Sarah Ourahmoune

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Sarah Ourahmoune
Sarah Ourahmoune dans son bureau du club Boxing Beats d'Aubervilliers en novembre 2011
Sarah Ourahmoune dans son bureau du club Boxing Beats d'Aubervilliers en novembre 2011
Fiche d’identité
Nom complet Sarah Ourahmoune
Surnom Badaboum
Nationalité Drapeau de la France France
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Sèvres, Hauts-de-Seine
Taille 1,58 m (5 2)[1]
Catégorie Poids mi-mouches et poids mouches
Palmarès
Titres amateurs Vice-championne olympique 2016

Championne du monde à Ningbo en 2008 (poids mi-mouches)

Médaillée d'argent aux championnats d'Europe à Rotterdam en 2011 (poids mouches)

Médaillée de bronze aux championnats d'Europe à Vejle en 2007 (poids mi-mouches)

Triple championne de l'Union Européenne (2007, 2008 et 2009)

Dix fois championne de France

Sarah Ourahmoune est une boxeuse française née le à Sèvres (Hauts-de-Seine).

Membre du Boxing Beats d'Aubervilliers, championne du monde en 2008, multiple médaillée européenne, elle évolue dans la catégorie olympique des moins de 51 kg. Elle est vice-championne olympique aux jeux de Rio 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sarah Ourahmoune est née le à Sèvres de parents d'origine algérienne.

C'est à 16 ans qu'elle débute la boxe anglaise. Elle décroche dès 1999 un premier titre de championne de France, qu'elle conserve l'année suivante en étant élue meilleure boxeuse du championnat. Elle intègre l'INSEP en interne en 2002.

Après quatre années sans boxer entre 2004 et 2007, elle revient sur la scène internationale. En 2010, elle illustre l'ouvrage Destin et tout peut basculer ! de Sylvie Albou-Tabart pour les éditions Lokomodo. Elle crée son association Dynamic boxe. Elle organise des cours de boxe à destination des femmes avec une halte-garderie pendant les cours.

Depuis novembre 2010, elle fait partie de la commission des Athlètes de Haut Niveau au Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

Elle intègre Sciences Po Paris afin de préparer un Master Communication[2]. Elle poursuit son parcours de formation en intégrant l'incubateur de Sciences Po (Sciences Po entrepreneur) où elle développe son entreprise Boxer Inside. Elle utilise la boxe comme outil de développement personnel lors de cours de boxe réguliers en entreprise et de Team Building[2].

En 2012, Sarah Ourhamoune ne parvient pas à se qualifier pour le premier tournoi olympique de boxe féminine qui doit avoir lieu aux Jeux de Londres : lors des championnats du monde qualificatifs disputés en mai à Qinhuangdao, elle est battue en huitièmes de finale par la Bulgare Stoyka Petrova (21-15)[3]. Elle met alors sa carrière entre parenthèses pour devenir mère[2].

Elle fait son retour sur les rings en 2014 avec l'objectif de se qualifier aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Elle finance une partie de sa préparation pour les Jeux olympiques de Rio 2016 grâce à une campagne de financement participatif lancée, en partenariat avec Powerade, sur la plateforme de crowdfunding sportif Sponsorise.Me[4].

En 2015, elle devient membre du Conseil national des villes (mandature 2015-2018)[5]. En mars 2017, elle est nommée déléguée du gouvernement en Seine-Saint-Denis[5]. Sarah Ourahmoune est également élue en mai membre du conseil d'administration du Comité National Olympique et Sportif Français, avant d'intégrer son Bureau Exécutif en tant que vice-présidente en charge des athlètes et des mixités[6].

Parcours sportif[modifier | modifier le code]

Championne de France des moins de 48 kg, Sarah Ourahmoune domine en demi-finale du championnat du monde amateur 2008 à Ningbo (Chine) la Suédoise Jenny Haedingz avant de s'incliner en finale face à la Chinoise Chen Ying sur une décision très litigieuse. À la suite de cette finale, la Chinoise est contrôlée positive au contrôle anti-dopage. Sarah Ourahmoune retrouve donc son titre de Championne du monde[7].

Championne de l'Union européenne à Lille en 2007, elle est élue meilleure boxeuse de la compétition. Elle confirme ce statut en remportant une deuxième fois le titre de championne de l'Union européenne à Liverpool en 2008, puis en juin 2009 en Bulgarie, pour la troisième année consécutive. Elle redevient championne de France en 2015, puis en février 2016.

En mai 2016, Sarah Ourahmoune participe aux championnats du monde féminins à Astana. Elle élimine successivement une Vietnamienne en 32e de finale (WP 3:0), puis la Tunisienne Amel Chebbi (arrêt de l'arbitre à la première reprise) en 16e et l'Arménienne Anush Grigoryan aux points 3:0 en 8e de finale. Victorieuse par forfait de la Chinoise Ren Cancan en quart de finale, elle atteint les demi-finales où elle s'incline sur une décision plus que contestable, décrochant la médaille de bronze des championnats du monde synonyme de qualification pour les Jeux olympiques de Rio[8].

À Rio, elle ne s'incline qu'en finale, le , face à l'Anglaise Nicola Adams, et termine ainsi les Jeux olympiques de Rio et sa carrière sportive avec une médaille d'argent.

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • Médaillée d'argent aux Jeux Olympiques de Rio en 2016
  • Médaillée de bronze au Championnat du Monde 2016 à Astana
  • Médaillée d'argent au Championnat d'Europe 2011 à Rotterdam
  • Vainqueur des Ceintures Montana 2011, 2012 et 2015 catégorie moins de 51kg
  • 10 fois Championne de France en 1999, 2000, 2003, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2015 et 2016
  • 3 fois Championne de l'Union européenne à Lille en 2007, à Liverpool en 2008 et en Bulgarie en 2009
  • Médaillée de bronze aux championnats d'Europe 2007 au Danemark. Elle s'incline face à la Roumaine Lydia Ion (vice-championne d'Europe) sur blessure à l'arcade à la suite d'un coup irrégulier (main ouverte).
  • Championne du monde 2008 à Ningbo (Chine)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses sportives[modifier | modifier le code]

Sarah Ourahmoune est récompensée aux gants d'or le 30 novembre 2009 en présence de Jean-Claude Bouttier. Des journaliste sportifs l'ont en effet choisie pour être récompensée d'un gant d'éclat pour son titre de championne du monde ainsi que pour l'ensemble de sa carrière amateur.

Elle remporte aussi le trophée femme et sport le 16 novembre 2009 dans la catégorie coup de pouce à une personnalité féminine pour son parcours de sportive de haut niveau, sa scolarité à Sciences Po et son travail au Boxing Beats où elle travaille en tant que responsable de projets éducatifs et pédagogiques mais également pour son travail d'éducatrice spécialisée. En effet, elle encadre des jeunes enfants handicapés mentaux d'un IMP autour d'une activité boxe éducative.

  • Cérémonie des Gants d'or de Canal + : récompensée du gant d'éclat, décembre 2009
  • Trophée Femmes et sport, personnalité féminine, janvier 2010
  • Médaille d'or jeunesse et sports, avril 2010
  • Médaille d'or de l'Académie des Sports, 15 novembre 2010
  • Trofémina, concours organisé par NRJ12, Femmes de talent, 31 mai 2010
  • Trophée "Richesse dans la diversité" Ambassade du Qatar, juin 2011
  • L’Équipe 21 "Sur la route", janvier 2015

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Profil de Sarah Ourahmoune », sur France Olympique (consulté le 30 avril 2017).>
  2. a, b et c Assia Hamdi, « Maman, entrepreneuse… et boxeuse aux JO de Rio ! », sur ouest-france.fr, (consulté le 19 juin 2017)
  3. Rédaction, « Ourahmoune n'ira pas aux Jeux », sur L'Equipe.fr, (consulté le 19 juin 2017)
  4. « RÊVE OLYMPIQUE », sur Sponsorise.me (consulté le 10 mai 2016)
  5. a et b « Une championne de boxe devient déléguée du gouvernement en Seine-Saint-Denis », acteurspublics.com (consulté le 21 mars 2016)
  6. CNOSF, « Désignation du Bureau exécutif du CNOSF », sur FranceOlympique.com, (consulté le 19 juin 2017)
  7. « Fédération française de Boxe », (consulté le 30 novembre 2008)
  8. « Ourahmoune à Rio », sur Fédération Française de Boxe (consulté le 24 mai 2016)
  9. Décret du 30 novembre 2016 portant promotion et nomination

Liens externes[modifier | modifier le code]