Institut supérieur de mécanique de Paris

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Institut Supérieur de Mécanique de Paris
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Histoire et statut
Fondation
Type
Directeur
Alain Rivière[3]
Localisation
Campus
Localisation
Pays
Chiffres-clés
Étudiants
600 [4]
Enseignants
68
Enseignants-chercheurs
42
Budget
19 000 000 €
Divers
Membre de
Site web

L'Institut Supérieur de Mécanique de Paris (Supméca, anciennement CESTI[5]) est l'une des 207 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[6].

Publique, placée sous tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, elle forme depuis sa fondation en 1948 des ingénieurs experts en mécanique et spécialistes des systèmes de transports, des systèmes de production industrielle, et des systèmes complexes destinés à tous les secteurs d'activités. Supméca recrute ses élèves-ingénieurs principalement après le cycle préparatoire (CPGE). Elle est membre du groupement d'écoles ENSI, de la Conférence des Grandes Écoles et du Groupe ISAE en tant qu'école partenaire et fait partie du réseau Polyméca.

École[modifier | modifier le code]

Supméca Paris : l'ancien bâtiment.
Supméca Paris : le nouveau bâtiment.
Supméca Paris : vue depuis le jardin.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1948[7],[8] est créé l’Institut supérieur des matériaux et de la construction mécanique (ISMCM), à l’initiative conjointe du ministère de la Défense, du ministère de l'Éducation nationale et de la Fédération des industries mécaniques et transformatrices des métaux afin de fournir à l'Etat une institution spécialisée supplémentaire dédiée à la reconstruction du pays dans un contexte d'après-guerre. Les locaux de l'Institut s'installèrent dans le bâtiment de l'ancienne école nationale professionnelle de commerce et d'industrie[9] de Saint-Ouen dont une partie fut détruite lors de la seconde guerre mondiale[10],[11]. Destiné aux ingénieurs qui sortaient des grandes écoles et possédaient déjà une pratique industrielle, l’ISMCM était chargé, en tant qu'établissement d'application de l’École polytechnique, du perfectionnement dans l’étude des matériaux et dans leur utilisation pour la construction mécanique au niveau doctoral[12].

En 1956, est créé le Centre d’études supérieures de techniques industrielles (CESTI), école d’ingénieurs rattachée à l’ISMCM, dont les spécialités étaient la mécanique et la productique. Précurseur en son temps, l’école s’est créée sur les principes fondamentaux de la formation initiale et de la formation continue en mettant sur pied un système d'études alternant cours scientifiques de haut niveau et stages industriels au sein des entreprises. Une antenne du CESTI fut créée en 1994 à Toulon, dont la direction a été confiée alors à Jean-Paul Frachet, Professeur à l'ISMCM (actuellement ISM de Paris).

Le CESTI prend le statut d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel en 1990 et devient l’Institut supérieur des matériaux et de la construction mécanique[13], puis l’Institut supérieur de mécanique de Paris en 2003[14].

Depuis 2008, Supméca forme également des apprentis qui suivent le nouveau cursus menant au Diplôme national d'ingénieur Supméca spécialité génie industriel (formation par apprentissage).

En 2012, le pôle de recherche et d'enseignement supérieur Collegium Île-de-France est créé, dont Supméca, l’École nationale supérieure de l'électronique et de ses applications (ENSEA) et l’École internationale des sciences du traitement de l'information (EISTI) sont les membres fondateurs. Il devient l'Institut polytechnique Grand Paris en 2014 lui même dissout le 31 décembre 2017.

En 2014, l'établissement parisien centralise l'activité des deux écoles et l’antenne toulonnaise de Supméca se déplace sur le campus de La Valette-du-Var et fusionne avec l'Institut des Sciences de l'Ingénieur de Toulon et du Var (ISITV) pour donner naissance à une nouvelle école : SeaTech.

En 2018, l'école intègre le Groupe ISAE sous le statut d'école partenaire[15].

Admission[modifier | modifier le code]

L'admission principale intervient au niveau bac+2, par la voie des concours communs polytechniques[16].

Sous statut étudiant, un peu plus d'une centaine de places sont proposées chaque année aux étudiants issus des classes préparatoires scientifiques et environ dix places sont accessibles à la suite d'un cursus universitaire type diplôme universitaire de technologie (DUT) ou licence (concours DUT)[17].

Sous statut apprenti, environ cinquante places sont proposées et la sélection intervient au niveau bac+2 après étude du dossier de l'élève et entretien sanctionnés par un jury mixte provenant de Supméca et du CFAI Mécavenir[18].

Les étudiants étrangers peuvent quant à eux rejoindre le cursus en deuxième ou troisième année dans le cadre de mobilités double-diplômantes ou non après sélection et avis auprès de leur établissement d'origine.

Cursus de formation[modifier | modifier le code]

La formation d'ingénieur Supméca combine un socle scientifique approfondi avec une expérience industrielle. Durant trois ans de formation, 52 semaines sont consacrées aux stages. La formation comprend des enseignements scientifiques obligatoires et électifs, des enseignements en sciences économiques, sociales et humaines, ainsi que deux langues étrangères obligatoires dont l'anglais, en première et deuxième années, des enseignements de filière, en dernière année. À l'issue de la troisième année, les élèves accèdent au diplôme d'ingénieur de l'Institut supérieur de mécanique de Paris qui leur confère également le grade de master.

La première année prend la forme d'un tronc commun regroupant un enseignement généraliste en mathématiques appliquées, informatique, énergétique et thermique, automatique des systèmes, sciences sociales et langues vivantes ainsi qu'un enseignement plus spécifique en mécanique regroupant l'étude des matériaux, la dynamique des solides, la mécanique des contacts et des surfaces ainsi que la mécanique des fluides. Le management industriel et logistique est introduit dès le second semestre de première année afin de confronter les élèves à une première pratique du génie industriel[19].

En deuxième année, la majorité des enseignements proposés prennent la forme de modules électifs. Les élèves en choisissent six sur une trentaine possibles. Un semestre est dédié aux stages[20].

La troisième année quant à elle regroupe différents enseignements dits de "parcours". Les étudiants peuvent choisir l'un des parcours suivants : Modélisation, procédés et matériaux, simulation en conception mécanique, mécatronique et systèmes multi-physiques, systèmes de production et logistique[21]. Le dernier semestre est destiné aux stages de fin d'étude[22].

Chaque année, des projets pédagogiques sont au cœur de la formation : les élèves se concentrent sur l'étude, la conception, l'optimisation, l'innovation et l'industrialisation d'un système destiné à l'automobile, l'aéronautique ou l'énergie par exemple.

Chacune de ces filières propose un cursus parallèle. La dernière année peut également s'effectuer dans un établissement partenaire ou non du réseau Polyméca (ISAE-ENSMA, ENSEIRB-MATMECA, ENSMM, ENSIAME, ENSTA Bretagne, ENSCI, SeaTech) ainsi qu'à l'étranger dans l'une des 60 universités ou écoles partenaires[23].[1]

Cursus bi-diplômants : afin d'enrichir les possibilités de parcours des élèves, ces derniers peuvent opter sous réserve de sélection, à l'issue de la deuxième année, pour un cursus permettant d'obtenir en une année supplémentaire, à la fois le diplôme d'ingénieur Supméca et un deuxième diplôme d'ingénieur d'un établissement français ou étranger ayant signé un accord avec l'école. Il est par exemple possible de suivre une spécialisation en génie atomique à l'INSTN, dans les motorisations, les énergies fossiles ou renouvelables à l'IFP School, dans les filières d'enseignement des écoles du réseau Polyméca[24], ou encore en mécanique des fluides ou aéronautique à l'Université de Cranfield[25].

Plusieurs Masters facilitant l'inscription en thèse ou permettant le perfectionnement dans un domaine connexe à ceux proposés par l'établissement sont proposés en partenariat avec l'école CentraleSupélec, l'université Paris-Dauphine d'économie et de gestion ainsi que certains établissements de recherche parisiens[26],[27].

Depuis quelques années, le secteur aéronautique demeure le premier secteur d'embauche des jeunes diplômés avec près de la moitié des promotions sortantes exerçant dans ce domaine d'activité, suivi par l'automobile, le ferroviaire, le luxe et l'énergie[28],[29].

Activités de recherche[modifier | modifier le code]

Les activités de recherche à Supméca sont réunies au sein du laboratoire Quartz issu de la fusion en 2015 de trois laboratoires respectivement compétents en mécanique et matériaux (LISMMA), électronique et automatique (ECS Lab), informatique et mathématiques appliquées (L@RIS)[30].

Le laboratoire Quartz regroupe des compétences et expertises axées sur neuf grandes thématiques dont cinq sont majoritairement représentées dans les locaux de l'école. Les autres sont principalement implantées dans les locaux des écoles d'ingénieurs ENSEA et EISTI[31] :

  • la tribologie et les matériaux ;
  • les assemblages et formes mécaniques en statique et en dynamique ;
  • la vibro-acoustique ;
  • les systèmes durables ;
  • l’ingénierie des systèmes mécatroniques et multi-physiques ;
  • l’électronique des systèmes ;
  • l'automatique et les énergies renouvelables ;
  • l'informatique ;
  • les mathématiques appliquées à la finance, la physique et les systèmes complexes.

Pour le parcours doctoral, l'école est affiliée aux établissements de Paris-Saclay. En 2017, 45 élèves doctorants préparaient une thèse sur des domaines tels que la résistance des matériaux, l'innovation informatique ou mécatronique au service de la production et de la performance industrielle, la modélisation numérique des milieux continus, le management de la qualité, les structures vibratoires ou encore l'innovation matérielle dédiée à l'aéronautique ou l'automobile[32] , [33].

Ce sont au total environ 200 personnes dont 90 rattachées à Supméca qui contribuent aux activités de recherche du laboratoire Quartz[31],[34],[35].

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Associations et clubs[modifier | modifier le code]

Plus de 30 clubs et associations animent la vie étudiante à Supméca[36].

Les différentes associations sont gérées par les élèves et font l'objet d'un suivi de l'établissement. Elles s'organisent autour de trois pôles :

  • Le Bureau des élèves organise l'accueil et l'intégration des nouveaux élèves, les événements visant à animer la vie étudiante et à favoriser le lien entre les promotions. Il joue le rôle d’intermédiaire entre l’administration et les étudiants. Il fédère l’ensemble des associations étudiantes et est renouvelé chaque année lors des campagnes de février pendant lesquelles les trois promotions sont réunies. Les élèves de deuxième année constituent alors des listes et organisent des activités en vue de remporter les élections[37],[38].
  • Le Bureau des sports gère l'ensemble des activités physiques et sportives proposées aux élèves y compris les compétitions nationales inter-écoles[37]
  • Le Bureau des arts est impliqué plus particulièrement dans le domaine de la culture et de la création artistique[37]

Les associations peuvent être à caractère environnemental, humanitaire, social, culturel, sportif, éducatif, ludique, ou événementiel. Lorsque l'envie ou le besoin de constituer une association émerge, les élèves doivent constituer un dossier qu'ils adresseront au service de l'établissement responsable de la scolarité et au Bureau des élèves.

Parmi les associations, certaines permettent aux élèves de mettre en application directe les connaissances en ingénierie ou en management de projet qu'ils ont acquises lors de leur formation : ainsi un club d'aéronautique et d'aérospatial est dédié à la réalisation de projets divers et variés autour des objets volants et d'engins spatiaux à échelle réduite, un club de mécanique étudie et conçoit des motorisations, un club de robotique participe à la Coupe de France de robotique organisée chaque année afin de confronter les élèves de différents établissements dans le but de proposer un système robotisé novateur et grandement autonome[39]. La Supméca Junior Entreprise[40] par exemple, est une entreprise à part entière qui réalise tout ou partie d'une demande industrielle, depuis son étude technique et financière jusqu'à sa production[41].

Les activités extrascolaires sont fortement recommandées et encouragées par l'école.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La région parisienne offre un large éventail d'activités et de loisirs, un patrimoine culturel riche et un accès direct aux évènements de premier plan, ce qui permet aux élèves d'organiser leur vie étudiante avec beaucoup d'aisance et d'opportunités, dans un contexte urbain en pleine mutation avec l'arrivée du Grand Paris.

Les infrastructures sportives utilisées par les élèves sont principalement celles mises à disposition par la mairie et par la collectivité : gymnase du lycée Marcel Cachin, complexe sportif de l'île des Vannes, gymnase Joliot-Curie.

Ceci amplifiant les dynamiques territoriales à proximité de l'école, la ville de Saint-Ouen accueillera en 2024 les Jeux Olympiques d'été en tant que ville hôte pour le village olympique.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Bernard Dudot - C1963 - Créateur du moteur Renault de Formule 1

Jean-François Pontal - ISMCM1966 - Ancien président Orange

Bernard Charlès - C1981 - PDG Dassault Systemes

Philippe Cochet - C1985 - ancien président Alstom Thermal Power[42]

Christophe de Maistre - C1990 - ancien PDG Siemens Europe[43] - Directeur général de la division Partner Projects de Schneider Electrics

Jean-François Pillou - C2000 - Fondateur du site web "Comment ça marche ? "

Galerie Supméca Paris[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Institut supérieur de mécanique de Paris », Supméca (consulté le 30 septembre 2012)
  2. « Directeur général : Alain RIVIÈRE », Supméca (consulté le 30 septembre 2012)
  3. « Directeur général : Alain RIVIÈRE », Supméca (consulté le 30 septembre 2012)
  4. a, b et c « Supméca Saint-Ouen », L'étudiant (consulté le 30 septembre 2012)
  5. « Présentation », Supméca (consulté le 30 septembre 2012)
  6. Arrêté du 24 janvier 2018 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  7. http://www.supmeca.fr/fr/supmeca/presentation
  8. Décret no 52-864 du 18 juillet 1952 portant organisation de l’institut supérieur des matériaux et de la construction mécanique
  9. école nationale professionnelle de commerce et d'industrie.
  10. « Histoire du lycée », sur Lycée public, technologique et professionnel Raspail à Paris 14e (consulté le 3 octobre 2017)
  11. « Historique du lycée Raspail », sur rassepail.chez.com (consulté le 7 octobre 2017)
  12. supméca, « Historique - Supmeca », Supmeca,‎ (lire en ligne)
  13. Décret no 90-928 du 10 octobre 1990 relatif à l'Institut supérieur des matériaux et de la construction mécanique
  14. Décret no 2003-1078 du 10 novembre 2003 modifiant le décret no 90-928 du 10 octobre 1990 relatif à l'Institut supérieur des matériaux et de la construction mécanique
  15. « 2018 : Une nouvelle page s’ouvre pour le Groupe ISAE | Groupe ISAE », sur groupe-isae.fr (consulté le 23 janvier 2018)
  16. « Ecoles recrutant sur les Concours Communs Polytechniques », Service Concours Communs Polytechniques (consulté le 30 septembre 2012)
  17. Supmeca, « Admission - Supmeca », Supmeca,‎ (lire en ligne)
  18. CFAI Mécavenir.
  19. « École d'ingénieurs Supméca : déroulement de la première année du cursus ingénieur », sur www.supmeca.fr (consulté le 30 septembre 2017)
  20. « École d'ingénieurs Supméca : déroulement de la deuxième année du cursus ingénieur », sur www.supmeca.fr (consulté le 30 septembre 2017)
  21. « Troisième année cycle d'ingénieurs », sur www.supmeca.fr (consulté le 30 septembre 2017)
  22. « Troisième année cycle d'ingénieurs », sur www.supmeca.fr (consulté le 3 octobre 2017)
  23. « École d'ingénieurs Supméca, Établissements partenaires dans le monde », sur www.supmeca.fr (consulté le 27 septembre 2017)
  24. « Mobilité académique - Supmeca », Supmeca,‎ (lire en ligne)
  25. « European Partnership Programme », sur www.cranfield.ac.uk (consulté le 19 novembre 2017)
  26. « École d'ingénieurs Supméca : master et doctorat en école d'ingénieurs », sur www.supmeca.fr (consulté le 27 septembre 2017)
  27. « Supméca et la recherche, thèses ingénieurs, thèses Supméca », sur www.supmeca.fr (consulté le 3 octobre 2017)
  28. « Emploi : que deviennent les ingénieurs diplômés de Supméca ? », sur www.supmeca.fr (consulté le 29 septembre 2017)
  29. « Supméca : école d'ingénieurs à Paris et à Toulon - Débouchés et insertion professionnelle », sur www.supmeca.fr (consulté le 29 septembre 2017)
  30. « LISMMA : Laboratoire d'Ingénierie des Systèmes Mécaniques et des Matériaux », sur lismma.supmeca.fr (consulté le 3 octobre 2017)
  31. a et b « Supméca, laboratoire de recherche, recherche écoles d'ingénieurs », sur www.supmeca.fr (consulté le 3 octobre 2017)
  32. « Thèses en cours - Supmeca », Supmeca,‎ (lire en ligne)
  33. « Formation par la recherche - Supmeca », Supmeca,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  34. « Laboratoire Quartz | Institut Polytechnique Grand Paris », sur ipgrandparis.fr (consulté le 3 octobre 2017)
  35. (en) LISMMA, Supméca Paris (lire en ligne)
  36. « École d'ingénieurs Supméca : associations et clubs étudiants », sur www.supmeca.fr (consulté le 3 octobre 2017)
  37. a, b et c « École d'ingénieurs Supméca : associations et clubs étudiants », sur www.supmeca.fr (consulté le 27 septembre 2017)
  38. « Supméca Saint-Ouen, Saint-Ouen (93) - Letudiant.fr », sur www.letudiant.fr (consulté le 30 septembre 2017)
  39. Coupe de France de robotique
  40. Supméca Junior Entreprise
  41. « École d'ingénieurs Supméca : associations et clubs étudiants », sur www.supmeca.fr (consulté le 29 septembre 2017)
  42. « Philippe Cochet », sur www.alstom.com (consulté le 2 mars 2018)
  43. Schneider Electric, « Christophe de Maistre nommé Directeur général de la division Partner Projects de Schneider Electric », revue de presse,‎ (lire en ligne)