Tours Mercuriales

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Tours Mercuriales
Bagnolet Les Mercuriales.jpg

Tours Mercuriales

Histoire
Construction
1975 - 1977
Usage
Bureaux
Architecture
Hauteur de lʼantenne
175 m tour ouest
141 m tour est
Hauteur du toit
122 m
Hauteur du dernier étage
Surface
2x30000
Étages
2×33
Nombre dʼascenseurs
12 par tour + 1 monte charge
Localisation
Situation
Bagnolet
Flag of France.svg France
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
Red pog.svg

Les tours Mercuriales sont deux immeubles de bureaux jumeaux situés à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis.

Les deux tours, construites en 1975 par la SAEP, société maintenant rattachée à la holding Eiffage, sont situées en bordure du boulevard périphérique parisien, à proximité de la porte de Bagnolet et portent le nom de tour Levant (à l'est) et tour Ponant (à l'ouest).

Ces tours faisaient partie d'un vaste projet de quartier d'affaires de l'Est parisien, conçu pour équilibrer à l'ouest le quartier de La Défense. Ce projet est interrompu par le premier choc pétrolier, laissant les tours isolées sur l'échangeur de l'autoroute A3[1].

L'architecture des tours est inspirée de celle des tours jumelles du World Trade Center de New York.

Sans compter les antennes, elles sont les troisièmes plus hautes tours de Seine-Saint-Denis derrière la tour Pleyel (143 m) et derrière la tour La Villette (125 m). En comptant les antennes, la tour est est la plus haute du département, culminant à environ 175 m et la tour ouest est la troisième plus haute avec 141 m[1].

Le principe constructif[modifier | modifier le code]

Les architectes sont Serge Lana and Alfred H. Milh.

  • Les deux tours sont construites sur un soubassement commun comprenant les locaux techniques et les quais de déchargement, accessibles aux camions gros porteurs.
  • Contrairement au principe adopté pour les tours de New York, chaque tour Mercuriales est composée d'un noyau filant en béton armé qui englobe les ascenseurs, les monte-charge, escaliers et circulations verticales de fluides. Le noyau central d'ascenseurs est isolé à chaque étage des plateaux par des portes coupe-feu à fermeture automatique. Ce noyau supporte les dalles de planchers, soutenues en périphérie par des poteaux.
  • Le retrait des poteaux par rapport à la limite des plateaux a permis de réaliser une peau de façade continue, rigidifiée par des montants métalliques. Cette façade rideau extérieure n'ayant pas de rôle porteur autorise un éclairage naturel maximal des plateaux. Elle allège en outre visuellement la masse des tours et leur procure une esthétique plus fluide, accentuée par leur implantation isolée dans une zone d'habitation de faible hauteur.
  • Le cloisonnement des bureaux est totalement modulable et chaque plateau peut évoluer de la série de bureaux fermés à l'open space complet.
  • Les batteries d'ascenseurs sont réparties pour chaque tour en deux groupes de six. Chaque groupe dessert soit les 16 premiers niveaux, soit les 15 suivants. Chaque batterie comporte en outre un monte-charge reliant le quai en sous-sol à tous les étages.
  • Le 30e étage (31e réel) est le dernier étage de bureaux, les deux derniers niveaux regroupent des locaux de stockage, les dispositifs de climatisation et les équipements de radiodiffusion.
  • Un mail central couvert distribue le public sur les deux tours et dessert en outre les services communs (restaurant d'entreprise, sécurité)

En 2011, le groupe Colbert-Orco rachète les 50 % du capital qu'il ne détenait pas encore à General Electric Capital. Avec 87 % d'occupation, les tours abritent 3 000 salariés[1].

L'activité radiodiffusion[modifier | modifier le code]

Au sommet des tours sont disposées deux antennes. L'une était gérée par TDF (TSF 89,9, Aligre FM/Radio Pays et Beur FM) a été désactivée en mars 2013 et l'autre est gérée par TowerCast (Ado FM, Latina, Néo, Ici & Maintenant, FG, Générations/Paris Jazz et Radio Libertaire, Vivre FM et Radio Campus Paris). On y trouverait en tout 10 émetteurs de 4 kW PAR [2]. Ces émetteurs créent un couloir de brouillage occasionnant des interférences pour 40 000 foyers[3]. Un émetteur FM de faible puissance a été installé sur 87.6 diffusant France Inter afin de pallier les perturbations générées par les autres radios empêchant de recevoir correctement France Inter sur 87.8 émettant de la tour Eiffel.

Les tours Mercuriales dans l'art et la culture[modifier | modifier le code]

Alain Robert a escaladé une des tours en 1995.

Julien Millot, Tancrède Melet, Antoine Moineville, Sébastien Brugalla et Robin Exertier ont installé une highline en 2011 entre ces deux tours, objet du film I believe I can fly - flight of the frenchies de Sébastien Montaz-Rosset.

Virgil Vernier a tourné un film inspiré de l'ambiance des tours, intitulé Mercuriales, sorti en 2014.

Quelques images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Les Mercuriales, quel succès !, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 15 avril 2011
  2. Source: Bagnolet - Tours Mercuriales (93)
  3. selon Michel léon de l'association Sans Radio de l’Est parisien cité par Catherine Ehrel, Les interdits de France Inter, Le nouvel observateur [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]