Misogynie
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
La misogynie est un trait de caractère qui se manifeste par un sentiment de mépris, éventuellement d'hostilité, à l'égard des femmes. Bien que la misogynie concerne surtout les hommes, certaines femmes manifestent également ce trait de caractère. C'est l'une des deux formes de sexisme. La forme opposée est la misandrie.
Sommaire |
Étymologie[modifier]
Le mot misogynie vient du grec ancien misosgyné. Il est formé de deux mots grecs anciens μῖσος (misos) (haine) et de γυνή (gyné) (femme) [1].
Dans son Dictionnaire de philosophie, Christian Godin donne deux sens au mot misogynie :
- « Détestation des femmes qui va de l'aversion pour leur corps au mépris pour leur comportement et leur personnalité ;
- « Point de vue de celui qui se refuse à admettre l'égalité entre les hommes et les femmes »[1].
Langage[modifier]
La misogynie peut passer inaperçue à la conscience lorsqu'elle est portée par le langage. En langue française, par exemple, on peut remarquer que le mot prononcé « homme » a un sens ambigu, désignant à la fois l'individu de sexe masculin et l'espèce humaine. En langue française les genres ne sont pas masculins ou féminins mais « genre non marqué » et « genre marqué féminin ». Ainsi, un groupe d'étudiants est composé d'hommes, de femmes ou d'un ensemble des deux tandis qu'un groupe d'étudiantes est exclusivement composé de femmes. L'accord des groupes de mots mixte (ex : un étudiant et une étudiante) se fait en utilisant le genre non marqué.
Par confusion, cette règle est parfois abrégée en « le masculin l'emporte sur le féminin », alors qu'il serait correct de dire : seul les groupes exclusivement féminin sont féminins, les autres utilisent le genre non marqué[2].
Discours[modifier]
Darwin a dit par exemple : « Les femmes sont moins intelligentes que les hommes, parce qu'elles sont moins évoluées. Il faut laisser que les plus faibles meurent, afin d'améliorer l'espèce. Et interdire aussi le mariage à ceux qui ont des tare héréditaires »[3][réf. insuffisante].
Religions[modifier]
Dans les trois grands monothéismes, la misogynie envers les femmes s'appuie initialement la Genèse, dont l'une des deux versions présente Ève comme issue de l'une des cotes d'Adam, ainsi que sur la notion de péché originel, où Ève a été la première à céder à la tentation. Cette conjonction permet de doublement justifier la place inférieure de la femme dans la société : « non seulement elle avait son origine de l'homme, elle était aussi la cause de sa chute et de toutes ses misères »[4].
Notes et références[modifier]
- Godin, p.810
- [1]. Le genre sur le site de l'académie française.
- Paroles de Charles Darwin, écrites dans son œuvre capitale, The descent of Man, and selection in Relation to Sex, 1871.
- Daly, 1973, citée par Monique Dumais, « L’autre salut : femmes et religions », Recherches féministes, Revue Recherches féministes, vol. 3, no 2, 1990, p. 1-10 (ISSN 1705-9240) [résumé, texte intégral, lien DOI (pages consultées le 21 mai 2013)]
Annexes[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Agnès Michaux, Dictionnaire misogyne, Lattès, 1993 (ISBN 978-2709612586) - Rééd. Le Livre de poche, 1995