Vaujours

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Vaujours
La mairie.
La mairie.
Blason de Vaujours
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Tremblay-en-France
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Dominique Bailly
2014-2020
Code postal 93410
Code commune 93074
Démographie
Gentilé Valjoviens
Population
municipale
6 834 hab. (2012)
Densité 1 808 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ N 2° 34′ 00″ E / 48.9333, 2.566748° 56′ 00″ Nord 2° 34′ 00″ Est / 48.9333, 2.5667  
Altitude Min. 61 m – Max. 127 m
Superficie 3,78 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-vaujours.fr

Vaujours est une commune française située dans le département Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Valjoviens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vaujours est une ville de banlieue située au nord-est de Paris. La ville est bâtie sur le flanc de coteau dominant la plaine de France.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vaujours
Villepinte Tremblay-en-France Villeparisis (Seine-et-Marne)
Sevran Vaujours
Livry-Gargan Coubron Courtry (Seine-et-Marne)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Vaujours est desservie par la gare du Vert-Galant sur la ligne B du RER (branche B5 terminus Mitry-Claye).

La ville est également desservie par les lignes (BUS) Veolia TRA 642 644 ainsi que par le réseau TVF ligne 08 qui va de Bobigny à Meaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est cité dans des documents sous la forme: On le nomme "Vallis Jost" et "Vaujoi" (Val de jost ou Val de la joie)[1], Vallis jocosa en 1202, Vallis joth et Vallis Gaii puis Vallis gaudii au XIIIe siècle, Vallis Jovis, Valjoue, Vaujoust en 1351, Vaujou en 1744[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La rue Giffard vers 1900

Vers 1100, cette terre appartenait à Étienne de Senlis qui en fit don par la suite à l'abbaye Saint-Victor de Paris (propriété de Paris jusqu'en 1792).
Près de la colline Mautauban, Henri IV avait un pavillon de chasse. Il a laissé son nom au lieu-dit et au lotissement du Vert-Galant.

En 1585 Vaujours appartenait à Jacques Amyot évêque d'Auxerre et en 1734 à Mme Françoise d'Arras[3].

En 1844, le lycée horticole Fénelon fut créé : il redonna un certain prestige au château du XVIIIe siècle. Ce château était accompagné d'un parc paysager où se trouvait une grange aux dîmes du XVIe siècle.
À la fin du XVIIIe siècle, l'église Saint-Nicolas fut construite : elle abrite toujours des trésors de l'Art sacré en particulier une peinture du XVIIIe siècle, représentant le baptême du Christ, un tabernacle du XVIIe siècle, et les dalles funéraires de lafamille de Maistre, originaire du Languedoc, qui régna sur le village de 1760 à 1840.

Au XIXe siècle, le château fut transformé en orphelinat.

Jusqu'au début du XXe siècle, Vaujours était le village des "Pailleux".

Vaujours fut un point stratégique de la bataille de la Marne en septembre 1914.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[4], la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, M. Dominique Bailly, ayant battu son prédécesseur[5], est maire de Vaujours.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1995 Roger Grosmaire DVD  
1995 2008 Michel Duhau UMP  
2008 en cours Dominique Bailly MPF puis NC puis UDI-FED chef de service sécurité incendie

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 6 834 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
554 593 638 641 733 684 755 969 1 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 310 1 440 1 546 1 102 1 734 2 193 1 923 1 828 1 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 914 2 057 2 163 2 311 2 673 3 218 3 221 3 082 3 972
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 536 4 748 4 726 4 885 5 214 5 570 6 002 6 047 6 834
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

École Fénelon - La ferme vers 1900

Vaujours est située dans l'académie de Créteil.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La commune administre deux écoles maternelles (La Fontaine et Les Marlières) et deux écoles élémentaires (Jules Ferry[8] et Paul Bert[9]) communales. L'école privée catholique Fénelon-Vaujours nommé lycée Fénelon compte plus de 2200 élèves[10].

Le département gère un collège (collège Henri IV).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Vaujours abrite depuis plusieurs années un Centre médical et social (dispensaire), un Centre de protection Infantile de la Croix-Rouge française [11], un Centre Communal d’Action Sociale, un Centre de Protection Maternelle et Infantile (P.M.I), et une Résidence médicalisée pour personnes âgées. En 2006, la commune regroupait onze médecins généralistes, deux médecins spécialistes, un auxiliaire médical, et une pharmacie. La ville est rattachée à l’hôpital intercommunal de Montfermeil.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville offre de nombreuses activités: aïkido, badminton,yoga, football, gymnastique sportive, gymnastique volontaire, karaté, pétanque, tennis, tir à l'arc, twiling, escalade, et volley-ball. De plus, la construction d'un skatepark est envisagée[Quand ?].

Médias[modifier | modifier le code]

La commune ne possède qu’un média écrit: Trait d'union [12].

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville a développé les secteurs économiques suivants :

  • Culture de la vigne et des fruits jusqu'à la fin du XIXe siècle.
  • Plâtrières, une des premières productions mondiales.
  • Centre d'études nucléaire dans l'ancien fort de Vaujours.

Elle compte 165 entreprises, dont les principales sont Saint-Gobain, qui fabrique dans la ville des éléments en plâtre (470 salariés), Voyager Autrement (120 salariés), entreprise de transports de personnes à mobilité réduite et Lavy Bonnot, entreprise de découpage et emboutissage (18 salariés).

Globalement, cette commune résidentielle dispose essentiellement d'un tissu artisanal, tourné vers les entreprises du bâtiment[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas
Château de Vaujours (école Fénelon)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Nicolas, construite sur un plan basilical, reconstruite en 1769 sur l'emplacement de l'édifice ancien dont ne subsiste que le clocher. La cloches et les vitraux datent de la fin du XIXe siècle.
  • Le presbytère (3 rue de Livry) : édifié en 1730, il représente l'unique vestige du prieuré construit par le chanoine régulier La Grenée, de l'abbaye Saint-Victor de Paris. Il renferme à l'intérieur des lambris, des cheminées de marbre et un bel escalier à balustres de bois.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de Vaujours[modifier | modifier le code]

Le château de Vaujours (1 rue de Montauban), datant de la fin du XVIIIe siècle est reconverti en lycée privé horticole depuis 1839. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques[14] en particulier pour ses décors en ferronnerie (rampe d'escalier en fer forgé...), ses sculptures et peintures.

À côté, l'ancienne grange dimière date probablement du XIIIe siècle.

Château Mathieu[modifier | modifier le code]

Le château Mathieu (rue de Coubron) édifice en brique et pierre, encadré de tourelles datant du XIXe siècle.

Fort de Vaujours[modifier | modifier le code]

Le Fort de Vaujours (48° 55′ 32″ N 2° 35′ 53″ E / 48.92555, 2.59819 (Fort de Vaujours)) construit entre 1876 et 1882 sur le système Séré de Rivières dans le cadre de la défense de Paris[15], abrita le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) jusqu'en 1997 [16].

Le CEA y a conduit des tirs froids portant sur un total de 600 kg d'uranium naturel, dont environ 150 kg avaient été dispersés autours du fort, jusqu'à parfois un kilomètre[17]. La plus grosse partie en a été récupérée lors des opérations d'assainissement en 2002, mais du fait de la dispersion, le CEA ne peut assurer l'absence de tout marquage résiduel[17]. La zone de près de 50 hectares couverte par le CEA, s'étendant principalement sur la commune de Courtry (Seine-et-Marne), reste aujourd'hui marquée par de l'uranium naturel et appauvri. La DRIRE reconnaît une contamination résiduelle par des substances radioactives et pyrotechniques[réf. nécessaire], dénoncée par une association écologiste locale[18]. En particulier une mesure réalisée par la CRIIRAD a indiqué 3 μSv/h dans une des casemates[19] : à ce niiveau, une exposition continue pendant 3,8 ans conduirait à dépasser le NOAEL des rayonnements ionisants sur l'homme (soit 100 mSv).

Cette zone dont les sous-sols sont riches en gypse a été rachetée au Ministère de la Défense et au CEA en 2010 par l'entreprise Placoplatre qui exploite une carrière mitoyenne en fin d'exploitation (le plus grand site plâtrier européen[20]), et qui ne voit pas d'un bon œil les projets de réhabilitation de l'ancien centre du CEA en zone industrielle, résidentielle ou de loisirs. Début 2012, la Communauté d'agglomération de Marne et Chantereine a finalisé l'achat de la partie restante du site, mais aucun travail de sécurisation ni de dépollution n'a commencé.

Des études sont en cours pour la reconversion du Fort. Il existe également un projet d’extension de carrières de gypse de BPB Placo (groupe Saint-Gobain). Ces projets font l'objet de débats, tant sur le niveau de pollution des anciennes installations du CEA, que sur les impacts de ces projets de reconversion sur l'environnement.

Autres curiosités architecturales[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • le parc Alexandre Boucher : de 6 200 m2, situé au centre-ville ;
  • le parc de la poudrerie de 116 hectares, classé site Natura 2000 ;
  • le parc de la Garenne : de 9 100 m2, situé au sud de la ville ;
  • la forêt de Coubron.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Complexe sportif Roger Grosmaire
  • La bibliothèque: La bibliothèque dénombre plus du quart de la population .Elle compte 45000 documents, un espace multimédia labellisé Espace Public Numérique et offre de nombreuses activités: Un Cyberclub de lecture jeunesse, le CAFElitTHEraire pour adultes, la traditionnelle "Heure du conte" les mercredis matin, et de nombreuses animations de sensibilisation au livre et à la lecture publique ainsi qu'à la découverte d'arts connus ou inconnus[21]
  • Le conservatoire de musique et de danse: il offre des représentations musicales ou théâtrales [22].
  • Le complexe sportif Roger Grosmaire: s'y produisent des représentations théâtrales et musicales.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Vaujours

Les armes de la commune de Vaujours se blasonnent ainsi :
D'azur à la bande bretessée et contre-bretessée d'or, au chef aussi d'azur chargé d'une escarboucle fleurdelysée aussi d'or[23]

Sur ce blason, un Écu timbré de la couronne murale peut être distingué. Il possède trois tours crénelées d'or. Il est soutenu par un foudre d'or enflammée de gueules. De celles-ci jaillissent trois fleurs de soucis, tigées et feuillées.

La terre de Vaujours appartenait à l'abbaye Saint-Victor de Paris dont les armes (l'escarboucle) sont redessinées en chef de l'écu ; plus tard, ces terres devinrent la propriété de la famille Scarron, dont l'arme, la bande bretessée et contrebretessée, figure sur la partie inférieure du blason. Puis, de 1569 au XIXe siècle Le château de Vaujours (aujourd'hui école Fénelon) devint la propriété de la famille de Maistre qui portait dans ses armes trois fleurs de soucis, reprises pour les ornements extérieurs. Enfin la Poudrerie de Sevran est évoquée par le foudre, symbole que portait les Officiers des Poudres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans les archives du XIIe siècle.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  4. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  5. C.S., « Dominique Bailly élu à Vaujours en l’absence du maire sortant », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  8. Académie de Créteil
  9. Ecole Bert
  10. Lycée Fénelon
  11. Croix-rouge
  12. Trait d'union
  13. « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,‎
  14. « Notice no PA00079967 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Fort de Vaujours
  16. Fort de Vaujours
  17. a et b Seeing a New Future for French Nuclear Site, After the Toxic Dust Has Settled, The New York Times, 2 novembre 2014.
  18. Contamination radiologique et pyrotechnique
  19. Remarques formulées par la CRIIRAD à propos du réaménagement du fort de Vaujours, CRIIRAD, 3 décembre 2012.
  20. Minéraux et matériaux industriels en Île-de-France, DRIRE IdF, septembre 2007.
  21. BIbliothèque
  22. conservatoire
  23. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f93074