Fabrice Lhomme

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Fabrice Lhomme
Image illustrative de l'article Fabrice Lhomme
Fabrice Lhomme le 18 mars 2012.

Naissance (51 ans)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Journaliste
Spécialité journalisme d'investigation
Autres activités Écrivain, enseignant
Médias
Pays Drapeau de la France France
Presse écrite Le Monde

Fabrice Lhomme est un journaliste d'investigation français, né le .

Spécialiste des affaires politico-financières, Fabrice Lhomme a été chargé de développer le pôle enquête de Mediapart, après une longue collaboration au journal Le Monde — au sein duquel il avait travaillé avec les futurs fondateurs de Mediapart. Mais à la suite de désaccords avec les dirigeants de ce site, il rejoint de nouveau le quotidien du soir en 2011. Il a signé les principales révélations du dossier Bettencourt et du dossier financier de la vente des sous-marins français au Pakistan.

Parcours[modifier | modifier le code]

Il a été successivement reporter au Parisien (1989-1998), à France-Soir (1998-1999), à L'Express (1999-2000), au Monde (2000-2006) puis rédacteur en chef adjoint à L'Équipe magazine, chargé de l'investigation.

Il travaille à partir du au pôle « enquêtes » du site d'information Mediapart. Le 15 avril 2011, il retourne au Monde dans la nouvelle équipe du quotidien dirigée par Erik Izraelewicz où il devient, avec Gérard Davet (qu'il rencontre à la fin des années 1980 au Parisien et avec qui il lie des relations professionnelles et amicales[1]), responsable du secteur de l'investigation. Un article du site Arrêt sur images évoque les circonstances de ce départ[2]. Il a révélé, avec Gérard Davet, l'affaire du Kazakhgate, les listings HSBC, l'affaire Tapie, les écoutes Sarkozy ou encore l'affaire Tomi.

Il est l'auteur du livre d'enquête Le Contrat (Stock, avec Fabrice Arfi), consacré au « Karachigate ». Il est également à l'origine des investigations qui ont déclenché l'affaire Woerth-Bettencourt en juin 2010[3].

Son ouvrage, publié avec Gérard Davet en août 2011, baptisé Sarko m'a tueR (Éditions Stock) est devenu un best-seller, avec plus de 80 000 exemplaires vendus. Il a publié depuis, toujours avec Gérard Davet, les livres L'homme qui voulut être roi, French corruption, en 2013, et Sarko s'est tuer en 2014, toujours chez Stock.

Fabrice Lhomme n'échappe pas au reproche d'être trop politisé[4]. Durant ces années, il conduit ses investigations « surtout du côté droit, en direction de Patrick Balkany, Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy ». En revanche, « bien peu de chose, sinon rien, du côté gauche. C’est ce que ses détracteurs lui reprochent. »[4]

En 2014, suite à la fuite d'un rapport organisée à l'Élysée, Gérard Davet et Fabrice Lhomme révèlent dans Le Monde qu'une information judiciaire secrète est menée par les juges Serge Tournaire et Hervé Robert sur le « parrain corse » Michel Tomi et ses soutiens étrangers dont le président Ibrahim Boubacar Keita (allié de François Hollande au Mali dans la lutte contre le terrorisme islamiste) bloquant les développements internationaux de l'enquête[5].

Le , à la suite des scoops de Gérard Davet et Fabrice Lhomme sur les affaires Bygmalion, Balkany et Kazakhgate, l'hebdomadaire Valeurs actuelles publie un article donnant les jours et heures de leurs récents rendez-vous professionnels à l'Élysée, au ministère de la Justice et au pôle financier, et les accusant d'être acquis au pouvoir socialiste[6]. L'article a été annoncé la veille par un tweet du directeur de l'hebdomadaire, Yves de Kerdrel : « Dans le prochain numéro de #Valeurs revoilà le cabinet noir contre #Sarkozy avec ses deux valets: les pseudojournalistes Davet et Lhomme ». Les deux intéressés ayant porté plainte, Yves de Kerdrel est condamné pour injures par le tribunal correctionnel le 12 janvier 2017[7].

En octobre 2016, Fabrice Lhomme publie avec Gérard Davet le livre Un président ne devrait pas dire ça..., une histoire du quinquennat de François Hollande, pour laquelle le président de la République a accepté de les recevoir une fois par mois en moyenne[8].

À partir du , en compagnie de Gérard Davet, ils deviennent interviewers politiques chaque vendredi sur Radio Nova[9].

Fabrice Lhomme a également été chroniqueur avec Gérard Davet dans le magazine Actuality, sur France 2[1].

Condamnation judiciaire[modifier | modifier le code]

Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont été condamnés le 7 octobre 2016 pour diffamation, après avoir attribué à l'acteur John Malkovich un compte caché en Suisse dans une filiale de la banque HSBC[10]. Cette condamnation est confirmée le 24 mai 2017 par la Cour d'Appel de Paris. Les deux journalistes ont été astreints à payer chacun une amende de 1 500 , et le directeur de la publication à 1 000 euros d’amende. Tous trois ont été condamnés à verser solidairement au total 10 000 euros de dommages et intérêts à John Malkovich[11].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Anna Topaloff, « Qui se cache derrière les machines à scoops ? », GQ no 110, juin 2017, pages 104-109.
  2. « Un investigateur quitte Mediapart pour Le Monde », Arrêt sur images, 24 mars 2011.
  3. Voir son témoignage dans l'émission Arrêt sur images du 9 juillet 2010.
  4. a et b Entre coups bas et lynchage médiatique, les dessous de la guerre Sarkozy-Le Monde sur "l'affaire Bettencourt", Gilles Gaetner, atlantico.fr, 26 février 2017
  5. Bienvenue place Beauvau - Police: les secrets inavouables d'un quinquennat, Olivia Recasens & Didier Hassoux & Christophe Labbé, Éditions Robert Laffont, 2017, Paris
  6. « Exclusif. Retour de Sarkozy : les rendez-vous secrets de deux journalistes du Monde », Valeurs actuelles,‎ (lire en ligne).
  7. « Le directeur de Valeurs actuelles condamné pour avoir injurié des journalistes du Monde », sur lexpress.fr, (consulté le 9 juillet 2017)
  8. AFP, « Gérard Davet et Fabrice Lhomme, les frères jumeaux de l'investigation », L'Express,‎ (lire en ligne).
  9. « Gérard Davet et Fabrice Lhomme décrochent une interview politique sur Radio Nova », sur www.ozap.com, (consulté le 10 janvier 2017).
  10. « Le Monde condamné pour avoir diffamé John Malkovich », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  11. « Malkovich cité à tort dans Swissleaks : la condamnation du "Monde" confirmée », Europe 1,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]