Villetaneuse

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Villetaneuse
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Villetaneuse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Saint-Denis
Canton Épinay-sur-Seine
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Plaine Commune
Maire
Mandat
Carinne Juste
2014-2020
Code postal 93430
Code commune 93079
Démographie
Gentilé Villetaneusiens
Population
municipale
12 451 hab. (2013)
Densité 5 390 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 55″ Nord 2° 20′ 42″ Est / 48.9652777778, 2.345
Altitude Min. 34 m – Max. 85 m
Superficie 2,31 km2
Localisation

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Villetaneuse
Liens
Site web mairie-villetaneuse.fr

Villetaneuse (prononcé [vil.ta.ˈnøz]) est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villetaneusiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est incluse dans le canton de Pierrefitte-sur-Seine, et est située à une dizaine de kilomètres de Paris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villetaneuse
Montmagny (Val-d'Oise)
Épinay-sur-Seine Villetaneuse Pierrefitte-sur-Seine
Saint-Denis

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Ru d'Arra, petit ruisseau provenant des versants du plateau de Montmorency et en direction de la Seine, se trouve en limite ouest de la commune, qu'elle sépare de Montmagny.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Villetaneuse est située à proximité des autoroutes A1, A15 et A86. Elle est tangentée par la RN 328 et est à faible distance de la RN1.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La halte de la Grande Ceinture à Villetaneuse était constituée par la maison du Garde-barrière, détruite dans les années 1970
Panneau visible en 2012, présentant les divers projets du pôle gare de Villetaneuse-Université

Villetaneuse ne dispose d'aucune gare (la halte sur la ligne dite de Grande Ceinture ayant été fermée en 1939). La gare la plus proche est :

Villetaneuse n'est pas desservie par le RER. La station la plus proche est :

Le métro (M)(13) est accessible par :

Les lignes de bus suivantes desservant Villetaneuse :

Construction de la Gare de Villetaneuse-Université[modifier | modifier le code]

Passerelle et gare de Villetaneuse-Université en construction
La passerelle de Villetaneuse[2], ouverte en juin 2012, relie les quartiers nord et de l'Université, et sera l'accès à la gare de Villetaneuse-Université ainsi que celui du terminus de la ligne T8.

Deux lignes lourdes de transport en commun sont en cours de construction et desserviront Villetaneuse :

Les aménagements liés au projet universitaire et urbain, financés en partie dans le cadre du Projet de renouvellement urbain, permettent de désenclaver la Cité Allende et d'unifier Université et nouveau centre ville dans un nouveau quartier plus cohérent et fédérateur, notamment par la réalisation d'une passerelle au-dessus des voies de la ligne de ligne de grande ceinture, livrée en juin 2012.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La partie nord est de la commune constitue une partie du parc de la Butte Pinson, domaine naturel progressivement aménagé par l'Agence des espaces verts de la Région d'Île-de-France sur plus de 120 hectares. Cet espace vert se poursuit, au sud de l'avenue Jean-Jaurès, sur les 12 hectares du parc départemental de Villetaneuse.

Le cœur de la commune accueille depuis 1971, sur une trentaine d'hectares, le campus de l'Université Paris Nord[3] conçu par Adrien Fainsilber dans le cadre d'un projet inabouti qui devait également s'étendre sur les communes de Montmagny et de Deuil-la-Barre. En raison de cet inachèvement, la ville et l'université ont travaillé à un Projet Universitaire et Urbain, conçu par l'architecte urbaniste Christian Devillers destiné à :

  • tisser des liens urbains avec le reste de la ville,
  • assurer les possibilités de développement de l'Université,
  • organiser l'arrivée du tramway T8,
  • assurer la restructuration de la Cité Allende [4],
  • et créer les espaces publics autour de la future gare du Tram Express Nord.

L'ancien bourg rural a fait l'objet en 1975 d'une procédure de résorption de l'habitat insalubre (RHI), et le nouveau quartier a été conçu par Jean Renaudie. Le centre ville a été déplacé plus au centre géographique de la commune, mais surtout à proximité du campus de l'université Paris XIII, afin d'unir ville et université, qui s'ignoraient.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villetaneuse est mentionnée sous les formes suivantes : Villa Tineosa vers 1120 ; Villa Teignosa en 1209 ; Villa Teigneuse en 1313 ; Villa Scabiosa XVe siècle ; Ville Tigneuse 1470 ; Ville-taneuse 1517. Le nom de la commune semble dériver de Villa Tine Osa, lieu où l'on traite le tan (écorce de chêne ou d'aulne moulue) afin de pouvoir tanner les peaux, ou de Villa stagnosa (domaine des étangs).

Histoire[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini. Villetaneuse est au nord-ouest de Saint-Denis

Origines[modifier | modifier le code]

Carte des Chasses du Roi (1764-1773)

La première mention de Villetaneuse est attestée vers 1120, de Ricardus de Villatenosa. Le fief de Villetaneuse relève alors à la fois du seigneur de Montmorency et de l'Abbé de Saint-Denis Au début du XVe siècle, la collégiale Saint-Martin de Montmorency possède des vignes à Villetaneuse, ainsi que des droits de cens. Aux XVIe et XVIIe siècles, les seigneurs de Villetaneuse sont des officiers royaux, comme Jean du Vivier, avocat au parlement en 1650, Julien Chauveau, procureur au Parlement en 1588…

Dès 1463, il est fait mention des carrières de pierre à plâtre de Villetaneuse, qui constituent, avec l'agriculture, la principale richesse de Villetaneuse. Un acte de 1613 indique qu’Anne Robert, avocat au Parlement, seigneur de Villetaneuse, demeurant à Paris, et Jacques Doublet, religieux à Saint-Denis, échangent leurs droits seigneuriaux réciproques qu'ils possèdent à Pierrefitte et à Villetaneuse. En 1658, Villetaneuse est érigé en comté, regroupant également La Briche et Épinay. La paroisse Saint-Liphard est créé au XIIIe siècle. En 1783, le lieutenant général de police sanctionne des carriers qui exploitent la pierre à plâtre sans autorisation. Un château figure sur les cartes d'Ancien régime, telle que la Carte des Chasses reproduite sur le côté, château que l'Abbé Lebeuf décrit ainsi[5] : « Le château, accompagné de deux pavillons, était environné de fossés à fonds de cuve, revêtus de pierre, et pleins d'eau ; le parc clos de murs dans lesquels il y a un taillis et de la haute futaye, laquelle a été coupée depuis, plus 277 arpens de terre, prés et vignes, tant sur le territoire de Villetaneuse que sur celui de Pierrefitte. Il paraît que la source qui remplit les fossés de ce château est dans les fossés mêmes. Cette source s'écoule ensuite dans la rivière de Crould (sic), un peu avant que celle-ci se jette dans la Seine ».

En 1815, un violent incendie cause de grands dommages au château. Il est à supposer qu'il ne fut pas reconstruit, car, en 1825, la carte de Maire indique qu'il ne reste plus du château que le Parc[6]. En 1883, l'ancien enclos du château, qui est resté entouré des fossés qu'avait décrits Lebeuf, devint le siège d'une blanchisserie, dite Blanchisserie du Château de Villetaneuse. Le conseil municipal protesta, en novembre 1885, contre les inconvénients qui pouvaient résulter, au point de vue de la salubrité, des eaux de lessive, chargées d'ingrédients divers, déversées dans le rû du Rouillon par cette « buanderie » et réclama l'assainissement du rû, depuis ce point jusqu'à la limite du territoire communal. C'est l'origine de l'actuelle zone d'activité de Villetaneuse.

Les circonscriptions religieuses sous l'Ancien Régime incluent[7] : Paroisse : Villetaneuse, Doyenné : Montmorency, Archidiaconé : Paris et Diocèse : Paris.

Circonscriptions administratives sous l’Ancien Régime :

De 1850 à 1960[modifier | modifier le code]

Aux XIXe et au début du XXe siècle, l'activité maraîchère prédomine, mais les carrières de pierres à plâtre sont très présentes dans les contreforts de la Butte-Pinson.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Villetaneuse est libérée en août 1944[8].

Ancienne église[modifier | modifier le code]

L'ancienne église au fond de la rue R. Salengro, avant 1908.

Si l'on sait qu'une paroisse dédiée à Saint-Liphard existe depuis le XIIIe siècle à Villetaneuse, la première église connue nous l'est par la description de l'Abbé Lebeuf et semble dater de la première moitié du XVIIIe siècle. C'était une simple chapelle, couverte d'un lambris peint disposé en forme de voûte, et dotée d'une petite tour. Son patron, saint Liphard y était représenté en abbé, vêtu de blanc, avec un dragon ou un serpent à ses pieds. L'édifice s'élevait en face du château, à côté du cimetière, et par conséquent, assez loin du centre de bourg rural : c'était plus la chapelle du château de l'église de la paroisse.

Selon les registres du conseil municipal, le maire exposa au conseil le 20 mai 1850 que « l'église est insuffisante, insalubre et en très mauvais état, située dans un endroit isolé et marécageux, presqu'à un kilomètre de la commune », et qu'il était indispensable de la reconstruire. Le conseil se rangea à cet avis et manifesta ses préférences au point de vue de l'emplacement, pour la propriété du sieur Perrin (Alexandre) à l'angle formé, de nos jours, par la rue du 19 mars 1962 et la rue Roger-Salengro, emplacement qui constituait alors l'entrée sud du bourg.

Cet emplacement fut, en effet, adopté, mais plusieurs années seulement après, et à la suite de beaucoup de tâtonnements pour l'adoption d'un devis qui paraissait toujours trop élevé. Un décret du 27 juin 1855 autorisa enfin la commune : 1° à acquérir de la dame veuve Perrin, née Fauveau, et du sieur Miller (François), moyennant 8 400 francs, le terrain et les bâtiments où seraient élevés la nouvelle église, et ultérieurement un presbytère; 2° à aliéner aux enchères publiques, sur la mise à prix de 11 200 francs, le presbytère et les matériaux de l'ancienne église. Les travaux de construction, menés sous la direction de l'architecte Deulin, furent achevés en 1857 ; finalement, le compte total de la dépense, s'élevant à 54 170,46 F., fut approuvé le 17 octobre 1858[9].

L'ancienne église, dans l'entre-deux-guerres. Son clocher avait été abattu en 1908
La cloche de l'église provient de l'église de 1857, où elle aurait été dédiée en 1871, durant la Commune de Paris. Nettoyée, elle a été réimplantée dans le nouveau clocher.

« La façade principale se compose d'un mur que termine un pignon interrompu on son milieu par un campanile ou beffroi carré, ouvert sur ses quatre côtés par des fenêtres géminées garnies d'abat-sons et surmonté d'une flèche quadrangulaire avec croix.

La porte principale est plein-cintre et les moulures de l'archivolte se prolongent jusqu'au soubassement. Cette porte est encadrée de deux contreforts sur lesquels vient s'appuyer un fronton dont le tympan renferme une croix latine. Les façades latérales n'offrent rien de particulier. Le plan de cette église affecte la forme d'une croix latine. La grande nef a cinq travées jusqu'au transept. La première est occupée par une tribune ; les quatre autres sont ajourées de fenêtres plein-cintre, encadrées d'arcs qui s'appuient sur des pilastres peu saillants. Les deux côtés du transept s'ouvrent sur la nef par une grande arcade plein-cintre, au-dessus (le laquelle est placé un tableau portant inscription et surmonté d'un attique décoré de pilastres.

Le transept droit abrite la chapelle de la Vierge ; celui de gauche la chapelle de saint Liphard, sous l'invocation duquel l'église est placée »[10].

L'église a été représentée à plusieurs reprises par Maurice Utrillo. Malheureusement, cette seconde église, construite en pierre à plâtre locale, matériaux médiocre et peu pérenne, présentait de nombreux désordres, et un arrêté municipal du 29 février 1908 ordonna la démolition du clocher en raison de son « état de complet délabrement » Après l'effondrement de l'un des plafonds du transept, intervenu la nuit du 24 au 25 décembre 1987, après la messe de Noël, la municipalité dut faire abattre ce bâtiment, devenu dangereux et irréparable. La nouvelle église, confiée à Raymond Ferlay, fut inaugurée le 18 décembre 1991. Elle a conservé de l'église précédente sa cloche, et, d'une ancienne chapelle de la route de Saint-Leu, une statue antique de la Vierge Marie.

Ancienne mairie[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie de Villetaneuse, vers 1900

Le conseil municipal décida d'acheter en 1835 un terrain situé au centre du bourg, à l'angle de la rue Salengro et de l'avenue Jean Jaurès (là ou se trouve aujourd'hui un espace vert) « pour y édifier une école primaire, une mairie et un corps de garde », qui fut conçu par l'architecte Lequeux en 1838. Le rez-de-chaussée de cette mairie-école servait de salle de classe des garçons et de salle de garde, l'étage servant à la mairie. Vers 1895, ce bâtiment fut complété d'un second à l'est, servant d'école des filles et de logement des instituteurs à l'étage. Au sud, un « préau » compléta l'ensemble jusqu'aux années trente, où le préau fut transformé en salle des fêtes et les écoles transférées dans le nouveau groupe scolaire de la commune, l'École Jean-Baptiste Clément. En 1939, le bureau de poste, tout juste créé à Villetaneuse[11], s'installa dans les anciens locaux de l'école des filles.

Les bureaux de la mairie utilisèrent rapidement les locaux de l'école des garçons, puis, après la construction du bureau de poste de la rue du 19 mars 1962, la totalité des bâtiments, qui restaient toujours trop exigus pour satisfaire aux besoins des Villetaneusiens, et on parlait d'un nouvel hôtel de ville depuis les années soixante. Celui-ci a été construit dans le nouveau centre-ville par l'architecte Nina Schuch et a été inauguré en septembre 1992.

Démographie en 1896[modifier | modifier le code]

Villetaneuse en 1896

En 1896, la commune compte 708 habitants, dont 240 inactifs (enfants, femmes au foyer, vieillards). Les actifs se répartissent comme suit :

Répartition des activités en 1896[12]
Activité Nombre
Chefs d'industrie 9
Banquiers, commerçants 20
Commis ou employés 24
Ouvriers, journaliers… agricoles 81
Ouvriers, journaliers… d'usines 127
Ouvriers, journaliers… de petite industrie 46
Professions libérales 4
Propriétaires et rentiers 114
Professions inconnues 1

La commune compte alors trois carrières de pierre à plâtre, employant au total 150 ouvriers, une fabrique de « fibre chamois » (50 ouvriers) et une fabrique d'engrais (10 ouvriers)[9].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Entre les deux guerres mondiales, des petites zones pavillonnaires se créent, à l'écart de l'ancien bourg. Elles sont habitées par des ouvriers de Saint-Denis, un nombre important de gaziers de l'usine de Gennevilliers ou les cheminots du dépôt des Joncherolles, ce dernier étant créé en 1932 par la Compagnie des chemins de fer du Nord pour accueillir ses locomotives à vapeur de banlieue. Afin de loger les cheminots, la Compagnie du Nord construit également une cité ouvrière à proximité immédiate du dépôt, la Cité des Joncherolles, aujourd'hui[Quand ?] encore gérée par une filiale HLM de la SNCF[13]. La rue du Dépôt, située dans cette cité pavillonnaire, rappelle cette histoire ferroviaire.

Au début des années trente, si l'agriculture reste importante, l'activité économique de la commune est principalement assurée par les entreprises suivantes :

  • Atelier de la Nobel Française, nouvelle dénomination de la Société Industrielle du Celluloïd, qui exploitait son entreprise de produits en celluloïd à l'emplacement de l'actuel centre commercial BienVenu et employait 300 personnes
  • le Linge Azur, autre entreprise de celluloïd proche celle de la Nobel sur l'avenue de la Division Leclerc, employant 20 salariés
  • Les carrières Cruvellier (20 carriers) et Vieujot (20 salariés)
  • À l'emplacement de l'ancien château, les tanneries de Villetaneuse (20 salariés) et un dépôt de matériel et d'outillage, la Scémia (20 salariés) et la compagnie française de transformation métallurgiques (20 salariés).

Au total, ce sont 400 emplois qui existent au début des années trente à Villetaneuse, occupés pour la plupart par des personnes n'habitant pas la commune[14].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de mai 1945, Pierrette Petitot, jeune militante communiste, s’engage (les femmes n'ont le droit de vote et d’éligibilité que depuis l'année précédente) sur la liste issue de la résistance conduite par Yves Mahé. Cette liste remporte les élections, mais le nouveau maire, Yves Mahé, démissionne quelques mois plus tard. Le Conseil municipal choisit alors, pour lui succéder, Pierrette Petitot. Celle-ci devient ainsi à 27 ans, l’une des plus jeunes et premières femmes maires de France.

Villetaneuse a été très meurtrie par la guerre, le conseil municipal est composé de communistes, de socialistes, et de sans-parti (en particulier ceux qui avaient participé à la libération de la ville). Pierrette Petitot développent en priorité avec son équipe l’action sociale et la protection des enfants. Dès 1945, une consultation pour nourrissons est ouverte rue Roger Salengro. C’est l’ancêtre des centres de Protection maternelle et infantile d’aujourd’hui (PMI). La municipalité, sur proposition du maire, Pierrette Petitot, décide d’envoyer les enfants à la campagne, pour respirer le grand air. Ce sont les premières colonies de vacances. Une propriété à la campagne, « le chêne vert » (Haute-Vienne), est achetée en 1951 par la Ville. Dans le même temps, est créé le patronage, ancêtre des centres de loisirs.

Villetaneuse était un gros village en 1945 (comme en témoignait Pierrette Petitot, le centre-ville était surtout habité par des paysans, et les maisons étaient très anciennes[15]). Des années 1950 aux années 1970, le village de Villetaneuse se transforme en petite ville. Dans une commune qui manque de tout (il n'y avait pas d'équipements, pas d’égouts[15], comme dans nombre de petites communes de la banlieue parisienne), Pierrette Petitot met toute son énergie pour obtenir les matériaux et les crédits nécessaires à la construction de logements et d'équipements en sollicitant Edouard Vaillant, Henri Barbusse, ou Frédéric Ozanam. L'équipe communale se bat pour l’agrandissement de l’école Jean-Baptiste Clément, la réalisation de nouveaux équipements scolaires et pour faire venir des lignes de bus[16].

Après avoir pansé les blessures de guerre, la commune poursuit son développement, avec notamment la création des premiers ensembles d'habitation destinés à remédier à la crise du logement (cités communales des rues Barbusse, Ozanam, Vaillant, immeubles du quartier sud, de la rue Maurice Grandcoing...). Une entreprise emblématique se crée à Villetaneuse en 1947, les disques Vogue, qui jouèrent un rôle majeur dans la diffusion du jazz en France, et donnèrent leur chance à de nombreux jeunes artistes, tels que Johnny Hallyday, Antoine, Jacques Dutronc, Françoise Hardy, Gérard Jaffrès[17], [18]. Après la faillite de l'entreprise, les bâtiments du siège social ont été démolis, et le site est désormais occupé par un ensemble de pavillons, dont la toponymie (Mail Vogue, allées Sidney-Bechett et Django-Reinhardt) rappelle l'histoire. Les studios d'enregistrements subsistent dans la zone d'activité, allée des Acacias. La municipalité développe les services publics, en partenariat avec le Conseil général, qui crée une crêche et une PMI dans les années 1960.

Création de l’université Paris-Nord[modifier | modifier le code]

« En 1966, le ministère de l'Éducation nationale et la Délégation générale du District de la région parisienne lançaient un concours d'idées à deux degrés pour « un aménagement de la plaine de Villetaneuse-Deuil-Montmagny comportant un ensemble universitaire ». Le programme du concours insistait particulièrement - on cherchait sans doute déjà à éviter les erreurs de Nanterre - sur la nécessité de trouver une composition favorisant une utilisation commune des équipements publics et universitaires de toute nature. À l'issue du jugement du deuxième degré, l'équipe Adrien Fainsilber-Hogna Sigurdardottir obtint le premier prix en s'étant fixé pour objectif de faire de l'université un élément fondamental et dynamique de la structure urbaine et non une forteresse refermée sur elle-même et isolée du reste de la ville » (Gérard Négréanu[19]).

La municipalité de Villetaneuse a donné un avis favorable, dès janvier 1960, à la mise en chantier à Villetaneuse de la faculté des sciences du nord de Paris, mais alors que l'emplacement prévu est augmenté (36 hectares au lieu de 20 initialement prévus et englobant alors 31 pavillons), Pierrette Petitot et son conseil municipal bataillent pour que soient garantis les droits des futurs expropriés, dont la réinstallation est sollicitée. Comme l'écrivait Pierrette Petitot, "le ministère de l'éducation nationale restant sourd à cette proposition de l'assemblée municipale, celle-ci décidait, le 15 janvier 1964, la création d'un lotissement permettant la réinstallation des expropriés"[20].

Le projet de campus, mis en parenthèses pendant plusieurs années, fut repris en janvier 1970, sans doute comme une conséquence des événements de Mai 1968, avec l'objectif absolu d'ouvrir une première tranche du campus dès novembre 1970 et le surplus du centre d'études littéraires et juridiques (CELJ) à la rentrée 1971, moyennant une réduction drastique du programme et de la taille du campus, désormais réduit à une vingtaine d'hectares situés au centre la commune de Villetaneuse, alors que le projet mis au concours devait s'étendre sur plus de 300 hectares répartis sur les communes de Deuil-la-Barre, Montmagny et Villetaneuse.

Les éléments d'accompagnement du projet furent également réduits, puisque le RER prévu par le SDRIF de 1965, puis le prolongement de la ligne 13 du métro de Paris (par le SDRIF de 1975) n'ont jamais été réalisés, non plus d'ailleurs que les multiples projets autoroutiers qui devaient desservir le nord-ouest de la Seine-Saint-Denis. Du projet de ville universitaire, sans doute comparable dans son esprit à ce qui fut réalisé à Orsay, Bures-sur-Yvette… pour l'université Paris XI, ne fut réalisé à Villetaneuse que l'université, sans ses cités universitaires, et avec uniquement un restaurant universitaire, la Bibliothèque universitaire, un gymnase couvert (le COSEC), ainsi qu'une cité HLM, la cité Allende, initialement destinée à accueillir notamment les personnels de l'éducation nationale et d'autres agents publics. Les architectes n'eurent donc que deux mois pour dessiner les premiers bâtiments, réalisés en préfabrication lourde de béton, mais la première rentrée du campus eut bien lieu à la rentrée 1970. Financé à hauteur de 62 % par l'État, un centre nautique (fermé depuis 2015[21]) accompagne la construction de l'université.

La faculté des sciences, initialement dénommé Centre scientifique et polytechnique (CSP) a été construite en 1974. Aujourd'hui dénommé Institut Galilée, il a bénéficié d'une extension conçue par Jean Tribel. Dans le cadre d'un plan d'urgence ont été construits vers 1990 de nouveaux amphis pour le CELJ, afin d'accompagner la croissance du nombre d'étudiants. Le grand auvent a été transformé en forum, qui constitue désormais le vrai cœur du campus. Le campus, conçu de manière cohérente pour s'étendre au-delà du territoire communal et renouveler l'urbanisation, à la mode des villes nouvelles que l'ont construisait alors, n'a ainsi constitué qu'une enclave placée au centre de la ville, isolant ses quartiers Nord et Sud. Jusqu'à la mise en service du T8, l'Université et la ville ne sont desservie que par la gare d'Épinay-Villetaneuse, qui malgré son nom, se trouve à près d'un kilomètre de la ville.

Années 1980-2005[modifier | modifier le code]

Depuis 1975, Jean Renaudie étudiait la rénovation de Villetaneuse, afin de permettre d'une part de supprimer les anciens habitats insalubres en pierre à plâtre du vieux bourg et de lier la Ville à l'Université.

Cela se fit en deux temps :

  • en 1982 et 1986 ont été construits les immeubles dits « soleil » ou « RHI », sur l'emplacement de l'ancien centre du bourg. Ces 262 logements HLM comprenaient une résidence pour personnes âgées ainsi que des commerces, qui n'ont jamais été dynamiques.
  • en 1992 commença la réalisation de la ZAC du centre-ville, qui s'achève en 2007. Ont ainsi été construits le nouvel hôtel de ville, de nombreux services publics sociaux, 48 pavillons locatifs sociaux, 36 maisons individuelles groupées en accession, deux cités universitaires et environ 400 logements locatifs sociaux.

La démolition de l'ancienne mairie marqua le début du déclin du quartier qui l'entourait, dont la plus grande part avait été conçue par Jean Renaudie et son école, nécessitant l'élaboration d'un projet de renouvellement urbain conventionné avec l'ANRU en 2007. Parallèlement à ces opérations de logements, la Commune, puis, plus tard, Plaine Commune ont développé la zone d'activité de Villetaneuse autour de son noyau, la zone du Château. La SNCF profita de ses emprises inutilisées du dépôt des Joncherolles (vacant depuis la fin de la traction vapeur) pour créer un atelier de grande dimension permettant l'entretien des rames de banlieue, et la Municipalité parvint à obtenir la création du centre commercial BienVenu (autour de l'enseigne Continent, puis Auchan) à l'extrême sud de la Ville, sur des emprises qu'avait exproprié l'État vers 1966 et qui étaient restées peu employées, si ce n'est par des activités nuisantes.

À partir de 2004 débuta enfin la restructuration de la Cité Allende, étudiée dès 1990, et qui permit la réhabilitation lourde de 283 logements, la démolition de 5 des 14 bâtiments afin de dé-densifier et d'ouvrir la cité sur son quartier tout en organisant ses relations avec l'université qui la jouxte et en préparant l'arrivée du tramway T8. Deux rues ont été ouvertes à cette occasion.

2006-2015[modifier | modifier le code]

Inauguration de la première opération ANRU : la restructuration de la Cité Allende et la création de nouveaux espaces publics du Projet Universitaire et Urbain
10 mars 2007.

Les années 2009 et suivantes seront consacrées à la mise en œuvre du projet de renouvellement urbain conventionné avec l'ANRU relatif au quartier nord de Villetaneuse, et qui porte principalement sur les bâtiments conçus par Jean Renaudie : ils seront tous réhabilités, mais la commune va utiliser l'ensemble des espaces en rez-de-chaussée pour y implanter des services à dominante sociale, et l'un des îlots sera transformé en immeuble en copropriété. Une opération de redynamisation des commerces de proximité sera engagée. Cette opération sera réalisée par un ensemble de partenaires et d'opérateurs comme la SA HLM La Sablière, l'OPH Plaine Commune Habitat, l'établissement public d'aménagement de la Plaine de France, le promoteur DCF, etc. La mise en œuvre du projet universitaire et urbain se poursuit, avec notamment la construction de deux équipements de l'Université financés dans le cadre du Contrat de plan État-région 2000-2006 : celle de son gymnase, livré en 2012, et l'extension de la Bibliothèque universitaire. La livraison d'une soixantaine de logements locatifs construits entre la Cité Allende et la Piscine a eu lieu en 2011 pour achever ce quartier d'habitat.

En 2011 commence le franchissement des voies de la Grande-Ceinture dans le cadre de la création du Tram Express Nord et de celle de la gare de Villetaneuse-Université. Depuis fin 2014, l'université est desservie par le tramway T8.

Le premier ouvrage d'art construit sur le Tram Express Nord : la passerelle de Villetaneuse-Université, photographiée pendant son chantier de construction, qui desservira la gare qui sera construit à cheval sur les voies, et qui reliera l'Université Paris-XIII, dont on voit le gymnase universitaire à droitre du cliché, et le quartier du Centre-ville, à gauche

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis à la suite d'un transfert administratif effectif le .

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville est membre fondateur depuis 2000 de la communauté d'agglomération Plaine Commune, présidée de 2000 à début 2005 par le maire Jacques Poulet.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[22].

La Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015 prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

La commune a donc également été intégrée le à l'Établissement public territorial Plaine Commune, qui succède à la communauté d'agglomération éponyme[23].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2008Jacques Poulet ne se représentait pas, le PS a provoqué une primaire au premier tour du 9 mars 2008, qu'il perdit face à la liste menée par le PCF. Après fusion, la liste d'union de la gauche menée par Carinne Juste (PCF) a gagné l'élection au second tour par 54,2 % face au MoDem et à l'UMP[24].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Carinne Juste le 8 mai 2014.
Liste des maires successifs de Villetaneuse[25],[9],[26]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1977 Pierrette Petitot PCF Conseillère générale de Saint-Denis-Nord-Ouest (1967 → 1973)
1977 1992 André Boursier PCF Chaudronnier
Conseiller général de Pierrefitte-sur-Seine (1979 → 1998)
1992 2008 Jacques Poulet PCF Employé
Président de Plaine Commune (2000 → 2005)
Président du SIPPEREC (1995 → 2008)
mars 2008[27],[28] en cours
(au 5 novembre 2015)
Carinne Juste PCF Réélue pour le mandat 2014-2020[29]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : trois fleurs attribuées[30] depuis 2006 par le Conseil national des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Elle s'est engagée en 2006 dans une coopération décentralisée avec Drapeau du Mali Koniakary (Mali)[31].

Ville internet[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Villetaneuse a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[32].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 12 451 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
262 281 294 362 374 378 387 338 365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 489 567 490 450 536 562 718 643
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
826 855 950 1 278 1 844 3 213 3 251 3 066 3 937
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 892 7 405 8 909 10 080 11 177 11 376 11 887 12 655 12 642
2013 - - - - - - - -
12 451 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2004[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Immigration[modifier | modifier le code]

Selon Michèle Tribalat, 65,1 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) en 1999[35].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le forum de l'Université.
Le funérarium du cimetière intercommunal des Joncherolles.
Ce cimetière intercommunal, conçu par l'architecte Robert Auzelle, l'un des plus importants de la banlieue nord, regroupe les communes d'Épinay-sur-Seine, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Saint-Ouen, Villetaneuse.
Situé en limite de Pierrefitte, il est aisément accessible par la station Les Joncherolles du tramway T5.

Villetaneuse est située dans l'académie de Créteil.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre 4 écoles maternelles et 4 écoles élémentaires communales.

Le département gère deux collèges : le collège Jean-Vilar et le collège Lucie-Aubrac[36].

L'ensemble des établissements est classé en Zone d'éducation prioritaire.

Liste des écoles maternelles
Nom Adresse
École Anne-Frank 6 place Jean-Baptiste Clément
École Jules-Verne 105 rue Maurice-Grandcoing
École Henri Wallon 11 rue Henri-Wallon
École Quatremaire 11 ter rue Carnot
Liste des écoles primaires
Nom Adresse
École Jules-Verne 105 rue Maurice-Grandcoing
École Jean-Baptiste Clément 2-4 place Jean-Baptiste-Clément
École Paul-Langevin 4 rue Paul-Langevin
École Jules-Vallès 6 rue Paul-Langevin

La commune dispose également, depuis 2014, de l'Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) « Le Petit prince », 34 rue Pasteur, qui accueille en internat ou semi-internat 40 enfants et adolescents de 7 à 16 ans présentant des troubles du comportement[37].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : université Paris 13.

La ville abrite le campus principal de luniversité Paris 13, où sont dispensés la quasi-totalité des champs de formation. Le campus comprend également un IUT.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Savante banlieue est une initiative organisée chaque année dans le cadre de la Fête de la Science dans le forum du campus de Villetaneuse par Plaine Commune en partenariat avec les universités Paris 8, Paris 13, le Cnam et le Cnrs, afin de présenter les activités de recherche scientifique menées dans le Département par une quarantaine de laboratoires de recherche des universités Paris 8 et Paris XIII, du CNRS, du CNAM, de Supméca, ou d'associations. Savante banlieue est un lieu destiné à présenter et rendre accessible au grand public, et notamment aux collégiens et lycéens la recherche. L'édition 2012, qui s'est tenue les 11 et 12 octobre, avait comme thématique « Énergie, environnement et santé »[38].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

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4 167 [43], avec 1 712 salariés du secteur privé en 2005 [44]

853 demandeurs d'emplois (septembre 2006), soit une baisse de 14 % en un an selon l'ANPE[45].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Entreprises du secteur privé : 146 (avec notamment Auchan France, Tais, SARP Île-de-France et Marc Laurent SA), et une surreprésentation relative des petites et moyennes entreprises : les 46 entreprises de 5 à 9 salariés recensées en 2005 par le GARP employaient 18 % des salariés du secteur privé, les 4 entreprises de plus de 100 salariés regroupant, elles, 42 % des salariés du secteur privé de la Commune.

Entreprises artisanales : 102 (au 31/12/2006)[46]

Secteur public : La présence de l'université Paris XIII, du dépôt des Joncherolles (SNCF), de deux collèges, d'organismes HLM et des services municipaux ou communautaires assurent une forte représentation de l'emploi public à Villetaneuse.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parc régional de la Butte Pinson à Villetaneuse.

L’église Saint-Liphard est la seconde construite à son emplacement (et la troisième connue à Villetaneuse), puisque la précédente, édifiée en 1857 avec des matériaux médiocres, s'est partiellement effondrée en décembre 1987. L'église actuelle a été conçue par Raymond Ferlay et inaugurée le 18 décembre 1991[47]

  • L’hôtel de ville[48], inauguré en septembre 1992 est situé dans un quartier paisible, mais qui manque d'animation commerciale.
  • La tour des Jeunes Mariés, 3 rue Paul-Langevin, a été construite sur le modèle des tours Aillaud, sans doute par un élève de l'architecte.
  • Le cimetière intercommunal des Joncherolles [49] et l'atelier SNCF des Joncherolles sont implantés à l'est de la commune, et s'étendent également sur Pierrefitte. Une zone d'activité essentiellement dédiée aux PME/PMI s'étend également au sud-est de la ville.

Enfin, le centre commercial BienVenu[50], avec son hypermarché Auchan, ouvert en 1993 sur l'emplacement d'une ancienne entreprise de celluloïd (la Nobel Bozel), forme l'entrée sud de la commune, le long de la route de Saint-Leu. La Méridienne verte passe à l'ouest de Villetaneuse, dans les terrains de l'université restés en friche.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque universitaire, 99 avenue Jean-Baptiste-Clément (accès par la rue de l'Université).
  • Centre d'initiation culturelle et artistique, 2 avenue Victor-Hugo
  • Bibliothèque Jean Renaudie, 50 rue Roger-Salengro
  • Bibliothèque Max Pol Fouchet, 7 rue Paul-Langevin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Villetaneuse.svg

Les armes de Villetaneuse se blasonnent ainsi :
De gueules au château d'argent ouvert et ajouré du champ, au chef aussi d'argent chargé de trois arbres de sinople.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monographie sur Villetaneuse, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle », , 63 p. (lire en ligne)
  • A. Laville, « Étude de couches sannoisiennes démantelées, délayées et déposées sur les pentes, à l'époque pléistocène à Montmagny, Villetaneuse et Villejuif », Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, 5e série, vol. 2,‎ , p. 338-341 (lire en ligne)
  • Plaquette : Concours d'idées pour l'aménagement de la plaine de Villetaneuse, Deuil-la-Barre, Montmagny, comportant un ensemble urbain et universitaire, organisé par le ministère de l’Éducation nationale et le District de la région de Paris en mai 1966 , IAURP éditions, Paris, mai 1971
  • Urbanisme Seine-Saint-Denis : SODEDAT-93 6 ans d'activité, ouvrage institutionnel coordonné par Jean-Pierre Lefebvre, Bobigny (vers 1980-81).
  • Jean-Pierre Lefebvre, Une expérience d'écologie urbaine, éd. du Linteau, 1999.
  • Nora Hachache, Villetaneuse se réconcilie avec son université, revue Traits urbains no 6 (avril 2006) (ISSN 1776-9604)
  • Atlas du patrimoine du pays de Roissy, édité par l'Association Pays de Roissy-CDG, Roissy 2006
  • Villetaneuse, du village à la ville, ed PSD à Saint Denis, 2001
  • Étienne Labrunie, Villetaneuse - Chroniques du logement social, éd PSD à Saint-Denis, 2007 (ISBN 2-911187-07-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Journal Officiel, Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. B. P., « La nouvelle passerelle de Villetaneuse inaugurée », CyberArchi,‎ (consulté le 29 juin 2012)
  3. Source : plaquette "Concours d'idées pour l'aménagement de la Plaine de Villetaneuse, Deuil, Montmagny, comportant un ensemble urbain et universitaire, organisé par le Ministère de l'éducation nationale et le District de la région de Paris en mai 1966, Éditions IAURP, mai 1971
  4. NOTA : La Cité Allende a été conçue par Adrien Fainsilber, et réhabilitée par Serge et Lipa Goldstein en 2004/2006
  5. Source : Abbé Jean Lebeuf Histoire de la Ville et du Diocèse de Paris, de 1754, réimpression de 1883 tome I, pages 589-593, cité par Fernand Bournon, Monographie des communes de la Seine (Villetaneuse), édition Montévrain, Paris 1896.
  6. Carte topographique et statistique des environs de Paris, donnant la population de chaque commune et des notes sur ce qu'il y a de curieux à voir, dressée par Maire.
    Cette carte est reproduite dans la monographie Antony, des origines à nos jours sous la direction d’Anne Fontaine, éd. Connaissance d'Antony, 1987
  7. Source : Atlas du patrimoine de la Seine Saint Denis
  8. « En images. Août 44, Villetaneuse est libéré », leparisien.fr,‎ (consulté le 23 juillet 2014)
  9. a, b et c Monographie sur Villetaneuse de l'État des communes de la Seine à la fin du XIXe siècle, éd. Montévrain, Paris, 1896
  10. Service des Beaux-Arts du Département de la Seine, Inventaire général des œuvres d'art décorant les édifices du département de la Seine, vol. 1 : Arrondissement de Saint-Denis, Chaix et Cie,
  11. Antérieurement, Villetaneuse dépendait du bureau de poste de Pierrefitte, ou, au XIXe siècle, de celui de Saint-Denis
  12. SOURCE : dénombrement de la population de 1896
  13. Hugues Vincent, « VILLETANEUSE, Citée SNCF des Joncherolles (reportage photo ancien) »,‎ (consulté le 2 août 2011)
  14. SOURCE : rapport de présentation du Projet d'aménagement de Villetaneuse déclaré d'utilité publique par décret du 21 mai 1933
  15. a et b Film en ligne, Intercommunalité et service public, l'électrification de la banlieue parisienne, témoignage de Pierrette Petitot (14'32). Film du centre d'Histoire Sociale (CNRS / Université Paris 1), 2014
  16. « Pierrette Petitot nous a quitté », sur Mairie Villetaneuse (consulté le 18 février 2015)
  17. Éric Bureau, « Revivez la saga Vogue », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ , p. I (lire en ligne)
  18. « Exposition "La maison Vogue, 1947-1987, une histoire du disque en France à Villetaneuse" », Mairie de Villetaneuse,‎ (consulté le 10 août 2011)
  19. Gérard Négréanu, Villetaneuse : l'université dans la ville, article paru dans la revue CREE (Créations et recherches esthétiques européennes) no 13, janvier/février 1972
  20. « Les retards dans la construction de la faculté des sciences de Villetaneuse », Le Monde,‎
  21. a et b « Fermeture des bassins ! », Ville de Villetaneuse (consulté le 6 mai 2015)
  22. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  23. Décret n° 2015-1659 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Saint-Denis sur Légifrance.
  24. Résultats des élections municipales 2008 - 2nd tour
    Votants 50,1 %
    Exprimés 48,6 %
    Liste Juste (PCF) - 54,2 % des exprimés - 26 élus
    Liste Ahmed (MoDem) - 23,5 % des exprimés - 4 sièges
    Liste Darru (UMP) - 22,3 % des exprimés - 3 sièges
    Source Le Parisien.
  25. Liste des maires de Villetaneuse sur francegenweb.org
  26. Villetaneuse, du village à la ville, op. cité
  27. E. S., « A Villetaneuse, Carinne Juste rend hommage à son prédécesseur », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  28. « Carinne Juste ne fera pas la révolution : Six mois après leur prise de fonctions, « le Parisien » dresse un premier bilan de l'action des nouveaux maires. Aujourd'hui, zoom sur la communiste Carinne Juste. », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  29. Marjorie Corcier, « Seine-Saint-Denis : six villes basculent à droite : Saint-Ouen, Le Blanc-Mesnil et Bobigny, trois bastions rouges, ont été remportés par la droite, qui gagne aussi trois villes socialistes et divers gauche : Aulnay-sous-Bois, Villepinte et Livry-Gargan », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne) :

    « Sans surprise, Michel Pajon (PS, 42,9 %) a été réélu à Noisy-le-Grand, Sylvine Thomassin (PS, 47,4 %) a gagné à Bondy, Laurent Rivoire (UDI, 58,5 %) à Noisy-le-Sec, Corinne Valls (DVG, 49 %) à Romainville, Claude Capillon (UMP, 49,4 %) à Rosny-sous-Bois, Stéphane Gatignon (EELV, 50,6 %) à Sevran, Azzédine Taïbi (PC, 50,3 %) à Stains et Carinne Juste (FG, 43,3 %) à Villetaneuse »

    .
  30. « Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis » (consulté le 18 juin 2008)
  31. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur http://www.cncd.fr (consulté le 28 mars 2010)
  32. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  35. Michèle Tribalat, Les concentrations ethniques en France, 2007
  36. Nota : le collège Lucie-Aubrac est classé « ambition réussite ».
  37. Elena Louazon, « Un lieu pour les enfants et les jeunes en rupture à Villetaneuse », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  38. Site dédié à Savante Banlieue.
  39. « Inauguration du stade bernard Lama, sur Dailymotion »
  40. Communiqué de presse de la FFHB, « L’Université Paris 13 inaugure son gymnase Jackson Richardson », sur http://www.handzone.net,‎ (consulté le 4 octobre 2011)
  41. Archi5 (Thomas Dryjski, Jacques Sebbag, Bernard Guillien, Anne Pezzoni, Laurent Boudrillet), « Gymnase universitaire Jackson Richardson à Villetaneuse », sur http://www.darchitectures.com, d'A,‎ (consulté le 15 février 2013)
  42. COSEC : Complexe sportif évolutif couvert
  43. SOURCE : Recensement général de la population 1999
  44. SOURCE : GARP
  45. SOURCE : ANPE Seine Saint Denis Document : Les chiffres de l'emploi - Commune de Villetaneuse 2005-2006. Les chiffres concernent les demandeurs d'emploi de catégorie 1 et 6.
  46. SOURCE : Chambre des Métiers de Seine-Saint-Denis
  47. Source : plaquette La nouvelle église Saint-Liphard de Villetaneuse, éditée par la Municipalité en mars 1992
  48. Hôtel de ville : Nina Schuch, architecte
  49. Cimetière intercommunal des Joncherolles : Robert Auzelle, architecte. L'équipement a ouvert le 2 avril 1977
  50. Centre commercial BienVenu : Jean Tribel et Sabatier, architectes