Olympique (football)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Olympique de Paris)
Aller à : navigation, rechercher
 Ne doit pas être confondu avec Olympique (rugby à XV).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Olympique.
Olympique
Généralités
Nom complet Olympique
Surnoms Olympique de Pantin
Olympique de Paris
Fondation Indéterminée, probablement entre 1906 et 1911 (fusion)
Disparition 1926 (fusion avec le Red Star Club)
Statut professionnel Jamais
Couleurs Vert et blanc
Stade Stade Bergeyre (1918-1926)
(environ 15 000 places)
Siège Pantin (fondation-1918)
Paris (1918-1926)
Palmarès principal
National[note 1] Coupe de France (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


L'Olympique est un club de football français fondé à une date indéterminée entre 1906 et 1911, disparu en 1926 en fusionnant avec le Red Star Club et basé à Pantin puis à Paris.

Le club est issu de la fusion de deux clubs, l'Étoile parisienne et la Société athlétique de Pantin. Alors basé à Pantin, commune limitrophe de Paris, le club est parfois appelé Olympique de Pantin. Il fusionne avec le Sporting Club de Vaugirard en 1918 et s'installe à Paris au stade Bergeyre, récemment construit dans le 19e arrondissement. Il est alors parfois appelé Olympique de Paris. Néanmoins, le nom du club a toujours été simplement Olympique.

L'Olympique s'affilie à la Ligue de Football Association en 1911, ce qui lui permet de prendre de l'importance dans le paysage du football parisien. Il remporte ses premiers titres au cours de la Première Guerre mondiale, avec trois Challenges de la Renommée et surtout la toute première Coupe de France, alors appelée Coupe Charles Simon, en 1918.

Au sortir de la guerre, l'installation du club au stade Bergeyre accroit son assise parmi les meilleurs clubs parisiens. Entre 1919 et 1924, l'Olympique se partage avec le Red Star Club presque toutes les compétitions organisées par la toute nouvelle Ligue parisienne de Football Association. De cette mainmise naît une forte rivalité entre les deux clubs, alimentée par une concurrence géographique dans les secteurs du Nord et de l'Est de la capitale dans l'attractivité des supporters, et ponctuée par un affrontement mémorable en finale de la Coupe de France 1920-1921.

L'Olympique, club français le plus titré sur la période 1914-1924 et possédant de nombreux joueurs internationaux, est exproprié de son stade en 1926 en pleine crise du logement à Paris. Club sans stade, l'Olympique fusionne dans la foulée à la surprise générale avec son rival du Red Star Club, et lui lègue ses couleurs, le vert, et son nom, le Red Star prenant le nom de Red Star Olympique jusqu'en 1967.

Historique[modifier | modifier le code]

Genèse de l'Olympique (1895-1911)[modifier | modifier le code]

Plan de la région parisienne.
Localisation de la ville de Pantin.

Les débuts de l'Olympique sont très peu documentés. D'après le Dictionnaire historique des clubs de football français, le club aurait été fondé en 1895 à Paris dans le 10e arrondissement, dans un café situé à l'angle de la rue du Faubourg-Saint-Martin et du boulevard de Magenta, de la fusion de deux clubs, l'Étoile parisienne et la Société athlétique de Pantin[1]. Le club s'installe alors à Pantin, commune limitrophe dans la banlieue nord-est de Paris. La date de fondation avancée est toutefois très probablement erronée. En effet, la Société athlétique de Pantin existe encore en 1906[note 2]. Elle possède à cette date au moins une section athlétisme[3] et une section football[s 1],[note 3]. La SA Pantin est affiliée à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)[s 2],[note 4]. D'autre part, Georges Duhamel, dans son ouvrage Le football association, ses débuts, qui traite du football parisien avec exhaustivité sur la période 1892-1895, ne mentionne à aucune reprise l'Étoile parisienne et la SA Pantin. Un club appelé Olympique y est néanmoins indiqué comme étant intégré à la seconde série du championnat de Paris pour la saison 1896-1897. Il est toutefois clairement écrit que ce club n'est « en rien l'Olympique du stade Bergeyre »[d 1],[note 5]. Il pourrait s'agir d'un autre club appelé Olympique, dissident du Racing Club de France et surtout connu pour sa section de rugby, qui lui a bien été fondé en 1895 et aurait pu engager une équipe de football pour cette saison.

Parmi les équipes de football de l'Étoile parisienne, de la SA Pantin et de l'Olympique, aucune n'a eu d'importance dans le paysage du football parisien dans les années 1900. En effet, aucun de ces clubs n'a participé à la première série du championnat de Paris ou à la Coupe Dewar durant cette période. Si l'Olympique a bien été fondé par fusion de l'Étoile parisienne et de la SA Pantin, celle-ci a du avoir lieu entre 1906 et 1911[note 6].

Alors que l'Olympique ne fait pas partie de l'élite sportive parisienne, la club va se retrouver sur le devant de la scène grâce à la scission opérée en 1910 par cinq clubs de région parisienne, qui se détachent de l'USFSA pour former la Ligue de Football Association (LFA), première fédération française entièrement dédiée au football[s 3],[note 7]. La LFA, fondée par des clubs de seconde zone, va pourtant rencontrer dès sa création un franc succès, en étant rejointe par de nombreux clubs déçus de la gestion du football dans leur fédération[s 4]. Ainsi, l'Olympique s'affilie à la LFA dès 1911[note 8]. Le club se retrouve alors directement propulsé en première série d'un championnat qui va s'avérer être autant médiatisé que celui de l'USFSA.

Succès dans les compétitions de la LFA et en Coupe de France (1911-1918)[modifier | modifier le code]

L'Olympique participe à la première série du championnat de la Ligue de Football Association entre les saisons 1911-1912 et 1913-1914. Son premier match a lieu le 5 novembre 1911 et se solde par une victoire 7-1 face à l'Étoile sportive du XIIIe[4]. L'Olympique ne joue pas les premiers rôles dans ce championnat, que ce soit sur et en dehors des terrains. La prédominance reste en effet l'apanage du Red Star Amical Club et du Cercle athlétique de Paris, deux des principaux clubs fondateurs de la LFA, régulièrement en tête du championnat et dont les membres occupent les fonctions de dirigeants les plus importantes au sein de la Ligue[s 5]. Ainsi, sur la période 1911-1914, un seul membre de l'Olympique, L. Berson, siège à la LFA, en tant que simple membre du comité[s 5].

Il faut attendre le déclenchement de la Première Guerre mondiale pour voir l'Olympique remporter des titres. La LFA arrête son championnat, mais organise à la place un Challenge de la Renommée, offert par le journal L'Intransigeant et ouvert à tous les clubs de la LFA sous réserve d'inscription[5]. Alors que le Red Star AC et le CA Paris sont présentés comme les deux grands rivaux[6], l'Olympique s'adjuge trois fois de suite le Challenge entre 1915 et 1917[7]. Sa victoire en 1916 lui permet de se qualifier pour la Coupe de France[note 9], une épreuve organisée par le Comité français interfédéral (CFI) sur le modèle du Trophée de France. Le club remporte la Coupe, considérée dans la presse comme un « championnat de France de guerre », l'Olympique étant affublé du titre officieux de « champion de France »[8],[9].

La saison 1917-1918 voit l'apparition d'une nouvelle compétition organisée par le CFI, la Coupe Charles Simon, qui sera rapidement appelé Coupe de France. L’événement est important. En pleine Union sacrée, une compétition est ouverte pour la première fois aux clubs de toutes les fédérations et de toute la France. L'Olympique parvient en finale de cette première édition, contre le Football Club de Lyon, le principal club de l'agglomération lyonnaise. Le match a lieu le 5 mai 1918 au stade de la Rue Olivier-de-Serres à Paris. Le poids de l'Histoire rattrape le FC Lyon. Son gardien, l'Uruguayen Carlos Mutti, engagé volontaire dans la Légion étrangère, reçoit son ordre de départ au front un mois avant la finale[note 10]. Les Lyonnais sont contraints de jouer avec leur avant Paul Weber dans les buts. De son côté, l'Olympique aligne quatre Belges, dont des soldats provisoirement affectés dans des régiments basés à Paris. Le gardien belge de l'Olympique, René Decoux, se fait expulser par l'arbitre après avoir asséné un crochet du droit au Lyonnais André Weber à la suite d'une charge jugée trop violente. Mais alors que le score est de 0-0, le capitaine du FC Lyon, Roger Ébrard, ne voulant pas d'une finale au rabais, demande la réintégration de son adversaire. Ce sera le tournant du match. L'Olympique marque trois fois, un doublet d'Émile Fiévet, à la réception de deux centres de Jules Devaquez, et un but sur contre-attaque de Louis Darques. À la fin du match, le trophée est solennellement remis à Gabriel Balestra, le président de l'Olympique[11],[12],[13],[14].

L'Olympique s'impose comme un grand club parisien (1918-1925)[modifier | modifier le code]

Champion de Paris et double finaliste de la Coupe de France (1918-1921)[modifier | modifier le code]

À la suite de son succès en Coupe de France, le destin de l'Olympique va être directement lié à celui du stade Bergeyre. Ce stade est la propriété du Sporting Club de Vaugirard, un club parisien important surtout réputé pour sa section de rugby. Grâce au mécénat de son président, Gaston Sigrand, patron d’une grande chaine de magasins de confection, le stade est construit entre 1914 et 1918 sur une butte à côté du parc des Buttes-Chaumont dans le 19e arrondissement de Paris[15]. L’inauguration a lieu le 18 août 1918[15]. Dans le même temps, l'Olympique absorbe le SC Vaugirard et emménage au stade Bergeyre. Cette union permet de métamorphoser l'Olympique en un grand club omnisports, à la mesure du Racing Club de France ou du Stade français. L'Olympique adopte de plus la couleur du Sporting Club de Vaugirard, le vert.

L'Olympique arrive une nouvelle fois en finale de la Coupe de France lors de l'édition 1918-1919. Pour la dernière Coupe organisée par le Comité français interfédéral, avant que la toute nouvelle Fédération française de football association (FFFA) ne prenne la main, les Olympiens sont opposés au Club athlétique de la Société générale, le club le plus titré des compétitions de guerre. L'Olympique, qui joue avec plusieurs remplaçants, s'incline face aux banquiers par 3-2 dans les dernières minutes de la prolongation[16],[17],[18].

Cinq mois après la création de la FFFA, le football parisien repart sous l'égide de la toute nouvelle Ligue parisienne de Football Association (LPFA) pour la saison 1919-1920. Pour ne favoriser aucun club venant de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF), de la Ligue de Football Association (LFA) ou de la Fédération cycliste et athlétique de France (FCAF), la Ligue parisienne décide d'organiser un « championnat d'attente », en mélangeant les clubs venant de chaque fédération et en formant deux groupes de dix équipes[19]. Pour la première journée, disputée le 28 septembre 1919, la rencontre la plus attendue met aux prises au stade Bergeyre l'Olympique, ex-Ligue, au Racing Club de France, ex-Union[19]. Le Racing, futur vainqueur du groupe[20], l'emporte par 2-0 sous une pluie battante sur un Olympique diminué par l'absence de trois équipiers[19],[21]. En Coupe de France, l'Olympique est éliminé par l'Olympique lillois au stade des huitièmes de finale. Le match est un fiasco. Le terrain du stade Bergeyre n'est qu'un « lac de vase », sur lequel se sont affrontés deux semaines auparavant le Racing et l'Olympique en rugby. La Fédération, au courant, maintien pourtant le match, mais peu avant le coup d'envoi, alors que le public est déjà arrivé, il est décidé de déplacer la rencontre au stade de la Rue Olivier-de-Serres, à l'autre bout de Paris, où le terrain est tracé à la hâte. La faute, jugée assez grave, vaudra des sanctions au secrétaire administratif de la Fédération[22].

Durant la saison 1920-1921, deux clubs marquent définitivement leur empreinte sur le football parisien, de laquelle naîtra une grande rivalité sportive : l'Olympique, et le Red Star Amical Club. Le Red Star, champion en titre, joue à Saint-Ouen au Nord de Paris. Il constitue par conséquence une concurrence géographique directe à l'Olympique dans l'attraction des supporters[s 6]. La mainmise des deux clubs est telle que sur l'année 1921, l'équipe de France est systématiquement constituée pour plus de la moitié de joueurs venant des deux clubs. Dans le championnat de Paris, les enjeux sportifs et financiers prenant de plus en plus d'importance, la presse n'hésite pas, en pleine période d'amateurisme marron, à qualifier la compétition de « championnat professionnel de Paris », alors que celle-ci reste officiellement sous statut amateur[23],[24]. Si l'Olympique enlève le titre de champion de Paris 1921 au Red Star en terminant invaincu[25],[26], l'échéance la plus importante est bien la Coupe de France, alors considérée comme le « championnat de France » en l'absence d'autre compétition nationale[27],[28]. Les deux clubs arrivent en finale lors de l'édition 1920-1921. L’événement de la rencontre est bien le retour du populaire Pierre Chayriguès, le grand gardien du Red Star, blessé en août 1919 aux Jeux interalliés et absent depuis. Grâce aux nombreux arrêts de Chayriguès, dont un penalty, le Red Star remporte cette partie « belle, émouvante et angoissante » et empêche l'Olympique de réaliser le doublé Championnat-Coupe[27],[28],[29].

L'Olympique poursuit sa rivalité avec le Red Star (1921-1925)[modifier | modifier le code]

L'Olympique et le Red Star Club sont désormais installés comme les deux meilleurs clubs parisiens. Dans le championnat de Paris 1921-1922, après avoir chacun terminé premier de leur groupe, les deux clubs se retrouvent en finale au stade Pershing le 12 février 1922[30],[note 11]. La rencontre tourne une nouvelle fois à l'avantage du Red Star, qui l'emporte par 3-0, la performance de son gardien Pierre Chayriguès étant une nouvelle fois saluée[31],[32]. L'Olympique ne se rattrapera pas grâce à la Coupe de France. Pourtant grand favori de l'épreuve, le club tombe en demi-finale face à un Stade rennais Université Club des grands jours et manque l'occasion de rejoindre une nouvelle fois le Red Star en finale[33],[34],[35].

À Paris, la saison 1922-1923 se résume à un duel entre l'Olympique et le Red Star Club, déjà présentés dans la presse comme des « éternels rivaux »[36]. À la suite de désaccords, le championnat de Paris n'a exceptionnellement pas lieu. Les meilleurs clubs parisiens créent un Challenge des Dix, qui ne sont en fait que huit[note 12]. Sans surprise, l'Olympique et le Red Star creusent rapidement l'écart en tête du classement[37],[38]. La première manche tourne à l'avantage de l'Olympique[39], tandis que la deuxième, émaillée d'incidents, se termine sur un match nul[40],[41],[42], ce qui suffit à l'Olympique pour remporter le Challenge[36]. Les deux clubs se retrouvent également en Coupes. La demi-finale de la Coupe de France revient au Red Star, vainqueur 1-0 d'un Olympique jugé « sans entente et sans aucun jeu d'équipe »[43],[44], tandis que la Coupe de Paris revient à l'Olympique, qui bat 2-0 en finale une équipe du Red Star composée de trois remplaçants[36].

Le Challenge des Dix est maintenu pour la saison 1923-1924, avec les mêmes clubs. Le hasard du calendrier réuni en dernière journée l'Olympique et le Red Star au stade Bergeyre dans un match décisif pour l'attribution du titre[note 13]. Le match attire une foule considérable. Le stade Bergeyre, censé pouvoir contenir 15 000 spectateurs, se révèle trop petit pour une telle rencontre. De nombreux spectateurs, ayant pourtant payé pour une place assise, doivent se tenir debout autour du terrain. Le duel tourne court. Après seulement dix minutes de jeu, Chayriguès, le gardien du Red Star, doit sortir, blessé à la suite d'une « charge un peu violente » de Jules Devaquez. Il est remplacé par l'arrière Maurice Meyer, qui encaisse trois buts, puis en deuxième mi-temps par l'avant Robert Clavel, qui en prend six. Finalement, l'Olympique écrase par 9-1 un Red Star « sans conviction » et « surtout préoccupé de venger le départ de son gardien de but », et s'adjuge de nouveau le Challenge des Dix[45],[46],[47].

La Ligue parisienne reprend l'organisation du championnat de Paris pour la saison 1924-1925[note 14]. L'Olympique, dont le niveau de jeu a baissé, notamment à cause du départ de Jules Devaquez pour l'Olympique de Marseille, est devancé dans son groupe par le Club français, mais assure son maintien en Division d'Honneur[48],[49]. La saison se termine sans titre, avec une élimination en demi-finale de la Coupe de France par le Football Club rouennais dans un match de faible qualité[50],[51].

La fin de l'Olympique (1925-1926)[modifier | modifier le code]

L'entretien du stade Bergeyre coute beaucoup d'argent à l'Olympique. Le sol de la butte, resté délicat, demande de constants et onéreux travaux de consolidation, que le club ne parvint plus à financer. Dès 1924, il est question de le liquider, en même temps que se prépare le rachat de l'Olympique par le Red Star Club[15]. En pleine crise du logement à Paris, provoquée par la raréfaction des terrains à bâtir, la famille de Gaston Sigrand, propriétaire du stade, vend ses terrains en 1926 à un lotisseur immobilier, Charles Pélissier, qui décide de démolir le stade pour ériger des logements, assorti du percement de nouvelles rues[15].

L'Olympique devenu un club sans stade, le Red Star Club annonce le 28 avril 1926 sa fusion avec le club, préparée depuis deux ans. Dans la fusion, l'Olympique lègue ses couleurs, le vert, initialement celles du SC Vaugirard, son nom, le Red Star Club devenant Red Star Olympique, et quelques-uns de ces joueurs, comme Paul Baron et Louis Darques. De surcroit, la dernière saison de l'Olympique est délicate sur le plan sportif. Le club termine huitième et dernier du championnat de Paris de Division d'Honneur, qui aurait été synonyme de relégation en Promotion[52].

Le dernier match officiel de l'Olympique au stade Bergeyre a lieu le 28 février 1926. Le club bat le Club français par 8-2, résultat considéré comme une surprise[53]. Le dernier match officiel du club a lieu le 18 avril 1926. Il se solde par une défaite 4-1 contre le CA Sports généraux[54]. L'Olympique joue une toute dernière fois le 23 mai 1926 au stade Bergeyre, où il est battue en finale d'un tournoi amical par Le Havre Athletic Club[55].

Le Red Star Olympique conserve ce nom jusqu'en 1967, date à laquelle il devient le Red Star Football Club à la suite d'une nouvelle fusion. Si le nom Olympique a disparu du nom du Red Star, celui-ci a néanmoins conservé la couleur verte de l'Olympique.

Structures et identité du club[modifier | modifier le code]

Stade[modifier | modifier le code]

L'Olympique joue au stade Bergeyre entre 1918 et la démolition du stade en 1926. Sa capacité est évaluée à environ 15 000 spectateurs[s 6]. Le club est propriétaire de son stade[s 6]. Celui-ci, situé au Nord-Est de Paris, où réside une part importante d'ouvriers qui viennent encourager l'équipe locale, est le plus fréquenté du département de la Seine au début des années 1920[s 7]. Les rencontres de l'Olympique attirent régulièrement entre 1800 et 4000 spectateurs[s 8].

Néanmoins, l'Olympique doit faire face à une concurrence importante dans les secteurs du Nord et de l'Est de la capitale, avec le stade des Suisses de l'Union sportive suisse à Saint-Mandé, et surtout le Stade de Paris du Red Star Club à Saint-Ouen, club qui additionne les succès au début des années 1920[s 6]. Cette concurrence et le coût d'entretien du stade amènent un manque de rentabilité, qui poussent les propriétaires du stade à vendre le terrain du stade, amenant à la fin du club[s 6].

Au-delà de n'avoir pas su attirer suffisamment de public pour couvrir les dépenses, les propriétaires du stade Bergeyre, d'une capacité moyenne, se retrouvent aussi coincés entre deux modèles économiques plus performants. D'un côté les grands stades à très forte capacité d'accueil, comme le stade de Colombes du Racing Club de France et le Parc des Princes, d'une capacité d'environ 50 000 spectateurs en 1924 et suffisamment attractifs pour accueillir des matchs internationaux à forte recette, et d'un autre côté les stades municipaux, qui ne peuvent accueillir que quelques centaines de spectateurs mais qui ne nécessitent que peu de frais d'entretien[s 9].

Nom et couleurs[modifier | modifier le code]

Tenues de l'Olympique
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Années
1911-1918
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Années 1918-1926

L'Olympique est fondé à une date indéterminée entre 1906 et 1911 par fusion de l'Étoile parisienne et de la Société athlétique de Pantin[1]. En 1918, le club fusionne avec le Sporting Club de Vaugirard. Il conserve le nom d'Olympique, mais déménage de Pantin à Paris. Le SC Vaugirard, du nom de la rue de Vaugirard à Paris, est fondé en 1897 par des anciens membres du club scolaire de l'Union athlétique du Lycée Michelet. Il s'agit d'un club pratiquant l’athlétisme, la natation et le rugby, qui ne possède par conséquent pas d'équipe de football[56]. Cette fusion permet à l'Olympique de devenir un grand club omnisports. En 1926, l'Olympique disparait en fusionnant avec le Red Star Club pour former le Red Star Olympique.

L'Olympique joue à l'origine avec un maillot grenat, un short blanc et des chaussettes noires[57]. Certaines sources indiquent par erreur que le club dispute la finale de la Coupe de France 1917-1918 avec un maillot blanc[58], se basant sur une photo qui a en réalité été prise lors du 16e de finale[59],[note 15]. Après sa fusion en 1918, le club adopte les couleurs du SC Vaugirard, à savoir maillot vert, short blanc et chaussettes noires. L'Olympique lègue ses couleurs lors de la fusion avec le Red Star Club en 1926, ce dernier jouant en vert depuis cette date[58].

Historique des fusions et changements de nom de l'Olympique[note 16]
 
Société athlétique de Pantin
xxxx-xxxx
 
 
 
Étoile parisienne
xxxx-xxxx
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Olympique
xxxx-1926
 
 
 
 
Sporting Club de Vaugirard
1897-1918
 
Red Star Club
1897-1926
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Red Star Olympique
1926-1946
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Un club à dimension internationale[modifier | modifier le code]

L'Olympique participe à une trentaine de matchs internationaux entre 1920 et 1926, dont la plupart ont lieu au stade Bergeyre[note 17]. Le club affronte parmi les meilleurs clubs de Belgique (Beerschot AC[60], Royal Antwerp FC[61], Royal Daring Club de Bruxelles[62], Royal CS brugeois[63], SC anderlechtois[64]), des Pays-Bas (HBS (nl)[65], SBV Excelsior[66], Willem II[67], NAC Breda[68]), de Suisse (FC Étoile[69], FC Lucerne[70], Lausanne-Sports[71], Young Fellows Zurich[72], BSC Old Boys[73], Grasshopper Club Zurich[74]), d'Italie (FC Torino[75]), d'Espagne (Real Unión Club[76],[77]), d'Angleterre (Clapton Orient[78]), de Tchécoslovaquie (Karlsbader FK (de)[79]) ou encore d'Allemagne (KSG Freiburg[80], Greuther Fürth[81]).

La plupart de ces matchs ont lieu lors de tournois organisés conjointement avec le rival du Red Star Club. Ils sont planifiés soit au stade Bergeyre, soit au stade de Paris, lors d'occasions spéciales comme Pâques, la Pentecôte, Noël ou le Nouvel An, et sont notamment l'occasion pour les spectateurs d'assister à deux matchs de football dans la même journée et à des rencontres internationales de qualités en l'absence de compétitions européennes[82],[78],[77],[75],[63],[73],[64],[74].

Équipe féminine et autres sports[modifier | modifier le code]

À partir de la saison 1922-1923, l'Olympique engage une équipe féminine dans le championnat de France organisé depuis 1919 par la Fédération des sociétés féminines sportives de France (FSFSF)[83],[84]. Alors que la plupart des participants sont des clubs omnisports exclusivement féminins comme Femina Sport, l'En Avant ou les Sportives, l'Olympique est le seul grand club parisien à engager ainsi une équipe masculine et une équipe féminine en championnat. L'Olympique atteint la finale du championnat de Paris en 1924[85] et en 1925[86], et surtout remporte en 1925 la Coupe de France, alors appelée Coupe « La française », en battant en finale Nova Femina par 2-1 après prolongations grâce à un doublé de Mlle Gentil[87].

L'Olympique a possédé une section de rugby à XV à partir de 1918, date de sa fusion avec le Sporting Club de Vaugirard, qui lui apporte alors son équipe de rugby[56]. Le club participe pendant cinq ans au championnat de France, entre les saisons 1919-1920 et 1923-1924. L'équipe poursuit à partir de 1926 sous le nom de Red Star Olympique après la fusion entre l'Olympique et le Red Star Club. Alors que l'équipe de football du Red Star Olympique a changé de nom et fusionné avec d'autres clubs à plusieurs reprises, la section de rugby a conservé ce nom. Elle se détache de la structure omnisports du Red Star en 2006 et poursuit depuis cette date sous le nom de Red Star Olympique Rugby[56],[88].

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

L'Olympique a disputé l'essentiel de ses saisons à une époque où la seule compétition nationale est la Coupe de France. Il en devient le premier vainqueur en 1918, et termine finaliste en 1919 et 1921. Auparavant, le club devient officieusement champion de France en remportant le Trophée de France en 1916, alors appelé Coupe de France[8],[9].

L'Olympique remporte a trois reprises le Challenge de la Renommée entre 1915 et 1917, organisé par la Ligue de Football Association en remplacement de son championnat pendant la Première Guerre mondiale[7]. Sa victoire en 1916 lui permet de se qualifier pour la Coupe de France. Après la création de la Fédération française de Football Association et la transformation de la LFA en Ligue parisienne de Football Association, le club remporte une fois le prestigieux championnat de Paris, en 1921, et les deux Challenges des Dix, mis en place en 1923 et 1924 en remplacement du championnat à la suite de désaccord entre clubs et fédération. À cela s'ajoute une Coupe de Paris, gagnée en 1923[36].

L'Olympique est le club français le plus titré sur la période 1914-1924 avec le Red Star Club, avec qui il fusionne pourtant en 1926.

Palmarès de l'Olympique en compétitions officielles[note 18]
Compétitions nationales Compétitions régionales
Coupes
Championnats
Coupes

Bilan saison par saison[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente le bilan saison par saison de l'Olympique, depuis la saison 1911-1912, correspondant à sa première au sein de la Ligue de Football Association, et sa dernière saison en 1925-1926.

Bilan saison par saison de l'Olympique[note 21]
Saison Championnat Div. Clas. Pts J V N D Bp Bc Diff Coupe de France
Ligue de Football Association
1911-1912 1er série 1 ? / 8
1912-1913 1er série 1 ? / 12
1913-1914 1er série 1 5 / 8
1914-1915 Challenge de la Renommée 1
1915-1916 Challenge de la Renommée 1 Victoire[note 19]
1916-1917 Challenge de la Renommée 1
1917-1918 Challenge de la Renommée  ? Victoire
1918-1919 Challenge de la Renommée  ? Finale
Fédération française de football association
1919-1920 1er série, groupe A (Paris) 1 ? / 10 18 8e de finale
1920-1921 1er série (Paris) 1 1 / 9 16 Finale
1921-1922 Division d'Honneur, groupe B (Paris) 1 1 / 6 18 11 Demi-finale
1922-1923 Challenge des Dix[note 20] 1 / 8 14 Demi-finale
1923-1924 Challenge des Dix[note 20] 1 / 8 10 Quart de finale
1924-1925 Division d'Honneur, groupe B (Paris) 1 2 / 9 21 16 Demi-finale
1925-1926 Division d'Honneur (Paris) 1 8 / 8 23 14 3 3 8 32e de finale

Personnalités[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Entre 1911 et 1914, un seul membre de l'Olympique, L. Berson, a siégé à la Ligue de Football Association, en tant que simple membre du comité[s 5]. Lors de la saison 1917-1918, le président de l'Olympique est Gabriel Balestra. À la suite de la victoire du club lors de la Coupe de France 1917-1918, il reçoit le trophée de la part de Paul Michaux, président de la FGSPF[11].

Joueurs[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Joueur de l'Olympique.
Joueurs internationaux français de l'Olympique[note 22]
Joueur Sél. Période Tot.
Fernand Faroux 1 1912 1
Émile Fiévet 1 1912 1
Jean Picy 1 1914 1
Louis Darques 9 1919-1923 9
Maurice Cottenet 15 1920-1926 18
Jules Devaquez 22 1920-1924 41
Eugène Langenove 2 1921 2
Louis Mistral 3 1921-1923 5
Antoine Rouchès 1 1921 1
Paul Baron 1 1923 1
Ernest Clère 1 1924 1
Robert Dufour 1 1924 1
Marcel Vignoli 2 1925 2
Georges Stuttler 1 1926 1

Les bonnes performances de l'Olympique ont permis à quatorze de ses joueurs d'intégrer l'équipe de France. Les deux premiers sont Fernand Faroux et Émile Fiévet, sélectionnés en 1912 contre l'Italie pour une victoire importante pour le football français[89], suivis par la sélection de Jean Picy en 1914. Émile Fiévet a de plus participé aux deux finales de Coupe de France en 1918 et 1919[90].

Entre 1918 et 1924, l'Olympique construit ses succès autour de ses trois vedettes, l'ailier droit Jules Devaquez, l'inter gauche Louis Darques et le gardien Maurice Cottenet[91], qui totalisent à eux trois quarante-six sélections en équipe de France en tant que joueur de l'Olympique. Devaquez et Darques sont de tous les succès du club. Joueur de 1916 à 1924, Jules Devaquez part ensuite à l'Olympique de Marseille, avec qui il remporte deux nouvelles Coupe de France. Il porte le record de sélection en équipe de France en 1929 à quarante-et-une, record qui ne sera battue qu'en 1938 par Étienne Mattler[92]. Après la fusion avec le Red Star Club en 1926, Louis Darques poursuit avec le Red Star Olympique. Maurice Cottenet, gardien de 1920 à 1926, réussi à supplanter le grand Pierre Chayriguès au poste de gardien de l'équipe de France.

L'inter droit Paul Landauer participe aux trois finales de Coupe de France de l'Olympique[90], formant une aile droite redoutable avec Jules Devaquez[1]. Le reste de l'équipe s'est articulé autour de joueurs comme le demi belge Henk Van Steck, présent lors des deux premières finales de Coupe de France[90], l'arrière droit Eugène Langenove, qui deviendra le premier français à joueur en Angleterre en Football League[93], ou encore les demis Louis Mistral, Paul Baron, futur entraineur assistant de l'équipe de France entre 1950 et 1951 et futur entraineur du Red Star Olympique, et Antoine Parachini, qui connaitra la sélection sous les couleurs du Football Club de Cette.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. La Société athlétique de Pantin est fondée à une date indéterminée. Elle est déclarée en préfecture le 1er juin 1907, date qui n'a pas de rapport direct avec celle de fondation du club, mais qui laisse néanmoins supposer une date de fondation au plus tard seulement quelques années avant 1907[2].
  3. Dans son livre Le football dans Paris et ses banlieues : Un sport devenu spectacle, Julien Sorez rapporte une anecdote selon laquelle deux joueurs de la SA Pantin sont radiés à vie par le Comité de Paris de l'USFSA entre 1902 et 1906 pour avoir porté des coups à l'arbitre.
  4. Dans son livre Le football dans Paris et ses banlieues : Un sport devenu spectacle, Julien Sorez dresse une carte des clubs de la Seine en 1906 selon leur affiliation. La ville de Pantin ne possède qu'un seul club, affilié à l'USFSA.
  5. Le club de l'Olympique développé dans cet article s'installe au stade Bergeyre en 1918.
  6. 1906 correspond à la dernière année pour l'instant connue où existe la SA Pantin et 1911 correspond à la première année où l'Olympique existe avec certitude.
  7. Pour plus d'explications concernant les raisons de la fondation de la LFA, se référer aux articles championnat de France de football (USFSA) et Ligue de Football Association.
  8. La LFA compte cinq clubs affiliés en 1910, dont l'Olympique ne fait pas partie. Il participe au championnat de la LFA pour la saison 1911-1912, ce qui justifie une affiliation en 1911.
  9. Cette compétition n'a pas de lien avec l'actuelle Coupe de France de football.
  10. Selon les sources, son nom est orthographié Mutty, sa nationalité est brésilienne ou uruguayenne et il serait mort au front le jour même du match. Sa fiche militaire permet de donner des informations véridiques : son nom s'écrit Mutti, il est Uruguayen et meurt pour la France tué à l'ennemi le 26 août 1918[10].
  11. La Division d'Honneur, nouveau nom du premier niveau du championnat, est disputée en deux groupes de six clubs. Les premiers de chaque groupe s'affrontent en finale.
  12. Il s'agit des quatre premières équipes de chaque groupe de Division d'Honneur de la saison 1921-1922.
  13. À l'issue des sept journée de la première phase, les quatre premiers s'affrontent une fois supplémentaire. La dixième et dernière journée oppose l'Olympique et le Red Star, classés aux deux premières places du Challenge.
  14. La Division d'Honneur est composée de deux groupes de neuf clubs. Les premiers s'affrontent en finale, tandis que les quatre derniers de chaque groupe sont relégués.
  15. La photo de l'action de la finale visible sur cet article montre pourtant bien que le gardien de l'équipe jouant en blanc portait un short sombre, alors que celui-ci est clair sur la photo de l'Olympique. Il semblerait plutôt que l'Olympique ait joué la finale dans sa tenue grenat, et que le FC Lyon ait joué en blanc, sa tenue originale étant un damier rouge et blanc. Il n'existe néanmoins pas de sources connues donnant clairement la couleur des tenues des équipes lors de ce match.
  16. Ces fusions concernent les clubs omnisports. Le Sporting Club de Vaugirard ne possédait pas d'équipe de football. Aucune source n'a pour l'instant pu être trouvée à propos de l'Étoile parisienne. Il n'est pas certain qu'elle possédait d'équipe de football.
  17. Ces rencontres seraient qualifiées aujourd'hui de matchs amicaux. Le terme match international est davantage rencontré dans la presse de l'époque. Le but de ces rencontres était avant tout commercial.
  18. Ce palmarès a été établi à partir des données se trouvant dans les articles relatifs à chaque compétition et aux sources situées dans le corps du texte.
  19. a et b Cette Coupe de France est une compétition organisée par le CFI en 1916 sur le même modèle que le Trophée de France, organisé par le CFI de 1907 à 1914. Elle ne doit pas être confondue avec la Coupe de France, mise en place par le CFI un an plus tard sous le nom de Coupe Charles Simon et connu depuis le début des années 1920 sous le nom de Coupe de France.
  20. a, b et c Le Challenge des Dix remplace le championnat de Paris pour les saisons 1922-1923 et 1923-1924. Il regroupe les huit meilleurs clubs de la Division d'Honneur 1921-1922. La compétition n'est pas organisée par la Ligue parisienne de Football Association et ne peut donc être considérée que comme un championnat de Paris officieux.
  21. Le tableau suivant a été réalisé à partir des sources se trouvant dans le corps du texte.
  22. Seuls sont indiqués les joueurs ayant été sélectionnés lorsqu'ils jouaient à l'Olympique. Les dates données correspondent à la période de sélection lorsque les joueurs jouaient au club. Les joueurs sont classés par date de première sélection avec l'Olympique.

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Georges Duhamel, Le football association : ses débuts, (1re éd. 1931)
  1. Duhamel, p. 72
  • Julien Sorez, Le football dans Paris et ses banlieues : Un sport devenu spectacle,
  1. Sorez, p. 301
  2. Sorez, p. 40
  3. Sorez, p. 64
  4. Sorez, p. 72
  5. a, b et c Sorez, p. 379
  6. a, b, c, d et e Sorez, p. 186
  7. Sorez, p. 366
  8. Sorez, p. 359
  9. Sorez, p. 187

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Collectif (sous la direction de Thierry Berthou), Dictionnaire historique des clubs de football français, t. 2, Pages de foot, (ISBN 2913146023), « Olympique de Paris », p. 302
  2. « Déclarations d'associations », Journal officiel de la République française, no 166, année 39,‎ , p. 4324 (lire en ligne)
  3. Agence Rol, « Challenge du mille, 3e série, Société athlétique de Pantin : Binet, Pointereau, Chaffangeon », sur gallica.bnf.fr, Gallica
  4. « Les sports - Football association », Le Petit Journal, no 17846,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  5. « Communiqué officiel - L.F.A. », Sporting, no 5, année 3,‎ , p. 34 (lire en ligne)
  6. « La vie sportive - Football association », Le Petit Parisien, no 14023,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  7. a et b Frédéric Pauron, « France 1914/15-1918/19 », sur rsssf.com, Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation,‎
  8. a et b « Les sports - Football association », Le Petit Journal, no 19498,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  9. a et b « La vie sportive - Football association », Le Petit Parisien, no 14343,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  10. « Mutti Carlos », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, Ministère de la Défense
  11. a et b Jean-Philippe Bouchard et Alain Constant, Un siècle de football, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-3616-8), « La première finale de la Coupe de France », p. 30
  12.  Mémoire de la Coupe de France 1918France Télévisions.
  13. « On n'oublie jamais la première », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎
  14. « Saison 1917-1918, Première édition de la Coupe de France », sur om4ever.com
  15. a, b, c et d « Histoire de la butte Bergeyre », sur des-gens.net
  16. « La vie sportive - Football association », Le Matin, no 12823,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  17. « La vie sportive - Football association », Le Petit Parisien, no 15399,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  18. « Les sports - Football association », Le Petit Journal, no 20555,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  19. a, b et c « La vie sportive - Le championnat de football », Le Matin, no 8462,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  20. « Les sports - Football-association », Le Petit Journal, no 20927,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  21. « La vie sportive - Football », Le Petit Parisien, no 15574,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  22. « La vie sportive - La Coupe de France de football association », Le Matin, no 13103,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  23. « La vie sportive - Football association », Le Matin, no 13354,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  24. « La vie sportive - Football association », Le Matin, no 13368,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  25. « La vie sportive - Football association », Le Matin, no 13557,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  26. « La vie sportive - Le Red Star remporte la Coupe de France de football », Le Petit Parisien, no 16121,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  27. a et b « La vie sportive - Finale de la Coupe de France de football », Le Matin, no 13550,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  28. a et b « Les sports - Le Red Star Club est champion d'association », Le Petit Journal, no 21284,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  29. « La vie sportive - Le Red Star remporte la Coupe de France », Le Petit Parisien, no 16127,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  30. « La vie sportive - Le championnat de Paris de football », Le Matin, no 13795,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  31. « La vie sportive - L'équipe du Red Star est champion de Paris de football », Le Matin, no 13844,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  32. « Les sports du dimanche - Le Red Star est champion de Paris de football », Le Petit Journal, no 21578,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  33. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13893,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  34. « Les sports du dimanche - Football », Le Petit Journal, no 21627,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  35. « Le Stade rennais bat l'Olympique de Paris par 3 buts à 0 », L'Ouest-Éclair , no 7456,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  36. a, b, c et d « Le dimanche sportif - La Coupe de Paris de football », Le Petit Parisien, no 16876,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  37. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 14068,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  38. « La vie sportive - Le football dominical », Le Matin, no 14096,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  39. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 14103,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  40. « La vie sportive - Le football », Le Matin, no 14250,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  41. « Le dimanche sportif - Entre l'Olympique et le Red Star, le football est jeu violent », Le Petit Parisien, no 16827,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  42. « Les sports - Football », Le Petit Journal, no 21984,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  43. « La vie sportive - La Coupe de France de football », Le Matin, no 12464,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  44. « Le dimanche sportif - Pour la Coupe de France de football », Le Petit Parisien, no 16841,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  45. « La vie sportive - C'est par 9 buts à 1 que l'Olympique a écrasé le Red Star », Le Matin, no 12751,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  46. « Le dimanche sportif - L'Olympique champion de Paris de football », Le Petit Parisien, no 17128,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  47. « Les sports - En football, l'Olympique a écrasé pour le challenge des dix le Red Star, champion de France », Le Petit Journal, no 22285,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  48. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13241,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  49. « La vie sportive - La Coupe de France de football », Le Matin, no 13129,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  50. « Le dimanche sportif - La Coupe de France de football », Le Petit Parisien, no 17569,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  51. « La journée sportive - En football, le F.C. Rouen et la C.A.S. Généraux de Paris joueront la finale de la Coupe de France », Le Petit Journal, no 22726,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  52. « Le petit journal sportif - Les championnats de Paris de football », Le Petit Journal, no 23118,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  53. « Le petit journal sportif - Le championnat de Paris », Le Petit Journal, no 23055,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  54. « Le petit journal sportif - Dans le championnat de Paris, le Stade français a conservé la tête », Le Petit Journal, no 23104,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  55. « Le petit journal sportif - Football association », Le Petit Journal, no 23139,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  56. a, b et c Alain Allemandou et Flavien Testevuide, 115 ans de Rugby au Red Star Olympique, , 236 p. (lire en ligne)
  57. « Une saison de football - Saison 1913-1914 », sur footnostalgie.free.fr
  58. a et b « Olympique de Paris », sur histoire.maillots.free.fr
  59. Pierre-Marie Descamps et Yannick Lebourg, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, , 432 p. (ISBN 978-2-915535-62-4, lire en ligne)
  60. « La vie sportive - Football association », Le Matin, no 13494,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  61. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13942,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  62. « La vie sportive - Matchs internationaux », Le Matin, no 15244,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  63. a et b « La vie sportive - Le tournoi de football de Paris », Le Matin, no 12842,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  64. a et b « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13199,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  65. « La vie sportive - Une grande journée de football », Le Matin, no 14159,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  66. « La vie sportive - Le football international amical », Le Matin, no 12723,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  67. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 15356,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  68. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13200,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  69. « La vie sportive - Football national et international », Le Matin, no 13830,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  70. « La vie sportive - Le F.C de Lucerne bat l'Olympique par 4 buts à 2 », Le Matin, no 14110,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  71. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 12779,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  72. « La vie sportive - Les autres matchs », Le Matin, no 12828,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  73. a et b « Football - L'Olympique se réveille », Le Matin, no 13091,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  74. a et b « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13248,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  75. a et b « La vie sportive - Les tournois de football des fêtes de la Pentecôte », Le Matin, no 12506,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  76. « La vie sportive - Football association », Le Matin, no 13430,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  77. a et b « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13907,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  78. a et b « La vie sportive - Olympique bat Clapton en football », Le Matin, no 13571,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  79. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 12843,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  80. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13360,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  81. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13249,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  82. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 13098,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  83. « La vie sportive - Championnat féminin », Le Matin, no 14194,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  84. « Football-Association », La Femme sportive, no 12,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  85. « La vie sportive - Football », Le Matin, no 12821,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  86. « Le dimanche sportif - Le sport féminin », Le Petit Parisien, no 17604,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  87. « Le dimanche sportif - Les joueuses de football de l'Olympique gagnent la coupe « La Française » », Le Petit Parisien, no 17534,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  88. « Le Red Star Olympique Rugby : plus de 115 ans d’histoire », sur redstar-rugby.com, Red Star Olympique Rugby
  89. Jean-Philippe Bouchard et Alain Constant, Un siècle de football, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-3616-8), « 1912 », p. 11 (chronologie)
  90. a, b, c, d, e et f Éric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions de Vecchi, (ISBN 2-7328-6810-8), « La Coupe de France », p. 308
  91. Éric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions de Vecchi, (ISBN 2-7328-6810-8), « Les grands joueurs français », p. 242-245
  92. Éric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions de Vecchi, (ISBN 2-7328-6810-8), « L'équipe de France - Les bilans, les records », p. 411
  93. (en) Glenn Moore, « Graham fears multi-national squads will undermine England », sur independent.co.uk, The Independent,‎
  94. « Coupe de France - Saison 1922 - 1923, 1/2 finales », sur fff.fr, Fédération française de football

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Georges Duhamel (préf. Pierre Pochonnet), Le football association : ses débuts, Angoulême, Imprimerie de la Charente, (1re éd. 1931) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Julien Sorez (préf. Jean-François Sirinelli), Le football dans Paris et ses banlieues : Un sport devenu spectacle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 412 p. (ISBN 978-2-7535-2643-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]