Stéphane Troussel

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Stéphane Troussel
Illustration.
Stéphane Troussel en 2021.
Fonctions
Président du conseil général puis départemental de la Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le
(10 ans, 4 mois et 30 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Claude Bartolone
Conseiller général puis départemental de la
Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le
(18 ans, 9 mois et 6 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 27 mars 2011
29 mars 2015
27 juin 2021
Circonscription Canton de la Courneuve
Prédécesseur Marie-Christine Labat
Conseiller municipal de La Courneuve
En fonction depuis le
(27 ans, 7 mois et 16 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 11 mars 2001
16 mars 2008
23 mars 2014
15 mars 2020
Maire James Marson
Gilles Poux
Biographie
Nom de naissance Stéphane Troussel
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Profession Attaché territorial
Inauguration du nouveau collège Didier Daurat au Bourget avec sa colistière Zaïnaba Saïd-Anzum, en 2015.
Avec Daniel Goldberg, député de la Seine-Saint-Denis (2013).

Stéphane Troussel, né le à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français. Il a grandi dans la cité des 4000 à La Courneuve, ville où il réside toujours.

Membre du Parti socialiste, il préside depuis 2012 le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis (ex Conseil général).

Parcours scolaire, premiers engagements militants et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Stéphane Troussel effectue l'ensemble de son parcours scolaire dans les établissements de La Courneuve, dont le lycée Jacques-Brel. Dès le lycée, il prend part à diverses manifestations en faveur de l’égalité des droits. Il participe ainsi aux mouvements lycéens et étudiants contre la loi Devaquet (1986), contre les lois Pasqua (1992-93), contre la réforme du code de la nationalité, contre la mise en place du CIP (le CPE version 1994) et contre la réforme de la loi Falloux (1994). Il poursuit ses études à l’Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne où il obtient une maîtrise d'économie, spécialité économie du travail et un DESS d'administration et gestion de l'emploi.

C’est à cette période qu’il adhere à plusieurs associations et organisations militantes : SOS Racisme, l’UNEF-ID avec laquelle il participe en 1990 au Train de la Démocratie, quelques mois seulement après la chute du Mur de Berlin, la FCPE, ou encore la Fédération Nationale des Maisons des Potes où il effectue son service national au titre de la politique de la ville.

Après ses études, Stéphane Troussel occupe différents postes dans la fonction publique : chargé d’insertion professionnelle pour les jeunes à Saint-Denis, puis collaborateur d’élus à Aubervilliers avant de devenir directeur de cabinet à la mairie des Lilas.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

1993 : débuts[modifier | modifier le code]

A partir de 1993, il adhère au Parti socialiste dans la tendance Gauche socialiste. Secrétaire de la section PS de La Courneuve de 1997 à 2008, il rallie en 2005 les amis de Laurent Fabius au moment de son soutien au “Non” lors du référendum sur le traité constitutionnel européen.

Il est élu conseiller municipal de La Courneuve en juin 1995 puis en 2001 sur une liste d'union de la gauche conduite par James Marson (1995) puis Gilles Poux (2001), et occupe les fonctions de maire-adjoint chargé de l'Enfance, de la Petite Enfance et de la Population de 2001 à 2008. Lors des municipales de 2008, il conduit la liste PS, les Verts, PRG, MRC, citoyens[1]. Devancé par le maire sortant (PCF), Stéphane Troussel devient conseiller municipal d’opposition.

2004 : premiers pas au conseil général de la Seine-Saint-Denis[modifier | modifier le code]

Stéphane Troussel est élu une première fois en 2004 dans le canton-ville de La Courneuve comme Conseiller général, détenu jusqu'alors par le PCF depuis la création du Département. Grâce à son élection et à celle de nombreux autres candidats socialistes au conseil général, les groupes PS et PCF sont à égalité dans l'assemblée (15/15).

Devenu vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis en 2008, lors de l'élection de Claude Bartolone à la présidence de l'institution, il est chargé du logement, de la rénovation urbaine et de la sécurité. Élu président de l'Office Public de l'Habitat de Seine-Saint-Denis en [2], il est à l'origine d'une enquête inédite sur la sécurité des locataires et les occupations de halls d'immeubles[3]. Il s'investit également en faveur des nombreux projets de rénovation urbaine en Seine-Saint-Denis, notamment celle du quartier emblématique des 4000 logements[4],[5]à La Courneuve.

En 2008, il soutient la candidature de Martine Aubry lors du Congrès de Reims du Parti Socialiste. Un soutien à Martine Aubry qu’il réaffirme en 2011, lors de la primaire du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle de 2012.

Chargé de la politique de la ville au conseil général, il dénonce le fort désengagement de l'État sur l'accompagnement éducatif à la rentrée 2011[6],[7] et des baisses de moyens pour les élèves en difficulté[8].

Lors des élections cantonales de 2011, Stéphane Troussel est réélu face au maire de La Courneuve. Dans le nouvel exécutif du conseil général, il est promu premier vice-président de Claude Bartolone. Lorsque ce dernier devient Président de l'Assemblée nationale, Stéphane Troussel lui succède le [9] à la présidence du conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Depuis 2012[modifier | modifier le code]

Stéphane Troussel en 2015.

À l'occasion des municipales 2014, il forme une coalition avec le maire sortant PCF Gilles Poux, qui conduit la liste de rassemblement de la Gauche composée à parité PC/PS[10] et devient alors adjoint au maire de la Courneuve.

En , il est nommé par Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national adjoint au PS chargé des questions de logement[11]. Il devient, en , Secrétaire National chargé de la Décentralisation et de la Modernisation de l’État, puis Secrétaire National chargé de la Santé et des Politiques de solidarité en jusqu'en .

Lors des élections départementales de 2015, il est élu conseiller départemental du Canton de La Courneuve/Dugny/Le Bourget en binôme avec son ancienne suppléante Zaïnaba Saïd-Anzum, puis, le , est réélu Président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis[12] (ex-conseil général).

Lors de la primaire de 2017, il apporte son soutien[13] et parraine la candidature[14] de Benoît Hamon.

Il soutient la candidature d'Olivier Faure au poste de premier secrétaire du Parti socialiste pour le congrès du parti qui a lieu à Aubervilliers en 2018[15].

Depuis 2020[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2020, il est réélu conseiller municipal de La Courneuve, sur la liste de coalition menée par le maire sortant PCF Gilles Poux. En , il devient Secrétaire National du PS au Pacte Social et aux Solidarités[16].

En , il lance un appel pour une « Seine-Saint-Denis en commun » en vue d’un rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens engagés pour les élections départementales de 2021[17]. La majorité départementale sort renforcée et Stéphane Troussel est réélu président du Conseil départemental[18].

Lors des élections législatives de juin 2022, il milite activement pour le rassemblement de la Gauche et la participation du Parti Socialiste à la Nouvelle Union Populaire Écologiste et Sociale (NUPES). La Gauche sort renforcée en Seine-Saint-Denis en remportant l'ensemble des 12 circonscriptions, contre 7 précédemment.

Mandats et fonctions actuels[modifier | modifier le code]

Prise de positions politiques[modifier | modifier le code]

Engagements pour la Seine-Saint-Denis[modifier | modifier le code]

En sa qualité de Président du département de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel s’engage dès 2016 auprès d’Anne Hidalgo, maire de Paris, pour placer la Seine-Saint-Denis au cœur de la candidature française aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024[21]. Cette candidature victorieuse pour l'organisation des JOP ouvre ainsi au territoire de la Seine-Saint-Denis l'opportunité d'accélérer ses transformations de manière inédite, au service des habitants.[réf. nécessaire]

En tant qu’élu local en Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel se mobilise pour dénoncer les inégalités territoriales que subit son département[réf. nécessaire], et pour faire reconnaître les défaillances de l’État en Seine-Saint-Denis en matière d'éducation, de police, de justice et de santé[réf. nécessaire]. Un combat qui conduit en à la sortie du Rapport Parlementaire des députés Cornut-Gentille et Kokouendo[22] sur l’évaluation de l’action de l’État dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis. Les conclusions du rapport donnent raison à la mobilisation de Stéphane Troussel[réf. nécessaire] et de nombreux élus de la Seine-Saint-Denis, et aboutissent en à une série d’annonces de la part du Premier ministre Édouard Philippe, pour "un État plus fort en Seine-Saint-Denis"[23].

Président de l'Office Public de l'Habitat (OPH) de Seine-Saint-Denis de 2009 à 2022, Stéphane Troussel est également engagé pour la construction, la gestion, l’attribution de logements et plus généralement l’amélioration des conditions d’habitat.

Engagements nationaux[modifier | modifier le code]

Militant engagé pour l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations, Stéphane Troussel s’est engagé en faveur de la loi sur le « Mariage Pour Tous » (2013) et du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales.

Depuis , en tant que Secrétaire national du Parti socialiste au Pacte social et aux Solidarités, il a notamment formulé des propositions pour lutter contre les déserts médicaux et pour la défense de l’hôpital public. Il s’est par ailleurs opposé à la réforme des retraites d’Emmanuel Macron et a participé aux mobilisations en faveur d'une autre réforme du système existant.

Face aux précarités croissantes et à l’urgence des inégalités sociales[réf. nécessaire], Stéphane Troussel milite depuis 2018 pour l’instauration d’un revenu de base accessible aux jeunes de moins de 25 ans[24]. En partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, et 18 autres départements, il se déclare favorable à une expérimentation locale au sein des départements dont celui de la Seine-Saint-Denis, département le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine[réf. nécessaire]. En 2019, le groupe socialiste présente à l’Assemblée nationale une proposition de loi[25], qui sera rejetée sans débat par la majorité LREM, pour l’expérimentation locale du revenu de base.

Il milite également pour la renationalisation du financement du RSA (Revenu de solidarité active), délégué aux départements depuis 2004, et dont l'État s'est progressivement désengagé. A ce titre, il interpelle le gouvernement à plusieurs reprises sur l’étranglement financier que représente cette charge pour les départements, alors qu'il s'agit pourtant d'une allocation de solidarité nationale. Pour étayer son argumentaire, il dénonce le reste à charge de 40 % du coût total du RSA pour son département en 2020, et la menace que représente l’explosion du nombre de bénéficiaires en Seine-Saint-Denis à la suite de la crise du coronavirus[26]. Au terme de plusieurs années de revendication, un accord de « renationalisation » du revenu de solidarité active est signée en septembre 2021 avec le premier ministre Jean Castex. Cet accord, effectif à partir de janvier 2022, fait de la Seine-Saint-Denis le premier département de France métropolitaine à en bénéficier.

Publication de son premier ouvrage : Seine-Saint-Denis, la République au défi[modifier | modifier le code]

En octobre 2022, Stéphane Troussel publie son premier ouvrage « Seine-Saint-Denis, la République au défi », aux Éditions de l’Aube. Dix ans après être devenu Président du Département, il partage sous la forme d’un entretien avec Madani Cheurfa sa vision de la Seine-Saint-Denis comme territoire où la République est au défi de faire réussir ses valeurs. Il y décrit ce territoire jeune, populaire et divers, comme un condensé des inégalités et un miroir grossissant des espoirs et des hantises de la société française. Face à l’affaiblissement des services publics, à la crise démocratique, aux effets des dérèglements climatiques ou encore à la montée de l’extrême-droite, dont les effets sont particulièrement forts en Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel formule des propositions tant en matière d’emploi, que de logement, de sécurité, d’écologie, d’éducation, de transports, de laïcité ou encore d’immigration.

Il y décrit également le cycle de transformations exceptionnelles qui s’ouvre en Seine-Saint-Denis avec la création d’un tiers des gares du Grand Paris Express, les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, la rénovation urbaine, l’installation de grands services de l’État et d’entreprises. Autant d’opportunités inédites qui doivent permettre selon Stéphane Troussel à la République de rattraper ses manquements en Seine-Saint-Denis et de construire un avenir commun entre une partie du département qui va bien et une autre encore durement éprouvée par les difficultés.

Stéphane Troussel questionne enfin le rôle de la gauche et appelle à réinventer son action, en se rassemblant et en agissant en particulier à destination des catégories populaires et de la jeunesse.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Avec Madani Cheurfa, Seine-Saint-Denis, la République au défi, Editions de l'Aube, coll. « Paroles d'acteurs », 20 octobre 2022, 184 p. (ISBN 978-2-8159-5209-5 et 9782815952095).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Parisien, 29 novembre 2007
  2. « OPH 93 : priorité donnée à la qualité du service rendu aux locataires », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, (consulté le )
  3. « Seine-Saint-Denis : les dealers squattent plus de 8 % des halls d'immeubles », Le Parisien, (consulté le )
  4. « La démolition d’une nouvelle barre s’annonce à la cité des 4000 », sur La Courneuve, Urbains sensibles (consulté le )
  5. « La démolition d’une nouvelle barre s’annonce à la cité des 4000 », sur lacourneuve.blog.lemonde.fr, (consulté le )
  6. « Moins de moyens pour les « orphelins de 16 heures » », Le Monde, (consulté le )
  7. « L’accompagnement éducatif sans le sou », Libération, (consulté le )
  8. « Fadela Amara passe, une classe trépasse », sur classes.blogs.liberation.fr, (consulté le )
  9. Julien Duffé, « Bartolone passe la main au président Troussel », Le Parisien,‎ , p. I (lire en ligne)
  10. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Les derniers bastions communistes franciliens résistent malgré le déclin du PCF », Le Monde, (consulté le )
  11. « Quand Jean-Christophe Cambadélis oublie sa promesse sur la parité et nomme 13 hommes sur 14 secrétaires nationaux adjoints », Europe 1, (consulté le )
  12. Sébastien Thomas, « Stéphane Troussel réélu à la tête du 93 : Stéphane Troussel a été élu, ce jeudi matin, président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis avec 23 voix pour, 16 votes blancs et deux bulletins nuls. 40 conseillers (deux élus manquaient à l’appel), dont 25 nouveaux, ont fait leur entrée à l’assemblée territoriale », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  13. Maéva Lahmi, « En meeting à Paris, Benoît Hamon défend son revenu universel envers et contre tous », sur bondyblog.fr, (consulté le )
  14. Sébastien Thomas, « Seine-Saint-Denis : quel candidat à la présidentielle votre élu a-t-il parrainé ? », leparisien.fr, (consulté le )
  15. « Stéphane Troussel : "Olivier Faure peut rassembler le PS" », lefigaro.fr, janvier 2018.
  16. « Les secrétaires nationaux », sur Parti Socialiste (consulté le )
  17. Thomas Poupeau, « Seine-Saint-Denis : en vue des départementales, Troussel (PS) appelle aux bonnes idées… et aux soutiens », sur leparisien.fr, (consulté le )
  18. Hajera Mohammad, « Seine-Saint-Denis : Stéphane Troussel, réélu à la présidence du conseil départemental », sur francebleu.fr, (consulté le )
  19. « Présentation | Les habitations populaires », sur lhp.coop (consulté le )
  20. Yann Lalande, « Plaine Commune développement / Troussel succède à Braouezec », sur lejsd.com, (consulté le )
  21. « « Dans trente ans, c’est en Seine-Saint-Denis que se jugera la réussite des Jeux olympiques » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. [1]
  23. « Philippe annonce des mesures pour la Seine-Saint-Denis, "sans chiffrage global" », sur Le HuffPost, (consulté le )
  24. « EXCLUSIF. L'appel de 19 présidents de département pour un revenu de base face à la crise du Covid-19 », sur lejdd.fr (consulté le )
  25. [2]
  26. Bérangère Lepetit, « Crise sociale : le nombre de bénéficiaires du RSA grimpe en flèche », sur leparisien.fr, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]