Seine-Saint-Denis

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Seine-Saint-Denis
Image illustrative de l'article Seine-Saint-Denis
Seine-Saint-Denis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Création du département [1]
Chef-lieu
(Préfecture)
Bobigny
Sous-préfectures Le Raincy
Saint-Denis
Président du
conseil départemental
Stéphane Troussel
Préfet Philippe Galli
Code Insee 93
Code ISO 3166-2 FR-93
Démographie
Gentilé Séquano-Dionysiens
Population 1 552 482 hab. (2013)
Densité 6 578 hab./km2
Géographie
Superficie 236 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 12
Cantons 21
Intercommunalités Métropole du Grand Paris : 4 EPT
Communes 40

Le département de la Seine-Saint-Denis[1] (prononcé [sɛn sɛ̃ də.ni]) est un département français situé au nord-est de l'agglomération parisienne, appartenant à la petite couronne de la région Île-de-France. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 93.

Les habitants de la Seine-Saint-Denis sont les Séquano-Dionysiens.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Petite couronne.svg

La Seine-Saint-Denis est située au nord-est de Paris. Sa superficie est de 236 km2, ce qui en fait l'un des plus petits départements français. La Seine-Saint-Denis forme avec les deux autres petits départements limitrophes de Paris (les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne) la petite couronne de la région parisienne.

Rose des vents Hauts-de-Seine Val-d'Oise Seine-et-Marne Rose des vents
Paris N Seine-et-Marne
O    Seine-Saint-Denis    E
S
Paris Val-de-Marne Seine-et-Marne

Elle est située dans le Bassin parisien et comprend une part importante du Pays de France. Le département est essentiellement constitué par un bas plateau, la Plaine de France, structuré par les larges vallées de la Seine et de la Marne et surmonté par un relief de buttes-témoins, avec le plateau de Vaujours, culminant à 130 m de hauteur, la colline de Belleville - Ménilmontant (128 m) et le plateau d'Avron (115 m), qui matérialisent l'extrémité du massif de l'Aulnoye ou celle du plateau de la Brie. Ces derniers sont séparés par les dépressions de Gagny et de Rosny-sous-Bois, qui correspondent à un ancien lit de la Marne. Au Nord du département se trouve la Butte-Pinson, qui annonce les premiers contreforts du plateau de Montmorency[2],[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Pays de France, Pays d'Aulnoye et Bassin parisien.

La géologie du département est celle, sédimentaire, du Bassin parisien. Une succession d'horizons argilo-marneux s'intercalent dans des formations marno-calcaires, ou calcaires (comme les calcaires de Saint-Ouen ou ceux de Brie), souvent gypseuses, qui ont longtemps été exploitées dans des carrières de pierre à plâtre à ciel ouvert ou en galerie (à Romainville, Rosny-sous-Bois ou Gagny, par exemple)[2]. Aujourd'hui, seuls les gypses du massif de l'Aulnoye, sur le plateau dominant Vaujours et Coubron, font encore l'objet d'une exploitation destinée aux usines Placoplatre de Vaujours.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le département est limité au nord-ouest par la Seine, à la hauteur de la boucle de Gennevilliers. Deux canaux construits au début du XIXe siècle par la Ville de Paris, le canal de l'Ourcq et le canal Saint-Denis, et le canal de Chelles inauguré en 1865 pour faciliter la navigation de Vaires-sur-Marne à Neuilly-sur-Marne, l'irriguent également.

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Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de Paris.

Le climat de la Seine-Saint-Denis est semblable au climat de Paris. Le département possède donc un climat de type océanique dégradé, l'influence océanique est prépondérante à celle continentale. De manière générale, les étés sont plutôt frais (18 °C en moyenne), et les hivers sont plutôt doux (°C en moyenne) avec des pluies de même importance en toute saison (en hauteur de précipitations) et des pluies plus faibles (647 millimètres) que sur les côtes.

Le département comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Sa localisation au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4,7 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +20 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 43, dont 9 au-delà de 30 °C.

Nuvola apps kweather.png  Relevés des températures, des précipitations et de l'ensoleillement au Bourget (Seine-Saint-Denis) 1971-2000[4],[5],[Note 1]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0,9 1,3 2,9 5 8,3 11,2 12,9 12,7 10,6 7,7 3,8 1,7 6,6
Températures moyennes (°C) 4 4,5 7,3 9,7 13,7 16,5 18,9 18,8 15,5 11,5 7 5 11,9
Températures maximales moyennes (°C) 6 7,6 10,8 14,4 18,2 21,5 24 23,8 20,9 16 10,1 6,8 15
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 54.3 46.1 53.5 46.5 63.3 57.8 53.6 51.6 53.8 55.5 55.8 55.6 647.3
Moyennes mensuelles d'ensoleillement (h) 55.6 87.5 129.4 172.8 201.4 218.8 239.1 221.1 173.3 125.8 75.2 50.6 1749.5

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien département de la Seine dont une partie a permis de créer la Seine-Saint-Denis (en vert     ).

Le département de la Seine-Saint-Denis a été créé le , en application de la loi du , par le décret d'application du , à partir de la partie nord-est de l'ancien département de la Seine (24 communes formant les actuels arrondissements de Bobigny et de Saint-Denis) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (16 communes formant l'arrondissement du Raincy).

Il hérite du code postal « 93 », autrefois dévolu au département de Constantine[6]. Sa préfecture est Bobigny. La Seine-Saint-Denis possède un riche patrimoine archéologique.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Des découvertes archéologiques témoignent d’une occupation de la Seine-Saint-Denis depuis le paléolithique inférieur (outils en silex datés d’environ 300 000 ans avant notre ère). Campement préhistorique, installation d’agriculteurs, village gaulois, agglomération gallo-romaine ou hameau du Moyen Âge…, ainsi, les preuves d’un territoire bien vivant nous sont progressivement révélées[7].

Le département de la Seine-Saint-Denis a donc beau être récent, le territoire a de tous temps été occupé par l'humain, notamment à l'époque gallo-romaine et à l'époque médiévale.

Création du département[modifier | modifier le code]

La création du département, qui répondait à l'origine à la disparition des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, et à la dissolution du District de Paris, a été motivée par le souhait plus ou moins implicite du pouvoir politique de l'époque de cantonner dans un espace déterminé ce qui pouvait constituer un obstacle majeur à la mise en œuvre de la politique gaulliste, c'est-à-dire la présence du Parti communiste français. En effet, celui-ci, grâce à son influence dans les communes de la ceinture rouge de la petite couronne de Paris où il s'était implanté dès les élections municipales de 1935, avait réussi à plusieurs reprises à exercer la présidence du conseil général de la Seine.

La Seine-Saint-Denis était, quelque part, comme la concession tacite d'un territoire donné à la principale force politique d'opposition de l'époque.

Par voie de conséquence, elle permettait d'envisager que les deux autres départements constitués dans la proche banlieue (Hauts-de-Seine et Val-de-Marne) échapperaient à l'influence de cette même force d'opposition, tout en bénéficiant des programmes les plus déterminants d'aménagement urbain (La Défense pour les Hauts-de-Seine notamment, ou encore le secteur de la « nouvelle ville » de Créteil)[8]. Cependant, comme pour les deux autres départements de la petite couronne, le subtil découpage territorial était organisé de telle sorte que ce qui avait constitué pour l'essentiel la ceinture rouge depuis l'époque du Front populaire (les anciennes communes du département de la Seine) soit « tempéré » par adjonction de communes issues de la Seine-et-Oise, réputées a priori moins portées à choisir des élus de gauche, et surtout communistes, pour les représenter[9].

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Transports[modifier | modifier le code]

La voirie[modifier | modifier le code]

Le département fait partie de l'agglomération parisienne et bénéficie de son important réseau national d'infrastructures de transport routier, avec notamment les autoroutes A1 et A4, ainsi que le boulevard périphérique de Paris. S'y rajoutent les autoroutes urbaines maillant le territoire que sont les A3, A86, A103 et A104.

Le département est également desservi par les anciennes routes nationales RN 1, RN 2, RN 3.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Ancien tramway au Pré-Saint-Gervais.
L'Île-Saint-Denis encadrée par deux bras de la Seine.

Le département de la Seine-Saint-Denis est traversé par d'importants faisceaux ferroviaires, avec notamment les lignes Paris - Lille, La Plaine - Hirson, Paris - Strasbourg et Paris - Mulhouse, ainsi que par la Ligne de Grande Ceinture. Sauf cette dernière, dévolue au trafic de marchandises, les autres lignes accueillent des services TGV, grandes lignes, Transilien et RER. Le département accueille la première ligne de tramway moderne en Île-de-France, le (T)(1), ouvert en 1992, et plusieurs projets sont actuellement en cours d'étude. Certaines extrémités du Métro de Paris desservent également des communes de la Seine-Saint-Denis. En tout, il y a :

  • 7 lignes et 18 stations de métro

La ligne (M)(3) à la station Gallieni.

La ligne (M)(5) aux stations Hoche, Église de Pantin, Bobigny - Pantin - Raymond Queneau et Bobigny - Pablo Picasso.

La ligne (M)(7) aux stations Aubervilliers - Pantin - Quatre Chemins, Fort d'Aubervilliers et La Courneuve - 8 Mai 1945.

La ligne (M)(9) aux stations Robespierre, Croix de Chavaux et Mairie de Montreuil.

La ligne (M)(11) à la station Mairie des Lilas.

La ligne (M)(12) à la station Front Populaire.

La ligne (M)(13) aux stations Garibaldi, Mairie de Saint-Ouen, Carrefour Pleyel, Saint-Denis - Porte de Paris, Basilique de Saint-Denis et Saint-Denis - Université.

  • 5 lignes RER :

(RER)(A) à Gare de Neuilly-Plaisance, Gare de Noisy-le-Grand - Mont d'Est et Gare de Noisy - Champs.

(RER)(B) à Gare de La Plaine - Stade de France, Gare de La Courneuve - Aubervilliers, Gare du Bourget, Gare de Drancy, Gare du Blanc-Mesnil, Gare d'Aulnay-sous-Bois, Gare de Sevran - Livry, Gare du Vert-Galant, Gare de Sevran - Beaudottes, Gare de Villepinte, Gare du Parc des Expositions, Gare Aéroport Charles-de-Gaulle 1 et Gare Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV.

(RER)(C) à Gare de Saint-Ouen et Gare d'Épinay-sur-Seine.

(RER)(D) à Gare du Stade de France - Saint-Denis, Gare de Saint-Denis et Gare de Pierrefitte - Stains.

(RER)(E) à Gare de Pantin, Gare de Noisy-le-Sec, Gare de Bondy, Gare du Raincy - Villemomble - Montfermeil, Gare de Gagny, Gare du Chénay-Gagny, Gare de Rosny-Bois-Perrier, Gare de Rosny-sous-Bois et Gare des Yvris-Noisy-le-Grand.

  • 4 lignes de tramway (T)(1)(4)(5)(8)
  • 3 lignes Transilien : TransilienLigne H du TransilienLigne K du TransilienLigne P du Transilien

Plusieurs lignes concernent la Seine-Saint-Denis dans le cadre du projet du « Grand Paris Express », alors que les travaux préparatoires au prolongement de la ligne 11 du métro ont débuté le 1er juin 2015. En outre, le T11 express (ex-« Tangentielle Nord »), nouvelle ligne de tram-train dont l'exploitation sera confiée à la SNCF, est en cours de construction sur le tronçon allant d'Épinay-sur-Seine au Bourget (soit 11 km), desservant 7 gares[10]. À terme, la ligne devrait être prolongée, en Seine-Saint-Denis, jusqu'à Noisy-le-Sec et, à l'ouest, jusqu'à Sartrouville.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Le département est traversé par cinq voies d'eau : le canal de l'Ourcq, le canal Saint-Denis, le canal de Chelles, la Seine et la Marne. Il n'existe toutefois pas de port important en Seine-Saint-Denis, le port de Gennevilliers étant situé dans les Hauts-de-Seine, sur la rive opposée d'Épinay-sur-Seine.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Le département dispose du système aéroportuaire parisien géré par aéroports de Paris, et accueille l'aéroport du Bourget, réservé à l'aviation d'affaire, ainsi qu'une partie de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Ces deux aéroports internationaux génèrent 93 000 emplois directs[11].

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Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Seine-Saint-Denis.

Ancienne terre agricole[modifier | modifier le code]

Du milieu du XIXe siècle jusqu'au début des années 1960 et avant de céder la place à l'urbanisation, la Plaine des Vertus (de Saint-Denis à Bobigny) est la plus vaste plaine légumière de France, qui alimente notamment les commerces des Halles de Paris. La technique de culture sur les « marais », intensive, permet de récolter une trentaine de variétés de légumes (pommes de terre, choux, oignons, salades...). Selon l'exploitant René Kersanté, « En 1951, il y avait encore 60 exploitations maraîchères à Saint-Denis, Stains et Pierrefitte. À Bobigny, il y avait même 180 familles qui cultivaient des légumes ! C'est en 1956 que les expropriations ont commencé, pour construire des logements[12]. ». Avant l'accélération de l'urbanisation des années 1960, d'importantes zones maraîchères existaient aussi dans le sud-est de la Seine-Saint-Denis, notamment à Rosny-sous-Bois (une partie du musée municipal de la ville est consacrée à la vie des maraîchers), Neuilly-sur-Marne et Noisy-le-Grand, cependant que les plus vastes terres agricoles du département, zones de grande culture (céréales, pomme de terre, betterave à sucre), recouvraient sa partie nord-est, dans la Plaine de France (parties septentrionales du Blanc-Mesnil, d'Aulnay-sous-Bois, de Sevran, de Villepinte et de Tremblay-en-France), où des corps de ferme subsistent encore au cœur des « vieux-pays » de ces communes[13].

Les dynamiques[modifier | modifier le code]

Malgré un taux de chômage élevé (10,7 % en août 2007[14]), dû en partie à un niveau d'éducation plus faible que dans les départements voisins, à la crise industrielle des années 1970, le « 93 » est un département dynamique, bien que ses domaines d'excellence soient parfois méconnus. Chaque année, plus de 8 000 entreprises sont créées dans le département (source: APCE 2006).

Le département est l'un de ceux qui ont, ces dernières années, vu s'accroître de manière plus sensible qu'ailleurs le nombre des entreprises implantées ou créées et celui des emplois du secteur marchand.

De ce fait, le département, qui reste sensiblement plus marqué par le chômage (9,8 % au 4e trimestre 2007 - 64 385 demandeurs d'emploi recensés par l'ANPE en mai 2008) que les autres départements franciliens (6,9 % au 4e trimestre 2007), voit celui-ci baisser de 10,6 % en un an[15].

Chambre de Commerce et d'Industrie de Bobigny
Le département compte de nombreuses zones d'activité, tertiaires, où à destination de PME-PMI sur l'ensemble du département. La logistique est également très présente. Ici zone industrielle des Pavillons-sous-Bois
Le département a été un haut lieu de l'industrie lourde française avant sa désindustrialisation, à partir des années 1970
Ici, un site industriel à Aubervilliers au début du XXe siècle

Le PIB de la Seine-Saint-Denis s'élève en 2005 à 40,676 milliards d'euros[16], ce qui fait du Département le 7e département français pour la richesse produite ; mais le PIB par habitant (27 420 € par tête) situe le département à la 14e place de ce point de vue, un niveau très légèrement inférieur à la moyenne nationale (27 723 €). En revanche, en rapportant ce PIB à chaque emploi, on constate que le département se situe au 4e rang national, avec une productivité moyenne supérieure à la moyenne nationale.

Plusieurs villes sont confrontées à un important phénomène d'économie souterraine autour du trafic de stupéfiants pour un chiffre d'affaires annuel estimé à un milliard d'euros[17].

Les pôles économiques[modifier | modifier le code]

Le département dispose de six grands pôles économiques :

Les implantations[modifier | modifier le code]

La Seine-Saint-Denis a longtemps gardé l'image d'un département voué à l'activité industrielle, ce qu'elle fut effectivement. La Plaine Saint-Denis, par exemple, située sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et Aubervilliers, demeura jusqu'au début des années 1970 la plus grande zone industrielle de France, voire d'Europe. La présence de terrains plans disponibles à bon marché à proximité de Paris et d'infrastructures de transport permettant l'acheminement de produits pondéreux (voies navigables comme la Seine et les canaux de l'Ourcq et Saint-Denis, voies ferrées en partance des gares de l'Est et du Nord, lignes de desserte plus locale comme celles de la Grande Ceinture ou des Grésillons) ont favorisé l'implantation d'industries lourdes (usines à gaz, centrales thermiques produisant de l'électricité, métallurgie lourde, chimie…) ou plus diversifiées (parachimie, constructions mécaniques et électriques, fabrication de matériels de transports, équipementiers de l'automobile, industries du tabac, industries agro-alimentaires, imprimeries, etc.), ainsi que des activités de stockage (docks de Saint-Ouen, Magasins Généraux de la Plaine-Saint-Denis). Durant les années 1960 et au début des années 1970, l'implantation de nouvelles zones industrielles en relation avec le développement aéroportuaire (Le Bourget, puis Paris-Charles-de-Gaulle) donne une impulsion au secteur de la logistique (Garonor), tandis que la croissance urbaine au centre et à l'est du département est accompagnée par l'essor de nouvelles activités qui ne sont plus seulement industrielles (comme le transfert à Aulnay-sous-Bois des usines Citroën du quai de Javel), mais aussi tertiaires : centres commerciaux d'envergure à Bobigny, Rosny-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois et Sevran notamment, services aux entreprises, services administratifs (Bobigny).

Cependant, la construction des premières tours de bureaux à Saint-Denis (Tour Pleyel), Bagnolet (Tours Mercuriales) ou à Montreuil et le développement des services administratifs à Bobigny ne suffisent pas à enrayer la crise de l'emploi qui affecte le département du milieu des années 1970 au milieu des années 1990 en raison de sa profonde désindustrialisation. La succession des fermetures d'usines entraîne alors le développement des friches industrielles. Toutefois, la Seine-Saint-Denis connaît depuis lors une profonde mutation économique, favorisée par la conjonction des efforts publics locaux (municipalités, conseil général, entrepreneurs locaux), régionaux (SDRIF) et nationaux (État), ainsi que par un contexte de moindre cherté relative du foncier et de l'immobilier par rapport à Paris ou à certains espaces de la proche banlieue ouest. L'essor économique est manifeste dans les communes limitrophes de Paris, ainsi qu'à Rosny-sous-Bois, à Noisy-le-Grand (secteur de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée) et dans le nord-est du département, dans l'orbite de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Ainsi, si le principal établissement productif du département en termes d'emplois était l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois avec un effectif de 3 600 personnes en 2009[18], l'usine a définitivement fermé en 2014. Aussi, désormais, le premier établissement appartient au secteur tertiaire – c'est le campus SFR à Saint-Denis, avec environ 4 000 employés (il était prévu qu'en 2015, à la suite de l'achèvement de la deuxième tranche, 4 000 autres employés soient accueillis)[19] –, devant la compagnie d'assurances Generali, installée depuis 2003 sur le site du Landy à Saint-Denis (3 500 emplois), les trois établissement du groupe Generali employant au total 5 650 personnes à Saint-Denis en 2011[20] –, le troisième établissement étant BNP-Paribas Securities Services, installé depuis octobre 2009 dans les anciens Grands Moulins de Pantin (3 200 employés), et signe de l'évolution du territoire. D'ailleurs, la BNP est désormais le premier employeur privé du département (8 000 emplois au total, y compris les agences de proximité)[21].

La Seine-Saint-Denis est aussi en position de force dans le domaine du commerce textile, des services à l'industrie aéronautique et aéroportuaire, des biotechnologies, des matériels de transport, des éco-industries et des industries de l'image, du cinéma et la télévision. C'est également un territoire qui concentre beaucoup d'entreprises du secteur du multimédia : Ubisoft, HEOPS atelier, Moviken, Neko Entertainment... La Seine-Saint-Denis est implantée sur Second Life. Cet essor de la filière est accompagné depuis juillet 2005 par la mise en place du pôle de compétitivité Cap Digital qui comprend les domaines de l’Image, du Multimédia et Vie Numérique. Il associe les pouvoirs publics, les laboratoires de recherche et les entreprises afin de développer des zones d’excellence. Actuellement, 30 entreprises internationales (EADS, Thales, Siemens, Thomson, UbiSoft, Alcatel, INA, Fujitsu…), 200 PME, 30 universités et écoles d’ingénieurs, 50 laboratoires de recherche sont impliqués dans ce projet.

Pour autant, les évolutions les plus récentes affectent d'autres champs d'activité que les activités industrielles historiques du département. Ainsi en est-il de l'implantation du groupe d'assurances Generali, comptant plus de 5 600 salariés sur son nouveau site de la Plaine Saint-Denis, de celle des services d'EDF dans le quartier Pleyel ou encore la Cité du Cinéma de Luc Besson. Malgré la crise financière de 2008, plusieurs programmes immobiliers ont continué de trouver preneur vers Saint-Denis, Villepinte et à proximité du Bourget, le territoire proposant des immeubles neufs et de qualité à un coût moindre que l'ouest parisien[22]. Dans un autre ordre d'idées, le Ministère de l'Économie et des Finances entend implanter des services plus importants sur le site de Noisy-le-Grand, tandis que le groupe Air France a choisi de s'implanter à Tremblay-en-France.

En 2008, le département se dote d'une unique agence pour le développement économique et fusionne ses deux sociétés d'économie mixte pour renforcer et rationaliser son action dans le développement économique, alors que le département, déjà au 7e rang des départements par le PIB, a l'avantage d'une population jeune et propose un immobilier d'entreprise abordable et moderne[23]. Il reste toutefois à améliorer les qualifications et à mettre en adéquation les formations supérieures et professionnelles des populations séquano-dionysiennes avec l'offre nouvelle d'emplois, car cette dernière ne bénéficie que partiellement aux habitants du département, d'où un accroissement des migrations pendulaires de travail et le maintien sur place d'un taux de chômage plus élevé que les moyennes régionale et nationale.

En 2016, le Conseil régional d'Île-de-France annonce l'implantation de siège à Saint-Ouen en 2018 suivant un mouvement d'arrivée d'administration initié par le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), dépendant du Premier ministre chargée de la politique de la ville, qui a regroupé ses 330 fonctionnaires à Saint-Denis-Pleyel en 2014. Des agences d'Etat s'étaient déjà pré"cédéemment installées à Saint-Denis : Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, 1993), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes, depuis 2005), la Haute Autorité de santé (HAS, 2005), ou l'Établissement français du sang (EFS, 2006) et l'Association française de normalisation (AFNOR, depuis 2001). Par ailleurs, l'agence régionale de santé d'île-de-France (ARS), la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi d'île-de-France (Direccte, 2011) et 1 500 fonctionnaires du ministère de la Justice sont, eux, installés à la porte d'Aubervilliers, alors que les Archives nationales se trouvent à Pierrefitte depuis 2013 et celles du Quai d'Orsay à La Courneuve depuis 2009[24]

Principales communes en termes d'emploi
Commune Nombre d'emplois
Saint-Denis 81 157
Montreuil 52 865
Saint-Ouen 35 689
Aubervilliers 29 498
Bobigny 28 750
Noisy-le-Grand 28 564
Aulnay-sous-Bois 28 302
Pantin 27 919
Tremblay-en-France 16 844
Villepinte 15 206
Bagnolet 15 142
Emploi au lieu de travail au 1er janvier 2013[25].
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Démographie, population et logement[modifier | modifier le code]

Au recensement millésimé 2013, la population légale municipale est de 1 552 482 habitants[26] (contre 1 382 861 en 1999) et la densité est de 6 578 habitants au km². 28,7 % de la population ont moins de 20 ans en 2012[27]. Parmi les 40 communes, les plus peuplées sont Saint-Denis (109 343 habitants), Montreuil (104 139 habitants), Aulnay-sous-Bois (82 634 habitants), Aubervilliers (77 452 habitants), Drancy (68 241 habitants) et Noisy-le-Grand (62 834 habitants)[28],[26].

Évolution démographique de la Seine-Saint-Denis
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
1 249 606 1 322 127 1 324 301 1 381 197 1 382 861 1 491 972 1 529 928 1 552 482
Sources : 1968-2013 recensements Source : Insee.
La Seine-Saint-Denis a accueilli de nombreux habitants, à la suite de l'exode rural, de l'indépendance des anciennes colonies, des besoins en main-d'œuvre de l'industrie.
Les besoins en logement ont souvent été couverts par la construction des grands ensembles, nombreux sur le territoire départemental.
Les tours de la rue de la Capsulerie à Bagnolet
Une des premières formes de logement social dans le département : la réalisation de cités-jardins dans les années 1920
La cité de l’Eguillez à Dugny
De nombreux projets de rénovation urbaine ont lieu ou sont programmés en Seine-Saint-Denis, visant à transformer des quartiers en profondeur. L’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) en est l’investisseur majeur.
Ici, l'inauguration des nouveaux espaces publics de la cité Allende à Villetaneuse en 2007

La mortalité infantile y est l'une des plus élevées de France métropolitaine (4,8 ‰ en 2011-2013[29], alors qu'elle est en moyenne de 3,3 ‰ en France métropolitaine et de 3,8 ‰ en Île-de-France). Cette mortalité infantile continue néanmoins de baisser (elle était de 5,9 ‰ en 2008). Par ailleurs, la Seine-Saint-Denis possède le taux de fécondité le plus élevé de France métropolitaine avec 2,50 enfants par femme[30]. Ceci est notamment dû à la forte proportion d'immigrés (28,4 % en 2012), notamment en provenance de pays en développement dont la fécondité est relativement plus élevée.

La part importante de population immigrée est par ailleurs particulièrement ancienne, constituant un des aspects de l'identité départementale. En effet, dès le développement industriel de la seconde moitié du XIXe siècle, les communes de l'actuelle Seine-Saint-Denis accueillent des populations de travailleurs immigrés.

L'ensemble des grandes vagues d'immigration, notamment après chacune des guerres mondiales, s'est manifesté en Seine-Saint-Denis : Espagnols et Italiens entre 1920 et 1940 ; Nord-Africains après la Seconde Guerre mondiale, Portugais et encore plus récemment Chinois, Turcs ou Africains des pays situés au Sud du Sahara. Ce mouvement a accompagné, faut-il le souligner, l'arrivée massive d'immigrés intérieurs au pays (Bretons, Basques, Limousins, Auvergnats, Flamands, Lorrains, Hainuyers ou Alsaciens) venus travailler dans les industries parisiennes jusqu'au début des années 1970.

Cette diversité d'origine est aujourd'hui entrée dans une nouvelle phase, faisant notamment de la population séquano-dionysienne l'une des plus métissées du pays.

Les données du recensement général de la population 1999 étaient les suivantes : le département comptait un peu moins de 1 383 000 habitants, dont près de 260 000 (18,8 %) étaient de nationalité étrangère (dont plus de 40 000 nés en France) et plus de 126 000 des Français par acquisition, c'est-à-dire ayant été naturalisés.

Par ailleurs, le département comptait en 2008, entre autres spécificités, près de 39 000 personnes nées dans les départements d'outre-mer, soit 257,2 pour 10 000 habitants, chiffre sans équivalent en France métropolitaine[31]. Le Val-de-Marne venait en deuxième position, avec 221,8 « Domiens » pour 10 000 habitants, soit 29 000 personnes, alors que Paris ne comptait par exemple qu'un peu plus de 24 000 Domiens et les Hauts-de-Seine, département de population comparable, un peu plus de 23 000.

Les données du recensement de 2012 indiquent un accroissement du nombre et de la proportion d'étrangers (334 050 personnes, soit 21,71 % de la population du département)[32] et du nombre de Français par acquisition (197 881). Les immigrés sont au nombre de 436 564 et représentent 28,37 % de la population de la Seine-Saint-Denis en 2012, proportion la plus élevée de tous les départements de France métropolitaine[33]. Les populations en provenance du Maghreb forment le principal groupe d'immigrés (148 706 en 2012), dont 77 263 originaires d'Algérie, 47 307 du Maroc et 24 136 de Tunisie, devant les immigrés venus du reste de l'Afrique (98 928), dont le nombre est en forte augmentation, et ceux venus du reste de l'Europe (88 447). Les personnes originaires du Portugal forment le principal groupe d'immigrés européens en Seine-Saint-Denis (32 197 en 2012), devant celles en provenance de Roumanie (12 825). Les immigrés en provenance d'Asie étaient au nombre de 82 927 en 2012, dont 18 788 en provenance de Turquie, 15 126 du Sri Lanka et 13 474 de Chine. 10 748 immigrés sont originaires d'Haïti[34]. En 2011, les services de la Préfecture évaluent que ce département compterait quelque 450 000 étrangers en situation régulière (un chiffre à comparer avec ceux issus des recensements) et 150 000 clandestins[35]. Mais cette évaluation ne peut, en raison même du caractère clandestin des personnes concernées, être vérifiée.

Il existe de fortes disparités dans la répartition géographique des immigrés dans le département. Globalement, c'est au nord-ouest de la Seine-Saint-Denis que les plus grandes concentrations sont observées, alors que les proportions d'immigrés sont plus faibles dans l'est. Les communes où, selon les chiffres du recensement de 2012, la part des immigrés dans la population est la plus élevée (égale ou supérieure à 30 %) sont La Courneuve (43,12 %), Aubervilliers (42,17 %), Clichy-sous-Bois (39,45 %), Pierrefitte-sur-Seine (36,99 %), Saint-Denis (36,65 %), Bobigny (36,27 %), Villetaneuse (35,07 %), Saint-Ouen (32,08 %), Pantin (31,82 %), Stains (30,43 %) et Sevran (30,29 %). Les communes où la proportion d'immigrés est la plus faible sont Coubron (7,50 %), Gournay-sur-Marne (10,74 %), Le Raincy (12,71 %) et Vaujours (13,71 %), la moyenne étant de 8,84 % en France métropolitaine en 2012.

D'après une étude de Michèle Tribalat à partir du fichier SAPHIR (base historique de données harmonisées de l'Insee, issue des exploitations complémentaires des recensements de population) et retraçant l'évolution des concentrations ethniques en France entre 1968 et 2011, 60,5 % des jeunes de moins de 18 ans en Seine-Saint-Denis en 2011 sont d'origine étrangère (au moins un parent immigré dont 53,6 % au moins un parent né hors d'Europe) contre 19,7 % en France métropolitaine et 42 % à Paris[36]. Parmi les vingt communes françaises où la concentration dépasserait 60 % en 2005, toutes sauf une, Vaulx-en-Velin, sont situées en Île-de-France avec, en tête, Clichy-sous-Bois, Aubervilliers et La Courneuve, toutes les trois en Seine-Saint-Denis, où environ trois quarts de la jeunesse seraient d’origine étrangère[37],[38]. Dans son audition devant la commission des Affaires sociales du Sénat en février 2011, Michèle Tribalat affirmait par ailleurs que dans, de nombreuses villes du département, moins de 5 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine européenne[39].

Évolution de la part des jeunes (0 à 17 ans) d'origine étrangère de 1968 à 2005 en Seine-Saint-Denis
1968 1975 1982 1990 1998 2005 2011
19 % 27 % 34 % 42 % 50 % 57 % 60,5 %
Sources : Audition de Mme Tribalat devant la commission du Sénat (janvier 2011) Source : Senat.fr.
Répartition de la part des jeunes (0 à 17 ans) d'origine étrangère selon l'origine des parents
Origine (en %) Seine-Saint-Denis (2011) Paris (2005) Val-de-Marne (2005) Val-d'Oise (2005) France (2005)
Toutes origines 60,5 41,30 39,90 37,90 18,10
Europe du Sud 4,2 4,0 5,5 4,8 2,6
Maghreb 23,7 12,1 13,2 13,0 6,9
Afrique subsaharienne 16,7 9,9 10,8 9,1 3,0
Turquie -- 0,6 1,2 3,1 1,4

Selon l'INSEE, 64,9 % des enfants nés en 2011 en Seine-Saint-Denis, soit 18 411 sur 28 362, ont au moins un parent né à l'étranger (quelle que soit sa nationalité). Les parents nés en France comprennent les parents nés dans les collectivités d'outre-mer (COM)[40].

Niveau de vie[modifier | modifier le code]

Le revenu annuel moyen des ménages s'élève selon l'Insee en 2004 à 15 175 euros, alors que la moyenne nationale s'élève à 15 027 euros. Cependant il existe des disparités criantes de niveaux de vie en Seine-Saint-Denis selon les villes habitées. Ainsi l'arrondissement de Saint-Denis est le plus défavorisé, la quasi-totalité des villes s'y trouvant cumulant des obstacles en matière sociale (chômage, taux de logements sociaux très élevés, revenus des ménages faibles...). Ainsi, en 2006, alors que le taux de chômage était de 11,1 % en moyenne pour les communes françaises[41], l'arrondissement de Saint-Denis affichait 20,3 %[42], l'arrondissement de Bobigny 16,7 % et celui du Raincy 13,7 %. Le revenu moyen annuel des ménages variait alors entre les arrondissements de Saint-Denis et du Raincy, en 2004, respectivement de 11 500 € à 17 820 €.

Les inégalités sont également visibles entre les villes. De fait, la ville de Clichy-sous-Bois, où le revenu moyen net imposable des ménages était de 15 090 € en 2007[43], est limitrophe de la ville du Raincy alors que ces communes sont particulièrement opposées ; les ménages du Raincy avaient, avec 38 156 € en moyenne en 2007[44], des revenus compris entre ceux de Levallois-Perret et de Saint-Maur-des-Fossés.

D'une manière générale, le département reste légèrement moins favorisé que la moyenne française mais tend à s'en rapprocher.

Logement et urbanisme[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 2006, le département compte 604 065 logements[45], soit 11,4 % du parc francilien sur 2 % du territoire régional. Le logement social, dont les premières HBM datent de la fin du XIXe siècle est fortement représenté dans le département, avec 200 000 HLM, soit 18 % du parc régional. Ce parc est principalement regroupé dans les communes limitrophes de Paris[2].

Le patrimoine de logement social appartient à une centaine d'organismes, dont une soixantaine d'entreprises sociales pour l'habitat (ESH, ex SA HLM) et 18 offices publics de l'habitat (OPH, ex OP HLM)[2]. Les principaux sont l'OPH départemental (20000 logements) et l'OPH Plaine commune habitat

Malgré ce parc important, et compte tenu de l'insuffisance de l'offre dans d'autres départements franciliens, 57 000 demandes de logement social sont enregistrées dans le département, ce qui implique de grandes difficultés d'attribution. D'autre part, le logement privé ancien est parfois fort dégradé: 140 arrêtés d'insalubrité ont pris en 2007; pour les seules six villes de Romainville, Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen, Pantin et Montreuil, 1 255 logements sont considérés comme à démolir et 2 921 à réhabiliter[46]. En 2005, le nombre d'immeubles insalubres était estimé à 1 500 et le nombre de logements concernés entre 4 000 et 10 000. En 1999, la seule Plaine commune recensait 6 700 logements indécents dont 2 500 insalubres. Malgré les efforts entrepris, en particulier par les six villes citées qui ont passé un contrat en ce sens avec l'État, leur éradication est relativement lente en raison de la complexité juridique des opérations et du nombre important (54 000) de demandeurs de logement social qui complique parfois le relogement des occupants[47].

Le parc HLM, pourtant relativement récent[48], est assez dégradé[précision nécessaire]. La Seine-Saint-Denis est le département français où l'ANRU finance le plus d'opération de « renouvellement urbain ». Une part importante du département est concerné par la géographie prioritaire de la politique de la ville[2]. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bidonvilles parsemaient le département. À la suite de l'appel de l'Abbé Pierre en 1954 et de la relance du logement, ceux-ci ont été globalement éradiqués vers 1974[49]. 64 opérations ANRU sont programmées dans le département, ce qui se traduit par d’importantes opérations. 74 % des logements reconstruits le sont en zone urbaine sensible (la part est de 55 % au niveau national), d'où[style à revoir] un faible brassage de population[50]. Le département connaît une persistance de bidonvilles où habitent environ 3 000 Roms près de Montreuil et à l'ouest du département[51].

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Le SDRIF[modifier | modifier le code]

Le SDRIF, révisé pour la dernière fois en 2013 par la région en association avec l'État, est le schéma directeur de la Région d'Île-de-France. Ce document planifie l'évolution de l'organisation urbaine dans les vingt prochaines années, et prévoit les équipements publics nécessaires pendant cette durée.

C'est dans le cadre du SDRIF que le nord et l'est de la région ont été développés : l'édification du Stade de France, le renouveau de la Plaine Saint-Denis, le développement de la zone de Roissy et de Marne-la-Vallée.

L'environnement[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2008, 683 740 tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectées en Seine-Saint-Denis, soit 481 kg/hab[52].

Les espaces verts[modifier | modifier le code]

La Seine-Saint-Denis constitue le seul site[53] Natura 2000 français en milieu urbain.

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Enseignement[modifier | modifier le code]

La Seine-Saint-Denis fait partie, avec le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne de l'Académie de Créteil[54].

Le forum du campus de l'Université Paris-Nord à Villetaneuse

Établissements[modifier | modifier le code]

Le département dispose de[55] :

L'offre d'enseignement supérieur et de recherche publique s'est considérablement étoffée au cours des dernières années. Ce mouvement trouve par ailleurs une illustration nouvelle dans le cadre du développement de l'agglomération de Plaine Commune avec l'installation du CNAM et de la Maison des sciences de l'homme, et celle à venir de l'École pratique des hautes études, de l'École des hautes études en sciences sociales et de l'Institut national d'études démographiques dans le Campus Condorcet à Aubervilliers.

Par ailleurs, par restructuration de l'établissement public qui les gère, les Archives Nationales se sont installées en février 2013 dans de nouveaux locaux situés à Pierrefitte-sur-Seine, à proximité de l'Université Paris VIII. Le développement des formations supérieures touche également les établissements secondaires où croissent le nombre des classes préparatoires aux grandes écoles et le nombre des étudiants les fréquentant.

On notera aussi que l'IEP de Paris a signé une convention de formation avec plusieurs lycées du département en vue de permettre l'inscription dans cet établissement des élèves issus de ces lycées.

Toutefois, compte tenu de la situation sociale de nombre de familles, une part importante de ses écoles, collèges et lycées sont classés en Zone d'éducation prioritaire.

Niveau d'études[modifier | modifier le code]

Le lycée Fénélon, un établissement d’enseignement privé couvrant la maternelle au niveau BTS, à Vaujours

La population de la Seine-Saint-Denis est de plus en plus formée[56], prolongeant de plus en plus ses études, ce qui constitue l'un des potentiels de développement futur du département, et du pays en général, même si la proportion de diplômés demeure inférieure à la moyenne nationale et, plus encore, régionale. En effet, 22,8 % de la population âgée de 15 ans et plus avait un diplôme de l'enseignement supérieur (12,2 % pour l'enseignement supérieur long), contre 19,7 % en 2007 (10,1 % pour l'enseignement supérieur long)[57]. La proportion de diplômés de l'enseignement supérieur parmi la population âgée de 15 ans et plus en France métropolitaine était de 26,4 % en 2012 (13,8 % pour l'enseignement supérieur long)[58] et de 23,1 % en 2007 (12 % pour l'enseignement supérieur long)[59]. Sur les 205 491 jeunes âgés de 15 à 24 ans résidant en 2012 dans le département, 132 336 étaient encore scolarisés, et 32 304 avaient achevé leur scolarité muni d'un baccalauréat ou d'un diplôme de l'enseignement supérieur (12 538 pour ces derniers)[60].

A contrario, le département comptait également, en 2012, 3 902 jeunes de 6 à 14 ans non scolarisés et 29 % de personnes âgées de 15 ans ou plus dépourvues de tout diplôme. 19 054 jeunes de 15 à 24 ans non scolarisés n'ont aucun diplôme et 7 160 ont au plus un brevet des collèges : au total, cela équivaut à 12,8 % de cette classe d'âge à n'être pas scolarisée et à ne pas disposer d'une qualification. Ces jeunes sans qualification sont particulièrement soumis aux aléas de la vie professionnelle et rencontrent des difficultés grandissantes d'insertion sociale et professionnelle.

Principaux équipements[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

D'un point de vue sanitaire, neuf centres hospitaliers publics sont implantés en Seine-Saint-Denis[61] :

À ces établissements de soins publics, il faut rajouter les cliniques privées, telles que le Centre cardiologique du Nord, à Saint-Denis, l'hôpital privé du Vert-Galant à Tremblay-en-France, l'hôpital privé du Blanc-Mesnil au Blanc-Mesnil et à Drancy la clinique des Presles, à Épinay-sur-Seine, la clinique Hoffmann à Rosny-sous-Bois, ou la clinique de l'Estrée, à Stains et l'hôpital européen de la Roseraie à Aubervilliers.

De même, le pôle de santé publique de la Plaine Saint-Denis regroupe des agences majeures du ministère de la Santé.

Néanmoins, il faut remarquer un sous-équipement global du département en termes d'offre de soins, notamment libérale : un nombre de médecins spécialistes ou généralistes, de professionnels paramédicaux sensiblement inférieur à la moyenne régionale, sans doute lié à la forte précarité d'une part importante de la population séquano-dionysienne, et à son faible pouvoir d'achat.

De ce fait, un nombre significatif de communes ont fait le choix ancien de proposer une offre publique de soins de proximité, avec des dispensaires et des centres de santé fortement fréquentés par les habitants.

La Croix-Rouge française a décidé en 2006 de fermer trois de ses équipements, les dispensaires de Drancy, du Blanc-Mesnil et du centre Blumenthal d'Épinay-sur-Seine[62]. Dans le cas du Blanc-Mesnil, cette annonce a été fortement critiquée, car le dispensaire se situait au nord de la ville, au cœur du grand ensemble des Tilleuls, qui fait partie des 100 zones franches du pays. De plus, selon une étude de la DRESS, le Nord du Blanc-Mesnil, qui comporte un bassin de près de 20 000 habitants, essentiellement locataires de HLM, est la zone la moins médicalisée, et la moins bien lotie en spécialistes de la région.

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Sports[modifier | modifier le code]

Le département accueille depuis 1998 le Stade de France à la Plaine Saint-Denis à Saint-Denis.

La Seine-Saint-Denis compte également plusieurs clubs sportifs de haut-niveau comme Tremblay en France Handball qui évolue en première division de handball mais également le Hockey Club Neuilly-sur-Marne, qui a évolué en Ligue Magnus, l'élite française en 2008-2009 et 2009-2010, avant d'être rétrogradé en Division 1 pour la saison 2010-2011.

Elle abrite également plusieurs clubs de football au niveau amateur (CFA et National) comme le Red Star, la Jeanne d'Arc de Drancy,L' Olympique Noisy-le-Sec Banlieue 93 et le Villemomble Sports . Le premier club séquano-dionysien vainqueur de la Coupe de France est l'Olympique de Pantin en 1918. La Seine-Saint-Denis a également des équipes échiquéennes dans le haut-niveau National comme le Cavalier Bleu de Drancy ou Noisy-le-Grand qui évoluent respectivement dans le Top 16 et la Nationale I. Le club de Villepinte évolue en deuxième division jeunes.

Muriel Hortis, Jean-Marc Mormeck et Gaël Monfils ont vécu en Seine-Saint-Denis.

Médias[modifier | modifier le code]

Locaux du Parisien situés à Saint-Ouen

Le quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, dont le siège est d'ailleurs situé à Saint-Ouen, a parmi ses éditions départementales une édition de 8 pages consacrée à la Seine-Saint-Denis qui est le principal média consacré à la vie du département. En l'absence d'un média comparable à la presse de province, les 8 pages de l'édition départementale du Parisien ne permettent pas de donner écho à l'information de proximité. Aussi certaines villes comme Saint-Denis ont promu des médias locaux comme Le Journal de Saint-Denis qui se veut un média pluraliste et non une presse municipale.

L'actualité départementale a également droit de cité dans les journaux « Île-de-France » de France 3, dont l'édition régionale du 19/20 à 19h05 du lundi ou vendredi, qui a inauguré en décembre 2010 une bureau permanent d'information à Bobigny[63]. Les journaux locaux de France Bleu 107.1, la station de radio francilienne du groupe Radio France sont également alimentés par une équipe locale.

En 2005, le Bondy Blog a été lancé par le magazine suisse L'Hebdo pour suivre les émeutes dans les banlieues françaises. Depuis mars 2006, la direction a été confiée à une équipe locale et le blog constitue désormais un média très lu, représentant la diversité ethnique et sociologique de la Seine-Saint-Denis, couvrant l'actualité du département.

Le quotidien national L'Humanité a son siège à Saint-Denis.

Le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis édite un magazine bimestriel, Seine-Saint-Denis Le Magazine[64], et les collectivités locales disposent toutes d'un journal de plus en plus souvent couplé à un site web.

Culture[modifier | modifier le code]

Opéras, théâtres et cinémas[modifier | modifier le code]

Le Théâtre André Malraux à Gagny

La Seine-Saint-Denis dispose d'un important réseau de salles de spectacles accueillant notamment des représentations théâtrales. Elle est aussi, plus particulièrement, un département où existent plusieurs lieux de création reconnus. On retiendra :

Par ailleurs, en dehors de ces lieux de création, le département dispose de différents espaces culturels municipaux à rayonnement local, voire régional, comme l'Espace Michel-Simon de Noisy-le-Grand, l'Espace Jacques-Prévert d'Aulnay-sous-Bois, le Centre Culturel Yves-Montand de Livry-Gargan, l'Espace Culturel Jean-Houdremont de la Courneuve, l'Espace Culturel du Parc de Drancy, le Théâtre Georges-Brassens de Villemomble, le Centre Théâtral du Bourget, le Théâtre des Bergeries de Noisy-le-Sec, le Théâtre Louis-Aragon et le Centre Culturel L'Odeon du Tremblay-en-France, l'Espace François-Mauriac de Sevran, l'Espace Paul-Eluard de Stains, l'Espace Lumière d'Epinay-sur-Seine, l'Espace 93 Victor-Hugo de Clichy-sous-Bois, le Centre Culturel Joseph-Kessel de Villepinte ou encore le Théâtre André-Malraux de Gagny, entre autres.

Depuis septembre 2007, la Maîtrise de Radio France a ouvert un second site à l'École Olympe de Gouges de Bondy. Le très haut niveau musical de cette chorale permet aux jeunes enfants de pouvoir acquérir une formation musicale complète.

Le département comporte également un réseau de salles municipales de cinéma d'art et essai qui, à leur création, ont pallié la quasi disparition des salles commerciales banales. Plusieurs multiplexes se sont installés en Seine-Saint-Denis, notamment à Aulnay-sous-Bois, Épinay-sur-Seine, Noisy-le-Grand, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis et Tremblay-en-France.

La moitié des studios de cinéma français est implantée dans le département, souvent de longue date. Il s'agit des Studios d'Aubervilliers, de Transpaset à Saint-Ouen, de BUF Compagnie et d'Avalanche production à Pantin, des Studios Sets à Stains, des studios et laboratoires Éclair à Épinay-sur-Seine, des studios Pathé-Albatros à Montreuil et de la Cité du cinéma à Saint-Denis, inaugurée en septembre 2012, laquelle est, en outre un lieu de formation, d'exposition et de diffusion. S'y ajoutent des activités de doublage et d'animation, avec Média Dub et Attitude Studio à Aubervilliers, Titra film et Auditorium Jackson à Saint-Ouen, Dubbing Brothers à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Réseaux de bibliothèques et de médiathèques[modifier | modifier le code]

Toutes les communes du département disposent d'au moins un bibliothèque ou médiathèque municipale. Les compétences de gestion et de création de ces bibliothèques et médiathèques avaient été transférées dans le cadre de certaines des intercommunalités qui existaient jusqu'au 31 décembre 2015.

  • Réseau de bibliothèques de Plaine Commune : l'ex-communauté d'agglomération gère depuis le janvier 2005 les vingt-deux bibliothèques et les trois bibliobus qu'avaient créés les communes membres et a construit la médiathèque Ulysse, ouverte en 2011 dans le quartier Franc Moisin/Bel-Air de Saint-Denis[65].
  • Réseau de médiathèques de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget[66] : la communauté dispose d'une grande médiathèque centrale et de six médiathèques de proximité.
  • Réseau de bibliothèques de la communauté d'agglomération Est Ensemble[67], qui gère les bibliothèques Denis-Diderot de Bondy, André-Malraux des Lilas, François-Mitterrand au Pré Saint-Gervais, Robert-Desnos et ses 4 annexes à Montreuil et Elsa-Triolet et ses deux annexes à Pantin.
  • Chaque commune possède son réseau de bibliothèques-médiathèques.

Festivals, manifestations et vie associative[modifier | modifier le code]

Plusieurs festivals artistiques et manifestations sportives importants sont organisés chaque année dans le département et le spectacle vivant est aussi présent par les arts du cirque notamment.

Les plus reconnus sont :

D'autres festivals sont organisés dans le département, qui est riche d'une vie festive, culturelle, sociale et associative importante : associations artistiques, culturelles, cultuelles, sportives, humanitaires, collectifs citoyens, mais aussi réseaux de solidarités du secteur de l'économie sociale, systèmes d'échanges locaux (SEL), associations de consommateurs, associations et maisons de quartier, fêtes et manifestations municipales, etc.

Cultures urbaines[modifier | modifier le code]

Carrefour de nombreuses influences, la Seine-Saint-Denis est reconnu comme le berceau des cultures urbaines en France. C'est au Fort d'Aubervilliers qu'a lieu en juillet 1984 le premier festival hip-hop (seconde édition en 1986), qui voit notamment s'affronter 16 équipes de breakdance venues des villes environnantes et favorise l'éclosion d'artistes comme Dee Nasty[68].

Tourisme et patrimoine[modifier | modifier le code]

Musées et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine muséal et monumental du département est loin d'être négligeable et est particulièrement varié[69].

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Architecture[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Liste des châteaux de la Seine-Saint-Denis[70] :

  • Bagnolet : maison dite du cardinal Perron. Cette maison est l’une des plus anciennes de Bagnolet. Selon la tradition, elle aurait eu pour premier propriétaire le célèbre cardinal Du Perron (1556-1618).
  • Clichy-sous-Bois : le château du vicomte de Puységur, a été édifié au XVIe siècle par le vicomte de Puységur, les murs de l’ancien château de Clichy-sous-Bois ont vu passer Gabrielle d’Estrées et Madame de Sévigné. En 1930, la municipalité devient propriétaire du château, et est depuis, l’hôtel de ville de la commune. Il a été classé monument historique en 1972.
    Le Château rouge de Villepinte, aujourd'hui établissement hospitalier
  • Drancy : le château de Ladoucette[71] fut détruit lors de la guerre de 1870 et reconstruit ensuite par la baronne. Il sera centre de convalescence durant la Première Guerre mondiale pour les militaires blessés au Front. Le nouvel édifice sera lui-même victime de destructions durant les deux guerres mondiales.
  • Gournay-sur-Marne : le château, construit en 1680 par le seigneur Ancelin, frère de lait de Louis XIV, est de style classique, avec façade de pierres blanches et de briques rouges. Il accueille la mairie depuis 1925.
  • Montfermeil : château des Cèdres. Denis Néret, procureur à la Chambre de Paris a fait construire ce château vers 1640.
  • Romainville : château de Romainville. Ses premiers seigneurs apparaissent au XIIIe siècle. En fait, la seigneurie ne se constitue véritablement qu’avec l’arrivée de Nicolas Le Quelen. En 1630, celui-ci fait construire derrière l’église, au cœur du village, un château entouré d’un grand parc.
  • Saint-Ouen : depuis le Moyen Âge, l'ancienne villa Clippiacum de Saint-Ouen est un lieu de résidence royale. Au XIIIe siècle, Guillaume de Crépy y fait construire un manoir qu’il cède ensuite à Philippe de Valois. Dans le château construit au XVIIe siècle par l'architecte Antoine Le Pautre, Louis XVIII signe le 2 mai 1814 la Déclaration qui restaure le trône et institue certaines libertés constitutionnelles. Il fait bâtir à son emplacement le château actuel en 1821.
  • Tremblay-en-France : le « château bleu » ou château des Tournelles est une ancienne propriété des abbés de Saint-Denis. Vendu par le cardinal de Retz, dernier abbé de Saint-Denis, à la fin du XIVe siècle, il devient la demeure des seigneurs du fief des Tournelles jusqu’à la Révolution française de 1789.
  • Villemomble : château seigneurial de Villemomble devenu l’Hôtel-de-Ville, puis utilisé à des fins culturelles, l’ancien château du fief des Bretonvilliers abrita les amours du duc Louis Philippe d'Orléans et de sa maîtresse Etiennette Le Marquis, une danseuse de l’Opéra devenue Madame de Villemomble.
  • Villepinte : la famille Bignon fait construire le « château rouge » au début du XVIIe siècle. À l’origine, il est composé de trois corps de bâtiments dont il ne reste aujourd’hui que la partie centrale amputée de ses deux tourelles d’angle. L’enduit de sa façade constitué d’un mélange de pierre de taille et de fausse brique, caractéristique du style Louis XIII, lui vaut son surnom de « château rouge »[72].
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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Liste des principaux édifices religieux[73] :

La Seine-Saint-Denis abrite plusieurs lieux des différents cultes protestants dans presque chaque commune, des synagoguesAulnay-sous-Bois, La Courneuve, Le Raincy, Noisy-le-Grand,…), plusieurs mosquées à Bondy, Drancy, Noisy-le-Grand et Gagny, ..., ainsi qu'un mandir à La Courneuve, et un Gurdwārā à Bobigny, et des centres bouddhiques à Aulnay-sous-Bois, Le Bourget, Montreuil et Noisy-le-Grand.

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Architecture moderne et formes urbaines[modifier | modifier le code]

L'architecture dans le département est très diversifiée[78] :

  • Les meulières sont des constructions typiques de la banlieue de Paris et de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Les plus belles, de style Art nouveau sont des villas construites pour les riches parisiens qui souhaitaient se détendre dans la campagne autour de Paris. Certaines de ces maisons se distinguent par des décorations en fer forgé (verrières, portes, fenêtres…) en briques et en céramiques et constituent de véritables curiosités architecturales qui se découvrent au cours de promenades notamment dans les rues des anciennes communes de Seine-Saint-Denis.
  • Villas anciennes du début du XXe siècle de style régionaliste : néonormand, néogothique, néorenaissance, néo-Louis XIII, néomauresque. Elles inaugurent l'Art nouveau.
  • Les cités-jardins[79], qui sont elles aussi des constructions typiques de la banlieue parisienne réalisées dans les années 1920, à Drancy, Stains, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais.
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Architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

L'architecture contemporaine est bien représentée par certains quartiers de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée à Noisy-le-Grand (« Les espaces d'Abraxas » construit de 1978 à 1983 par Ricardo Bofill, « Les Arènes de Picasso » construit en 1985 par Manolo Nuñez-Yanowsky), l'ancien siège de l'Humanité, construit par l'architecte Oscar Niemeyer de 1987 à 1989, acquis par l'État en janvier 2010 pour en faire, entre autres destinations, la sous-préfecture de l'arrondissement de Saint-Denis[80], ou la Bourse du travail de Saint-Denis, également conçue et réalisée par Oscar Niemeyer.

Architecture industrielle[modifier | modifier le code]

De l'architecture industrielle[81], il reste de nombreux vestiges, souvent transformés après que l'activité industrielle est partie, comme les anciens Grands Moulins de Pantin, restructurés par le cabinet d'architectes Reichen et Robert pour accueillir BNP-Paribas Securities Services, les anciennes usines Ideal Standard à Aulnay-sous-Bois, qui accueillent la zone d'activités Chanteloup, ou les anciens ateliers Bouilhet-Christofle à Saint-Denis, qui ont accueilli un musée de l'orfèvrerie jusqu'en 2008, la Cité du cinéma, sur le site d'une ancienne centrale d'EDF à Saint-Denis, ou encore l'IUT de Bobigny, dans les bâtiments de l'ancienne imprimerie du journal L'Illustration, qui datent des années 1930.


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Administration et politique[modifier | modifier le code]

Jacques Salvator (PS), ici au côté du député Daniel Goldberg, maire d'Aubervilliers de 2008 à 2014.
Dominique Voynet (ici en 2005), sénatrice de 2004 à 2011, maire de Montreuil de 2008 à 2014.
Jean-Christophe Lagarde, ici en 2007, député-maire de Drancy, président de l'UDI.
Patrick Braouezec, chef de file d'une nouvelle génération d'élus PCF, maire de Saint-Denis de 1991 à 2004, député de 1993 à 2012, président de la communauté d'agglomération Plaine Commune.

Évolution politique[modifier | modifier le code]

La Seine-Saint-Denis est l'un des départements qui constituaient la « ceinture rouge » historique de Paris. C'était un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contrôle encore, avec ses alliés du Front de gauche, plusieurs grandes mairies du département (Saint-Denis, Montreuil, Tremblay-en-France, La Courneuve…). Mais, alors qu'il avait atteint son zénith après les élections municipales de 1977 (28 communes sur 40) et législatives de 1978 (9 députés sur 9), il a subi, depuis lors, une érosion continue de son audience électorale (7 communes contrôlées par le Front de gauche en 2014, dont 6 pour le seul PCF, 2 députés du Front de gauche sur 12 en 2012, dont 1 pour le seul PCF). Après y avoir disposé de la majorité absolue de 1967 à 2001, le PCF a détenu la présidence du conseil général de la Seine-Saint-Denis jusqu'en mars 2008, avec des personnalités comme Georges Valbon[82].

Aux élections municipales de 2001, le centre a conquis Épinay-sur-Seine et Drancy, respectivement sur le Parti socialiste et le PCF, alors que le PS gagnait Pantin sur le PCF et Les Lilas sur l'UDF, les Verts L'Île-Saint-Denis sur le PCF[83].

La situation au sein de la gauche a également évolué, avec un renforcement de l'influence du Parti socialiste, prenant notamment appui sur les divisions et divergences d'approche des élus et organisations communistes dans le département, comme sur son évolution sociologique et l'aggravation de la situation sociale de nombreuses cités. Ce processus s'est concrétisé avec le gain de la présidence du conseil général par le socialiste Claude Bartolone en mars 2008[84],[85], et par la domination du PS en termes de représentation parlementaire aux élections sénatoriales de 2011 et législatives de 2012.

Les élections municipales et cantonales de 2008 ont confirmé cet ancrage à gauche, principalement au profit du PS et des Verts, les premiers faisant basculer Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Noisy-le-Sec et Pierrefitte-sur-Seine et les seconds Montreuil[86].

À l'issue des élections municipales de 2014, la droite et le centre détiennent pour la première fois la majorité des communes (21 sur 40) depuis la création du département, ce qui apparaît comme un bouleversement politique majeur. Si le PCF reprend Aubervilliers au PS et Montreuil aux écologistes, il perd ses fiefs du Blanc-Mesnil, de Bobigny et de Saint-Ouen au profit de la droite et du centre, de Bagnolet au profit du PS. Les socialistes et divers gauche perdent, quant à eux, Aulnay-sous-Bois, Livry-Gargan et Villepinte au profit de l'UMP. La droite élargit son implantation en emportant, de peu, la municipalité de Noisy-le-Grand aux dépens du PS lors d'élections municipales partielles en septembre 2015.

Sur le plan de la représentation parlementaire, le département compte, depuis 2012, 2 députés communistes et apparentés, 9 députés socialistes et 1 député de l'UDI[87] ; il compte également, depuis 2011, 1 sénatrice communiste, 2 sénateurs socialistes, 1 sénatrice Europe Écologie - Les Verts, 1 sénateur UDI-UC et 1 sénateur UMP[88].

Lors des élections départementales de 2015, la gauche garde la majorité au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis en remportant 12 cantons (7 pour l'alliance PS-EELV-PRG-MGC et 5 pour le Front de gauche) contre 9 pour la droite et le centre, le FN étant battu dans le seul canton où il avait pu se qualifier au second tour[89].

Politique locale[modifier | modifier le code]

Voir également:

Un grand nombre d'hommes politiques d'envergure nationale sont ou furent des élus de Seine-Saint-Denis.

Parmi ceux-ci, on peut ainsi citer, dans la liste des élus séquano-dionysiens ayant exercé des responsabilités ministérielles :

(Alain Calmat, comme Élisabeth Guigou et Dominique Voynet ont exercé des responsabilités ministérielles avant d'être élus en Seine-Saint-Denis.)

Liste des présidents du conseil général, puis du conseil départemental[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Parti Qualité
Georges Valbon 1967 1982
PCF
Maire de Bobigny
Jean-Louis Mons 1982 1985
PCF
Maire de Noisy-le-Sec
Georges Valbon 1985 1993
PCF
Maire de Bobigny
Robert Clément 1993 2004
PCF
Maire de Romainville
Hervé Bramy 2004 2008
PCF
Adjoint au maire du Blanc-Mesnil
Claude Bartolone Claude Bartolone 2008 4 septembre 2012[90]
PS
Ancien ministre, député de la Seine-Saint-Denis,
Stéphane Troussel[91] Stéphane Troussel 4 septembre 2012 En cours
PS
Adjoint au maire de La Courneuve

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

La préfecture de la Seine-Saint-Denis se situe à Bobigny, chef-lieu du département. Le département comprend deux sous-préfectures, l'une à Saint-Denis, l'autre au Raincy.

Le département est composé de 3 arrondissements (Bobigny, Saint-Denis et Le Raincy), 21 cantons et 40 communes.

Sur le plan électoral, le département est divisé en 12 circonscriptions législatives.

Carte du découpage par communes.
Arrondissement de
Saint-Denis
  1. Saint-Ouen
  2. Aubervilliers
  3. Saint-Denis
  4. L'Île-Saint-Denis
  5. Épinay-sur-Seine
  6. Villetaneuse
  7. Pierrefitte-sur-Seine
  8. Stains
  9. La Courneuve
Arrondissement de
Bobigny
  1. Dugny
  2. Le Bourget
  3. Drancy
  4. Bobigny
  5. Bondy
  6. Les Pavillons-sous-Bois
  7. Noisy-le-Sec
  8. Romainville
  9. Pantin
  10. Le Pré-Saint-Gervais
  11. Les Lilas
  12. Bagnolet
  13. Montreuil
  14. Rosny-sous-Bois
  15. Villemomble
Arrondissement du
Raincy
  1. Neuilly-Plaisance
  2. Neuilly-sur-Marne
  3. Noisy-le-Grand
  4. Gournay-sur-Marne
  5. Gagny
  6. Le Raincy
  7. Clichy-sous-Bois
  8. Montfermeil
  9. Coubron
  10. Vaujours
  11. Livry-Gargan
  12. Sevran
  13. Aulnay-sous-Bois
  14. Le Blanc-Mesnil
  15. Villepinte
  16. Tremblay-en-France

Communes et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Le département de la Seine-Saint-Denis comprend, au début de l'année 2014, 5 communautés d'agglomération regroupant 26 communes sur les 40 du département. Ces communautés d'agglomération sont dissoutes le 31 décembre 2015, en raison de la mise en place de la métropole du Grand Paris, le 1er janvier 2016.

Communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois Montfermeil 
communauté de communes créée par arrêté préfectoral du , transformée en communauté d’agglomération par arrêté préfectoral du , 56 771 habitants, 2 communes membres (Clichy-sous-Bois, Montfermeil).
Communauté d'agglomération Plaine Commune 
communauté de communes créée par arrêté préfectoral du , transformée en communauté d’agglomération par arrêté préfectoral du , 411 367 habitants, 9 communes membres (Aubervilliers, La Courneuve, Épinay-sur-Seine, Île-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains, Villetaneuse). Saint-Ouen a rejoint la communauté d'agglomération le 1er janvier 2013.
Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget 
La Communauté de communes de l'aéroport du Bourget créée fin 2006 sous le nom de « Communauté de communes Drancy-Le Bourget », qui regroupait alors ces deux villes, et qui s'est étendue, au , à la ville de Dugny[92], a été transformée en communauté d'agglomération (92 813 habitants) à partir du [93].
Communauté d'agglomération Terres de France 
créée par arrêté préfectoral du et effective au , 119 343 habitants, 3 communes membres (Sevran, Villepinte, Tremblay-en-France). Elle s'est appelée « Communauté d'agglomération Plaine de France » jusqu'en .
Communauté d'agglomération Est Ensemble 
créée par arrêté préfectoral du 17 décembre 2009 et effective au 1er janvier 2010, 399 300 habitants, 9 communes membres (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Romainville).


Dans le cadre de la métropole du Grand Paris, toutes les communes de la Seine-Saint-Denis sont insérées dans l'un des quatre établissements publics territoriaux (EPT) suivants :

  • T6 : établissement public territorial Plaine Commune, qui regroupe les neuf communes de l'ancienne communauté d'agglomération, et dont le siège est fixé par décret n° 2015-1659 du 11 décembre 2015 à Saint-Denis ; il est peuplé de 414 121 habitants en 2013.
  • T7 : établissement public territorial Paris Terres d'Envol, qui regroupe huit communes du nord-est du département (celles des anciennes communautés d'agglomération de l'aéroport du Bourget et Terres de France, ainsi qu'Aulnay-sous-Bois et Le Blanc-Mesnil), situées dans l'orbite des aéroports, et dont le siège est fixé par décret n° 2015-1660 du 11 décembre 2015 à Aulnay-sous-Bois ; il est peuplé de 349 004 habitants en 2013.
  • T8 : établissement public territorial Est Ensemble, qui regroupe les neuf communes de l'ancienne communauté d'agglomération, et dont le siège est fixé par décret n° 2015-1661 à Romainville ; il est peuplé de 403 770 habitants en 2013.
  • T9 : établissement public territorial Grand Paris - Grand Est regroupant quatorze communes de l'est et du sud-est du département (Clichy-sous-Bois, Coubron, Gagny, Gournay-sur-Marne, Livry-Gargan, Montfermeil, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne, Noisy-le-Grand, Les Pavillons-sous-Bois, Le Raincy, Rosny-sous-Bois, Vaujours, Villemomble), dont le siège est fixé par décret n° 2015-1662 du 11 décembre 2015 à Noisy-le-Grand ; il est peuplé de 385 587 habitants en 2013.

Communes[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant donne la liste des communes de la Seine-Saint-Denis, en précisant leur code Insee, leur code postal principal, leur appartenance aux Établissements publics territoriaux de la métropole du Grand Paris en 2016, leur superficie et leur population.

Commune Code Insee Code Postal Intercommunalité Superficie (km2) Population (2013) Densité (hab./km2)
Aubervilliers 93001 93300 Plaine Commune +05,76 +077 452, +13 446,53
Aulnay-sous-Bois 93005 93600 Paris Terres d'Envol +16,2 +082 634, +05 100,86
Bagnolet 93006 93170 Est Ensemble +02,57 +035 984, +14 001,56
Le Blanc-Mesnil 93007 93150 Paris Terres d'Envol +08,05 +052 797, +06 558,63
Bobigny 93008 93000 Est Ensemble +06,77 +049 802, +07 356,28
Bondy 93010 93140 Est Ensemble +05,47 +052 865, +09 664,53
Le Bourget 93013 93350 Paris Terres d'Envol +02,08 +015 708, +07 551,92
Clichy-sous-Bois 93014 93390 Grand Paris - Grand Est +03,95 +030 725, +07 778,48
Coubron 93015 93470 Grand Paris - Grand Est +04,14 +004 713, +01 138,41
La Courneuve 93027 93120 Plaine Commune +07,52 +040 678, +05 409,31
Drancy 93029 93700 Paris Terres d'Envol +07,76 +068 241, +08 793,94
Dugny 93030 93440 Paris Terres d'Envol +03,89 +010 216, +02 626,22
Épinay-sur-Seine 93031 93800 Plaine Commune +04,57 +054 857, +12 003,72
Gagny 93032 93220 Grand Paris - Grand Est +06,83 +039 276, +05 750,51
Gournay-sur-Marne 93033 93460 Grand Paris - Grand Est +01,68 +006 663, +03 966,07
L'Île-Saint-Denis 93039 93450 Plaine Commune +01,77 +006 982, +03 944,63
Les Lilas 93045 93260 Est Ensemble +01,26 +022 819, +18 110,32
Livry-Gargan 93046 93190 Grand Paris - Grand Est +07,38 +043 099, +05 839,97
Montfermeil 93047 93370 Grand Paris - Grand Est +05,45 +025 946, +04 760,73
Montreuil 93048 93100 Est Ensemble +08,92 +104 139, +11 674,78
Neuilly-Plaisance 93049 93360 Grand Paris - Grand Est +03,42 +020 840, +06 093,57
Neuilly-sur-Marne 93050 93330 Grand Paris - Grand Est +06,86 +034 756, +05 066,47
Noisy-le-Grand 93051 93160 Grand Paris - Grand Est +12,95 +062 834, +04 852,05
Noisy-le-Sec 93053 93130 Est Ensemble +05,04 +041 125, +08 159,72
Pantin 93055 93500 Est Ensemble +05,01 +053 471, +10 672,85
Les Pavillons-sous-Bois 93057 93320 Grand Paris - Grand Est +02,92 +022 680, +07 767,12
Pierrefitte-sur-Seine 93059 93380 Plaine Commune +03,41 +028 459, +08 345,75
Le Pré-Saint-Gervais 93061 93310 Est Ensemble +00,7 +017 908, +25 582,86
Le Raincy 93062 93340 Grand Paris - Grand Est +02,24 +014 261, +06 366,52
Romainville 93063 93230 Est Ensemble +03,44 +025 657, +07 458,43
Rosny-sous-Bois 93064 93110 Grand Paris - Grand Est +05,91 +043 802, +07 412,69
Saint-Denis 93066 93200 Plaine Commune +12,36 +109 343, +08 846,52
Saint-Ouen 93070 93400 Plaine Commune +04,31 +047 534, +11 051,97
Sevran 93071 93270 Paris Terres d'Envol +07,28 +049 465, +06 794,64
Stains 93072 93240 Plaine Commune +05,39 +036 365, +06 746,75
Tremblay-en-France 93073 93290 Paris Terres d'Envol +22,44 +034 614, +01 542,51
Vaujours 93074 93410 Grand Paris - Grand Est +03,78 +006 828, +01 806,35
Villemomble 93077 93250 Grand Paris - Grand Est +04,04 +029 165, +07 219,06
Villepinte 93078 93420 Paris Terres d'Envol +10,37 +035 329, +03 406,85
Villetaneuse 93079 93430 Plaine Commune +02,31 +012 451, +05 390,04

Sécurité et police[modifier | modifier le code]

Tout comme pour Paris, mais aussi pour les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, la sécurité et la police ne dépendent pas en Seine-Saint-Denis des maires ou du préfet, mais de la préfecture de police de Paris.

Sécurité et délinquance[modifier | modifier le code]

Le département de la Seine-Saint-Denis a un taux de criminalité certes élevé, 91,1 crimes et délits pour 1 000 habitants en 2012[94],[95]. La moyenne nationale est de 62,17 pour 1 000, taux toutefois à nuancer puisque la criminalité est généralement plus élevée dans les grandes villes et leur banlieue. Cependant, les taux pour les départements voisins tels que les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise sont respectivement de 60,5 ‰[96], de 66 ‰[97] et de 74,1 ‰[97].

Dans les statistiques du palmarès de la violence en France, les sept premières villes sont issues de Seine-Saint-Denis (Saint-Denis, Saint-Ouen, Montfermeil, Stains, La Courneuve, Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois,) et on trouve Bobigny au 8e rang national ; soit huit villes séquano-dyonisiennes présentes dans les dix circonscriptions de police ayant le taux de violence le plus élevé.

Saint-Denis tient d'ailleurs le record du plus haut taux de violence en France et en Europe (31,27[Quoi ?] pour 1000 habitants alors que la moyenne nationale est de 6 pour 1000) avec notamment 1 899 vols violents et 1 031 agressions par an depuis en 1993 jusqu'aujourd'hui. - (ce qui équivaut à 5 larcins et à un peu moins de 3 agressions par jour)[98].

Au sein même du département il y a de nombreuses disparités, alors que le taux de criminalité de la circonscription de Saint-Ouen est de 153,39 pour 1 000, celui de la circonscription de Gagny est de 62,53 pour 1 000[99]. En passant par celle de Bobigny et celle d'Aulnay-sous-Bois ayant un taux d'environ 105 pour 1 000, puis celles de Drancy et de Livry-Gargan avec un taux moyen de 84,5 ‰.

À Paris, les cas de violences sexuelles sont au nombre de 1 413 en 2008 soit 0,6 ‰, la ville se place en 2de position du plus fort taux. En Seine-Saint-Denis, les cas sont de 730 soit 0,5 ‰ et se place en 16e position[100]. Quant aux violences physiques crapuleuses ou non, on dénote 23 128 cas en Seine-Saint-Denis contre 27 857 à Paris[101].,[102] Et pour les menaces de violences en 2008, 3 839 cas sont constatés en Seine-Saint-Denis, contre 5 165 à Paris[103]. De la même manière, en 2008, pour les atteintes aux biens (vols sans violence, dégradations et destructions) la Seine-Saint-Denis est le troisième département le plus touché, après les Bouches-du-Rhône et Paris[104]. Cependant Paris étant l'une si ce n'est la ville la plus touristique du monde, ses taux sont à nuancer. On peut en dire de même de Saint-Ouen qui voit sa population multiplier par quatre lors du marché aux puces.

Entre 2007 et 2008, on distingue en Seine-Saint-Denis une diminution des cas de violences physiques et des menaces, alors qu'à Paris sur la même période on aperçoit une hausse des cas[105]. Les atteintes aux biens sont aussi en baisse[106].

L'insécurité s'est aggravée sur certaines lignes de bus, nécessitant leur escorte ou leur déviation de certains quartiers (ligne 148 au quartier des Tilleuls au Blanc-Mesnil[107], incendie d'un bus à Tremblay-en-France[108] en 2010).

Pour faire face à l'insécurité, à la délinquance, au terrorisme et à l'incivilité, plusieurs municipalités ont créé ou renforcé des polices municipales armées ou non, ou (et) soutenu des réseaux officiels de vigilance citoyenne. Parfois et même souvent, en liaison avec les forces de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale.

Sécurité routière[modifier | modifier le code]

Malgré une légère augmentation du nombre des accidents corporels et des blessés, on constate une diminution significative des tués[109].

2004 2005 2006
0Accidents corporels 2700 2736 2787
0Blessés 3193 3177 3297
0Tués 48 46 39

Maison d'arrêt[modifier | modifier le code]

Maison d'arrêt de Villepinte 
d'une capacité de 588 places, avec un quartier pour hommes majeurs et un quartier pour mineurs, la maison d'arrêt de la Seine-Saint-Denis a été mise en service au lieu-dit "Les Fossettes" à Villepinte en 1991[110]. Elle a été construite, au même titre que les maisons d'arrêt d'Osny-Pontoise (Val-d'Oise) en 1990 et de Nanterre (Hauts-de-Seine) en 1991, pour répondre aux besoins liés à l'augmentation de la population carcérale en Île-de-France, dans le cadre du programme d'équipement en prisons décidé par Albin Chalandon, alors garde des Sceaux, ministre de la Justice du gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988).
Centre de semi-liberté de Gagny[111]
d'une capacité de 48 places, ouvert en 1986 : c'est un établissement pénitentiaire qui reçoit les personnes condamnées admises au régime de semi-liberté ou de placement à l'extérieur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les valeurs d'insolation sur la période 1961/1990 (héliographes Jordan puis Campbell-Stokes) présentent des écarts de mesure avec celles relevées depuis l'implantation des héliographes à fibre optique Cimel.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décret no 67-792 du 19 septembre 1967 relatif à l'entrée en vigueur des dispositions de la loi du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 221 du 22 septembre 1967, p. 9380–9381, sur Légifrance.
  2. a, b, c, d et e ,Groupe d'études et de programmation, DDE-93, Atlas de la Seine-Saint-Denis, DDE-93,
  3. Gérard MOTTET, Géographie physique de la France, Paris, PUF, coll. Premier Cycle, 1993
  4. « Site de météorologie et de climatologie », sur lameteo.org/
  5. « Site de climatologie et de météorologie », sur infoclimat.fr/accueil/
  6. « Les départements d'Algérie », SPLAF (consulté le 28 novembre 2008)
  7. http://www.seine-saint-denis.fr/Un-patrimoine-archeologique-a.html
  8. [PDF] Claude Cottour, Du District à la Région Île-de-France, DREIF, septembre 2008.
  9. Source : Blandine Seigle, la fin d'une histoire communiste, article paru dans le quotidien Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, du 20 mars 2008
  10. Jeran-Gabriel Bontinck, « Le T 11 Express roulera dans un an entre Epinay et Le Bourget », leparisien.fr,‎ (consulté le 4 juillet 2016)
  11. Source : Insee et CCI.
  12. Jean-Gabriel Bontinck, « La Seine-Saint-Denis fournissait en légumes toute l'Ile-de-France », leparisien.fr,‎ (consulté le 24 août 2015)
  13. L'agriculture en Seine-Saint-Denis, sur le site internet de l'Office de tourisme de la Seine-Saint-Denis
  14. Direction départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnel
  15. Jean-Pierre Vialle, « Île-de-France : « Trois départements sont en situation de plein-emploi » », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎
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  17. Arthur Frayer-Laleix, « Au tribunal de Bobigny, le quotidien de la « chambre du shit » », lemonde.fr,‎ (consulté le 8 juillet 2016)
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Sous la direction de Laurence Jankowski de Niewmierzycki, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, (ISBN 978-2-908958-77-5)
  • Emmanuel Bellanger, Naissance d'un département et d'une préfecture dans le 9-3, De la Seine et de la Seine-et-Oise à la Seine-Saint-Denis : une histoire de l'État au XXe siècle, Paris, La documentation française, , 194 p. (ISBN 978-2-11-095215-8, présentation en ligne)
  • Cahiers de doléances des paroisses de l'actuelle Seine-Saint-Denis à la veille des états généraux de 1789, éditions du Conseil général, Bobigny, 1989.
  • La grande histoire d'une banlieue-symbole, article parue dans le magazine Géo le 3 novembre 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]