Banlieues Bleues

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Banlieues Bleues
Genre jazz et musique cousines (musiques du monde, musique électronique)
Lieu Seine-Saint-Denis, Drapeau de la France France
Période printemps
Date de création 1984
Fondateurs Jacques Pornon
Statut juridique Association
Direction Xavier Lemettre
Site web http://www.banlieuesbleues.org

Banlieues Bleues est un festival de jazz qui se déroule chaque année en mars/avril en Seine-Saint-Denis, France. Les concerts sont répartis entre différentes localités de Seine-Saint-Denis. Le festival est géré par une association, subventionnée par le département de la Seine-Saint-Denis et la Direction régionale des Affaires culturelles d'Île-de-France[1].

La programmation est originale, et laisse une place importante à la création, même si elle accueille également des têtes d'affiches américaines comme McCoy Tyner[2] ou John Zorn en 2012, ou Miles Davis en 1988[3].

M. Xavier Lemettre, qui a pris en 2000 la direction de ce festival de jazz, le rappelait : «  Notre démarche est atypique mais exemplaire. Nous suscitons productions et créations, nous multiplions les actions musicales envers des publics souvent délaissés - c'est-à-dire toutes les missions de service public dont on nous parle de moins en moins. Prendre des risques artistiques, cela suppose un soutien constant ! »

Banlieues bleues ne peut guère compter sur ses recettes propres : ce festival accueille entre dix mille et douze mille spectateurs dans le cadre des concerts payants... et entre huit mille et dix mille dans celui des actions musicales gratuites. Il mène, qui plus est, une politique de « tarifs extrêmement accessibles » et réalise « un énorme boulot de sensibilisation et de formation du public ». Mais s'il bénéficie d'aides diverses (14,68 % des 2,8 millions d'euros du budget global en 2009). Le soutien de l’État, qui était déjà en recul, tout comme celui du conseil général (35,46 %) s'est vu fragilisé par les réformes actuelles liées à la RGPP. « L’État se fait le garant d'une cohérence globale en veillant à ne pas multiplier les mêmes productions sur tout le territoire, insiste cependant M. Lemettre. C'est une source de diversité. Le débat sur les nouvelles missions obligatoires des collectivités territoriales est central, d'autant que ce sont les villes, départements et régions qui assument l'essentiel des charges. Ce financement croisé est la condition de notre maintien. »[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Partenaires financiers du festival Banlieues Bleues
  2. McCoy Tyner éblouit Banlieues bleues, Le Monde, 17 mars 2012
  3. Histoire de l'association Banlieues Bleues
  4. Jacques Denis, « Entre démocratisation et commerce Le grand cirque des festivals musicaux », Le Monde diplomatique,‎ juillet 2010, p. 22 23

Lien externe[modifier | modifier le code]