Turcs (peuple)

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Turcs
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Populations significatives par région
Drapeau de la Turquie Turquie entre 56 000 000 et 60 000 000 (estimation) (2017)[1]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 2 852 000[2]
Drapeau de la France France 1 000 000 (estimation) (2016)[3]
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 588 318 à 800 000[4],[5],[6]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 500 000[7],[8],[9]
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 396 414 à 500 000[10],[11],[12],[13]
Drapeau de l'Autriche Autriche 350 000 à 500 000[14],[15]
Drapeau de Chypre du Nord Chypre du Nord 280 000[16],[17]
Drapeau de la Belgique Belgique 200 000[18],[19],[20]
Drapeau des États-Unis États-Unis 196 222 à 500 000[21],[22],[23],[24]
Drapeau de la Russie Russie 109 883 à 150 000[25]
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 104 792 à 150 000[26],[27]
Drapeau de l'Irak Irak 500 000 à 3 000 000[28],[29],[30]
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 150 000 à 200 000[31],[32]
Drapeau de la Syrie Syrie 100 000[33]
Drapeau de la Suède Suède 100 000 à 150 000[34],[35]
Drapeau de la Macédoine Macédoine 77 959[36],[37],[38],[39]
Drapeau de la Suisse Suisse 70 440[40]
Drapeau de l'Australie Australie 66 919 à 150 000[41],[42],[43],[44]
Drapeau de la Jordanie Jordanie 60 000
Drapeau du Liban Liban 50 000 à 200 000[45],[46],[47],[48]
Drapeau de la Libye Libye 50 000
Drapeau de la Grèce Grèce 49 000 à 130 000[49],[50],[51],[52]
Autres
Régions d’origine Asie centrale
Langues Turc
Religions Majoritairement Islam[53],[54],[55],[56] (Sunnisme, Alévisme et Chiisme duodécimain), minorités irréligieuses[53],[57], chrétiennes[58] et juives[59]
Ethnies liées Autres peuples turcs[60]

Les Turcs, aussi appelés Turcs anatoliens (en turc : sg. Türk, pl : Türkler) sont un groupe ethnique turcique vivant principalement en Turquie et parlant le turc.
Certains d'entre eux vivent dans les anciens territoires de l'Empire ottoman, tandis que d'autres se sont récemment établis en Europe de l'Ouest.

Originaires d'Asie centrale, ils se sont établis en Anatolie au XIe siècle à travers les conquêtes seldjoukides, faisant progressivement basculer la région d'une terre grecque et chrétienne à une terre turque et musulmane.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'ethnonyme Türk (ancien turc : Old Turkic letter UK.svgOld Turkic letter R2.svgOld Turkic letter U.svgOld Turkic letter T2.svg Türük[61],[62] ou Old Turkic letter UK.svgOld Turkic letter R2.svgOld Turkic letter U.svgOld Turkic letter T2.svg Old Turkic letter K.svgOld Turkic letter U.svgOld Turkic letter UK.svg Kök Türük[61],[62] ou Old Turkic letter K.svgOld Turkic letter R2.svgOld Turkic letter U.svgOld Turkic letter T2.svg Türk[63]) est utilisé pour la première fois par le khaganat Göktürk. Ils étaient appelés par les historiens chinois T’ou-kiu, transcription de « türük » (fort). Il servait à désigner à la fois l'empire et ses sujets, ethniquement turcs ou non. Par la suite, il a progressivement été adopté comme un ethnonyme générique désignant la totalité des tribus turcophones d'Asie centrale et de Sibérie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et histoire ancienne (néolithique - XIe siècle)[modifier | modifier le code]

Les turcs étaient à l'origine un peuple sédentaire pratiquant l'agriculture en Asie de l'Est, autour du fleuve Liao [64],[65],[66],[67]. Ils migrèrent vers la Mongolie au cours du IIIe millénaire av. J.‑C., à cause du refroidissement climatique et de la désertification de leur région [64]. Les contraintes les poussèrent à adopter un mode de vie nomade et pastoraliste [64]. Ils étaient alors un peuple de religion tengriste, une forme de chamanisme.

Les turcs commencent à s'étendre en Asie centrale et à se mélanger aux peuples natifs de la région dès le IIe siècle, la culture et les langues scythes disparaissant alors au profit de la culture et des langues turques [68].

Les Göktürks en 600 apr. J.-C.

Le premier empire connu sous le nom de de « turc » fut le khaganat turc (ou Göktürk), fondé par le clan Ashina autour de l’Orkhon en 552. Ils sont considérés comme les fondateurs de la littérature turque, on leur doit le premier document connu en langue turcique, les inscriptions de l’Orkhon (vers 735), textes à caractère épique et poétique inscrits sur des stèles, en caractères runiques [69].

L'empire se sépara en deux en l'an 603, la partie occidentale fut dissoute en 657 par la dynastie Tang, avant qu'un second empire ne soit recréé en 682. Ce dernier perdura jusqu'en 744, date à laquelle il fut conquis par les ouïghours.

Des cendres de l'empire d'Occident naquit l'Union de Kangar, auquel succéda en 750 la confédération oghouze qui dura trois siècles.

Seldjoukides et Ottomans (XIe siècle - XXe siècle)[modifier | modifier le code]

Vers la fin du IXe siècle, le chef oghouze Seldjouk se convertit à l'islam et fonda la dynastie seldjoukide. Son fils Tuğrul Bey fonda l'Empire seldjoukide en 1038 et conquit une grande partie de la Perse et du Moyen-Orient. Son successeur et neveu Alp Arslan prit la tête de l'Empire en 1064, il conquit la péninsule anatolienne en 1071 à la suite de sa victoire après la bataille de Manzikert au cours de laquelle ses armées capturèrent l'empereur byzantin Romain IV Diogène.

À la suite d'un accord avec les byzantins fut établi en 1077 le sultanat de Roum, toujours dirigé par la dynastie seldjoukide. L'Empire seldjoukide s'effondra en 1194 tandis que le sultanat de Roum s'affaiblit à la suite de nombreuses croisades avant de finalement succomber à l'invasion mongole en 1243 à la suite de la bataille de Köse Dağ. À la suite de la dislocation de l'Empire mongol, les seldjoukides devinrent les vassaux des ilkhanides.

Ces épisodes d'affaiblissement du pouvoir des sultans seldjoukides ont donné lieu à la séparation progressive de nombreuses tribus du sultanat, dont celle des ottomans en 1299. Leur territoire s'étend progressivement, jusqu'à la conquête de la capitale romaine Constantinople en 1453 par le sultan Mehmed II où le beylicat ottoman acquit le prestige d'un empire.

Entre 1516 et 1517, le sultan Sélim Ier met au fin au Sultanat mamelouk, annexant ainsi le Levant, une partie de l'Arabie ainsi que l'Égypte et devient le calife du monde musulman. Il meurt en 1520, son fils Soliman le Magnifique lui succède au trône et conquière beaucoup d'autres territoires, c'est sous son règne que l'empire arrive à son apogée militaire, économique et culturelle. Il perd le siège de Vienne en 1529.

L'Empire ottoman entre dans son apogée territoriale en 1683, il perd le second siège de Vienne la même année à la suite de la bataille de Vienne, cet échec retentissant débute la Grande guerre turque et le déclin ottoman.

En 1909, le mouvement des Jeunes-Turcs renverse le sultan Abdülhamid II lors d'un coup d'État et prend le pouvoir.

À l'issue de la Première Guerre mondiale, les ottomans s'allient à l'Empire allemand et à l'Autriche-Hongrie. Les Jeunes-Turcs organisent les massacres envers de nombreuses minorités chrétiennes, dont celui des arméniens et des grecs pontiques. Malgré une grande victoire à la suite de la bataille des Dardanelles en 1916, l'Empire ottoman enchaîne les échecs et se retrouve partagé par le traité de Sèvres signé le 10 août 1920. Le commandant Mustafa Kemal, ayant joué un rôle important lors de la bataille des Dardanelles, rejette amèrement ce traité et débute la Guerre d'indépendance turque au cours duquel les forces kémalistes sortiront victorieuses.

Le dernier sultan ottoman, Mehmed VI, quitte Constantinople le Ier octobre 1922, abolissant ainsi le sultanat.

République de Turquie (depuis 1923)[modifier | modifier le code]

Le traité de Lausanne est signé le 21 juillet 1923 et la république turque est fondée le 29 octobre de la même année, dont Mustafa Kemal devient le président. Ankara, bastion de la guerre d'indépendance est désignée comme capitale. Les populations grecques d'Asie mineure sont expulsées la même année, et échangées avec les populations turques de Grèce. Une série de réformes majeures politiques, sociales et économiques furent menées entre 1923 et 1938, dont les conséquences furent entre autres l'abolition du califat le 3 mars 1924, la modernisation et l'enrichissement du pays, l'adoption de l'alphabet latin, une hausse du taux d'alphabétisation et de fécondité.

Culture[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Les turcs parlent le turc, une langue appartenant à la branche oghouze de la famille éponyme des langues turques. Elle est principalement parlée en Turquie mais également sur l'île de Chypre et dans les Balkans par des minorités turques; ces minorités sont surtout présentes en Bulgarie, en Grèce (principalement en Thrace occidentale), au Kosovo, en Macédoine du Nord, en Roumanie (principalement en Dobroudja) et en Moldavie (principalement en Gagaouzie par les gagaouzes) [70].

La langue turque a été introduite à Chypre en 1571 à travers les conquêtes ottomanes et est y devenue la langue politiquement dominante et prestigieuse, parlée par l'administration [70].

Historiquement, le turc est divisé en trois phases :

Religion[modifier | modifier le code]

La religion majoritaire chez les turcs est l'islam, la plupart d'entre eux étant sunnites. La Turquie est officiellement un état laïque depuis les réformes d'Atatürk.

Selon la CIA Factbook, 98.9% de la population turque serait musulmane, les 0.2% comprenant majoritairement des chrétiens et des juifs [75]. Il y a aussi entre 10 et 15 millions d'alévis musulmans estimés dans le pays [76].

Selon une étude du KONDA, seule 9.7% de la population s'est décrite comme étant «pieuse et pleinement dévouée», tandis que 52.8% s'est décrite comme «religieuse» [77]. 69,4% des personnes interrogées ont déclaré qu'elles ou leur femme se couvraient la tête, bien que ce taux diminue dans plusieurs groupes démographiques : 53% chez les 18−28 ans, 27,5 % chez les diplômés universitaires, 16.1% chez les titulaires d'une maîtrise ou d'un diplôme supérieur [77].

Mythologie et folklore[modifier | modifier le code]

Cuisine[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

L'art turc est aujourd'hui en grande partie hérité de l'art ottoman et comprend des secteurs tels que l'illustration, l'architecture, la littérature et la musique.

Les miniatures turques étaient la forme d'illustration la plus présente et courante dans l'Empire ottoman et comprennent de fortes influences perses [78]. Les artistes à l'origine de ces miniatures étaient appelés les nakkashane.

Le genre le plus ancien connu de la littérature turque connue est l'épopée héroïque, l'exemple le plus classique étant le « Kitab-i Dede Korkut » signifiant littéralement « Le Livre de Grand-Père Korkut » dont des sources d'Asie centrale feraient remonter son origine au XIe siècle ou au Xe siècle[79]. Le style du récit – consistant en une prose mêlées à des vers – suggère une composition orale, le poème original ayant selon toute évidence été créé par un barde oral (ou ozan dans les cultures turques), les circonstances de la transformation de l'épopée en littérature écrite étant inconnues [79],[80].

En 2006, l'écrivain Orhan Pamuk devient le premier turc à gagner un prix Nobel de littérature [81].

Les musiques folkloriques traditionnelles turques sont appelées les türkü. La pop turque est communément admise comme ayant débutée en 1958 avec la chanson “Little Lucy” de Erol Büyükburç, elle s'est ensuite popularisée durant les années et les décennies qui suivirent [82].

Génétique[modifier | modifier le code]

Les turcs d'Anatolie ont une structure génétique unique, combinant à la fois des éléments d'Asie de l'Est, d'Asie centrale, du Moyen-Orient et d'Europe [83]. Ils sont aujourd'hui principalement le fruit d'un métissage entre deux populations primaires, les turcs oghouzes de phénotype asiatique et d'ascendance principalement est-asiatique, et les habitants locaux (principalement des grecs d'Anatolie) de phénotype caucasien et d'ascendance ouest-eurasienne [83].

ADN autosomal[modifier | modifier le code]

Une étude publiée en 2012 dans la revue Annals of Human Genetics réalisa plusieurs estimations de l'ascendance turque à partir d'échantillons provenant des villes d'Istanbul, d'Aydın et de Kayseri [83]. Au niveau K=3, les résultats ont été estimés à 45% moyen-oriental, 40% européen et à 15% centre-asiatique [83]. Au niveau K=4, les résultats ont été estimés à 38% européen, 35% moyen-oriental, 18% sud-asiatique et à 9% centre-asiatique [83]. Au niveau K=7, les résultats ont été estimés à 77% européen, 12% sud-asiatique, 6% centre-asiatique et à 4% moyen-oriental [83]. Des échantillons français, italiens, toscans et sardes ont été utilisés pour définir la population de base européenne, des échantillons ouïghours, hazaras et kirghizes ont été utilisés pour définir la population de base centre-asiatique, des échantillons pakistanais ont été utilisés pour définir la population de base sud-asiatique, et des échantillons palestiniens et druzes ont été utilisés pour définir la population de base moyen-orientale [83]. À noter qu'une certaine homogénéité a pu être relevée dans la population turque [83].

Une étude publiée en 2014 dans la revue BMC Genomics réalisa une moyenne à partir d'échantillons provenant de 16 provinces différentes à travers tout le pays dont les génomes ont été entièrement séquencés [84]. La moyenne d'ascendance en provenance d'Asie de l'Est a été estimée à 21.7% [84].

Haplogroupes (ADN-Y, ADNmt)[modifier | modifier le code]

Une étude publiée en 2001 dans la revue American Journal of Physical Anthropology a donné une estimation de la contribution centre-asiatique sur le pool génétique mitochondrial anatolien d'approximativement 30% [85].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]