Université de technologie de Compiègne

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Université de technologie de Compiègne
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Logo de l'UTC
Image dans Infobox.
Histoire et statut
Fondation
Type
Fondateur
Président
Directeur
Christophe Guy (2021)[1]
Devise
Donnons un sens à l'innovation
Membre de
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
4 400 élèves ingénieurs (en 2016)
Effectif
850Voir et modifier les données sur Wikidata
Enseignants
450 enseignants dont 90,3% enseignants-chercheurs (en 2016)
Localisation
Ville
Pays
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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L’Université de technologie de Compiègne (UTC) est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche situé à Compiègne dans la région Hauts-de-France en France, c’est l'une des 204 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[4].

Elle est également habilitée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour ses formations licence professionnelle, master et doctorat.

C’est une des trois universités de technologie françaises. Elle est membre de la communauté d'universités et établissements Sorbonne Universités et de la Conférence des grandes écoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'UTC vue de l'extérieur (centre Benjamin Franklin)

L'UTC a été fondée à l'initiative de Guy Deniélou, officier de marine et ingénieur chercheur au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). En 1972, il quitte son poste de chef du département des réacteurs à neutrons du CEA pour fonder l'UTC la même année[5] et en devient président de 1974 à 1987[6]. En 1981, l'établissement acquiert son statut de grande école.

Une antenne de l'UTC est ouverte à Sévenans en 1985 (qui deviendra l'Institut polytechnique de Sévenans en 1991). L'Institut de génie technologique de Troyes, autre antenne de l'UTC ouvre ses portes en 1993, celle-ci deviendra l'UTT (Université de Technologie de Troyes) l'année suivante. Une troisième université de technologie voit le jour en 1999 : l'Institut Polytechnique de Sévenans et de l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Belfort (ENIBe) fusionnent sous le nom d'université de technologie de Belfort-Montbéliard. En 2002, le réseau des universités de technologie est créé. L'université de technologie sino-européenne de l'université de Shanghai est créée en 2005.

En 2006, l'UTC se voit attribuer le label Carnot pour ses activités de recherche partenariale (et création de l'Institut Carnot UT regroupant les laboratoires de l'UTC et de l'UTT). Le premier collegium français est créé en 2009 et fédère l'ensemble des laboratoires de l'UTC. En 2012, l'UTC rejoint le pôle de recherche et d'enseignement supérieur Sorbonne Universités, en qualité de membre fondateur non initial. La même année, l'UTC ouvre le cursus « Humanités & technologie » de trois ans permettant aux bacheliers des sections S, ES et L spé maths d'intégrer un cycle ingénieur au niveau BAC+3 (ou de continuer vers un master soit à l'UTC, soit parmi les partenaires de l'UTC au sein du PRES Sorbonne Universités). En 2013, le Groupe UT est créé. En 2014, un nouveau bâtiment pour recherche et l'innovation technologique des transports est inauguré à l'UTC.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Formation d'ingénieurs[modifier | modifier le code]

L'UTC propose un certain nombre de formations d’ingénieurs habilitées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche après l’avis de la commission des titres d'ingénieur. D'une durée de cinq années, elles sont accessibles directement après le baccalauréat. L'admission se fait sur titre, dossier scolaire et entretien de motivation et est commune aux trois universités de technologie (UTBM, UTC et UTT)[7]. Le cursus comprend un tronc commun de deux années, puis un cycle d’ingénieur sur trois ans.

De plus, chaque branche possède plusieurs filières différentes. Ainsi, le cycle ingénieur de 3 ans comporte 2 semestres pendant lesquels les étudiants obtiennent des connaissances communes à leur branche, un premier stage de 6 mois, 2 semestres pendant lesquels les étudiants se spécialisent dans le cadre d'une filière, et enfin un dernier stage de 6 mois.

L'UTC propose cinq spécialisations :

  • Génie biologique (par la formation initiale ou continue), avec les filières "Biomécanique et Biomatériaux", "Biomédicale", "Conception et innovation de bioproduits" et "Innovation aliments et agro-ressources" ;
  • Génie des procédés (par la formation initiale ou continue), avec les filières "Agro-industries", "Modélisation, conception, optimisation des procédés", "Qualité, sécurité, environnement" et "Thermique énergétique".
  • Génie informatique (par la formation initiale, continue ou par la voie de l'apprentissage depuis ), avec les filières "Intelligence artificielle et science des données", "Informatique embarquée et systèmes autonomes" et "Ingénierie des systèmes informatiques" ;
  • Ingénierie mécanique (par la formation initiale, continue ou par la voie de l'apprentissage), avec les filières "Acoustique et vibration pour l'ingénieur", "Conception mécanique intégrée", "Ingénierie du design industriel", "Mécatronique, actionneurs, robotisation et systèmes", "Matériaux et innovations technologiques", "Données et fiabilité pour l'industrie", "Production intégrée et logistique" et "Simulation pour l'ingénierie mécanique", ou avec les parcours par apprentissage "Conception" et "Industrialisation" ;
  • Génie urbain (par la formation initiale ou continue), avec les filières "Bâtiment" et "Aménagement, mobilité, transport".

Il est également possible de choisir, au sein d'une spécialisation, la filière Management des projets innovants.

Humanités et technologie[modifier | modifier le code]

Alternative au tronc commun (deux premières années du cursus ingénieur classique), l'UTC ouvre la section Humanités et technologie en 2012[8]. C'est une formation d'ingénieur qui permet d'intégrer des lycéens issus des filières à la fois scientifiques mais aussi littéraires (option mathématiques) et économiques. À ce titre, cette licence envisage les sciences humaines comme partie prenante de la formation d'ingénieur.

Ce cursus donne accès à tous les cycles d'ingénierie de l'UTC : le génie informatique, le génie biologique, le génie des systèmes urbains, l'ingénierie mécanique et le génie des procédés. Les étudiants peuvent aussi poursuivre en Master, puisque ce cursus prépare à aborder des thématiques proposées dans des Masters à l'UTC ou hors UTC (notamment parmi les partenaires de l'UTC au sein du PRES Sorbonne Universités), telles que « Stratégie pour l'innovation en situation complexe », le « Design centré utilisateur » ou la gestion des connaissances (« Knowledge management »).

Masters sciences et technologies[modifier | modifier le code]

L'UTC délivre quatre mentions de master « sciences et technologies »[9] dans neuf spécialités différentes. Ces programmes sont ouverts aussi bien aux élèves de l’UTC en dernière année qu'à des étudiants extérieurs à l'université. Ces derniers peuvent intégrer le master en première (M1) ou deuxième année (M2). Par ailleurs, un certain nombre de conventions signées avec d'autres écoles (UTBM, UTC, UTT, ESCOM, ESIEE Amiens, ESAD Amiens…) permettent à des élèves-ingénieurs en dernière année dans l'une d'entre elles, d'entrer directement en deuxième année et d'effectuer ainsi un double-diplôme. Les masters proposés:

Mastères spécialisés[modifier | modifier le code]

L'UTC propose également trois mastères spécialisés accrédités par la Conférence des grandes écoles :

  • Équipements biomédicaux ;
  • Ingénierie et management des technologies de santé ;
  • Systèmes de transports ferroviaires et urbains (en partenariat avec l'École des Ponts ParisTech et l'ENSIAME) ;
  • Normalisation, Qualité, Certification et Essais (formation organisée à distance).

Licences professionnelles[modifier | modifier le code]

L'UTC propose une licence professionnelle « Maintenance des systèmes pluritechniques » cette dernière est accessible à partir d'une bac+2. On peut réaliser cette licence en formation continue et en formation alternance avec un cycle de 2 semaines en entreprise et 2 semaines à l'école.

École doctorale[modifier | modifier le code]

L'UTC est habilitée à délivrer le doctorat. Elle possède une école doctorale propre intitulée « Sciences pour l'ingénieur ». Près de 300 étudiants sont inscrits en doctorat à l'UTC, et étudient l’un de ses six champs disciplinaires dédiés aux sciences technologiques et aux sciences humaines. L'université dispose de neuf laboratoires de recherche et confère environ 50 doctorats par an dans les champs disciplinaires suivants :

  • Bio-ingénierie, Biomécanique, Biomatériaux ;
  • Biotechnologie ;
  • Génie des procédés industriels et développement durable ;
  • Mécanique Avancée ;
  • Technologies cognitives, management de l'innovation et systèmes complexes ;
  • Technologies de l'information et de systèmes.

Pour postuler aux études doctorales de l'UTC, il est nécessaire d'être titulaire d’un master ou d’un diplôme français ou étranger de niveau équivalent.

Programmes internationaux[modifier | modifier le code]

L'UTC participe à des programmes d'échanges internationaux comme Erasmus ou BRAFITEC, et a signé des accords de coopération bilatérale avec des universités, dans les principales régions du globe. Les destinations favorites des UTCéens sont les pays européens, le Canada et les États-Unis. Néanmoins d'autres pays, comme le Brésil, le Mexique, ou Singapour, sont également de plus en plus plébiscités.

Double diplôme[modifier | modifier le code]

L'UTC propose 17 doubles diplômes avec des universités étrangères. Ces accords ne sont pas uniquement européens et permettent aux étudiants concernés d'obtenir à la fois un diplôme d'ingénieur de l'UTC et un Master of Sciences de l'université dans laquelle est effectué le séjour.

Recherche et Innovation[modifier | modifier le code]

Axes de recherche[modifier | modifier le code]

La recherche à l'UTC s'articule autour de quatre axes d'innovation :

  • technologies bio-inspirées et développement durable ;
  • transport intelligent propre et sûr ;
  • écoconception : matériaux, énergie, équipements et habitat ;
  • interaction homme-systèmes technologiques et sociaux.

Ces derniers sont divisés en neuf thèmes de recherche répartis dans neuf laboratoires au total. Parmi les neuf unités de recherche, quatre sont des UMR[10].

Les activités de recherche de l'université de technologie de Compiègne se sont vu attribuer le label Carnot depuis 2006[11].

Unités de recherche[modifier | modifier le code]

L'UTC est composée de neuf unités de recherche[12]

Fondation UTC pour l’innovation[modifier | modifier le code]

L’objectif de la Fondation UTC pour l’innovation est de renforcer les liens déjà largement entretenus entre l’enseignement supérieur, la recherche et le tissu socio-économique. Parmi les premiers donateurs qui font partie du cercle des membres fondateurs, citons :

Classements[modifier | modifier le code]

Classements nationaux :

Nom 2019 (Rang) 2020 (Rang) 2021 (Rang)
L’Étudiant[13] 26 12 16
Daur Rankings[14] 44 26
Usine Nouvelle[15] 22 18 26
Le Figaro[16] 17 17

Étudiants et professeurs connus[modifier | modifier le code]

Présidents et directeurs de l'UTC[modifier | modifier le code]

Présidents du conseil de l'université et du conseil d'administration[modifier | modifier le code]

  • Guy Deniélou : fondateur et premier président de l'UTC.
  • Michel Lavalou: Président de l'UTC (1987-1995), ancien Président-fondateur de l'Académie des Technologies.
  • Didier Pineau-Valencienne : ancien président du CA de l'UTC(1992-1995), personnalité française du monde des affaires.
  • Hubert Curien: ancien Ministre de la Recherche et de la Technologie (1984-1986 et 1988-1993) - ancien Président du CA de l'UTC ( à , puis d’ à )[18].
Directeurs généraux de l'UTC
Nom Début Fin Formation Faits notables Références
1 Guy Deniélou Sciences Po Fondateur de l'École, et concepteur du réacteur à neutron rapide Phénix au CEA.
2 Michel Lavalou ESPCI ParisTech (1954) Chimiste qui a fait sa carrière au sein du département R&D de Rhône Poulenc. [19]
3 François Peccoud École polytechnique (1963) Un pionnier de l'informatique à l'IMAG de Grenoble [20]
4 Ronan Stephan École nationale supérieure d'ingénieurs de Caen (1989) Directeur [21]
5 Pierre Charreyron Ecole centrale de Paris Directeur [22]
6 Alain Storck École nationale supérieure des industries chimiques (1972) Chimiste et ancien directeur de l'ENSIC puis de l'INSA Lyon. [23]
7 Philippe Courtier octobre 2020[24] École polytechnique (1978), École nationale de la météorologie (1984) Directeur de Météo-France et ancien directeur de l'École nationale des ponts et chaussées (2004-2012) puis de l'EM Lyon (2012-2013). [25]
8 Christophe Guy février 2021 Institut National Supérieur de Chimie Industrielle de Rouen (1981) Directeur général de l'École polytechnique de Montréal (2007-2017)

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de campus car les bâtiments sont situés dans la ville. Ils sont répartis[26] sur plusieurs sites à Compiègne :

  • centre Benjamin-Franklin (cours ingénieurs et cycle préparatoire, pôle administratif, bibliothèque universitaire, et maison des étudiants) ;
  • centre de Recherches (laboratoires, cours masters, école doctorale) ;
  • centre Pierre-Guillaumat (laboratoires, services administratifs) ;
  • centre Pierre-Guillaumat 2 (cours ingénieurs, alternance et apprentissage) ;
  • centre de transfert (services administratifs, cours, séminaires) ;
  • centre d'innovation Daniel THOMAS (pôle projets) ;
  • centre Blaise Pascal (génie informatique).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « BO de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation du 4 janvier 2021 », sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr
  2. L'Usine Nouvelle, « UTC : présentation et chiffres », L'Usine nouvelle,‎ (lire en ligne)
  3. « UTC - Compiègne : Palmarès des écoles d'ingénieurs 2019 - L'Etudiant », sur www.letudiant.fr
  4. Arrêté du 25 février 2021 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  5. « L'UTC, une expérimentation réussie », sur Le site de l'UTC.
  6. Bruno Jacomy, « Pierre Lamard, Yves-Claude Lequin, La technologie entre à l’université : Compiègne, Sevenans, Belfort-Montbéliard…, Belfort. UTBM, coll. Récits, 2006, 392 pages », Documents pour l’histoire des techniques. Nouvelle série, no 16,‎ , p. 217–221 (lire en ligne)
  7. « Candidater au diplôme d'ingénieur », sur le site de l'UTC.
  8. Humanités et Technologie.
  9. « Master sciences et technologies », sur www.utc.fr.
  10. « Unités de recherche », sur www.utc.fr.
  11. « Universités de technologie et innovation pour l'entreprise », sur instituts-carnot.eu.
  12. « Les Unités de Recherche - UTC », sur www.utc.fr
  13. « Classement général des écoles d'ingénieurs », sur L’Étudiant
  14. « Le classement 2020 des écoles d'ingénieurs », sur Daur Rankings
  15. « Le classement 2020 des écoles d'ingénieurs », sur Usine Nouvelle
  16. le figaro, « Classement 2020 des écoles d’ingénieurs françaises du Figaro », sur Le Figaro Etudiant (consulté le )
  17. « Marie Gayot, étudiante à l’UTC et athlète olympique »
  18. (en) « Gérard Béranger et Claire Etienne », sur curien-uneviepourlascience.cnes.fr (consulté le )
  19. « Biographie Michel Lavalou Ingénieur. », sur www.whoswho.fr
  20. « Président Peccoud », sur Histoires d'Universités
  21. https://www.lesechos.fr/26/03/2012/LesEchos/21152-041-ECH_ronan-stephan-du-ministere-de-la-recherche-a-alstom.htm
  22. Le 9 mars 2010 à 07h00, « Le nouveau président veut faire rayonner l'UTC à l'étranger », sur leparisien.fr,
  23. « Alain STORCK: biographie et actualités sur EducPros », sur www.letudiant.fr
  24. « Arrêté du 10 septembre 2020 portant admission à la retraite (ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts) », sur www.legifrance.gouv.fr, (consulté le )
  25. « Philippe COURTIER: biographie et actualités sur EducPros », sur www.letudiant.fr
  26. Plans d'accès.

Articles connexes[modifier | modifier le code]