Bataille de Saint-Denis (France)

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Gravure du XVIe siècle

Le 10 novembre 1567 eut lieu la bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants.

Contexte[modifier | modifier le code]

Inquiétés par l'armée espagnole envoyée depuis le Milanais vers les Pays-Bas en longeant la frontière française pour réprimer la révolte des gueux, et par l’entrevue de Bayonne, dont l’issue est restée secrète, les protestants français tentent d’enlever le roi le 28 septembre 1567 (Surprise de Meaux). L’opération échoue, mais les villes protestantes se soulèvent à nouveau.

Les troupes de Condé et Coligny, renforcées de mercenaires allemands, campent à Saint-Denis.

Condé, d’Andelot et Coligny entament alors des pourparlers avec la Cour. Le roi Charles IX leur envoie ses hérauts, et leur enjoint de se présenter sans armes, sous peine d’être déclarés rebelles, suivant un ancien usage féodal. Les chefs protestants décident alors d’investir complètement Paris.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Assez rapidement, Paris manque de vivres. Montmorency fait une sortie sur la route de Saint-Denis. Du côté protestant, les arquebusiers ont creusé des tranchées pour s’abriter ; les cavaliers, eux, utilisent des gaules ferrées en guise de lance.

La milice parisienne est stoppée par le feu des arquebusiers ; dans l‘affrontement de cavalerie, le connétable de Montmorency est tué d’un coup de pistolet dans le dos. L’élan de l’armée royale est stoppé, les protestants se retirent sur Montereau.

Suites[modifier | modifier le code]

Les deux armées se renforcent :

  • du côté protestant, on reçoit l’aide de Frédéric III, Électeur palatin, qui envoie 9500 mercenaires ; l’armée des vicomtes, rassemblée par Bruniquel, Caumont et Montclar, qui réunit les Gascons et les protestants du Rouergue, a rallié ceux du Sud-Est, et rejoint Condé sous la direction de Jacques de Crussol (soit 4000 hommes). L’armée protestante compte environ 30 000 hommes ;
  • du côté catholique également, avec les renforts italiens et suisses du duc de Nevers.

Les frais élevés causés par ces deux armées provoquent leur licenciement et la conclusion de la paix de Longjumeau.

Sources[modifier | modifier le code]

Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 262-263