Gare de Saint-Denis

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Saint-Denis
L'Île-Saint-Denis
Image illustrative de l'article Gare de Saint-Denis
Le bâtiment voyageurs, vu depuis le parvis.
Localisation
Pays France
Commune Saint-Denis
Quartier Pleyel / Confluence
Adresse 1 place des victimes
du 17-Octobre-1961
93200 Saint-Denis
Coordonnées géographiques 48° 56′ 07″ nord, 2° 20′ 44″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services (RER)(D) TransilienLigne H du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Nord à Lille
Saint-Denis à Dieppe
Voies 8 dont 1 sans quai
Quais 3 latéraux et 2 centraux
Transit annuel 26 588 019 voyageurs (2016)
Zone 3 (tarification Île-de-France)
Altitude 37 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Tramway (T)(1)(8)
Bus RATP (BUS) RATP 170 254 274

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Saint-DenisL'Île-Saint-Denis

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Saint-DenisL'Île-Saint-Denis

Géolocalisation sur la carte : Seine-Saint-Denis

(Voir situation sur carte : Seine-Saint-Denis)
Saint-DenisL'Île-Saint-Denis

La gare de Saint-Denis, parfois appelée Saint-Denis-Voyageurs, est une gare ferroviaire française des lignes de Paris-Nord à Lille et de Saint-Denis à Dieppe. Elle est située à l'ouest de la commune de Saint-Denis, dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France, au nord de la partie du territoire communal comprise entre la Seine et le canal Saint-Denis, à la hauteur de l'avant-dernière écluse de ce dernier avant le fleuve. Le bâtiment voyageurs donne sur la place des Victimes du 17-Octobre-1961, dénomination depuis de l'ancienne Place de la Gare. Un pont constituant une partie de la rue du Port, ainsi qu'une passerelle pour piétons au-dessus du canal, permettent de passer vers le centre de la ville.

Elle est l'une des trois gares, avec celles du Stade de France - Saint-Denis (sur la ligne D du RER) et de La Plaine - Stade de France (sur la ligne B du RER), qui desservent la commune, plus particulièrement le centre-ville, ainsi que la commune voisine de L'Île-Saint-Denis située à l'ouest.

Avec ses 90 000 voyageurs par jour, elle constitue la cinquième gare d'Île-de-France, hors Paris[1]. Elle fait l'objet d'études en 2006, dans le cadre du comité de pôle du plan de déplacements urbains (PDU), afin de la rendre plus fonctionnelle, plus confortable et lui permettre d'accueillir les flux induits par le prolongement de la ligne de tramway T1 vers l'ouest, par la rue du Port, et par la création de la ligne de tramway T8, qui sont en correspondance avec la gare[2]. Sous-dimensionnée, elle fait l'objet de nouvelles études en 2017, afin d'accroître ses capacités d'échanges et la rendre accessible[1].

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 37 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Saint-Denis est située au point kilométrique (PK) 6,131 de la ligne de Paris-Nord à Lille, entre les gares du Stade-de-France-Saint-Denis et de Pierrefitte - Stains[3]. Elle est également l'origine, à ce même PK, de la ligne de Saint-Denis à Dieppe, avant la gare d'Épinay - Villetaneuse[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , le conseil municipal est informé par le maire que la « Compagnie du chemin de fer de Paris en Belgique (par Pontoise) » a l'intention d'établir une station à Saint-Denis sur le site appelé « la maison de Seine » (emplacement actuel de la gare). Après délibération, estimant que le site est mal choisi, le conseil émet le vœu qu'il vaudrait mieux qu'elle soit installée sur la place aux Gueldres[5].

Dessin gravé de 1856.

La gare de Saint-Denis est officiellement mise en service le par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la ligne de Paris-Nord à Lille qui se dirigeait alors vers Ermont puis Saint-Ouen-l'Aumône, avant de bifurquer vers Creil en suivant la vallée de l'Oise.

Lors de la révolte du peuple de Paris pendant les journées de Juin (en 1848), la station de Saint-Denis des chemins de fer du Nord est incendiée peu après que l'embarcadère du Nord à Paris soit totalement dévasté[6].

La gare au début du XXe siècle.

La ligne plus directe Saint-Denis – Creil via Survilliers est ouverte en 1859 après six ans d'études.

Un court raccordement en forte pente et en courbe reliait la gare de Saint-Denis au quai du canal en contrebas, pour la desserte marchandises de ce dernier. L'emplacement de ce raccordement, à l'extrémité ouest de la gare, est réutilisé lors de travaux d'aménagement des voies de la gare dans les années 1970.

En 2009, les abords de la gare sont connus pour être un centre majeur du trafic de crack en Île-de-France[7].

Le parvis de la gare est réaménagé en 2011 par Plaine Commune, dans le cadre de la « piétonisation » du quartier de la Gare et de la création de la ligne 8 du tramway d'Île-de-France[2].

Elle était aussi le terminus de la ligne de tramway T1, terminus situé sur le pont du Canal, dont le prolongement vers Asnières - Gennevilliers - Les Courtilles est réalisé depuis le . Depuis fin 2014, la ligne de tramway T8 dessert également la gare de Saint-Denis, donnant ainsi un accès aisé à Villetaneuse et Épinay-sur-Seine, puis, ultérieurement, au quartier de La Plaine Saint-Denis.

En , de nouvelles plaques signalétiques apparaissent sur les quais de la gare, où est ajoutée la mention L'Île-Saint-Denis, qui rappelle la desserte indirecte de cette commune située environ à 450 m de l'établissement et souvent considérée, à tort, comme une partie de Saint-Denis[8].

En , les flux de voyageurs sont réorganisés entre les différents souterrains et les accès. L'opération a pour buts de lutter contre la fraude et d'éviter les croisements difficiles (« de gros bouchons ») entre les personnes entrant et sortant de l'établissement[9]. Toujours en 2016, la SNCF estime la fréquentation annuelle de cette gare à 26 588 019 voyageurs[10].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Vidéo de la traversée de la gare, vue depuis la cabine de conduite d'un train ne la desservant pas.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF Transilien, elle dispose d'un bâtiment voyageurs ouvert tous les jours, avec un guichet ouvert du lundi au vendredi pour l'achat de titres de transport Grandes lignes. Elle est équipée d'automates Transilien et Grandes lignes, ainsi que d'un « système d'information sur les horaires des trains en temps réel ». Pour les personnes à la mobilité réduite, elle dispose d'un guichet adapté, de bandes d'éveil et vigilance sur les quais et de boucles magnétiques. Une boutique Relay, un distributeur de boissons / friandises et une boîte aux lettres y sont installés[11].

Desserte[modifier | modifier le code]

Rame Z 20500 no 92V (rénovée en 2007), assurant une mission ZYCK à destination de Melun via Combs-la-Ville.
La station du T8 et, en arrière-plan, celle du T1.

La gare est desservie par les trains :

Les voies et leurs quais respectifs sont affectés comme suit :

Excepté le quai de la voie 1 (inutilisé, mesurant au total 192 mètres), chaque autre quai de cette gare a une longueur utile de 280 mètres[12].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking de 300–500 places (payant) pour les véhicules sont aménagés à ses abords[11].

La gare est desservie par les lignes de tramway T1 et T8, et par les lignes 170, 254 et 274 du réseau de bus RATP.

Poste de commande centralisée du réseau[modifier | modifier le code]

Une partie de la salle de contrôle du trafic, dans le CCR.

Le poste de commande centralisé du réseau (CCR) de Saint-Denis est établi à proximité de la gare ; il doit gérer à terme tous les postes d'aiguillage des lignes du réseau Paris-Nord. Il est mis en service en plusieurs phases, d'ici l'été 2018[13]. Une première étape a été réalisée avec le basculement des branches Mitry et Roissy du RER B vers le CCR, les 11 et [14],[15]. Les 12 et , une deuxième étape bascule la gestion du tronçon entre La Plaine Saint-Denis et Aulnay-sous-Bois[16].

Projet de restructuration[modifier | modifier le code]

Des travaux sont prévus à l'ouest de la gare, pour y aménager un nouveau parvis donnant sur la rue Charles-Michels et le nouveau quartier Gare-confluence[2].

Une enquête publique est lancée, du 11 septembre au , sur les projets de réaménagement de cette gare, dont Île-de-France Mobilités prévoit qu'elle verra son trafic croître de 70 % entre 2017 et 2030, pour passer de 90 000 à 150 000 voyageurs par jour. Le projet est chiffré à 65 millions d'euros ; les travaux, qui doivent commencer en 2018, ont pour buts d'accroître les capacités d'échanges de la gare ainsi que son accessibilité aux personnes à mobilité réduite (par le rehaussement des quais), de créer un nouveau passage souterrain pour accéder aux voies (depuis l'est et l'ouest) avec des ascenseurs, des escaliers mécaniques et des escaliers fixes, et d'améliorer le souterrain sud existant[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Aménagement de la gare de Saint-Denis - L'ile-Saint-Denis », sur amenagement-gare-saint-denis.fr (consulté le 22 août 2017).
  2. a, b et c « Gare Confluence : Le projet d'aménagement autour de la Gare de Saint-Denis » (consulté le 24 novembre 2016) ; cette page est une archive.
  3. Reinhard Douté, 2011, p. 104
  4. Reinhard Douté, 2011, p. 126
  5. Fernand Bournon et Direction des affaires départementales de la Seine, Pierrefitte : Notice historique et renseignements administratifs, Montévrain, Imprimerie de l'école d'Alembert, , 63 p. (lire en ligne [PDF]), chap. III (« Annales administratives - liste des maires »), p. 17-18.
  6. Charles Lefeuve, Le tour de la vallée : Histoire et description de Béthemont, Frépillon, ..., Montmorency, , 338 p. (lire en ligne [PDF]), « Enghien-les-Bains », p. 308-309.
  7. « L'usage du crack se banalise en Ile-de-France », Le Monde, (consulté le 19 juillet 2009).
  8. « L'Île-Saint-Denis a sa gare ! », leparisien.fr, (consulté le 25 octobre 2015).
  9. Jean-Gabriel Bontinck, « Saint-Denis : la SNCF réorganise la gare pour dissuader les fraudeurs », sur leparisien.fr, (consulté le 19 janvier 2016).
  10. « SNCF Open Data : Fréquentation en gares », sur data.sncf.com (consulté le 2 octobre 2017).
  11. a et b « Gare Saint-Denis », sur transilien.com (consulté le 22 août 2017).
  12. « Document de Référence du Réseau », sur sncf-reseau.fr (consulté le 2 octobre 2017) ; cf. les annexes du DRR de l'année en cours ou de la suivante.
  13. Christophe, animateur des communautés en ligne RER B, « Modernisation des postes d’aiguillages : TRAVAUX le 11 mars 2017 », sur rerb-leblog.fr, (consulté le 19 mai 2017).
  14. « Gare de Lyon et Gare du Nord : deux CCR mises en service », sur transportrail, (consulté le 19 mai 2017).
  15. « Roissy - Stade de France : le RER B nord à l’arrêt ce samedi », sur leparisien.fr, (consulté le 19 mai 2017).
  16. Christophe, animateur des communautés en ligne RER B, « Les 12 et 13 août, le RER B sera interrompu entre Gare du Nord et Aulnay-sous-Bois toute la journée ! », sur rerb-leblog.fr, (consulté le 26 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [272/1] Paris-Nord - Creil et [330/1] Paris-Nord - Gisors », p. 104 et 126.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Orry-la-Ville - Coye
ou Creil
Pierrefitte - Stains (RER) (D) Stade-de-France-Saint-Denis Corbeil-Essonnes (via Ris-Orangis)
Goussainville Pierrefitte - Stains (RER) (D) Stade-de-France-Saint-Denis Melun (via Combs-la-Ville)
Villiers-le-Bel - Gonesse Pierrefitte - Stains (RER) (D) Stade-de-France-Saint-Denis Malesherbes (via Évry - Courcouronnes)
ou Melun (via Corbeil-Essonnes)
Sarcelles - Saint-Brice
ou Luzarches
ou Saint-Leu-la-Forêt
ou Persan - Beaumont
ou Pontoise
Épinay - Villetaneuse Transilien Ligne H du Transilien Paris-Nord Paris-Nord