Jules Formigé

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Jules Formigé
Présentation
Naissance 23 juin 1879
Paris 6e
Décès 17 août 1960 (à 81 ans)
à Ploubazlanec
Œuvre
Distinctions Académie des beaux-arts 1947
citoyen d'honneur de la ville de Fréjus
Entourage familial
Père Jean Camille Formigé

Jules Formigé, né le 23 juin 1879 à Paris 6e et mort le 17 août 1960 d'un infarctus à Ploubazlanec, est un architecte et archéologue français d'origine arlésienne[1]. Il a plus particulièrement travaillé sur les monuments antiques du Midi de la France et à la restauration de l'abbaye de Saint-Denis. Il est membre de l'Académie des beaux-arts en 1947. Il est le fils de Jean Camille Formigé, également architecte, avec lequel il a travaillé et dont il a suivi les traces.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1900 à 1908, il restaure, avec son père et à sa suite[2], les gradins de la cavea du théâtre antique d'Arles. Depuis lors, le monument retrouva sa fonction initiale de lieu de spectacle. À cette occasion, il s'intéressa à la fameuse Vénus d'Arles[3] dont son père Jean Formigé crut en 1911 avoir découvert la copie initiale, œuvre de Jean Péru. Il fait le relevé de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon à partir de 1905. Pendant la première Guerre mondiale, il est délégué dans les fonctions d'architecte en chef.

Il soutient une thèse consacrée aux antiques d'Arles en 1912[4]. Il lance les grands travaux de restauration des intérieurs du château du Roi René à Tarascon. Tous ces travaux notamment ses découvertes dans le midi de la France et les publications qu'il en fait lui vaudront le jeton d’or de la Société centrale des architectes en 1919 après avoir déjà reçu la médaille d'archéologie en 1913. Après sa réussite au concours des Beaux-arts (atelier Pascal) en 1920, confirmé dans ses fonctions d'architecte en chef des Monuments historiques, il est chargé de la vallée du Rhône, de la Provence, de l'arrondissement de Pontoise, du Palais de Justice de Paris et de la basilique de Saint-Denis, ainsi que du pont de l'Île-Saint-Denis, construit en 1905 par l'ingénieur Caldagues, avec une décoration des arcs par Jules Formigé.

Entre 1922 et 1939, il fouille une grande villa gallo-romaine à Montcaret, mettant au jour des mosaïques [5]. Il poursuit les travaux de consolidation et de restauration du théâtre antique d'Orange, avec notamment la fouille de la scène, qui permit de découvrir de nombreux fragments d’architecture du front de scène[6]. Il intervient sur de nombreux chantiers à Fréjus[7], notamment l'amphithéâtre.

En 1936 il est nommé adjoint à l'Inspection générale des Monuments historiques et en 1944 inspecteur général. En 1947, il est élu membre de l'Institut et prend sa retraite l'année suivante. Précédemment, il avait élu membre de l’Académie des beaux-arts le 4 juillet 1942, et devient son président en 1955. Il restera cependant chargé de Saint-Denis, Arles, la Turbie, Saint-Rémy, Vienne et Orange.

C'est Jules Formigé qui, vers 1960, fit classer monument historique le plâtre qui servit à mouler le calvaire de bronze de l’église Saint-Vincent-de-Paul de Paris, réalisé par Rude en 1848.

Il fut fait citoyen d'honneur de la ville de Fréjus, qui donna le nom de son père à une place de la ville.

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Note sur la Vénus d'Arles », in Comptes-rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1911, Vol. 55, no 8, p. 658-664. [Persée.fr lire en ligne]
  • « Note sur un moulage ancien de la Vénus d'Arles, » Extrait des "Musées de France". no 5. 1912.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Jules Formigé sur le site de la Cité de l'architecture et du patrimoine
  2. De même, pour le théâtre d'Orange.
  3. Jules Formigé, « Note sur la Vénus d'Arles », Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, no 39,‎ 1911, p. 658-664.
  4. Rapporté par le Bulletin des amis du vieil Arles, n° 105, décembre 1999, p. 16 Lire en ligne
  5. Sur le site des Monuments nationaux
  6. En son centre, la niche monumentale abrite aujourd’hui une effigie colossale revêtue de la cuirasse des empereurs romains. Cette sculpture a été recomposée à partir de fragments, et replacée sur le mur selon les instructions de Jules Formigé qui voyait là une représentation d’Auguste.
  7. Jules Formigé, « Le comblement du port romain de Fréjus (Var) », dans Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France,‎ 1937.

Liens externes[modifier | modifier le code]