Stéphane Troussel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Stéphane Troussel
Stéphane Troussel en 2013.
Stéphane Troussel en 2013.
Fonctions
Président du Conseil général de
Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le 4 septembre 2012
(1 an, 11 mois et 16 jours)
Prédécesseur Claude Bartolone
Biographie
Nom de naissance Stéphane Troussel
Date de naissance 7 avril 1970 (44 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Nationalité française
Parti politique PS
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Troussel.

Stéphane Troussel, né le 7 avril 1970 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), est une personnalité politique en Seine-Saint-Denis, élu du Parti socialiste.

Parcours scolaire et professionnel[modifier | modifier le code]

Stéphane Troussel en compagnie de Claude Bartolone et de sa suppléante Zainaba Anzum.
Avec Daniel Goldberg, député de la Seine-Saint-Denis.
Rentrée scolaire en Seine-Saint-Denis.

Il effectue l'ensemble de son parcours scolaire dans les établissements de La Courneuve. Il poursuit ses études à l’Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne où il obtient une maîtrise d'économie, spécialité économie du travail et un DESS d'administration et gestion de l'emploi.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Courneuvien depuis toujours, il est conseiller municipal socialiste de La Courneuve depuis octobre 1995. Il a deux fils. Il participe aux mouvements lycéens et étudiants contre la loi Devaquet (1986), contre les lois Pasqua (1992-93), contre la réforme du code de la nationalité, contre la mise en place du CIP (le CPE version 1994), contre la réforme de la loi Falloux (1994). Passé par SOS Racisme, l'UNEF-ID et de la Fédération Nationale des Maisons des Potes, il s’investit dans les associations, clubs sportifs et la vie culturelle de La Courneuve.

Adhérent au Parti socialiste depuis 1993 dans la tendance Gauche socialiste, secrétaire de section de 1997 à 2008, il a rallié les amis de Laurent Fabius[1] au moment de son soutien au non dans le référendum sur le traité constitutionnel européen. Lors du Congrès de Reims, il soutient la motion menée par Martine Aubry[2].

Conseiller municipal de La Courneuve élu en 1995 et 2001 sur une liste d'union de la gauche conduite par James Marson (1995) puis Gilles Poux (2001), il est maire-adjoint chargé de l'Enfance de 2001 à 2008. Lors des municipales de 2008, il conduit la liste PS, les Verts, PRG, MRC, citoyens [3], devancée par le maire sortant (PCF) au premier tour. Il se maintient au second tour, provoquant une triangulaire PCF-PS-UMP remportée par la liste du maire. Sa liste obtient l'élection de sept conseillers municipaux. Il participe à la campagne lancée par un collectif citoyen qui dépose 1 000 signatures en novembre 2010 en Mairie pour la création d'une police municipale à La Courneuve[4], pour lequel le conseil municipal accepte d'organiser un référendum local en juin 2011[5].

Devenu vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis en 2008, il est chargé de la rénovation urbaine. Il s'est investi pour le renouvellement urbain du quartier des 4000 notamment la reconstruction de l'immeuble Renoir. Le Conseil général se lance également dans le soutien de résidences à destination des jeunes actifs[6]. Il est élu président de l'Office Public de l'Habitat de Seine-Saint-Denis en novembre 2009[7]. Il est à l'origine d'une enquête inédite sur la sécurité des locataires et les occupations de halls d'immeubles[8]. Avec l'OPHLM 93, il est des responsables de la rénovation urbaine du quartier des 4000 logements[9].

Chargé de la politique de la ville au Conseil général, il dénonce le fort désengagement de l'État sur l'accompagnement éducatif à la rentrée 2011[10],[11] et des baisses de moyens pour les élèves en difficulté[12]. Il impulse au Conseil général un projet de coopération décentralisée avec la Grande Comore[13]. Depuis son élection au Conseil général, les quatre crèches départementales sur la ville ont été rénovées, de même que la structure provisoire pour la petite enfance de la « Goutte de lait » et les collèges Poincaré et Politzer.

Candidat sortant, il affronte le maire de La Courneuve lors des élections cantonales de mars 2011. Alors que le PCF avait fait de ce canton le symbole de sa volonté de reconquête[14] du Conseil général, Stéphane Troussel obtient 47 % des voix au premier tour contre 32 % au maire. Il est réélu sans opposition au second tour[15].

Dans le nouvel exécutif, il est promu premier vice-président de Claude Bartolone[16]. Ce dernier devenu Président de l'Assemblée nationale, il lui succède le 4 septembre 2012[17].

Le 11 octobre 2012, il lance un cri d'alarme pour sauver le département de la faillite, demandant à l'État de nouveaux moyens avec "une remise à plat du système de péréquation nationale" pour plus de justice fiscale[18].

À la suite de ces interpellations, le gouvernement adopte des premières modifications des règles dans le cadre de la loi de finance 2013. Il participe aux initiatives de l'Assemblée des Départements de France pour obtenir une meilleure compensation des allocations de solidarité nationale par l'Etat (RSA, APA, PCH).

Il fait sien le combat de son prédécesseur sur la dénonciation du scandale des emprunts toxiques[19], réclamant une « véritable concertation entre les collectivités, le gouvernement et les banques » [20] pour sortir les collectivités locales de ce système de crédits.

Dans le cadre des débats parlementaires sur la création d’une Métropole du Grand Paris, en juillet 2013, il lance, aux côtés de Claude Bartolone, un appel "Pour une métropole du Grand Paris démocratique au service du développement et de l'égalité des territoires" signé par 31 élus de Seine-Saint-Denis[21].

A l'occasion des municipales 2014, il forme une coalition avec le maire sortant PCF Gilles Poux, qui conduit la liste de rassemblement de la Gauche composée à parité PC/PS[22].

En juin 2014, il est nommé par Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national adjoint au PS chargé des questions de logement[23].

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rassembler à gauche » [PDF]
  2. « De retour de Reims, j'appelle à voter pour Martine Aubry dès le premier tour », Blog de Stéphane Troussel,‎ 18 novembre 2008 (consulté le 30 novembre 2008)
  3. Le Parisien, 29 novembre 2007
  4. « Mille signatures pour une police municipale », Le Parisien,‎ 25 novembre 2011 (consulté le 17 décembre 2010)
  5. Référendum sur la police municipale en juin, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, page 5
  6. « Une résidence pour étudiants et jeunes salariés à La Courneuve », Blog de Stéphane Troussel,‎ 16 septembre 2010 (consulté le 27 septembre 2010)
  7. « OPH 93 : priorité donnée à la qualité du service rendu aux locataires », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ 8 janvier 2010 (consulté le 7 février 2010)
  8. « Seine-Saint-Denis : les dealers squattent plus de 8 % des halls d'immeubles », Le Parisien,‎ 19 novembre 2010 (consulté le 19 novembre 2010)
  9. « La démolition d’une nouvelle barre s’annonce à la cité des 4000 », Le Monde,‎ 22 mai 2012 (consulté le 25 mai 2012)
  10. « Moins de moyens pour les « orphelins de 16 heures » », Le Monde,‎ 22 septembre 2010 (consulté le 27 septembre 2010)
  11. « L’accompagnement éducatif sans le sou », Libération,‎ 24 septembre 2010 (consulté le 10 octobre 2010)
  12. « Fadela Amara passe, une classe trépasse », C'est classe !,‎ 29 août 2010 (consulté le 27 septembre 2010)
  13. « Les maires de la Grande-Comore au Conseil général », Blog de Stéphane Troussel,‎ 24 novembre 2009 (consulté le 7 février 2010)
  14. « Cantonales dans le 9-3 : affiches magiques et coups tordus », Rue 89,‎ 9 mars 2010 (consulté le 6 avril 2011)
  15. « Canton de La Courneuve », Ministère de l'Intérieur,‎ 27 mars 2010 (consulté le 6 avril 2011)
  16. « Avec Stéphane Troussel, un Courneuvien devient 1er vice-président du Conseil général ! », Blog de Daniel Goldberg,‎ 31 mars 2010 (consulté le 6 avril 2011)
  17. Julien Duffé, « Bartolone passe la main au président Troussel », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 5 septembre 2012, p. I (lire en ligne)
  18. Seine-Saint-Denis : le successeur de Bartolone réclame plus de justice fiscale, Le Point, 11 octobre 2012.
  19. Acteurs publics contre les emprunts toxiques : www.empruntstoxiques.fr.
  20. Loi de validation contre fonds de sortie des emprunts toxiques : solution acceptable ou marché de dupes ?
  21. Pour une Métropole du Grand Paris démocratique au service du développement et de l’égalité des territoires : 31 élus de Seine-Saint-Denis s’engagent
  22. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Les derniers bastions communistes franciliens résistent malgré le déclin du PCF », Le Monde,‎ 25 janvier 2014 (consulté le 27 janvier 2014)
  23. « Quand Jean-Christophe Cambadélis oublie sa promesse sur la parité et nomme 13 hommes sur 14 secrétaires nationaux adjoints », Europe 1,‎ 18 juin 2014 (consulté le 18 juin 2014)
  24. « Elections cantonales », Ministère de l'Intérieur,‎ 28 mars 2004 (consulté le 29 juillet 2008)