Robert Ballanger

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Robert Ballanger
Fonctions
Président du groupe communiste à l'Assemblée nationale

(17 ans)
Prédécesseur Waldeck Rochet
Successeur André Lajoinie
Député français

(13 ans, 10 mois et 14 jours)
Circonscription Huitième circonscription de la Seine-Saint-Denis
Législature IIIe, IVe, Ve et VIe (Cinquième République)
Groupe politique communiste
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur François Asensi

(8 ans, 3 mois et 24 jours)
Circonscription Neuvième circonscription de Seine-et-Oise
Législature Ire et IIe (Cinquième République)
Groupe politique communiste
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Circonscription supprimée

(13 ans, 2 mois et 18 jours)
Circonscription Seine-et-Oise
Législature Ire, IIe et IIIe (Quatrième République)
Groupe politique communiste
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Circonscription supprimée
Maire d'Aulnay-sous-Bois

(7 ans)
Conseiller général du Canton du Raincy

(6 ans)
Biographie
Nom de naissance Robert Victor Marcel François Ballanger
Date de naissance
Lieu de naissance Nantes (France)
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Sevran (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique Ligue fédéraliste de Bretagne
Parti communiste français
Profession Employé de bureau

Robert Ballanger, né le à Nantes (France) et mort le à Sevran[1] (France), est un homme politique français.

Membre du Parti communiste français, il est député de la Seine-et-Oise, puis de la Seine-Saint-Denis de 1945 à 1981, président du groupe parlementaire communiste de 1964 à 1981 et maire d'Aulnay-sous-Bois de 1971 à 1978.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1912 à Nantes dans une famille modeste, d'une mère couturière et d'un père maréchal-des-logis-chef puis surveillant général aux Chantiers de la Loire, Robert Ballanger termine ses études avec un brevet supérieur. Il poursuit avec des cours du soir de littérature et de comédie au Conservatoire de Nantes[2].

Il milite au sein du mouvement breton et est membre de la Ligue fédéraliste de Bretagne jusqu'à sa disparition en 1934 ; il y côtoie Maurice Duhamel et Morvan Marchal[3]. Il est employé à l'usine des Batignolles (1935), puis comme commis auxiliaire au ministère des Colonies à Nantes (1936). Adhérent du PCF en , il devient secrétaire adjoint de la section de Nantes-ville en janvier 1937 et secrétaire régional de Loire Inférieure en 1939[2].

Il participe à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, période au cours de laquelle il est en contact avec Auguste Lecœur et Marcel Paul. À la fin de 1940, il s'emploie, en compagnie de Venise Gosnat, à réorganiser le parti communiste en Bretagne et contribue à la création de l'Organisation spéciale. De mai à octobre 1942, il est responsable « interrégional » de la région Centre (départements du Cher, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret et Nièvre), puis, en octobre 1942, dans la région parisienne. En octobre 1943, il intègre l'état-major national des FTP et est en contact avec la direction illégale du PCF[2].

En , il est nommé vice-président du Comité départemental de Libération de Seine-et-Oise, en tant que représentant du PCF[2]. Il est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Médaille de la Résistance[4].

Député de la Seine-et-Oise de 1945 à 1967, puis de la Seine-Saint-Denis de 1968 à 1981, il est élu quatorze fois. Il préside le groupe communiste à l'Assemblée nationale de 1964 à 1981.

Le , il est le seul député PCF à voter contre les pouvoirs spéciaux demandés par le président du Conseil Guy Mollet en vue du « rétablissement de l'ordre » (selon la formule officielle) en Algérie[5]

Il a été conseiller général du Raincy de 1945 à 1951, conseiller municipal de Livry-Gargan de 1953 à 1959, et maire d'Aulnay-sous-Bois de 1971 à 1978.

Lors des événements de Mai 68, Robert Ballanger, fait partie des 20 députés communistes qui déposent, avec 49 autres, une motion de censure le à l’Assemblée nationale, laquelle condamne le régime gaulliste qui « dix ans après sa prise de pouvoir […] refusant tout dialogue véritable, contraint les étudiants, les enseignants, les paysans, les ouvriers les jeunes sans emploi, à recourir à des manifestations de rue d’une exceptionnelle ampleur »[6].

Alors qu'il était député-maire d'Aulnay-sous-Bois, Robert Ballanger a été l'initiateur de la création du Syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye (SEAPFA), en 1971[7].

Son nom a été donné à l'hôpital intercommunal d'Aulnay-sous-Bois, Sevran et Villepinte.

Décorations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. a b c et d Claude Pennetier, Nadia Ténine-Michel, « BALLANGER Robert, Victor, Marcel, François », sur maitron.fr.
  3. Christian Bougeard, Les forces politiques en Bretagne : Notables, élus et militants (1914-1946), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 388 p. (ISBN 978-2-7535-1434-8) « en condamnant sans ambages le nazisme en 1933, la Ligue fédéraliste de Bretagne tient un discours révolutionnaire marxiste qui, sous l'égide du prolétariat, condamne les deux "formes de l'hystérie politico-capitaliste : l'impérialisme français, le fascisme italien", un discours que le PCF n'aurait pas désavoué. Des hommes de gauche laïque militent donc au début des années 1930 dans la fraction du mouvement breton qui s'engage dans le combat démocratique avec les partis de gauche dans les comités antifascistes et au Secours rouge international. Quand la Ligue fédéraliste disparaît en 1935-1936, certains militants rejoignent d'ailleurs ces partis comme Morvan Marchal ou Robert Ballanger qui deviendra un responsable de la résistance communiste en Bretagne, puis un député PCF »
  4. « Robert, Victor, Marcel, François Ballanger (Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française) », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  5. « Guerre d'Algérie. Entretien. Roland Leroy : "L'erreur des pouvoirs spéciaux" », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Jean Vigreux, Emmanuel Ranc, « La direction et les députés du PCF à l'épreuve de Mai-Juin 68 », Parlement(s) : revue d'histoire politique, no 9,‎ , p. 80 à 95 (lire en ligne).
  7. Site officiel de Tremblay-en-France évoquant le SEAPFA [1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]