Manipulation mentale

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Vue d'artiste de la coercition et du lavage de cerveau

La manipulation mentale est l'ensemble des tentatives obscures ou occultes de fausser ou orienter la perception de la réalité d'un interlocuteur en usant d'un rapport de pouvoir, de séduction, de suggestion, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie. Quand ce pouvoir ne s’exerce pas sur un objet, mais se rapporte au contrôle psychique d’une personne, on parle de manipulation mentale[1].

Cette notion protéiforme est récente dans ses contours, dérivée de la théorie du « lavage de cerveau » encore mal connue. Juridiquement, on lui préfère la notion de sujétion psychologique, le plus souvent dans le cadre d’accusations de dérives sectaires ou d'action d'ingénierie sociale[Lequel ?]. Par extension, les techniques de manipulations de l'opinion publique ou de manipulations de masse sont l'ensemble des moyens d'influence[Lequel ?] exercés sur une population à des fins économiques, militaires ou politiques.

Notion controversée[modifier | modifier le code]

Selon Stéphane Laurens, maître de conférences, « L'influence interindividuelle ou l'influence sociale fascine et effraye. […] les terribles faits divers qui lui sont attribués (suicides collectifs, crimes rituels…) ainsi que de troublantes études scientifiques (travaux sur l'hypnose, études expérimentales sur le conformisme ou soumission à l'autorité…) nous affirment l'existence d'une force quasiment irrésistible et qui pourrait nous pousser à faire ou à penser des choses que nous ne voudrions pas, une force qui pourrait même nous conduire à notre perte. Il y a, avec l'influence, l'idée d'une intrusion, d'un véritable viol de la conscience, de la volonté… qui semble pouvoir passer sous le contrôle ou la volonté d'un autre. Ce n'est plus soi qui veut ou qui agit, c'est la volonté d'un autre qui est entrée en soi et c'est un autre qui agit à travers soi (sentiment de possession) »[2].

Arnaud Esquerre, sociologue, pose les questions « Qu’est-ce qui distingue un consentement fabriqué d’un consentement non fabriqué par quelqu’un d’autre ? Qui est en position de faire la distinction ? Quels sont les signes même d’une manipulation mentale ? » concluant qu’elles restent sans réponse[3]. Pourtant, la notion de manipulation mentale est fréquemment utilisée.

La théorisation de la manipulation mentale (appelée mind control (contrôle mental) ou plus récemment thought reform (réforme de la pensée) dans les pays anglophones) est très liée à la question des sectes. Le psychiatre Jean-Marie Abgrall le souligne en disant que « sans manipulation mentale, il ne peut exister de sectes »[4].

Élément de compréhension essentiel de certaines dérives pour les uns, thèse réfutée pour les autres[5], la controverse n’est pas terminée.

Historique[modifier | modifier le code]

Les théories de lavage de cerveau et de manipulation mentale sont issues des recherches sur les programmes de pays totalitaires afin d’expliquer par quelle propagande et quelles méthodes ils étaient parvenus à, apparemment, endoctriner par exemple des prisonniers[6] ,[7]. Ces théories ont par la suite été étendues à l’étude des conversions religieuses en particulier sous l’impulsion de Margaret Singer dès les années 1960.

Débat[modifier | modifier le code]

En France, estimant que la législation ne permettait plus de lutter efficacement contre les sectes, un nouveau délit de « manipulation mentale » avait été proposé dans le projet de loi About-Picard de 2001, et défini ainsi : « Le fait, au sein d'un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer ou d'exploiter la dépendance psychologique ou psychique des personnes qui participent à ces activités, d'exercer sur l'une d'entre elles des pressions graves et réitérées ou d'utiliser des techniques propres à altérer son jugement afin de la conduire, contre son gré ou non, à un acte ou une abstention qui lui est gravement préjudiciable. »[8]

Mais les oppositions à cette création d’un nouveau délit furent nombreuses[9]. La Commission nationale consultative des droits de l'homme, présidée par Pierre Truche, ancien premier président de la Cour de cassation, avait été consultée à cette occasion et avait rendu son avis ainsi : « La création d'un délit spécifique de manipulation mentale ne nous paraît pas opportune »[10]. Les députés ont finalement retenu une formulation plus « consensuelle » qui consistait à compléter « l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse » existant (article 313-4, livre III du code pénal)[11].

Pour Roland Campiche, directeur de l'Observatoire des religions à l'université de Lausanne : « Les expertises américaines qui ont étudié cette notion ont conclu qu'elle n'avait pas de consistance, et que l'individu restait capable de discernement lorsqu'il était engagé dans une secte. Cela dit, on ne peut faire abstraction de l'exploitation par les sectes d'une faiblesse passagère d'une personne. Mais au-delà, la responsabilité de l'individu reste engagée. On vit dans une société où la responsabilité individuelle est fortement mise en valeur. Alors pourquoi les gens ne seraient-ils pas aussi responsables dans le domaine de la religion ? »[12]

Au contraire, pour l'avocat François Bellanger, président du groupe d'experts genevois qui s'est penché sur la question, « La manipulation mentale est une réalité. Mais il est vrai que le sujet est extrêmement difficile à règlementer. Il faut distinguer entre la manipulation mentale quotidienne, car nous sommes tous manipulés à des degrés divers, par la publicité par exemple, et la manipulation criminelle. Pour que celle-ci ait lieu, il faut une action physique et psychique répétée et systématique sur autrui dans le dessein d'affaiblir sa capacité de jugement ou de le placer dans un état de dépendance »[12].

Danièle Hervieu-Léger, sociologue des religions à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris, est opposée à la thèse de la manipulation, qui « postule que l'individu qui choisit d'entrer dans une secte n'exerce en fait aucune volonté autonome »[12].

Selon le bureau de l’American Psychological Association, la théorie de la manipulation mentale « manque de rigueur scientifique et d’approche critique » [13]

Étude des rouages[modifier | modifier le code]

Dans « la parole manipulée », Philippe Breton, s'interroge sur le processus de manipulation et la nature de la violence faite à autrui. Il reprend un exemple de Beauvois et Joule dans lequel « un père demande à son fils, occupé avec un ami, d’aller lui acheter des cigarettes. Le fils accepte en pensant que ce n’est pas grave, le bureau de tabac étant tout près. Le père lui annonce alors qu’aujourd’hui la boutique du coin de la rue est fermée, qu’il faut aller à une autre, bien plus éloignée. Le fils, qui était déjà sur le point de partir, obtempère et sort de la maison d’un air morose. Que s’est-il passé ? Le père savait que s’il demandait de but en blanc à son fils d’aller au magasin éloigné, ce dernier n’accepterait pas, car ce serait une trop grande perte de temps. La manipulation repose ici sur la dissimulation d’une information importante, lors d’une première demande, trompeuse, qui permet d’obtenir une première réponse positive (…) Mais en quoi est-ce une action violente ? On pourrait se dire que le fils n’aurait certes sans doute pas accepté de rendre service à son père sans stratagème caché ; mais quand il le fait, où est la contrainte ? Son père n’a pas donné d’ordre, le fils ne semble pas obéir. Pourtant, il s’agit bien d’une violence psychologique : à la différence d’une violence physique, qui passe par une action explicite, la manipulation « consiste à entrer par effraction dans l’esprit de quelqu’un pour y déposer une opinion ou provoquer un comportement sans que ce quelqu’un sache qu’il y a eu effraction. Tout est là, dans ce geste qui se cache à lui-même comme manipulatoire »[14].

Société[modifier | modifier le code]

Sectes[modifier | modifier le code]

Denis Duclos, sociologue, exprime la tension qui existe autour de la notion de manipulation mentale quand elle est perçue comme localisée uniquement dans les sectes : « Plus nous forcerons les gens à (…) s’accorder à l’idéal d’une humanité réglée par le droit commercial universel et son substrat technologique (en ignorant le caractère foncièrement coercitif de cette pure gestion), plus nous nous exposerons à ouvrir des plaies que la secte viendra exploiter, en opposition complice avec sa grande sœur globale »[15]. Pour beaucoup, la notion semble applicable à toutes sortes d'activités légales, comme la publicité[16]par exemple, voire plus simplement encore dans les relations de la vie quotidienne[17].

En France 

Le procès d'Arnaud Mussy, du Néo-Phare, en 2004, fut considéré comme la première application de la loi About-Picard sur la manipulation mentale ou « sujétion psychologique »[18],[19].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Bernard Salengro dénonce la manipulation mentale qui accompagne quelquefois les techniques de management, par exemple à travers un « vocabulaire pompeux », où l'on retrouve fréquemment les expressions « entreprise citoyenne », « développement durable », « responsabilité sociétale », et regrette le « manque d'engagements fermes » qui se cache derrière ce « vernis éthique »[20].

États[modifier | modifier le code]

Selon le cabinet Egideria, spécialisé en intelligence économique, la gestion de la perception (perception management), pratiquée par les États-Unis à l'initiative du département de la Défense des États-Unis est considérée comme une forme de manipulation mentale. Dans une démarche de « persuasion coercitive », elle tenterait d'influencer le comportement émotionnel ou le raisonnement objectif de la cible et à « induire ou renforcer des attitudes et comportements étrangers qui favorisent l’atteinte des objectifs pour acheminer des informations choisies vers des audiences étrangères afin d’influencer leurs émotions, mobiles, raisonnement objectif et, finalement, le comportement des gouvernements, organisations, groupes et individus étrangers »[21].

Cette forme de manipulation pourrait engendrer des carences dans l'élaboration de stratégies d'États entiers[22].

Techniques notables[modifier | modifier le code]

Pavlov[modifier | modifier le code]

Pavlov, en explorant expérimentalement au début du XXe siècle des voies simples de conditionnement[Lequel ?] animal, ouvre des perspectives de compréhension de certains réflexes comportementaux pouvant être déclenchés par des stimuli : il faisait tinter une cloche lorsqu'il présentait à un chien de la nourriture. En répétant l'expérience le tintement de cloche déclenchait la salivation, même sans présentation de nourriture. Ce comportement – qu'il n'avait pas avant – est le résultat de ce conditionnement. Pavlov a démontré qu'on peut utiliser de nombreux stimuli et programmer de nombreuses réactions organiques réflexes. Ici, la répétition du stimulus est un facteur essentiel.

Méthode PDH[modifier | modifier le code]

PDH signifie Douleur-Drogue-Hypnose (en anglais : Pain, Drug and Hypnosis), et évoque une méthode qui aurait été utilisée en Corée du Nord sur les soldats prisonniers de guerre, par des psychiatres et les services secrets.

Projet MKULTRA[modifier | modifier le code]

Le projet MKULTRA (ou MK-ULTRA) fut le nom de code d'un projet de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l'injection de substances psychotropes. Face aux plaintes déposées par de nombreux citoyens américains, qui disaient avoir été victimes de manipulations mentales, la CIA s'est vue obligée par le gouvernement de révéler certaines informations. Cependant, le gouvernement a accordé aux membres de la CIA dirigeant le projet MKULTRA de détruire tout document qui aurait pu nuire à la sécurité nationale. Tous les enregistrements ont donc été détruits en 1973, par ordre du directeur de l'époque de la CIA, Richard Helms.

« MICE » / « VICE »[modifier | modifier le code]

« MICE » (acronyme anglais signifiant Money, Ideology, Compromise et Ego ; qu'on peut traduire en français par l'acronyme « VICE » pour Vénal, Idéologie, Compromission, Ego) recense les leviers psychologiques que les services secrets auraient utilisés notamment pendant la Guerre froide pour obtenir des informations ou la collaboration d'un ressortissant ennemi. L'individu alors appelé par le terme neutre « agent », est soumis à l'un des protocoles inspirés d'études et d'expérimentations psychologiques ; le but étant selon son profil d'acheter ses services, de le convaincre à l'aide de ses propres idées, de le contraindre ou intimider avec une de ses faiblesses, ou de le flatter et jouer sur son orgueil.

Messages subliminaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Message subliminal.

Dès les années 1950, le développement du cinéma et de la télévision aurait été l'occasion de tester une méthode de manipulation mentale fondée sur l'insertion d'une image subliminale, c'est-à-dire si brièvement présente que l'on ne peut la percevoir consciemment. La théorie étant fondée sur le fait que l'inconscient en garderait néanmoins une trace, poussant à agir par la suite d'une manière prédéterminée (comme pour l'achat d'un produit spécifique, par exemple). L'image doit être simple et non équivoque (symbole, couleur, logo). La théorie, établie par James Vicary et Vance Packard, remet en cause la publicité.

Au cours de la campagne de l'élection présidentielle française de 1988, une image de François Mitterrand est apparue au cours du générique du journal d'Antenne 2, la seconde chaîne nationale. Le psychologue social Jean-Léon Beauvois, qui parle de « petit scandale », estime que ces « présentations subliminales [étaient] destinées à produire un effet dit de « simple exposition » dans les mois précédents l'élection de 1988 »[23].

Manipulation par l'angoisse et la violence[modifier | modifier le code]

Le principe de base – étudié dans les années 1930 – soutient qu'un individu en état de peur manifesterait des réactions de fuite et d'évitement les plus primaires et donc les plus prévisibles. Les fonctions complexes du cerveau, n'offrant pas de solution immédiate, seraient désactivées, rendant l'individu manipulable dans une situation d'extrême angoisse. Le sujet terrorisé – comme l'animal poursuivi par le chasseur – ne pourrait éviter les pièges qu'on lui tend. La terreur[Lequel ?] fut effectivement utilisée depuis l’Antiquité pour assurer le pouvoir des despotes, par la « méthode par l'exemple » appuyée par les dénonciations, interrogatoires, enlèvements, disparitions et exécutions aléatoires, etc. mais l'Histoire montre que la méthode n'a jamais été longtemps efficace, se retournant généralement après quelques années ou décennies contre les manipulateurs.

Méthode chimique[modifier | modifier le code]

L'utilisation à hautes doses d'antidépresseurs et de sédatifs ou de certaines drogues aurait selon certains pour effet de limiter les capacités cognitives et discriminantes du sujet, suffisamment pour le conditionner. Une littérature romanesque ou de science-fiction évoque la possibilité de conditionner l'individu ainsi drogué, sans qu'il garde la trace des informations ou du conditionnement opéré. Divers régimes totalitaires ont néanmoins utilisé des produits chimiques pour mettre leurs victimes en état de peur et de souffrance ou dans le cadre de la torture.

Gestion de la perception[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gestion de la perception.

La gestion de la perception (perception management) est une technique inventée par le département de la Défense des États-Unis (voir plus haut section « États »).

Annexes[modifier | modifier le code]

Générales[modifier | modifier le code]

Techniques[modifier | modifier le code]

Syndromes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Et aussi autre projets (à relier avec Jeu de négociation et LSD) :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fabrice d'Almeida, La Manipulation, Presses universitaires de France, 2005, PRF, « Que sais-je ? », 2005 (2e éd.), 125 p. (ISBN 2-13-055202-1)
  • Philippe Breton, La Parole manipulée, La Découverte, 2004, 220 p. (ISBN 2707144193)
  • Sébastien Bohler 150 petites expériences de psychologie des médias. Pour mieux comprendre comment on vous manipule, Dunod, 2008, 234 p. (ISBN 2100512099)
  • Guillaume Xavier Bourin, Contribution à l'étude du délit de manipulation mentale préjudiciable, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2005, 301 p. (ISBN 2731404590)
  • Dominique Chalvin, Du bon usage de la manipulation : les ressorts cachés de la communication d'influence, ESF éditeur, 2006 (4e éd.) (ISBN 2710117657)
  • Francis Chateauraynaud, Les asymétries de prises. Des formes de pouvoir dans un monde en réseau, Paris, Document du GSPR, mars 2006 (accessible en ligne).
  • Robert Cialdini, Influence et manipulation. Comprendre et maîtriser les mécanismes et les techniques de persuasion (trad. Marie-Christine Guyon), First éd., Paris, 2006, 318 p. (ISBN 2-87691-874-9)
  • Nicolas Guéguen, 100 petites expériences en psychologie du consommateur. Pour mieux comprendre comment on vous influence, Dunod, 2005, 268 p. (ISBN 2100489631)
  • Nicolas Jallot, Manipulation de l'opinion : ce sont les sondages qui le disent, Stock, 2007, 151 p. (ISBN 978-2-234-06028-9)
  • Ils vous manipulent, percez-les à jour de Fabien Bleuze. Trajectoire éditions. Paris, juin 2005. (ISBN 978-2-8419-7323-1)
  • Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, Presses universitaires de Grenoble, 1987, 231 p. (ISBN 2706102918), réédité en mars 2014 chez PUF
  • Liliane Lurçat, La Manipulation des enfants : nos enfants face à la violence des images, Éditions du Rocher, Monaco, 2002, 209 p. (ISBN 226804355X)
  • Kevin D. Mitnick et William L. Simon, L'Art de la supercherie : les révélations du plus célèbre hacker de la planète, CampusPress, 2003, 377 p. (ISBN 2744015709)
  • Paul Moreira, Les Nouvelles Censures. Dans les coulisses de la manipulation de l’information, Robert Laffont, 2007, 285 p. (ISBN 2221108639)
  • Jean-Pierre Morin, Sectarus : Le violeur de conscience, Armand Colin, 1982 (ISBN 2903944008)
  • Alex Mucchielli, L'Art d'influencer : analyse des techniques de manipulation, Armand Colin, 2005, 174 p. (ISBN 2200269870)
  • Isabelle Nazare-Aga, Les manipulateurs sont parmi nous. Qui sont-ils ? Comment s’en protéger ?, Éditions de l'Homme, 1999, 286 p. (ISBN 276191399X)
  • Geneviève Pagnard, Crimes impunis, ou Néonta : histoire d'un amour manipulé, Prime Fluo Éditions, 2004 (ISBN 2952235805)
  • Philippe Ricalens, La Manipulation à la française, Economica, 2003, 202 p. (ISBN 2717845860)
  • Bernard Salengro, Le Management par la manipulation mentale, L'Harmattan, Paris, 2006, 237 p. (ISBN 2-296-01538-7)
  • Sylvie Simon, Information ou désinformation  ? La manipulation médiatique et politique en matière de santé (préface de Corinne Lepage), Guy Trédaniel Éditeur, 2004, 279 p. (ISBN 2844455581)
  • Anne Ciocca, Dire adieu aux manipulateurs Se libérer du contrôle d’autrui, Québecor, 2008, 143 p. (ISBN 9782764012741)
  • Arnaud Esquerre La Manipulation mentale : sociologie des sectes en France Fayard, 2009.
  • Aldous Huxley Retour au meilleur des mondes
  • Fabien Girandola, Psychologie de la persuasion et de l'engagement, Presses universitaires de Franche-Comté, 2003 (ISBN 9782848670331)
  • Andreas Edmüller et Thomas Wilhem (trad. Christine Mignot), L'Art de la manipulation : Reconnaître et déjouer les pièges des manipulateurs [« Manipulations techniken »], Bruxelles, Ixelles éditions,‎ 2011, 206 p. (ISBN 9782875151117)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arnaud Esquerre, L’Unebévue — Revue de psychanalyse, Paris, 2002, no 20, p. 47-64
  2. Les dangers de la manipulation mentale
  3. La Manipulation mentale – Sociologie des sectes en France, Arnaud Esquerre, éditions Fayard, 2009
  4. Sur PsyVig.com
  5. Le Lavage de cerveau, mythe ou réalité ? Dick Anthony et Massimo Introvigne, l’Harmattan.
  6. Thought Reform and the Psychology of Totalism; a Study of "Brainwashing in China. Lifton, RJ Chapel Hill, University of North Carolina Press.
  7. Coercive Persuasion: A socio-psychological analysis of the "brainwashing" of American civilian prisoners by the Chinese Communists (1961), W. W. Norton (publishers) Edgar Schein
  8. Sénat français
  9. Interventions de représentants religieux, Sénat français
  10. « Le délit de manipulation mentale jugé «inopportun». » Jacqueline Coignard, Libération, 27 septembre 2000.
  11. Les Difficultés de la lutte contre les dérives sectaires, Nicolas Guillet, l’Harmattan
  12. a, b et c Derrière le procès de l'OTS, les ambiguïtés de la notion de manipulation mentale (Briel)
  13. Rapporté dans La Peur des sectes par Jean Duhaime, Guy-Robert St-Arnaud, Fides
  14. La Parole manipulée, fiche de lecture de Thomas Marshall
  15. Dans Le Monde diplomatique
  16. Sur Sciences humaines
  17. Isabelle Nazare Aga, Les manipulateurs sont parmi nous, éditions de l'Homme, 1997
  18. Notes de Susan Palmer
  19. Sur PsyVig
  20. Bernard Salengro, Le management par la manipulation mentale
  21. La gestion de la perception, source Egideria, cabinet œuvrant dans l’intelligence économique français dirigé par M. Yves-Michel Marti
  22. Sur ce point, on consultera plus particulièrement l'article « Perception de l'environnement (intelligence économique) », et la section « Ce qui entrave la perception de l'environnement »
  23. Jean-Léon Beauvois, Les Illusions libérales, individualisme et pouvoir social, Presses universitaires de Grenoble, 2005, p. 224.