Stéphane Troussel

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Stéphane Troussel
Illustration.
Stéphane Troussel en 2021.
Fonctions
Président du Conseil général puis départemental de la Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le
(8 ans, 9 mois et 11 jours)
Réélection
Prédécesseur Claude Bartolone
Conseiller général puis départemental de la
Seine-Saint-Denis
En fonction depuis le
(17 ans, 1 mois et 18 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 27 mars 2011
29 mars 2015
Circonscription Canton de La Courneuve
Prédécesseur Marie-Christine Labat
Conseiller Municipal de La Courneuve
En fonction depuis le
(1 an et 3 mois)
Élection 15 mars 2020
Secrétaire National au Pacte social et aux Solidarités Parti socialiste
En fonction depuis le
(6 mois et 18 jours)
Biographie
Nom de naissance Stéphane Troussel
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Enfants Théo Troussel-Lamoureux, Romain Troussel-Lamoureux
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Profession Attaché territorial
Inauguration du nouveau collège Didier Daurat au Bourget avec sa colistière Zaïnaba Saïd-Anzum, en 2015.
Avec Daniel Goldberg, député de la Seine-Saint-Denis.

Stéphane Troussel, né le à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, il préside depuis 2015 le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis. Il avait été auparavant élu président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis le . Il assure également les fonctions de Secrétaire National du Parti Socialiste au Pacte social et aux Solidarités.

Parcours scolaire, premiers engagements militants et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Stéphane Troussel effectue l'ensemble de son parcours scolaire dans les établissements de La Courneuve, dont le lycée Jacques-Brel. Dès le lycée, il prend part à diverses manifestations en faveur de l’égalité des droits. Il participe ainsi aux mouvements lycéens et étudiants contre la loi Devaquet (1986), contre les lois Pasqua (1992-93), contre la réforme du code de la nationalité, contre la mise en place du CIP (le CPE version 1994) et contre la réforme de la loi Falloux (1994). Il poursuit ses études à l’Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne où il obtient une maîtrise d'économie, spécialité économie du travail et un DESS d'administration et gestion de l'emploi.

C’est à cette période qu’il adhere à plusieurs associations et organisations militantes : SOS Racisme, l’UNEF-ID avec laquelle il participe en 1990 au Train de la Démocratie, quelques mois seulement après la chute du Mur de Berlin, la FCPE, ou encore la Fédération Nationale des Maisons des Potes où il effectue son service national au titre de la politique de la ville.

Après ses études, Stéphane Troussel occupe différents postes dans la fonction publique : chargé d’insertion professionnelle pour les jeunes à Saint-Denis, puis collaborateur d’élus à Aubervilliers avant de devenir directeur de cabinet à la mairie des Lilas.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

1993 : débuts[modifier | modifier le code]

A partir de 1993, il adhère au Parti socialiste dans la tendance Gauche socialiste. Secrétaire de la section PS de La Courneuve de 1997 à 2008, il rallie en 2005 les amis de Laurent Fabius au moment de son soutien au “Non” lors du référendum sur le traité constitutionnel européen.

Il est élu conseiller municipal de La Courneuve en juin 1995 puis en 2001 sur une liste d'union de la gauche conduite par James Marson (1995) puis Gilles Poux (2001), et occupe les fonctions de maire-adjoint chargé de l'Enfance, de la Petite Enfance et de la Population de 2001 à 2008. Lors des municipales de 2008, il conduit la liste PS, les Verts, PRG, MRC, citoyens[1]. Devancé par le maire sortant (PCF), Stéphane Troussel devient conseiller municipal d’opposition.

2004 : premiers pas au Conseil général de la Seine-Saint-Denis[modifier | modifier le code]

Stéphane Troussel est élu une première fois en 2004 dans le canton-ville de La Courneuve comme Conseiller général, détenu jusqu'alors par le PCF depuis la création du Département. Grâce à son élection et à celle de nombreux autres candidats socialistes au Conseil général, les groupes PS et PCF sont à égalité dans l'assemblée (15/15).

Devenu vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis en 2008, lors de l'élection de Claude Bartolone à la présidence de l'institution, il est chargé du logement, de la rénovation urbaine et de la sécurité. Elu président de l'Office Public de l'Habitat de Seine-Saint-Denis en [2], il est à l'origine d'une enquête inédite sur la sécurité des locataires et les occupations de halls d'immeubles[3]. Il s'investit également en faveur des nombreux projets de rénovation urbaine en Seine-Saint-Denis, notamment celle du quartier emblématique des 4000 logements[4],[5]à La Courneuve.

En 2008, il soutient la candidature de Martine Aubry lors du Congrès de Reims du Parti Socialiste. Un soutien à Martine Aubry qu’il réaffirme en 2011, lors de la primaire du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle de 2012.

Chargé de la politique de la ville au Conseil général, il dénonce le fort désengagement de l'État sur l'accompagnement éducatif à la rentrée 2011[6],[7] et des baisses de moyens pour les élèves en difficulté[8].

Lors des élections cantonales de 2011, Stéphane Troussel est réélu face au maire de La Courneuve.  Dans le nouvel exécutif du Conseil Général, il est promu premier vice-président de Claude Bartolone[9]. Lorsque ce dernier devient Président de l'Assemblée nationale, Stéphane Troussel lui succède le [10] à la Présidence du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Depuis 2012[modifier | modifier le code]

Stéphane Troussel, en 2015

À l'occasion des municipales 2014, il forme une coalition avec le maire sortant PCF Gilles Poux, qui conduit la liste de rassemblement de la Gauche composée à parité PC/PS[11] et devient alors adjoint au maire de la Courneuve.

En , il est nommé par Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national adjoint au PS chargé des questions de logement[12]. Il devient, en , Secrétaire National en charge de la Décentralisation et de la Modernisation de l’État, puis Secrétaire National chargé de la Santé et des Politiques de solidarité en jusqu'en .

Lors des élections départementales de 2015, il est élu conseiller départemental du Canton de La Courneuve/Dugny/Le Bourget en binôme avec son ancienne suppléante Zaïnaba Saïd-Anzum, puis, le , est réélu Président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis [13](ex-Conseil Général).

Lors de la primaire de 2017, il apporte son soutien[14] et parraine la candidature[15] de Benoît Hamon.

Il soutient la candidature d'Olivier Faure au poste de premier secrétaire du Parti socialiste pour le congrès du parti qui a lieu à Aubervilliers en 2018[16].

Depuis 2020[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2020, il est réélu conseiller municipal de La Courneuve, sur la liste de coalition menée par le maire sortant PCF Gilles Poux.

En , il lance un appel pour une « Seine-Saint-Denis en commun » en vue d’un rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens engagés pour les élections départementales de 2021[17].

En , il devient Secrétaire National du PS au Pacte Social et aux Solidarités[18].

Mandats et fonctions actuels[modifier | modifier le code]

Prise de positions politiques[modifier | modifier le code]

Engagements pour la Seine-Saint-Denis[modifier | modifier le code]

En sa qualité de Président du département de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel s’engage dès 2016 auprès d’Anne Hidalgo, maire de Paris, pour placer la Seine-Saint-Denis au cœur de la candidature française aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024[23]. Cette candidature victorieuse pour l'organisation des JOP ouvre ainsi au territoire de la Seine-Saint-Denis l'opportunité d'accélérer ses transformations de manière inédite, au service des habitants.[réf. nécessaire]

En tant qu’élu local en Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel se mobilise pour dénoncer les inégalités territoriales que subit son département[réf. nécessaire], et pour faire reconnaître les défaillances de l’Etat en Seine-Saint-Denis en matière d'éducation, de police, de justice et de santé[réf. nécessaire]. Un combat qui conduit en à la sortie du Rapport Parlementaire des députés Cornut-Gentille et Kokouendo[24] sur l’évaluation de l’action de l’État dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis. Les conclusions du rapport donnent raison à la mobilisation de Stéphane Troussel[réf. nécessaire] et de nombreux élus de la Seine-Saint-Denis, et aboutissent en à une série d’annonces de la part du Premier ministre Édouard Philippe, pour "un État plus fort en Seine-Saint-Denis »[25].

Engagements nationaux[modifier | modifier le code]

Militant engagé pour l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations, Stéphane Troussel s’est engagé en faveur de la loi sur le « Mariage Pour Tous » (2013) et du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales.

Depuis , en tant que Secrétaire national du Parti socialiste au Pacte social et aux Solidarités, il a notamment formulé des propositions pour lutter contre les déserts médicaux et pour la défense de l’hôpital public. Il s’est par ailleurs opposé à la réforme des retraites d’Emmanuel Macron et a participé aux mobilisations en faveur d'une autre réforme plus juste[réf. nécessaire] d’amélioration du système existant.

Face aux précarités croissantes et à l’urgence des inégalités sociales, Stéphane Troussel milite depuis 2018 pour l’instauration d’un revenu de base accessible aux jeunes de moins de 25 ans[26]. En partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, et 18 autres départements, il se déclare favorable à une expérimentation locale au sein des départements dont celui de la Seine-Saint-Denis, département le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine. En 2019, le groupe socialiste présente à l’Assemblée nationale une proposition de loi[27], qui sera rejetée sans débat par la majorité LREM, pour l’expérimentation locale du revenu de base.

Il milite également pour la renationalisation du financement du RSA (Revenu de solidarité active), délégué aux départements depuis 2004, et dont l'Etat s'est progressivement désengagé. A ce titre, il interpelle le gouvernement à plusieurs reprises sur l’étranglement financier que représente cette charge pour les départements, alors qu'il s'agit pourtant d'une allocation de solidarité nationale. Pour étayer son argumentaire, il dénonce le reste à charge de 40 % du coût total du RSA pour son département en 2020, et la menace que représente l’explosion du nombre de bénéficiaires en Seine-Saint-Denis suite à la crise du coronavirus[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Parisien, 29 novembre 2007
  2. « OPH 93 : priorité donnée à la qualité du service rendu aux locataires », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, (consulté le 7 février 2010)
  3. « Seine-Saint-Denis : les dealers squattent plus de 8 % des halls d'immeubles », Le Parisien, (consulté le 19 novembre 2010)
  4. « La démolition d’une nouvelle barre s’annonce à la cité des 4000 », sur La Courneuve, Urbains sensibles (consulté le 3 mars 2016)
  5. « La démolition d’une nouvelle barre s’annonce à la cité des 4000 », Le Monde, (consulté le 25 mai 2012)
  6. « Moins de moyens pour les « orphelins de 16 heures » », Le Monde, (consulté le 27 septembre 2010)
  7. « L’accompagnement éducatif sans le sou », Libération, (consulté le 10 octobre 2010)
  8. « Fadela Amara passe, une classe trépasse », C'est classe !, (consulté le 27 septembre 2010)
  9. « Avec Stéphane Troussel, un Courneuvien devient 1er vice-président du Conseil général ! », Blog de Daniel Goldberg, (consulté le 6 avril 2011)
  10. Julien Duffé, « Bartolone passe la main au président Troussel », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ , p. I (lire en ligne)
  11. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Les derniers bastions communistes franciliens résistent malgré le déclin du PCF », Le Monde, (consulté le 27 janvier 2014)
  12. « Quand Jean-Christophe Cambadélis oublie sa promesse sur la parité et nomme 13 hommes sur 14 secrétaires nationaux adjoints », Europe 1, (consulté le 18 juin 2014)
  13. a et b Sébastien Thomas, « Stéphane Troussel réélu à la tête du 93 : Stéphane Troussel a été élu, ce jeudi matin, président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis avec 23 voix pour, 16 votes blancs et deux bulletins nuls. 40 conseillers (deux élus manquaient à l’appel), dont 25 nouveaux, ont fait leur entrée à l’assemblée territoriale », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  14. Maéva Lahmi, « En meeting à Paris, Benoît Hamon défend son revenu universel envers et contre tous », bondyblog.fr, (consulté le 19 janvier 2017)
  15. Sébastien Thomas, « Seine-Saint-Denis : quel candidat à la présidentielle votre élu a-t-il parrainé ? », leparisien.fr, (consulté le 22 mars 2017)
  16. « Stéphane Troussel : "Olivier Faure peut rassembler le PS" », lefigaro.fr, janvier 2018..
  17. Par Thomas PoupeauLe 12 octobre 2020 à 20h39, « Seine-Saint-Denis : en vue des départementales, Troussel (PS) appelle aux bonnes idées… et aux soutiens », sur leparisien.fr, (consulté le 4 novembre 2020)
  18. « Les secrétaires nationaux », sur Parti Socialiste (consulté le 8 décembre 2020)
  19. « Les secrétaires nationaux », sur parti-socialiste.fr (consulté le 4 novembre 2020)
  20. « Logement : l’OPH 93 change de nom «pour mieux s’ancrer dans le territoire » », sur leparisien.fr (consulté le 3 mars 2016)
  21. « Présentation | Les habitations populaires », sur lhp.coop (consulté le 3 mars 2016)
  22. Yann Lalande, « Plaine Commune développement / Troussel succède à Braouezec », sur lejsd.com, (consulté le 13 novembre 2020)
  23. « « Dans trente ans, c’est en Seine-Saint-Denis que se jugera la réussite des Jeux olympiques » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2020)
  24. [1]
  25. « Philippe annonce des mesures pour la Seine-Saint-Denis, "sans chiffrage global" », sur Le HuffPost, (consulté le 4 novembre 2020)
  26. Le JDD, « EXCLUSIF. L'appel de 19 présidents de département pour un revenu de base face à la crise du Covid-19 », sur lejdd.fr (consulté le 4 novembre 2020)
  27. [2]
  28. Par Bérangère LepetitLe 31 mai 2020 à 07h53 et Modifié Le 31 Mai 2020 À 10h30, « Crise sociale : le nombre de bénéficiaires du RSA grimpe en flèche », sur leparisien.fr, (consulté le 4 novembre 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]