François Debret

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François Debret
Image illustrative de l'article François Debret
Portrait
Présentation
Naissance 1777
Paris
Décès 1850
Saint-Cloud
Nationalité Drapeau de la France France
Œuvre
Distinctions Académie des Beaux-Arts
Entourage familial
Famille Jean-Baptiste Debret (frère), Félix Duban (beau-frère)

François Debret, né à Paris en 1777 et mort à Saint-Cloud en 1850, est un architecte franc-maçon français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jacques Debret, greffier au tribunal criminel du Parlement de Paris, et de sa femme Élisabeth, marchande lingère, frère cadet de Jean-Baptiste Debret, il fut l'élève de Charles Percier et de Pierre-François-Léonard Fontaine.

Il fut chargé de l'entretien et de la réfection de la basilique de Saint-Denis, et nommé architecte en chef de la Ville de Paris, inspecteur général des bâtiments civils, membre du Conseil des bâtiments civils. Il fut élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1825.

En 1808, il épousa une sœur de Félix Duban, dont il eut un fils, François, né en 1809, élève de l'École des Beaux-Arts et logiste, puis architecte de la ville de Paris.

François Debret fut membre de la loge « Le Point Parfait », initié le 24 juin 1823. Il fut expert du Suprême Conseil des rites du Grand Orient de France, chargé de tout l’aspect rituel des travaux en loge.

Il enseigna avec son beau-frère Félix Duban à l'École des Beaux-Arts. Il eut entre autres pour élèves Antoine-Nicolas Bailly, Simon-Claude Constant-Dufeux, Alexandre Du Bois et Félix Duban.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (24e division)[1].


Réalisations[modifier | modifier le code]

  • Restauration de plusieurs théâtres et des bâtiments de la nouvelle École des Beaux-Arts (1822-1832), installée dans l'ancien musée des monuments français, fondé en 1795 dans l'ancien couvent des Petits-Augustins, et fermé par Louis XVIII en 1816. Ces travaux furent poursuivis par son beau-frère Félix Duban.
  • Architecte de l'Opéra Le Peletier (1821). Suite à la destruction de l’opéra de la rue Richelieu en 1820, une « salle provisoire » pour l’Opéra fut commandée à Debret en attendant la construction d’un lieu définitif (l’actuel Opéra Garnier). La salle Le Peletier fut le siège de l’Opéra de Paris de 1821 à 1873, date à laquelle un incendie la détruisit. L’Opéra Garnier fut terminé en toute hâte et inauguré deux plus tard, le 5 janvier 1875.
  • Architecte du Conservatoire de musique de Paris (1838).
  • Il remplaça Jacques Cellerier sur le chantier permanent de la basilique de Saint-Denis en 1813. Il restaura, sur les plans de son prédécesseur, les façades, la tour, la rose du transept, créa la chapelle du chapitre et intervint sur le décor intérieur de l'église. Napoléon lui demanda d'y prévoir sa tombe. Sous la Restauration, il fut chargé d'y réinstaller les tombeaux royaux exilés jusqu'alors au musée des Petits-Augustins. C'est sous sa direction que des lézardes apparurent dans la tour nord et que celle-ci dut être démontée. François Debret fut remplacé par Eugène Viollet-le-Duc en 1846.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels de François Debret sont conservés aux Archives nationales à Fontainebleau sous la cote 568AP[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne), p. 122
  2. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]