Centre national de la danse

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Centre national de la danse
Lieu Pantin
Coordonnées 48° 53′ 44″ Nord 2° 24′ 07″ Est / 48.8955, 2.402
Inauguration 2004
Statut juridique établissement public
Tutelle Ministère de la Culture et de la Communication
Direction Mathilde Monnier
Site web http://www.cnd.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Centre national de la danse

Le Centre national de la danse (CND) est une institution dépendant du ministère de la Culture et de la Communication français et dévolu à la danse sous tous ses aspects : la promotion de spectacles et de chorégraphes, la diffusion de la culture chorégraphique, la création artistique, et la pédagogie destinée aux élèves confirmés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé en 1998 à l'initiative du ministère de la Culture et de la Communication, le CND se situe au croisement de la culture chorégraphique, de la création, de la diffusion et de la pédagogie. Il est établi à Pantin, près de la porte de Pantin, sur le canal de l'Ourcq et possède une antenne permanente en Rhône-Alpes à Lyon.

Les formations dispensées par le CND sont variées. Il s'agit de formations diplômantes, telles que le diplôme d’État de professeur de danse ou les formations d'artistes chorégraphes. Le centre assure également des formations continues et assure des ateliers pratiques pour amateurs. Le centre possède douze studios de danses, dont trois sont destinées aux représentations de œuvres.

La diffusion de la culture chorégraphique est assurée par une riche bibliothèque et une médiathèque uniquement dédiées à la danse et accessibles au grand public.

Le réalisateur Jan Kounen utilise le potentiel plastique et dynamique du CND pour tourner en 2006 la majorité des scènes de son film 99 francs.

Missions[modifier | modifier le code]

Les missions du Centre national de la danse s’ordonnent autour de grandes priorités :

- Le soutien à la création et à la diffusion

- Les formations destinées aux artistes chorégraphiques et aux enseignants de la danse

- La prise en compte des conditions d’exercice des professions de la danse

- Le développement de la culture chorégraphique.

Édifice[modifier | modifier le code]

Tabliers de la façade que Kalisz appelle totems.
Atrium du CND

Conçu en 1965 par l’architecte « brutaliste » Jacques Kalisz, à la demande de Jean Lolive alors maire communiste de Pantin qui veut rompre avec les modèles bourgeois des bâtiments publics traditionnels, le bâtiment a eu pour première affectation en 1972 d’abriter la cité administrative de la ville de Pantin. Kallisz, rompant avec le modèle classique des murs rideaux sans relief, transperce ses façades-masque en projetant les volumes intérieurs à l'extérieur, soulignés par d'importants balcons suspendus qui sont occultés par des tabliers aux formes géométriques d’inspiration aztèque. Mais l'événement architectural qui accueille le visiteur est une rampe d'escalier à double circulation monumentale, suspendue sur plus de 18 mètres, qui domine le hall d'entrée, Kalisz souhaitant par ce geste mettre en scène les services administratifs aux citoyens[1].

Vingt ans plus tard, le centre est déserté (peu fonctionnel, sans isolation phonique et thermique, les usagers et occupants n'ont pas su s'approprier la monumentalité du lieu, ces derniers ont même détourné la pensée de l'architecte, multipliant les cloisons et faux plafonds, habillé les murs de moquettes) mais la destruction du « Palais du peuple » (expression de Kalisz) voulue par les Pantinois coûte trop cher. Aussi, en 1997, la municipalité de Pantin le met à la disposition du Ministère de la Culture pour un franc symbolique dans le cadre d’un bail emphytéotique de 60 ans en vue d’y accueillir le Centre national de la danse. Ce ministère décide une vaste opération de réhabilitation et de réaffectation. Deux architectes, Antoinette Robain et Claire Guieysse, procèdent entre 2000 et 2003 à la rénovation tout en l’adaptant aux besoins du Centre national de la danse : onze studios de répétition dont trois ouverts au public pour des spectacles ou des performances, un foyer pour les danseurs (correspondant originellement au commissariat du « Palais du peuple », il forme désormais un atrium intérieur coloré visible depuis l'espace de la cafétéria), une trentaine de loges (correspondant aux anciennes cellules de garde à vue des prisonniers), une maison des compagnies, une médiathèque, une salle de projection, des espaces d'expositions, des salles de cours, enfin des bureaux pour l'administration sont développés sur quatre niveaux[2]. Pour ce travail dans lequel elles ont choisi de respecter la singularité architecturale du bâtiment tout en l'adaptant à ses nouvelles fonctions, elles ont été lauréates du Prix de l'Équerre d'argent en octobre 2004. La mise en lumière du bâtiment a été confiée à Hervé Audibert qui a décidé de redonner vie aux espaces en éclairant les volumes par des néons colorés qui marquent les nouvelles activités du lieu. Des artistes plasticiens ont également été sollicités dans le cadre de la commande publique et du 1% artistique : la réalisation d’éléments du mobilier a été confiée à Michelangelo Pistoletto, chantre de l'Arte Povera et la signalétique intérieure et extérieure au graphiste Pierre di Sciullo[3]. L’élaboration de la ligne de mobilier a été confiée à Hélène Diebold.

Le CND Lyon-Rhône-Alpes, dans les 740 m² disponibles, dispose de trois studios de danse, et d’une salle de réunion qui conjugue murs anciens et qualité des aménagements pour accueillir les professionnels.

Direction du CND[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les grands moulins de Pantin, Lieux dits,‎ , p. 94
  2. Dominique Aris, Élisabeth Henry, Architectures de la culture, Culture de l'architecture, Éditions de patrimoine,‎ , p. 101
  3. ministère de la Culture, « Pierre di Sciullo - Enseigne « danse » 2004 - Centre national de la danse à Pantin (Seine-Saint-Denis) », www.culturecommunication.gouv.fr,‎ (consulté le 17 septembre 2014)
  4. Philippe Noisette, « Mathilde Monnier prend la direction du Centre national de la danse », les Inrocks,‎ (consulté le 17 septembre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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