Grande école

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Une grande école est, selon le ministère de l'Éducation nationale français, un « établissement d’enseignement supérieur qui recrute ses élèves par concours et assure des formations de haut niveau »[1] et se trouve sous la tutelle d'un ministère[1]. Ce concours est à l'origine celui qui est exigé par le principe d'égalité d'accès des citoyens aux dignités, places et emplois publics posé par l'article VI. de Déclaration des droits du citoyen de 1789 "selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents". Contrairement aux classes préparatoires (CPGE) qui relèvent en grande partie de la tutelle du ministère de l'Éducation nationale, la plupart des grandes écoles publiques dépendent des autres ministères (Agriculture, Culture, Défense, Équipement, Industrie, Justice, Santé, Premier ministre…).

Les premières grandes écoles ont été créées par l'État au milieu du XVIIIe siècle, dans le but de fournir les cadres techniques et militaires des grands corps de l'État : les Forces armées françaises, le corps des Mines, des Télécommunications, des Eaux et des forêts, de l'Administration centrale, des Ponts et chaussées, de l'Agriculture, des Ports et arsenaux, de la Science vétérinaire, de l'Enseignement, etc. De fait, ce sont ces huit anciennes écoles supérieures réorganisées à partir de la Convention et dont les places étaient offertes au concours public, que l'on appelait traditionnellement grandes écoles : Polytechnique, Ponts et chaussées, Mines, Saint-Cyr, Navale, Normales supérieures, Agro, Vétérinaire, liste à laquelle ont été ajoutées au XIXe siècle des écoles privées comme l'École d'arts et métiers ou l'École centrale des arts et manufactures.

La qualité de la formation dans les grandes écoles françaises a fait que cette appellation est devenue très prestigieuse, mais son usage n'est pas réglementé. Une association, appelée Conférence des grandes écoles, a été créée en 1973, dans le but de promouvoir la notoriété de ses membres et d'augmenter leur nombre (actuellement 226). Ceux-ci sont des établissements d'enseignement supérieurs de toutes sortes, d'ingénieur, d'enseignement, de commerce, d'art, de technologie, de communication, publics ou privés, français ou étrangers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française[modifier | modifier le code]

L'une des premières mentions du vocable « grande école » remonte à la Renaissance, notamment à l'université d'Orléans où les « grandes écoles de France »[2] sont des bâtiments de cours universitaires construits à partir de 1498[3] et détruits en 1824[4]. Au XVe siècle, le vocable « grande école » n'est pas corrélé avec les domaines de l'ingénierie et du commerce, tout comme les écoles non-universitaires telles que le Collegium Trilingue créé en 1517 à Louvain et le collège royal créé en 1530 à Paris. C'est à la fin de l'époque moderne qu'est effectuée cette association.

Création des premiers concours scientifiques pour l'entrée dans les corps techniques militaires (Génie, Artillerie, Marine) avec la création d'écoles de formation des officiers techniques et des ingénieurs de l'État :

L'École normale, future École normale supérieure, quant à elle, remonte à celle créée au collège de Louis le Grand après la suppression de l'Ordre des Jésuites sous Louis XV en s'inspirant de l'expérience des écoles normales germaniques (Normalschulen), établies à l'époque de Marie-Thérèse et de Joseph II[6].

La Ire République et l'Empire[modifier | modifier le code]

Certains des grands acteurs de la Révolution française tels Napoléon Bonaparte (école de Brienne), Condorcet, Lazare Carnot (école du génie de Mézières) en sont issus. Ce dernier avec Gaspard Monge, un mathématicien, a créé en 1794 l'École polytechnique, presqu'en même temps qu'était créée l'École normale de l'an III par Lakanal. Dans la même logique, les anciennes facultés de médecine et de droit seront rétablies comme des école de droit et École de médecine, indépendantes de l'université.

En 1794 : création de trois grandes écoles[7] :

Antoine-François Fourcroy, dans son Rapport fait à la Convention sur l’organisation des écoles destinées aux divers services publics du 30 vendémiaire an IV, définit la doctrine de l’École spéciale qui pour Thuillier[8] vaudra aussi pour tous les projets d’ENA jusqu’en 1945 : « il est nécessaire que les sujets admis dans ces écoles y soient dans un nombre correspondant au besoin du service, qu’ils se consacrent dès leur entrée dans cette carrière à servir l’État ».

La loi qui organise les écoles de services publics du 30 vendémiaire an IV en fixe la liste suivante :

La loi Daunou sur l'organisation de l'instruction publique du 3 brumaire de l'an IV établit, outre les écoles primaires et les écoles centrales, des écoles spéciales destinées à l'étude de :

  • l'astronomie
  • la géométrie et la mécanique
  • l'histoire naturelle
  • la médecine
  • l'art vétérinaire
  • l'économie rurale
  • les antiquités
  • les sciences politiques
  • la peinture, la sculpture et l'architecture
  • la musique

ainsi que des écoles pour les sourds-muets et pour les aveugles-nés.

Seules les écoles de santé et les écoles d'économie rurale vétérinaire seront créées. Une École spéciale des langues orientales est également créée[réf. nécessaire].

L'École polytechnique organise le recrutement par concours et la formation préalable des ingénieurs de l'État, en amont des écoles d'applications (École des ponts et chaussées, École des mines, École du génie et de l'artillerie de Metz, École de la marine, École du génie maritime, École spéciale de géographie et de topographie).

La loi générale sur l'instruction publique du 11 floréal de l'an X crée les lycées, maintient les écoles spéciales existantes et institue :

  • dix écoles de droit,
  • trois nouvelles écoles de médecine,
  • quatre écoles d'histoire naturelle, de physique et de chimie,
  • deux écoles spéciales pour les arts mécaniques et chimiques,
  • une école de mathématiques transcendantes,
  • une école spéciale de géographie, d'histoire et d'économie publique,
  • une quatrième école des arts du dessin.

Elle crée également :

  • l'école spéciale militaire, implantée en premier lieu dans le château de Fontainebleau, sous la protection directe de l'Empereur qui tenait à garder un œil particulier sur les futurs officiers de l'Empire. Cette Grande école prestigieuse sera ensuite déplacée à Saint Cyr, dans les bâtiments construits pour l'ancien collège de filles créé par Madame de Maintenon.

« Lorsque les élèves auront fini leurs six années d'études dans les lycées, leur application et leurs progrès trouveront, au premier terme de leurs travaux, une nouvelle carrière d'espérance et de succès. Deux dixièmes d'entre eux seront placés dans les diverses écoles spéciales, où ils continueront d'être instruits et entretenus aux frais du trésor public, de manière à acquérir avec gloire un état et une existence assurés dans la république. Jamais avantage plus grand n'a été offert à la jeunesse studieuse. La bonne conduite, l'attachement à leurs devoirs, les études fructueuses, conduiront ceux des élèves qui se seront le plus distingués, à puiser dans les sciences ou dans les arts libéraux les moyens de parvenir à une profession honorable. Jurisprudence, médecine, mathématiques, physique, art militaire, manufacture, diplomatie, administration, astronomie, commerce, peinture, architecture, toutes les routes du savoir et des talens qui rendent les hommes chers et utiles à leurs semblables, leur seront ouvertes. Ceux qui ne passeront pas par ce genre de concours dans les écoles spéciales, pourront se destiner, par une étude particulière des mathématiques, aux écoles de services publics, et s'ouvrir ainsi une autre carrière non moins glorieuse et non moins avantageuse dans le génie, l'artillerie, la marine, les ponts et chaussées, les mines et la géographie. » (Extrait du discours prononcé au corps législatif par Antoine-François Fourcroy, orateur du gouvernement, sur le projet de loi)

L'arrêté des consuls de la république du 12 vendémiaire de l'an XI réunit les écoles d'artillerie et du génie pour former une école commune aux deux armes nommé École d'artillerie et du génie et établie à Metz. L'admission se fait sur examen parmi les élèves de l'École polytechnique. La loi du 21 germinal de l'an XI établit 6 écoles de pharmacie.

La loi du 10 mai 1806, relative à la formation d'une Université impériale et le décret du 17 mars 1808 fixant son organisation remettent en cause le développement des écoles spéciales au profit de la mise en place d'un système universitaire centralisé organisé selon les trois grades des anciennes universités (baccalauréat, licence, doctorat), déjà rétabli dans les écoles de droit. Les écoles de droit et de médecine sont transformées en facultés alors que les écoles de services publics restent en dehors de l'Université.

Restauration[modifier | modifier le code]

Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Seconde République[modifier | modifier le code]

  • 1848 : Création de l'Institut national agronomique (INA) installé à Versailles. Il fut supprimé en 1852 puis reconstitué en 1876 à Paris.

Second Empire[modifier | modifier le code]

  • 1866 : Le lycée Saint-Louis crée différentes divisions préparant aux écoles suivantes :
    • École polytechnique,
    • École normale supérieure (sciences),
    • École centrale,
    • École forestière,
    • Saint Cyr,
    • auxquelles s'adjoint en 1885 une division préparant au concours d'entrée de l'École navale.
  • 1868 création de l'École pratique des hautes études (EPHE)

Troisième République[modifier | modifier le code]

IVe et Ve République[modifier | modifier le code]

Dénombrement[modifier | modifier le code]

En 1888, selon l'ouvrage collectif de Louis Rousselet, Nos grandes écoles militaires et civiles, publié chez Hachette en 1888, il y avait à cette époque neuf grandes écoles: l'École navale, l'École spéciale militaire de saint-Cyr, l'École polytechnique, l'École centrale des arts et manufactures, l'École des Beaux-Arts, l'École de médecine, l'École de droit, l'École normale supérieure et l'École forestière.

En 1894, selon Georges Paulet[10], le nombre d'élèves dans les six écoles françaises décernant des diplômes d'ingénieurs est le suivant : École supérieure des mines = 187 ; École des mines de Saint-Étienne = 75 ; École des ponts et chaussées < 100 ; École centrale des arts et manufactures = 692 ; Institut industriel du Nord = 235 ; École centrale Lyonnaise = 60.

Typologie des grandes écoles[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de liste officielle des grandes écoles. La définition qu'en donne le ministère de l'Éducation nationale dans l'Arrêté du 27 août 1992 relatif à la terminologie de l'éducation est très large : « Établissement d’enseignement supérieur qui recrute ses élèves par concours et assure des formations de haut niveau[1]. »

Le fait est que, si l'Éducation nationale assure la tutelle des classes préparatoires à toutes les grandes écoles, celles-ci sont toujours sous la tutelle d'autres ministères dont elles forment les cadres, sauf une ou deux exceptions comme les ENS ou l'École des chartes. C'est pour cette raison que, en dehors des textes législatifs et réglementaires qui évoquent les « classes préparatoires aux grandes écoles », l'expression grande école n'est pas employée dans le code de l'éducation, le ministère de l'Éducation nationale préférant employer l'expression plus générale d'« écoles supérieures » pour désigner tous les établissements d'enseignement supérieur qui ne sont pas des universités ou des formations en alternance[11].

Écoles préparant à la haute fonction publique[modifier | modifier le code]

Comme le montre leur histoire, l'expression grande école désigne traditionnellement un petit nombre d'écoles de la fonction publique de haut niveau destinées à former et à recruter par un concours national public les hauts fonctionnaires membres des grands corps de l'État[réf. nécessaire] :

Écoles préparant aux fonctions commerciales et de management[modifier | modifier le code]

Les principales écoles supérieures de commerce[13] recrutent après concours pour leur programme « Grande École », soit après une classe préparatoire, soit en admission parallèle.

D'autres écoles de commerce, également membres de la Conférence des grandes écoles, recrutent directement après le baccalauréat ou grâce aux admissions parallèles.


Une association professionnelle loi 1901, nommée Conférence des grandes écoles, regroupant aujourd'hui environ 230 écoles supérieures, a été créée pour faire la promotion de l'idée de grande école, ainsi qu'un diplôme de mastère spécialisé, le MS (déposé comme une marque commerciale).

Critiques et remise en cause[modifier | modifier le code]

L' enseignement supérieur français se caractérise par l'existence de structures d'enseignement supérieur en dehors des universités ; cette spécificité est l'objet de critiques multiples de la part de certains universitaires et spécialistes de l'Éducation nationale. Au contraire des universités[note 1], les grandes écoles sont généralement estimées être la formation « naturelle » des élites politiques, administratives et économiques en France[14],[15].

La critique la plus fréquente adressée aux Grandes Écoles est celle d'être un outil de reproduction sociale[16]. Selon les journalistes Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter, auteurs de Grandes écoles, la fin d'une exception française[17], elles créent une micro-élite, « qui se serre les coudes à la tête des grandes entreprises et ne s’ouvre pas aux talents extérieurs ni ne se remet en cause ». Ils considèrent cette endogamie comme un non-sens économique, qu'ils accusent de constituer une réseaucratie[17]. Raymond Aron, dans les années 1960 déplorait déjà que les grandes écoles soient l’un des symboles de l’endogamie sociale et de l’homogénéité culturelle si caractéristiques des classes dirigeantes françaises[18]. La plupart des grandes écoles sont publiques et quasiment gratuites alors qu'elles accueillent un public socialement privilégié. Selon Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter cela constitue une « redistribution à l’envers »[17]. Elles ne s'ouvrent aux femmes, surtout pour les écoles d'ingénieur-e-s qu'à partir des années 1970, à la suite de Polytechnique en 1972.

À ces critiques, les grandes écoles répondent qu'elles ont considérablement modifié leur recrutement ces dernières années avec près d'un quart de boursiers et que seulement 38,5 % des étudiants les intégrant sont aujourd'hui issus de classes préparatoire. Dans le détail, la plus grande part (plus de 45 %) les a intégrées par la voie des admissions parallèles et 17,3 % après le bac. Ainsi, en quelques années, on est passé d’un système prépa + grandes écoles à un éventail de possibilités pour intégrer ces dernières qui va du BTS (5,5 % des entrants) au master universitaire 1 (5,6 %) en passant par le DUT (10,6 %) ou encore la licence 3 (5,6 %)[19][réf. incomplète].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bien que récemment, l'Université Paris-Dauphine puisse être comptée dans ce système de formation des élites

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Arrêté du 27 août 1992 relatif à la terminologie de l'éducation.
  2. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, Orléans, Conseil général du Loiret, 2006, page 15
  3. Eugène Lefèvre-Pontalis, Eugène Jarry, La Cathédrale romane d'Orléans, d'après les fouilles de 1890 et des dessins inédits, (notice BnF no FRBNF341254433)
  4. Eugène Jarry, Les écoles de l'Université d'Orléans, leur topographie, société archéologique et historique de l'Orléanais
  5. Claude Marion, Chronologie des machines de guerre et de l'artillerie: depuis Charlemagne jusqu'à Charles X, Quinquenpoix,‎ 1828 (lire en ligne), p. 23
  6. René Grevet, L'Avènement de l'école contemporaine, Lille, 2001
  7. Écoles de l'an III
  8. Thuillier, 1983, p.30
  9. "En 1816, l'Ordonnance Impériale institue désormais deux catégories d'élèves bien distinctes : aux élèves-Ingénieurs destinés au recrutement du corps de Mines viennent s'adjoindre ceux que l'on appelle alors des "élèves externes"
  10. Georges Paulet, Annuaire de l'enseignement commercial et industriel, Paris, Berger Lavrault,‎ 1895 (lire en ligne, présentation en ligne)
  11. « L'enseignement supérieur (...) Niveaux d'enseignement. Les formations longues. Il existe en France deux grands types d'établissements permettant de suivre des études supérieures longues : les universités et les écoles spécialisées. Les universités. Les universités françaises sont des établissements publics. (...) Les écoles supérieures. Les écoles supérieures sont des établissements sélectifs publics ou privés dont l'enseignement prépare à des pratiques professionnelles spécialisées, par exemple dans les domaines des sciences de l'ingénieur, de l'architecture, du commerce et de la gestion, ou encore de la traduction, de l'interprétariat, du journalisme. (...) » Site du Ministère de l'Éducation nationale français
  12. Cité comme exemple : V° Grande école. , n. f. Domaine : Éducation/ Enseignement supérieur et recherche. Définition : Établissement d’enseignement supérieur qui recrute ses élèves par concours et assure des formations de haut niveau. Note : La tutelle d’une grande école est assurée par un ministère qui n' est pas obligatoirement l’Éducation nationale. On citera par exemple l’École polytechnique sous la tutelle du ministère de la Défense, l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la Forêt, etc.Arrêté du 27 août 1992 relatif à la terminologie de l'éducation.
  13. « Les écoles par formation - Manager »
  14. Monique de Saint Martin, « Les recherches sociologiques sur les grandes écoles : de la reproduction à la recherche de justice », Éducation et sociétés 1/2008 (n° 21), p. 95-103. lire en ligne sur Cairn.info
  15. Valérie Albouy et Thomas Wanecq, Les inégalités sociales d’accès aux grandes écoles (2003), INSEE
  16. Karrer Florent, Grandes Écoles: le système de production de l'élite française à l'heure du néolibéralisme, Université lumière Lyon 2 - Institut d'Études Politiques de Lyon
  17. a, b et c Grandes écoles, la fin d'une exception française, Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter, édition Calman Levy, 2008. Présentation sur Google Book. Morceaux choisis sur www.boivigny.com
  18. Sciences Po, ou la crise de l'élitisme français sur le site du journal Atlantico
  19. Enquête qu'a publié la Conférence des grandes écoles en 2012 sur « Les voies d’accès aux Grandes Écoles de la CGE : diversité des origines et des profils »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Attali, 1998, Pour un modèle européen d’enseignement supérieur (Lire en ligne)
  • Olivier Basso, Philippe-Pierre Dornier, Jean-Paul Mounier, Tu seras patron mon fils ! Les grandes écoles de commerce face au modèle américain, Paris, Village Mondial, 2004.
  • Michel Bauer et Bénédicte Bertin-mourot, Les 200 en France et en Allemagne. Deux modèles de détection, sélection, formation des dirigeants de grandes entreprises, Paris, CNRS/Heidrick and Struggles, 1992.
  • Pierre Bourdieu, Monique de Saint Martin, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Minuit, 1989.
  • Denys Cuche, “La fabrication des ‘Gadz’arts’. Esprit de corps et inculcation culturelle chez les ingénieurs Arts et Métiers, Ethnologie française, 1988, XVIII, 1. pp. 42-54
  • Michel Euriat, Claude Thélot, « Le recrutement social de l’élite scolaire en France. Évolution des inégalités de 1950 à 1990 », Revue française de sociologie, n° 36, 1995, pp. 403-438.
  • André Grelon, « Le développement des écoles de commerce en France (1800-1914) et les relations avec les formations d’ingénieurs », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les Écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, pp. 15-33.
  • Gilles Lazuech, « La question de la formation des « managers » dans les écoles de commerce et d’ingénieurs en France depuis le début des années 80 », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, pp. 203-222.
  • Gilles Lazuech, L’exception française. Le modèle des grandes écoles à l’épreuve de la mondialisation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999.
  • Henri Le More, Classes dirigeantes, classes possédantes. Essai sociologique sur l’École des Hautes Études Commerciales, Paris, EHESS, thèse de doctorat, 1976.
  • Henri Le More, « L’invention du cadre commercial : 1881-1914 », Sociologie du travail, n°4, 1982, pp. 443-450.
  • Philippe Maffre, Les Origines de l’enseignement commercial supérieur en France au XIXe siècle, Paris, université Paris-I, thèse de doctorat, 1983.
  • Louis Rousselet, A. Ferrandinus, Nos grandes écoles militaires et civiles, Paris, Hachette, 1888, in-8°. 525 p. (Écoles Navale, militaire de Saint-Cyr, Polytechnique, Centrale, des Beaux-Arts, de Médecine, de Droit, Normale supérieure et Agronomique et forestière).
  • Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997.
  • Pierre Veltz, « Faut-il sauver les grandes écoles ? », Presses de Science Po.
  • Michel Villette, « École de l’élite et savoirs ordinaires. L’École supérieure de commerce de Paris en 1990-1992 », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les Écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, pp. 140-158.