Jean-Claude Gayssot

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Jean-Claude Gayssot
Illustration.
Fonctions
Ministre de l'Équipement, des Transports
et du Logement

(4 ans, 11 mois et 2 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Bernard Pons
Successeur Gilles de Robien
Député de la 5e circonscription de la
Seine-Saint-Denis

(8 ans, 11 mois et 21 jours)
Prédécesseur Aucun (Élection à la proportionnelle)
Successeur Bernard Birsinger
Député de la Seine-Saint-Denis
(scrutin proportionnel)

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Béziers (Hérault)
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Agent SNCF

Jean-Claude Gayssot, né le à Béziers (Hérault), est un homme politique français, ministre des Transports de 1997 à 2002 sous le gouvernement Jospin. Il est actuellement président du port de commerce de Sète.

Ministre du Logement, élu en Seine-Saint-Denis puis dans l'Hérault, il est l'auteur de la loi tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe, adoptée en 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de François Gayssot et de Clotilde Founau, il a deux frères.

Il commence sa carrière comme apprenti électricien à la SNCF. En 1963, il adhère au Parti communiste français[1]. Il occupera durant toute sa carrière à la SNCF un poste d'exécutant. En 1968, il est candidat aux législatives en Lozère[2].

En 1972, il devient responsable de l’UD-CGT de la Lozère et membre du bureau fédéral du PCF. Le parti l'appelle à Paris en 1976 où il travaille pour sa section économique aux côtés de Charles Fiterman.

Il entre au Comité central en 1979[1] et au Bureau politique du Parti en 1982. En 1985, il est désigné secrétaire à l’organisation du parti. Il était pressenti pour succéder à Georges Marchais, avec Pierre Blotin. Cependant, lorsque Robert Hue est élu secrétaire national du parti, il se rallie à ce dernier.

Député[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Gayssot est élu député communiste de la cinquième circonscription de la Seine-Saint-Denis de 1986 à 1997 (Bobigny/Drancy), et est maire de Drancy de janvier à .

Il a laissé son nom à une proposition de loi « tendant à réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe » qu'il a présentée en 1990 à l'Assemblée nationale, et qui a été adoptée : la « loi Gayssot ». Reprenant la loi sur la Presse du , dite la « loi Pleven », elle mentionne et réprime, pour la première fois le négationnisme, c'est-à-dire le fait de nier ou de minimiser les crimes contre l'humanité punis lors du procès de Nuremberg. Cette loi reste controversée.

Ministre[modifier | modifier le code]

Lors de la cohabitation, il est nommé ministre des Transports du gouvernement de Lionel Jospin. La politique de ce gouvernement arrivé aux affaires à la faveur de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Jacques Chirac, sera d'abord très populaire[réf. nécessaire] (croissance économique, diminution du nombre de chômeurs de 3,2 à 2,2 millions, emplois-jeunes, réduction du temps de travail, etc.) avant de décevoir de nombreux électeurs de gauche et certains militants.

Jean-Claude Gayssot fit voter la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU), projet de loi fixant notamment l'objectif de 20 % de logements sociaux[3] dans les villes qui en manquaient et généralisant la régionalisation des services TER de la SNCF. Tout en permettant l'ouverture du capital d'Air France aux capitaux privés et à ses salariés « pour relancer l'entreprise », il préserva la SNCF de la privatisation, sans toutefois revenir sur l'existence de Réseau ferré de France, malgré la promesse faite à l'Assemblée nationale lors d'un discours pour combattre la création de RFF « ce que la droite a fait nous le déferons », créé en par son prédécesseur Bernard Pons, ministre des Transports du gouvernement d'Alain Juppé.

Il garantit le statut et le régime particulier de Sécurité sociale des cheminots. Il relança le projet de TGV-Est et le viaduc de Millau.

Par ailleurs, à la suite de l'accident du Concorde du 25 juillet 2000, il décide le jour même de suspendre tous les vols de cet avion en France.

Conseiller municipal[modifier | modifier le code]

En 2001, il se présente aux élections municipales à Béziers[4] où il est battu dès le premier tour face à Raymond Couderc.

Jean-Claude Gayssot est conseiller municipal à Béziers, où il s'installe définitivement en 2002. Élu par la suite vice-président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, il démissionne en , en réaction « aux graves questions soulevées par les propos de Georges Frêche à propos de la composition de l'équipe de France ». Il revient sur sa démission deux jours après et déclare au Midi libre du , « Nous revenons [note : le groupe communiste]) car nous avons la certitude que Georges Frêche n'est pas raciste. »

Président du port de Sète[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Gayssot est nommé président du directoire du port de Sète-Sud de France par Carole Delga, présidente de la région Occitanie, le [5]. Le 3 mars 2020, il a été reconduit dans cette fonction pour deux ans[6].

Moins d'un an après sa nomination au port de Sète, Gayssot est désigné président de Medlink Ports, « premier ensemble fluvio-portuaire de France »[7].

Le , il se déclare favorable pour accueillir dans le port l'Aquarius, navire humanitaire de l'association SOS Méditerranée avec les 141 migrants à bord, à condition d'avoir « le feu vert des autorités françaises »[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prise de position[modifier | modifier le code]

Le , il appelle à voter en faveur d'Emmanuel Macron, au second tour de l'élection présidentielle de 2017.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaire[modifier | modifier le code]

Mandats politiques locaux[modifier | modifier le code]

  • Conseiller municipal de Bobigny de 1977 à 1995.
  • Conseiller municipal de Drancy de 1995 à 1997 et de 1997 à 2001.
  • Maire de Drancy de janvier à .
  • Conseiller municipal de Béziers 2001 - 2008
  • Vice-président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon entre mars 2004 et 2010.
  • Vice-président du Conseil régional du Languedoc Roussillon entre et 2015 (hors PCF).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Jean-Claude Gayssot: un cheminot monte en ligne », sur L'Humanité, (consulté le )
  2. « GAYSSOT Jean-Claude - Maitron », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr (consulté le )
  3. Isabelle Rey-Lefebvre, « Le bilan mitigé de la loi SRU, vingt ans après sa création », sur lemonde.fr, .
  4. Par Didier MicoineLe 20 février 2001 à 00h00, « Gayssot veut Béziers », sur leparisien.fr, (consulté le )
  5. Anonyme, « Jean-Claude Gayssot nouveau président du port de Sète », La Marseillaise,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Port de Sète : Jean-Claude Gayssot réélu à la présidence », sur Mer et Marine, (consulté le )
  7. « Jean-Claude GAYSSOT Président de MedLink Ports | Port de Sète », sur www.sete.port.fr (consulté le )
  8. « Le port de Sète prêt à accueillir l'Aquarius », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. Décret
  10. Décret du 31 décembre 2020 portant promotion et nomination dans l’ordre national du Mérite, publié le 21 janvier 2021

Liens externes[modifier | modifier le code]