Fort de Villiers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Fort de Villiers
Image illustrative de l’article Fort de Villiers
Description
Type d'ouvrage fort
Dates de construction 1878
Ceinture fortifiée camp retranché de Paris
Utilisation fort de ceinture
Utilisation actuelle ?
Propriété actuelle commune de Noisy-le-Grand
Garnison 388 hommes
Armement de rempart ?
Armement de flanquement ?
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial non réalisée
Programme 1900
Dates de restructuration non réalisée
Tourelles -
Casemate de Bourges -
Observatoire -
Garnison ?
Programme complémentaire 1908 non réalisé
Coordonnées 48° 50′ 02″ nord, 2° 33′ 15″ est

Géolocalisation sur la carte : Seine-Saint-Denis

(Voir situation sur carte : Seine-Saint-Denis)
Fort de Villiers

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Fort de Villiers

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort de Villiers

Le fort de Villiers est un ancien fort du système défensif de Paris, situé sur la commune de Noisy-le-Grand, dans le département français de Seine-Saint-Denis. Construit à la fin du XIXe siècle, il faisait partie du système Séré de Rivières, destiné a établir un rideau défensif autour de Paris. Il appartient à la commune de Noisy-le-Grand.

Description[modifier | modifier le code]

Installé sur le plateau briard, qui de tout temps a connu une activité rurale intense par la fertilité de ses terres indispensables à l'économie de subsistance de ses habitants.

La ferme fortifiée de la Grenouillère étant déjà en place comme dans l'attente. Les envahisseurs prussiens lors de la guerre de 1870 ont été bloqués un temps par la barrière naturelle qu'offre la Marne, complété par l'enceinte fortifiée de Paris avec les forts de Rosny-sous-Bois, Nogent-sur-Marne. À Paris le 4 septembre 1870, Gambetta à la tribune de l'assemblée Nationale proclame la patrie en danger et le régime impérial déchu. Le 12 septembre 1870, l'administration municipale de Noisy-le-Grand quitte la commune pour se réfugier à Paris, l'ennemi étant signalé aux environs. Les Wurtembergeois établirent à Noisy-le-Grand un poste d'observation. Ferdinand Legris, dans son ouvrage Les Prussiens en France rapporte en page 69 : « cet endroit de 1150 habitants est admirablement situé sur le plateau d'une colline, de droite et de gauche, on voit de jolies maisons entourées de jardins ». Le 30 novembre 1870 s'initie la bataille de Champigny également appelée bataille de Villiers qui sera la principale tentative de sortie des armées de la défense nationale menée sous les murs de Paris assiégé qui sera un échec compte tenu de la fortification du site. Les travaux d'investissement exécutés par les armées allemandes autour de Paris furent l'objet de relevés par un ancien élève de l'école spéciale.

La paix revenue, la crainte du retour de l'envahisseur, l'expérience vécue faisant force de loi, Noisy-le-Grand par sa position stratégique se verra incluse dans la nouvelle enceinte fortifiée autour de Paris. Le 27 mars 1874, la loi autorise le premier ministre Adolphe Thiers, à ériger une ceinture fortifiée autour de Paris : cette loi sur la défense de Paris prévoit une tête de pont sur la Marne qui se composera d'une série de forts, de batteries fermées et casematées, couronnant les crêtes à Noisy-le-Grand et Villiers-sur-Marne entre autres. En 1878, installé à la limite de Villiers mais sur le territoire de Noisy sont entrepris les travaux de construction du fort dit de Villiers, de type Séré de Rivières, par le ministère de la défense, il sera achevé en 1880. L'évaluation du montant des travaux avoisine les 11 millions de francs. Son armement compte 31 pièces d'artillerie, un casernement prévu pour 388 hommes dont 12 officiers, l'accès se fait par pont levis de type Pilter constitué d'un tablier en bois sur une ossature métallique, le corps de garde du ravelin y défend l'entrée. Dans la cour principale se trouve le logement des officiers, ainsi que les corps de bâtiments caserne, magasins, à l'écart de ses cantonnements sera positionnée la poudrière avec sa voie ferrée d'approvisionnement par wagonnets.

L'hiver de 1879 fut rigoureux, il débute le 3 décembre par moins 12 degrés, le 9 décembre la neige tombe à gros flocons le froid s'installe et dure jusqu'au 29 décembre avec un maximum à moins 30 degrés, la Marne est prise par les glaces. Le fort de Villiers se verra en 1880 affecté comme garnison d'infanterie de ligne s'ensuivront exercices militaires, manœuvres et entretien du matériel dans l'attente du retour des envahisseurs. Samedi 1er août 1914 à 16 heures, l'ordre de mobilisation générale est lancé, à 5 heures de l'après-midi le tocsin sonne partout pour annoncer la déclaration de guerre du gouvernement. 3 millions de soldats français seront appelés sous les drapeaux, l'annonce sera faite à Noisy-le-Grand par le garde-champêtre René Sarrazin au son du tambour à 2000 Noiséens. Le fort de Villiers est en alerte. L'ennemi sera bloqué sur la Marne et ne verra pas l'enceinte fortifiée de Paris. Le fort restera en état de veille et ne participera aucunement au conflit. Un long sommeil jusqu'aux années 1940, une occupation par l'ennemi héréditaire, un incident une explosion est à citer, puis il sera démilitarisé dans les années 1950. EPAMARNE en deviendra propriétaire en tant qu'aménageur de la région de Marne la Vallée qui initiera de profond bouleversement alentour du fort. Mais stoïquement il narguera les aménageurs, L'abbé Pierre en 1955 y accueille les sans-abris.

Le 1er juillet 1969, le fort de Villiers devenu un bidonville par la force des choses, est déclaré zone insalubre par le préfet, son évacuation totale sera effective en 1974.

En 2000, la ville de Noisy-le-Grand en fera l'acquisition[1] pour 1 million de francs. Des associations locales s'installeront dans les diverses casemates. L'association les Pigeons voyageurs utilisera l'ancien local mis à la disposition de la fanfare municipale, le club de tir Noiséen utilisera les salles endormies.

En 2005, par arrêté municipal l'accès au fort de Villiers est interdit, le pont d'accès en traverses de bois présentant des risques structurels, les associations occupants le fort seront priées d'évacuer les lieux, et le fort sombra de nouveau dans l'oubli.

En 2015, la nouvelle municipalité décide de sa réhabilitation et de sa restauration.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le fort de Villiers », sur www.cheminsdememoire.gouv.fr, Ministère de la défense

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]