « Le Bachert est la personne que Dieu t'a destiné, elle est l'autre moitié de toi-même, ton vrai amour. »

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L’amour et l’Occident, Denis de Rougemont, Éditions, 10/18, 1972.
  • Le choc amoureux, Francesco Alberoni, Ramsay, 1981.
  • Comment trouver l’âme sœur et la garder d’Anne Teachworth

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le banquet
  2. Midrach Rabbah, cité par À Bible Ouverte II - Et Dieu créa Ève, Josy Eisenberg et Armand Abecassis, Albin Michel, p 145 : Rabbi Chemouel bar Nah'man a dit : « Lorsque le Saint-Béni-soit-Il, a créé le premier Adam, Il l'a fait "double face" et l'a scié après pour en faire deux corps. » On lui objecta : « Il est pourtant écrit : Il prit une de ses côtes ? » Il répondit « Il faut lire : un de ses côtés ainsi qu'il est écrit "et le côté du Tabernacle ..." »
  3. À Bible Ouverte II - Et Dieu créa Ève, Josy Eisenberg et Armand Abecassis, Albin Michel, p 176
  4. Les relations selon Edgar Cayce
  5. « À la recherche de l’âme sœur » soudain le lymphocyte T identifie ce qui constitue pour lui l’unique but de sa quête, le peptide antigénique. Son comportement en est alors radicalement bouleversé, en quelques minutes. Plus besoin de courir en effet, il vient de trouver sa raison d’être.
  6. tiān shēng yí duì
  7. Mariage, sur le site JewFAQ