Gare de Saint-Denis

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Saint-Denis
L'Île-Saint-Denis
Image illustrative de l'article Gare de Saint-Denis
La place de la Gare.
Localisation
Pays France
Commune Saint-Denis
Adresse 1, Place des victimes
du 17-Octobre-1961
93200 Saint-Denis
Coordonnées géographiques 48° 56′ 06″ N 2° 20′ 43″ E / 48.93509, 2.3453948° 56′ 06″ Nord 2° 20′ 43″ Est / 48.93509, 2.34539
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services (RER)(D) TransilienLigne H du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Nord à Lille
Saint-Denis à Dieppe
Voies 8 voies dont 1 sans quai
Quais 3 quais latéraux et 2 quais centraux
Zone 3 (tarification Île-de-France)
Altitude 37 m
Historique
Ouverture 21 juin 1846
Correspondances
Tramway (T)(1)(8)
RATP (BUS) RATP 170 254 274

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Saint-DenisL'Île-Saint-Denis

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Saint-DenisL'Île-Saint-Denis

Géolocalisation sur la carte : Seine-Saint-Denis

(Voir situation sur carte : Seine-Saint-Denis)
Saint-DenisL'Île-Saint-Denis

La gare de Saint-Denis est une gare ferroviaire française des lignes de Paris-Nord à Lille et de Saint-Denis à Dieppe. Elle est située à l'ouest de la commune de Saint-Denis, dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France, au nord de la partie du territoire communal comprise entre la Seine et le canal Saint-Denis, à la hauteur de l'avant-dernière écluse de ce dernier avant le fleuve. Le bâtiment voyageurs donne sur la Place des Victimes du 17-Octobre-1961, dénomination depuis mars 2007 de l'ancienne Place de la Gare. Un pont constituant une partie de la rue du Port et une passerelle pour piétons au-dessus du canal permettent de passer vers le centre de la ville.

Elle est l'une des trois gares, avec celles du Stade de France - Saint-Denis (sur la ligne D du RER) et de La Plaine - Stade de France (sur la ligne B du RER), qui desservent la commune, plus particulièrement le centre-ville, ainsi que la commune voisine de L'Île-Saint-Denis située à l'ouest.

Avec ses 70 000 voyageurs par jour, cette gare constitue le troisième pôle multimodal d'Île-de-France. Sous-dimensionnée, elle fait l'objet d'études dans le cadre du comité de pôle du plan de déplacements urbains (PDU) afin de la rendre plus fonctionnelle, plus confortable et lui permettre d'accueillir les flux induits par le prolongement de la ligne de tramway T1 vers l'ouest et par la création de la ligne de tramway T8[1] qui sont en correspondances avec la gare.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 37 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Saint-Denis est située au Point kilométrique (PK) 6,131 de la ligne de Paris-Nord à Lille, entre les gares du Stade de France - Saint-Denis et de Pierrefitte - Stains[2]. Elle est également l'origine, au PK 6,131, de la ligne de Saint-Denis à Dieppe, avant la gare d'Épinay - Villetaneuse[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , le conseil municipal est informé par le maire que la « Compagnie du chemin de fer de Paris en Belgique (par Pontoise) » a l'intention d'établir une station à Saint-Denis sur le site appelé « la maison de Seine » (emplacement actuel de la gare). Après délibération, estimant que le site est mal choisi, le conseil émet le vœu qu'il vaudrait mieux qu'elle soit installée sur la place aux Gueldres[4].

Dessin gravé de 1856.

La gare de Saint-Denis est officiellement mise en service le par la Compagnie des chemins de fer du Nord lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la ligne de Paris-Nord à Lille qui se dirigeait alors vers Ermont puis Saint-Ouen-l'Aumône, avant de bifurquer vers Creil en suivant la vallée de l'Oise.

Lors de la révolte du peuple de Paris pendant les journées de juin 1848, la station de Saint-Denis des chemins de fer du Nord est incendiée peu après que l'embarcadère du Nord à Paris soit totalement dévasté[5]

La gare au début du XXe siècle.

La ligne plus directe Saint-Denis - Creil via Survilliers est ouverte en 1859 après six ans d'études, puis doublée en 1907.

La ligne Épinay - Persan - Beaumont via Montsoult est, quant à elle, ouverte en 1877 et l'embranchement Montsoult - Luzarches ouvre, lui, en 1880[6].

Départ en direction du sud, vue de la cabine de conduite d'une rame Z 20500 du RER D.

Un court raccordement en forte pente et en courbe reliait la gare de Saint-Denis au quai du canal en contrebas, pour la desserte marchandises de ce dernier. L'emplacement de ce raccordement, à l'extrémité ouest de la gare, est réutilisé lors de travaux d'aménagement des voies de la gare dans les années 1970.

En 2009, les abords de la gare sont connus pour être un centre majeur du trafic de crack en Île-de-France[7].

Le parvis de la gare est réaménagé en 2011 par Plaine Commune, dans le cadre de la « piétonisation » du quartier de la Gare et de la création de la ligne 8 du tramway d'Île-de-France[1].

Elle était aussi le terminus de la ligne de tramway T1, terminus situé sur le pont du Canal, dont le prolongement vers Asnières - Gennevilliers - Les Courtilles est réalisé depuis le . Depuis fin 2014, la ligne de tramway T8 dessert également la gare de Saint-Denis, donnant ainsi un accès aisé à Villetaneuse et Épinay-sur-Seine, puis, ultérieurement, au quartier de La Plaine Saint-Denis.

En juillet 2015, de nouvelles plaques signalétiques apparaissent sur les quais de la gare où est ajoutée la mention L'Île-Saint-Denis, qui rappelle la desserte indirecte de cette commune située environ à 450 m de la gare et souvent considérée, à tort, comme une partie de Saint-Denis[8].

Étant le centre du troisième pôle multimodal de transports de la banlieue parisienne, tous types de transports collectifs cumulés, elle accueille un trafic quotidien de 70 000 voyageurs.

En janvier 2016, les flux de voyageurs sont réorganisés entre les différents souterrains et les accès. L'opération a pour buts de lutter contre la fraude et d'éviter les croisements difficiles (« de gros bouchons ») entre les personnes entrant et sortant de l'établissement[9].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Rame Z 20500 no 92V (rénovée en 2007) assurant une mission ZYCK à destination de Melun via Combs-la-Ville.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF Transilien, elle dispose d'un bâtiment voyageurs ouvert tous les jours, avec un guichet ouvert du lundi au vendredi pour l'achat de titres de transport Grandes lignes. Elle est équipée d'automates Transilien et Grandes lignes et d'un « système d'information sur les horaires des trains en temps réel ». Pour les personnes à la mobilité réduite, elle dispose d'un guichet adapté, de bandes d'éveil et vigilance sur les quais et de boucles magnétiques. Une boutique Relay, un distributeur de boissons/friandises et une boite aux lettres y sont installée[10].

Desserte[modifier | modifier le code]

La station du T8.

La gare est desservie par les trains :

Les voies sont affectées comme suit :

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking 300-500 places payant) pour les véhicules y sont aménagés[10].

La gare est desservie par les lignes de tramway T1 et T8 et par les lignes 170, 254 et 274 du réseau de bus RATP.

Projet de restructuration[modifier | modifier le code]

Des travaux sont prévus à l'ouest de la gare pour y aménager un nouveau parvis donnant sur la rue Charles-Michels et le nouveau quartier Gare-confluence[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Gare:Confluence : le projet d'aménagement autour de la Gare de Saint-Denis » (consulté le 14 mai 2011).
  2. Reinhard Douté, 2011, p. 104
  3. Reinhard Douté, 2011, p. 126
  4. Fernand Bournon et Direction des affaires départementales de la Seine, Pierrefitte : Notice historique et renseignements administratifs, Montévrain, Imprimerie de l'école d'Alembert,‎ , 63 p. (lire en ligne [PDF]), chap. III (« Annales administratives - liste des maires »), p. 17-18.
  5. Charles Lefeuve, Le tour de la vallée : Histoire et description de Béthemont, Frépillon, ..., Montmorency,‎ , 338 p. (lire en ligne [PDF]), « Enghien-les-Bains », p. 308-309.
  6. Michel Rival, Le Refoulons, p. 248.
  7. « L'usage du crack se banalise en Ile-de-France », Le Monde,‎ (consulté le 19 juillet 2009).
  8. « L'Île-Saint-Denis a sa gare ! », leparisien.fr,‎ (consulté le 25 octobre 2015)
  9. Jean-Gabriel Bontinck, « Saint-Denis : la SNCF réorganise la gare pour dissuader les fraudeurs », sur leparisien.fr,‎ (consulté le 19 janvier 2016).
  10. a et b « Gare Saint-Denis », sur SNCF Transilien (consulté le 20 décembre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail,‎ , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [272/1] Paris-Nord - Creil et [330/1] Paris-Nord - Gisors », p. 104 et 126.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Creil
ou Orry-la-Ville - Coye
ou Goussainville
ou Villiers-le-Bel - Gonesse
Pierrefitte - Stains (RER) (D) Stade de France - Saint-Denis Corbeil-Essonnes
ou Melun
ou Malesherbes
Luzarches
ou Sarcelles - Saint-Brice
ou Saint-Leu-la-Forêt
ou Persan - Beaumont
ou Pontoise
Épinay - Villetaneuse Transilien Ligne H du Transilien Paris-Nord Paris-Nord