Placoplatre

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne l'entreprise Placoplatre. Pour le produit de construction homonyme, voir plaque de plâtre.
Placoplatre
Création 1947
Forme juridique société anonyme
Siège social Drapeau de France 34 Avenue Franklin Roosevelt, 92150 Suresnes (Hauts-de-Seine(France)
Direction Hervé de Maistre[1]
Activité production et commercialisation de plâtre
Société mère Saint Gobain
Site web Placoplatre
Chiffre d’affaires 609 millions d'euros 2012[2]
Site de Placoplatre à Chambéry (Savoie) visible au premier plan.

Placoplatre est une entreprise française de production et de commercialisation de plâtre et de produits dérivés du plâtre, et une des principales filiales du groupe Saint-Gobain. Placoplatre compte 1 600 salariés en France, dont 180 au siège de Suresnes depuis 1994[3].

Le terme « placoplatre » est également une antonomase désignant des plaques de plâtre, initialement produites par l'entreprise, qui en a déposé le nom.

Présentation[modifier | modifier le code]

En France, l’histoire de la plaque de plâtre et du métier de plaquiste se confond avec celle de Placoplatre.

Pionnière de la plaque de plâtre en France, autrefois seulement utilisé sous la forme de poudre pour enduire les murs, la société Placoplatre commercialise des solutions pour l’isolation, l’aménagement et la décoration intérieure.

Plaques de plâtre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : plaque de plâtre.

En France, « Placoplatre » et « placo » sont devenus une antonomase. Ces deux termes sont en effet déposés de la gamme de plaques de plâtre propriété du groupe Saint-Gobain. Le nom est déposé tel quel à l'INPI, sans accent circonflexe, bien que venant de plâtre.

Il existe d'autres fabricants de plaques de plâtre similaires (tels Siniat et Knauf).

Recyclage du plâtre[modifier | modifier le code]

En 2008, Placoplatre ouvre une filière de recyclage des déchets à base de plâtre aux acteurs de la construction. En 2013, ses usines ont recyclé 40 000 tonnes de déchets de chantiers[4].
En décembre 2014, l'entreprise annonce renforcer sa politique de valorisation des déchets grâce à l'identification de 140 points de collecte[5].

Carrières de gypse ou plâtrières[modifier | modifier le code]

Afin de produire les plaques de plâtre, Placoplatre exploite au total sept carrières de gypse[6] en souterrain ou à ciel ouvert. Parmi elles, on compte :

  • la carrière à ciel ouvert de Cormeilles-en-Parisis. Exploitée par Placoplatre depuis 1990, elle fournit 60% du plâtre exporté par la France. En fin d'exploitation en 2017, le site devra être revégétalisé et rétrocédé à l'Agence des espaces verts de la région d'Île-de-France avant 2030[7].
  • la carrière du massif de Montmorency[8]. Placoplatre exploite une partie de cette carrière d'où sort 15% de la production du gypse[9]. C'est la plus grande carrière souterraine d'Europe[10].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1947, alors que la Seconde Guerre mondiale vient de se terminer et que la reconstruction des villes est une priorité mondiale, les sociétés Lambert Frères & Compagnies, Poliet & Chausson et la Société des Plâtrières Modernes de Grozon créent la société Placoplatre dans le but de commercialiser et de produire la plaque de plâtre qui « répond pleinement aux besoins de la reconstruction » selon les frères Lambert[11].

La société ouvre sa première usine à Vaujours en 1948, directement reliée aux usines de Lambert et Poliet, installées dans la même ville. Dans le cadre du plan Marshall[12], l'usine est aidée par US Gypsum qui lui fournit une partie de son matériel. Cette année-là, 500 000 mètres carrés de plaques de plâtre sont produits par l'entreprise[13].

Alors que la plaque de plâtre a du mal à séduire les entrepreneurs, par son aspect trop différent, la société Placoplatre arrive finalement entre 1954 et 1955 à trouver une place sur le marché et multiplie par cinq sa production annuelle[11]. L'entreprise construit une autre usine à Cognac et une seconde à Vaujours en 1973[14].

L'usine de Vaujours est en 2010 la première usine (en volume) de transformation de gypse (matière servant à fabriquer le plâtre) en Europe[15].

Chiffre d'affaires et actionnariat[modifier | modifier le code]

De 2010 à 2011, le chiffre d'affaires de l'entreprise passe d'environ 577 millions d'euros à plus de 630 millions d'euros[16]. En 2012, le chiffre d'affaires de l'entreprise est de 609 millions d'euros. L'entreprise emploie 1 600 personnes en France[2].

L'entreprise est détenue à 67,20 % par des actionnaires individuels, mais également par différentes entreprises dont Wendel (17,50 %), Saint Gobain (4,77 %) et la Caisse des Dépôts et Consignations (2,90 %)[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Placoplatre : Hervé de Maistre nouveau directeur général de Placoplatre », sur Le Moniteur,‎
  2. Placoplâtre surfe sur le Grenelle de l'environnement, Suresnes magazine, septembre 2010, no 212, page 13.
  3. « Placoplatre renforce sa politique de recyclage », sur Le Dauphiné,‎
  4. « Placoplatre renforce sa politique de recyclage », sur Le Moniteur,‎
  5. http://www.placoplatre.fr/L-ENTREPRISE/Carrieres-de-gypse
  6. « La plus grande carrière de gypse à ciel ouvert d'Europe projette de s'étendre en souterrain », sur Gazette du Val d'Oise,‎
  7. « Escapade indiscrète dans l'antre de Placoplatre », sur Capital,‎
  8. « L'État lance une entreprise minière publique », sur Le Figaro,‎
  9. « L'État lance une entreprise minière publique », sur France 3,‎
  10. a et b « La naissance de Placoplatre », sur Musée du plâtre,‎
  11. « Le Plan Marshall devenu un plan marshall ? », sur Passion Histoire,‎
  12. « L'usine Placo de Vaujours », sur Entre.Pros
  13. « Le Placo renforce Saint-Gobain », sur Challenges,‎
  14. « Placoplatre : un vaste chantier industriel et logistique », sur Retour d'expérience,‎
  15. a et b « Placoplatre », sur Le Journal du Net

Lien externe[modifier | modifier le code]