École des hautes études commerciales de Paris

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École des hautes études commerciales de Paris
(HEC Paris)
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Nom original École des hautes études commerciales de Paris
Informations
Fondation 1881
Fondateur CCI
Type École de commerce consulaire
Grande école
Régime linguistique Français, anglais
Budget 127 millions d'euros (2014)[1]
Localisation
Coordonnées 48° 45′ 29″ nord, 2° 10′ 13″ est
Ville Jouy-en-Josas / Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Région Île-de-France
Direction
Président Jean-Paul Vermès
Directeur Peter Todd
Chiffres clés
Enseignants 137 permanents, 800 au total
Étudiants 4 000
Niveau Bac+5 à Bac+8 (Doctorat)
Diplômés/an 488 (en 2009)[2]
Divers
Affiliation Université Paris-Saclay, UniverSud Paris, ParisTech
Site web www.hec.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
École des hautes études commerciales de Paris(HEC Paris)

L’École des hautes études commerciales de Paris (plus couramment appelée HEC Paris, voire HEC, ou encore « HEC School of Management ») est une école de commerce française créée en 1881. Elle est gérée et financée par la chambre de commerce et d'industrie de région Paris - Île-de-France[a]. HEC est une des « business school » françaises les plus reconnues du monde, elle est notamment classée deuxième meilleure d'Europe pour les masters en management généralistes après l'université de Saint-Gall par le Financial Times[3]. HEC jouit d'un fort prestige en France et compte parmi les écoles les plus reconnues du pays[4].

Elle fait partie du « Groupe HEC », une structure administrative créée par la chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) en 1970, sous le nom de Centre d'enseignement supérieur des affaires, afin de rassembler l'École des hautes études commerciales, l'Institut supérieur des affaires (ISA) et le Centre de formation continue. Le Centre de perfectionnement aux affaires de Paris a été intégré au Groupe HEC en 1999. Le Groupe HEC propose différentes formations au management et à l'entrepreneuriat : cursus classique sur concours (appelé cursus « Grande école ») débouchant sur un diplôme de « Master of Science », mastère spécialisé, MBA, « Executive MBA », doctorat et formations professionnelles certifiante (CESA).

Le , HEC Paris rejoint ParisTech puis l'université Paris-Saclay comme « membre fondateur ». Le campus est installé depuis 1964 à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines. L’École se situe dans la partie nord du futur cluster technologique Paris-Saclay, qui doit rassembler 25 % de la recherche publique française et 350 000 emplois à l'horizon 2020. HEC Paris fait partie du réseau des écoles supérieures de commerce (ESC) de la CCI Paris Île-de-France avec l'ESSEC et l'ESCP Europe.

Sommaire

Histoire de l'école[modifier | modifier le code]

Des débuts difficiles[modifier | modifier le code]

Inauguration de HEC Paris en 1881.

Sous l'impulsion de Gustave Roy, président de la Chambre de Commerce, qui avait été à l'origine de ce projet en 1879 [5], l'école des Hautes études commerciales ouvre ses portes à 57 élèves le , boulevard Malesherbes à Paris, ce qui est assez tardif par rapport à d'autres écoles, comme l'ESCP Europe créée à Paris en 1819 ou les Écoles Supérieures de Commerce (ESC) du Havre, de Rouen et de Lyon au début des années 1870. En 1898, « elle forme aux affaires de banque, au commerce, à l'industrie, prépare aux carrières consulaires et administratives. L'admission s'y fait sur examen, l'âge d'entrée est de seize ans, les études durent deux ans, et se terminent avec un diplôme ou un certificat d'études. Une école préparatoire admet sans examen les candidats à l'âge de 15 ans »[6]. L'école ambitionne alors « d'être pour le commerce ce que l'École centrale est pour l'industrie »[7]. L'état d'esprit de l'époque est alors à une meilleure reconnaissance du rôle de l'économie. Ainsi, Maurice Rouvier, ministre des colonies, déclare-t-il lors de l'inauguration[8] :

« Votre œuvre, messieurs, a un double mérite : elle procède d'une pensée élevée et féconde et elle vient à son heure. Je dis qu'elle vient à son heure car nous touchons au moment où les questions de l'ordre économique, commercial et financier sont appelées à prendre une part de plus en plus large. »

— Maurice Rouvier, ministre des colonies, Discours d'inauguration le 4 décembre 1881

Les débuts sont difficiles : L'école est peu connue, chère[9] et souffre d'être considérée comme une école facile pour enfants de bonne famille. La chute du nombre d'élèves, entre 1902 et 1904, qui diminue de 401 à 277, en est une parfaite illustration. Les bacheliers sont alors encore admis de droit[10]. L'instauration d'un concours en 1892 tente de renverser cette tendance. Supprimé en 1906, il est rétabli en 1913. La direction innove également par l'instauration d'un concours d'entrée en deuxième année en 1921 ou, l'année suivante, l'introduction expérimentale de la méthode des cas. Les cours restent cependant, comme dans l'enseignement français de l'époque, très théoriques. En 1938, la scolarité passe de deux à trois ans et le stage obligatoire en entreprise est introduit[8].

L'après guerre : Une refonte de l'enseignement[modifier | modifier le code]

L'entrée du campus de HEC Paris, à Jouy-en-Josas (Paris-Saclay).

Les années de guerre affaiblissent l'établissement qui cependant reste ouvert. Parmi les diplômés de l'époque, on peut citer par exemple Maurice Herzog[11]. La rupture de la guerre débouche dans les années 1950 sur une évolution rapide vers des méthodes inspirées des business schools américaines : En 1952 une délégation part étudier ce modèle tandis que la Chambre de commerce et d'industrie de Paris dont dépend l'école pousse dans cette voie.

La « remise à plat » effectuée par le directeur de l'école, Guy Lhérault, va dans ce sens : il vise à donner à la gestion ses lettres de noblesse en la « scientisant », notamment par une plus grande place accordée aux mathématiques, le développement des enseignements de finance ou de contrôle de gestion. En 1958, la méthode des cas, née à Harvard dans les années 1950, est généralisée à toutes les matières[12], et le niveau du corps professoral est amélioré par le recrutement de titulaires de MBA américains. En 1964, la rupture est incarnée par le déplacement de l'école sur un véritable campus à Jouy-en-Josas, inauguré le 9 juillet 1964 par le Général de Gaulle[13]. L'évolution générale se poursuit avec la constitution d'un corps professoral permanent qui, de zéro en 1962, passe à 79 en 1970[8].

Le déménagement facilite la création de formations complémentaires dans les années suivantes : la formation continue pour les cadres ayant déjà de l'expérience en 1967 et en 1975 un programme doctoral visant à former des professeurs en gestion. En 1969 l'Institut supérieur des affaires (ISA), programme MBA du Groupe HEC, avait été créé pour des gens d'horizons divers ayant déjà une qualification élevée (ingénieurs, diplômés de troisième cycle, jeunes cadres ayant quelques années d'expérience). Là encore Lhérault reprend un modèle proche des standards américains[8]. Il quitte son poste en 1969, après avoir radicalement étendu le périmètre du « Groupe HEC » qui ne se cantonne plus à la grande école, mais reste encore très centré sur la France[8].

Depuis les années 1970 : Internationalisation, lien avec les entreprises et recherches[modifier | modifier le code]

Les années 1970 et 1980 sont celles de l'internationalisation et de l'accent mis sur la recherche : création en 1973 et en partenariat avec la New York University et la London School of Economics d'un programme d'échanges, le Partnership in International Management[14]. Des accords sont également signés avec des écoles étrangères comme l'ESADE de Barcelone, l'Université Bocconi de Milan ou McGill à Montréal[8]. En 1975 un concours réservé aux étudiants étrangers est ouvert. En 1988, la création du réseau CEMS (Community of European Management Schools) avec l'Esade, Bocconi et l'Université de Cologne multiplie les possibilités d'échanges en Europe[15]. Les accréditations AMBA, Equis et AACSB viennent reconnaître ces progrès dans les années 1990-2000[16]. En 2001 le groupe HEC lance le TRIUM Executive MBA, programme mené conjointement avec la New York University et sa Stern School of Business et la London School of Economics[17].

En 1973, le concours d'entrée est ouvert aux filles et l'école de Haut enseignement commercial pour les jeunes filles disparaît[12] tandis que 27 filles réussissent le concours[18]. En 1985, les filles représentent 30 % de la promotion et dans les années 2000 entre 45 et 50 %.

Le programme doctoral voit le jour en 1975 mais jusqu'en 1985 les docteurs doivent soutenir leur thèse à l'université. C'est en 1985 que l'école obtient le droit de décerner le titre de docteur, avant l'ESSEC[19] (2010) et l'ESCP Europe[20] (2012). Le corps professoral continue à se développer et atteint 350 personnes en 1980[10] puis environ 800 actuellement. La part d'enseignants-chercheurs augmente progressivement dans le corps professoral et celles des titulaires d'un PhD ou d'un doctorat passe à 90 % en 2007[8].

Les liens avec les entreprises sont par ailleurs renforcés[21], avec comme corollaire une plus grande spécialisation : Création des spécialisations « Finance » et « Entrepreneurs » en 1986. Corollaire du Big Bang et de l'explosion de la City, de plus en plus d'étudiants de cette première spécialisation partent en Angleterre et, plus généralement, à l'étranger. En 2006, un tiers des étudiants partaient pour leur premier emploi à l'étranger[22].

Par ailleurs l'école développe les chaires financées par des entreprises (Deloitte, EDF, Toshiba…) pour multiplier les liens avec ces dernières. La fondation HEC, créée en 1972, a pour but spécifique de développer ces liens et le financement de l'école par les entreprises, actuellement de 4,5 millions d'euros par an[23]. Elle est dirigée depuis avril 2008 par Daniel Bernard (HEC 1969) en remplacement de Jean-Marie Hennes (MBA 1980).

Dans les années 2000, l'importance des effectifs de jeunes diplômés qui entrent dans la finance[24] suscite des interrogations, comme pour les écoles d'ingénieurs, au vu de l'éloignement par rapport aux missions commerciales auxquelles préparait, historiquement, leur enseignement[25].

HEC est considérée comme l'une des institutions d'enseignement supérieur françaises les plus prestigieuses, aux côtés de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (ENS-Ulm), l'École polytechnique (X) et l'École nationale d'administration (ENA), tant par la sélectivité de son concours d'entrée que par l'étendue et l'efficacité du réseau de ses anciens élèves.

En 2016, HEC Paris proposait à ses futurs élèves boursiers ou issus de milieux modestes de classe préparatoire économique et commerciale d'intégrer un séminaire d'été. L'objectif : les aider à se préparer du mieux possible aux enseignements qui leur seraient donnés à la rentrée.

Liste des directeurs de HEC Paris[modifier | modifier le code]

Liste des directeurs de HEC de 1881 à nos jours[26] :

Bernard Ramanantsoa, le 12 juin 2015.
Année d'arrivée Année de départ Nom
1881 1908 Edmond Jourdan
1908 1937 Sébastien Burnier
1937 1958 Maxime Perrin
1958 1969 Guy Lhérault
1970 1971 André Puget
1971 1973 Pierre Darrigrand
1973 1979 Jean-Claude Mouret
1980 1982 Daniel Houri
1982 1984 Christian Vulliez
1985 1987 Jean Marty
1987 1991 Michel Faucon
1992 1994 Henri Tezenas du Montcel
1995 2015 Bernard Ramanantsoa
2015 Peter Todd

Campus[modifier | modifier le code]

En 1964, le général de Gaulle inaugure le campus d’une des meilleures écoles de commerce mondiales, les locaux de l’établissement sont devenus une véritable «petite ville» qui n’abrite pas moins de 4000 étudiants, près de 100 nationalités et plus de 110 enseignants-chercheurs.En avance sur son temps, l’école officialise le 9 juillet 1964 son départ de la rue de Tocqueville, à Paris, dont les locaux, occupés depuis 1881, sont devenus trop étroits. Elle lui préfère les 130 hectares du parc du château de Jouy-en-Josas, anciennes terres de chasse du baron Adolphe-Jacques - dit James - Mallet. Critiquée au départ, la décision - qui relève du pari - s’avère payante. En 1972, la ville des Yvelines est reliée à la capitale avec l’inauguration de la N118. Une nouvelle rapidement suivie, en 1981, du rattachement de la gare jovacienne, à proximité du campus, à la ligne du RER C. Une meilleure accessibilité qui permet, entre autres, à John McEnroe et Yannick Noah de venir échanger quelques balles sur les toutes récentes installations sportives. Les évolutions technologiques ont ponctué depuis 50 ans l’agrandissement du campus de Jouy-en-Josas, depuis les premières télévisions - en noir et blanc - des années 1960 jusqu'à la création d’un espace iTunes recensant les contenus audiovisuels de l’école en 2010. D’ambition internationale, elle se dote en 1970 des premiers laboratoires de langues, aujourd’hui très répandus dans le milieu universitaire. L’installation très remarquée, en 1968, de son premier centre de calcul, propulsé par un IBM 360, devient elle aussi le symbole d’une histoire vécue à toute vitesse[27].

Campus de HEC
Campus de HEC
Campus de HEC

Centres de formation à l’international[modifier | modifier le code]

HEC compte plus de 114 partenaires internationaux[28] qui accueillent des étudiants d’HEC pour une partie de leur cursus. Elle dispose aussi de ses propres centres de formation au niveau international qui proposent surtout des formations du programme « Executive Education » destinées aux cadres en milieu de carrière. Ainsi, HEC dispose d’une douzaine d’implantations sur le continent africain[29], ainsi que de campus en Chine[30] et au Qatar[31].

Cette double stratégie a fait d’HEC une institution pionnière en Europe en matière de développement international[28]. Cependant, elle a aussi exposé l’école à de nombreuses critiques, dont les plus virulentes ont tourné autour du campus de HEC de Doha.

En effet, la religion d’état du Qatar étant l’islam wahhabite[32], le gouvernement qatari ne garantit pas la liberté d’enseignement des professeurs enseignant sur son territoire, y compris au sein des campus délocalisés d’institutions étrangères telles que HEC[33]. Cette absence de liberté d’expression des professeurs et des étudiants provient par ailleurs de l’interdiction des critiques publiques vis-à-vis de l’émir du Qatar et de sa politique étrangère ambigüe, notamment en matière de lutte contre le terrorisme[34].

Les conditions de vie des travailleurs migrants ayant construit les campus d’universités étrangères telles que HEC au Qatar ont aussi été le sujet de vives polémiques[35].

Enfin, de nombreux commentateurs ont souligné les motivations avant tout financières ayant mené au choix du Qatar comme pays d’accueil d’un campus délocalisé de HEC[36]. Cette campagne d’importation des grandes institutions éducatives françaises telles que HEC ou La Sorbonne s’inscrirait dès lors dans le cadre de la stratégie d’influence générale du Qatar par l’investissement massif en France[37].

Gamme de formations[modifier | modifier le code]

HEC Paris propose différentes formations à la gestion :

  • Le doctorat (PhD)
  • Les Executive Masters Spécialisés

Il existe enfin des programmes non-diplômants :

  • Les certificats (réservés aux étudiants de HEC et de l'Epitech[38])
  • La summer school
  • Les Visiting Student Program

Le cursus «Grande École» - Master in Management[modifier | modifier le code]

Admission[modifier | modifier le code]

Les étudiants du « Programme Grande École » HEC Paris sont sélectionnés par un concours très sélectif[39]. Il existe deux concours d'accès pour ceux effectuant le début de leurs études en France :

  • Admission en première année : après deux ou trois années de classes préparatoires, en particulier les classes préparatoires aux écoles de commerce (couramment appelées Prépa HEC). 380 places sont offertes pour ce concours, pour environ 5 000 candidats inscrits, et environ 9000 élèves de classes préparatoires EC, soit un taux de sélectivité d'environ 7 %. HEC Paris est la seule école à ne pas proposer de liste complémentaire[40] ; en d'autres termes, seuls les 380 élèves les mieux classés à l'issue des épreuves orales sont admis. Si certains d'entre eux décident d'intégrer une autre école, ils ne sont pas remplacés par ceux qui les suivent au classement. Selon les années, la quasi-totalité ou la totalité des admis choisissent d'intégrer l'école. Il est aussi à noter que les classes préparatoires aux écoles de commerce comptent près de 9 000 étudiants, ce qui signifie que tous les préparationnaires ne présentent pas HEC Paris et qu'une auto-sélection s'opère dès l'inscription au concours. En 2015 5160 personnes ont concourus pour entrer à HEC, 380 personnes ont été admises soit un taux de sélection d'environ 7,4%. Ce concours est rattaché à la Banque commune d'épreuves (BCE) pour les écoles de gestion (filière de classes préparatoires commerciales option S, E, T, et classes préparatoires lettres ENS A/L, ENS B/L, ENS LSH).
  • Admission en deuxième année : le Concours d'Admission Directe en deuxième année (CAD) offre 25 places pour près de 1 100 candidats (1044 candidats en 2008, 1079 en 2009) soit un taux de sélectivité oscillant autour de 2 %. Il est accessible aux meilleurs étudiants des universités françaises, titulaires au minimum d'une licence. Plusieurs préparations spécialisées existent pour ce concours. Toutefois, 48,9 % des candidats au concours et 76,7 % des admis sont titulaires d'un Bac +5 universitaire, d'un diplôme d'une autre Grande école ou d'un Institut d'études politiques (IEP), voire de diplômes universitaires supérieurs à Bac +5 lorsqu'ils présentent le concours[41]. Cette forte sélectivité fait parfois opter certains étudiants déjà très diplômés pour un master spécialisé mais il faut alors bien mesurer la différence et les intérêts comparés des deux cursus (Grande École avec formation complète généraliste et internationale dans le premier cas, spécialisation plus pointue dans un domaine de compétence spécifique dans l'autre). Depuis 2015, le concours est en partie commun avec l'admission en double-diplôme.
  • Admissions internationales : le Service des admissions internationales (SAI) a pour mission de recruter des élèves étrangers des écoles de commerce dépendant de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (HEC Paris, ESCP Europe).HEC Paris sélectionne exclusivement, par le biais du SAI, des candidats titulaires d’un diplôme non français (Licence (ex: Bachelor) obtenu au minimum après trois années d'études supérieures effectuées hors de France). La procédure de sélection s'opère sur deux examens : un entretien visant à apprécier les motivations du candidat ainsi que son potentiel, et un test d'aptitude au management (GMAT ou TAGE-MAGE). La moyenne du GMAT se situe à 720 points (sur un maximum théorique de 800 points). Les candidats doivent également fournir un dossier complété de pièces annexes[42]. Les étudiants ainsi sélectionnés intègrent directement la deuxième année du Programme Grande école correspondant à la première année de master, et se voient attribuer, à l'issue de leurs études, le MSc in Management d'HEC Paris, au même titre que les autres étudiants du programme.

Cursus[modifier | modifier le code]

La scolarité dure trois ans correspondant successivement à la troisième année de licence (L3) puis aux deux années du cycle master (M1 puis M2). Ces trois années de scolarité sont généralement complétées par une « année de césure professionnelle » visant à donner à l'étudiant une expérience de longue durée d'au moins six mois dans le monde de l'entreprise. Cependant, les étudiants peuvent effectuer une à trois missions professionnelles durant leur césure.

Pendant les deux premières années, les étudiants acquièrent une formation fondamentale et généraliste en management en suivant un tronc commun (finance, comptabilité, marketing, supply chain, gestion des systèmes d'information, méthodes et analyse des coûts…) et des cours de leur choix, dits « électifs » (langues étrangères, pré-spécialisations). L'année de césure professionnelle optionnelle, mais suivie par 95 % des étudiants a en général lieu après l'année de M1, c'est-à-dire avant l'année de spécialisation. Enfin, en troisième année, les étudiants choisissent dans une « majeure » de spécialisation (Digital Business, marketing, stratégie juridique et fiscale, finance, entrepreneur, économie, management stratégique, finance et économie quantitative, gestion du service public, média, art et création, gestion du secteur alternatif…).

Les élèves doivent valider au minimum 40 semaines de stages et 20 semaines à l'étranger, ces dernières pouvant l'être en échange académique ou en stage.

Les meilleurs élèves de la Grande École (2 %) sont distingués sur la Liste du Président (Dean's Honor List). L'école finance la publication des lauréats dans les carnets du journal Le Monde.

Le Bureau des élèves (en anglais : Bureau of the Students) comporte 35 étudiants élus qui organisent la vie sur le campus de Jouy-en-Josas.

Classement[modifier | modifier le code]

Classement du programme Grande École Rang
Financial Times - Classement des écoles de commerce 2e (Monde)
Financial Times - Masters in Management 2015[43] 2e (Monde)
Le Figaro - Palmarès des écoles de commerce[44] 1er (France)
L'étudiant - Palmarès Grandes Écoles[45] 1er (France)
Le Point - Palmarès Master Grandes Écoles[46] 1er (France)
Challenges - Classement des écoles de commerce[47] 1er (France)
Le Parisien - Palmarès des écoles de commerce[48] 1er (France)

Doubles diplômes[modifier | modifier le code]

Licence universitaire

Les élèves de première année ont la possibilité d'obtenir une licence universitaire, en parallèle des cours donnés à HEC. Les universités partenaires sont Paris I, Paris IV, Paris XI, UVSQ et l'Institut Catholique de Paris[49].

École d'ingénieurs

Les doubles diplômes HEC-École d'ingénieur au sein de ParisTech: ces programmes allongent d'une année ou deux le cursus HEC et permettent aux étudiants de recevoir le diplôme de la Grande École HEC et le diplôme d'ingénieur d'une des écoles partenaires. Ce programme est réciproque, et HEC accueille donc durant deux ans des élèves ingénieurs.

ENS Ulm

Ce programme allonge d'un an le cursus HEC standard et permet l'obtention du diplôme de l’École Normale Supérieure.

Institut d'études politiques de Paris

Ce programme de double diplôme ne rallonge pas le cursus HEC standard, car une partie de l'année de césure est faite de cours à Sciences Po.

École de droit de la Sorbonne

  • En 2010, un double diplôme en droit des affaires est lancé, en partenariat avec l’École de droit de la Sorbonne de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ce double diplôme conduit à l'obtention, pour les étudiants suivant cette formation, d'un Master 1, puis d'un Master 2 "droit des affaires et fiscalité" délivré par Paris I, associé au diplôme Grande École HEC (majeure juridique et fiscale). La scolarité se déroule en trois ans, dont une année de césure.

Universités étrangères

HEC propose des doubles diplômes intégrés en partenariat avec des institutions internationales de premier rang. Les étudiants sélectionnés sont titulaires du diplôme d'HEC Paris et de celui de l'institution partenaire:

Préparation au concours de l'ENA[modifier | modifier le code]

Chaque année, entre 2 et 5 étudiants préparent le concours de l'ENA au sein de la prép'ENA de la Sorbonne (1 an au minimum). Ce dispositif est facilité via la troisième année d'HEC où une option a été créée pour permettre de se consacrer exclusivement à la préparation des concours de la haute fonction publique. Après deux ou trois années de préparation, entre 1 et 4 élèves réussissent le concours de l'ENA. Depuis la création du double-diplôme avec Sciences Po, une vingtaine d'élèves est susceptible de passer les concours administratifs au terme de ce cursus, avec davantage de chances de réussite.

Débouchés[modifier | modifier le code]

Selon les chiffres donnés par l'école, le salaire moyen de sortie est de 52 000 euros annuels (cela monte à 58 000 pour les diplômés embauchés à l'étranger) et les étudiants s'orientent vers le conseil (32 % d'une promotion), la finance (20 %), les hautes technologies (9 %), la grande consommation (5 %), les médias (5 %), l'énergie (4 %), le BTP (4 %), le luxe (3 %), l'audit (3 %), l'immobilier (3 %), la communication (3 %), le secteur public (2 %) ou les ONG (2 %)[61].

La part de diplômés créant leur propre entreprise à la sortie de l'école est de 13%[62].

Mastères spécialisés[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme LMD et le remplacement du DEA par le master, l'accession à un mastère spécialisé se fait après obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur. La scolarité d'un mastère spécialisé à HEC Paris varie suivant le mode choisi (temps plein ou temps partiel) et suivant sa durée. L'obtention du mastère spécialisé HEC Paris donne droit à un diplôme distinct de celui de la Grande École.

Les mastères spécialisés sont soit sous la responsabilité d'HEC Paris, soit sous la responsabilité conjointe d'HEC Paris et d'un autre établissement. Les établissements habilités à délivrer des diplômes de mastère spécialisé en partenariat avec HEC Paris sont :

Parmi eux se trouvent les mastères de Droit et Management International, d'Intelligence Marketing (4e au classement SMBG 2011 des masters marketing), de Logistique des Achats Internationaux ou encore de Management des Systèmes d'information et des Technologies.

Huit mastères bénéficient d'une organisation particulière : les élèves de mastères sont mélangés aux élèves de la Grande École pour tout ou partie des cours. Ces mastères particuliers sont :

  • Entrepreneurs
  • Strategic Management
  • Management de la Supply Chain
  • Management du développement durable
  • Management des Risques internationaux - Affaires internationales
  • Management de Grands Projets (en partenariat avec l'ISAE)
  • Médias, art et création

MBA[modifier | modifier le code]

Ce cursus d'une durée de 16 mois est le plus international du Groupe HEC. Créé en 1969 sous le nom d'Institut supérieur des affaires, il s'adresse à des candidats ayant déjà une formation supérieure et quelques années d'expérience professionnelle. La particularité du programme est son caractère international dans la mesure où les participants sont issus de plus de 50 pays différents, l'enseignement étant quasi exclusivement dispensé en anglais. L'âge moyen des participants est de 29 ans. Le MBA, à l'instar de la grande école, bénéficie de programmes d'échange d'excellence avec les meilleurs établissements étrangers, tels la Wharton School de l'université de Pennsylvanie, Columbia University (États-Unis), Tecnológico de Monterrey (Mexique), la London Business School (Grande-Bretagne), ou l'Université Tsinghua (Chine).

Classement Rang européen Rang mondial
The Economist : Full-Time MBA Ranking 2015[63] 1er 5e
America Economia : MBA Global 2015[64] 1er 4e
Financial Times : Global MBA Ranking 2015[65] 6e 16e
QS Global MBA Rankings 2014/15: Europe[66] 4e N/A
Forbes : The best International MBA[67] 3e N/A

Doctorat[modifier | modifier le code]

Le programme doctoral de HEC propose diverses spécialisations[68] :

  • Comptabilité et contrôle de gestion
  • Finance
  • Management des opérations
  • Marketing
  • Ressources humaines
  • Sciences de la décision
  • Stratégie

On compte près de 25 nationalités au sein du programme doctoral de HEC, un tiers des étudiants étant français[69].

La structure du programme s'inspire des PhD américains[70] , avec une première phase composée de deux années de cours puis une phase de recherche aboutissant à la soutenance d'une thèse.

Historiquement, HEC a été la première école de commerce habilitée à délivrer le grade français du Doctorat. Elle reste à ce jour l'une des seules écoles françaises à pouvoir le délivrer, avec l'ESSEC[71] et l'ESCP Europe[72].

Executive Mastères Spécialisés[modifier | modifier le code]

Il existe 8 programmes d'Executive Mastères Spécialisés[73] :

  • Finance
  • Gestion financière
  • Global sourcing and supply chain management
  • Management d'une unité stratégique
  • Management stratégique des ressources humaines
  • Management stratégique de l'information et des technologies
  • Consulting and coaching for change

Ces programmes sont adressés à des cadres déjà titulaire d'un diplôme de grade master et ayant déjà plus de 5 années d’expériences professionnelles[74]. Cependant l'âge moyen des étudiants de ce programme est de 38 ans avec 13 années d'expériences professionnelles.

HEC Executive MBA[modifier | modifier le code]

Château de Jouy-en-Josas, destiné à l’Executive Éducation.

L’Executive MBA HEC est un programme multi-site qui s’adresse aux cadres dirigeants. Ce MBA est issu du Centre de Perfectionnement aux Affaires (CPA) fondé en 1930 par la Chambre de Commerce et d'Industrie avec l'université de Harvard pour introduire la méthode des cas en France. Le programme met l'accent sur la Stratégie et le Leadership; sa particularité réside dans l'importance accordée au partage d'expérience entre des participants généralement très expérimentés (en moyenne 14 années).

Au fil du temps l'Executive MBA s'est enrichi d’une vision internationale anglo-saxonne puis s'est implanté en Chine (Pékin, Shanghaï), en Russie (St. Petersbourg) et au Qatar (Doha). La formation s'étend sur 16 à 18 mois partagés entre cours théoriques, études de cas, audit stratégique et séminaires à l'étranger. Les Universités partenaires du programme sont UCLA, Stern School of Business et Babson College aux États-Unis, Université Tsinghua en Chine ou Université Nihon au Japon. Différentes formules sont proposées pour permettre à des cadres en activité de suivre la formation. L'Executive MBA bénéficie de la triple accréditation AACSB, AMBA et EQUIS.

Executive Global MBA Trium[modifier | modifier le code]

L'Executive Global MBA Trium est un programme d'Executive MBA Global mené par HEC en partenariat avec la New York University Stern School of Business (NYU Stern) et la London School of Economics and Political Science (LSE). Il s'agit de l'un des programmes d'Executive MBA[75] les plus cotés au monde. Ce programme s'adresse à des cadres à très haut potentiel amenés à des responsabilités d'envergure internationale.

Classement Rang
Financial Times : Executive MBA Rankings[76] 1er (Monde)
QS Top EMBA Programs[77] 1er (Monde)

Massive Open Online Course (MOOC)[modifier | modifier le code]

HEC Paris participe également à la nouvelle vague des formations à distance, en créant ses propres formations en ligne via les MOOCs. Elle est d'ailleurs la première école de commerce en France à avoir lancé son MOOC. Trois thèmes sont disponibles à l'étude : « les organisations », « entrepreneuriat social » et « créer sa start up ».

Recherche[modifier | modifier le code]

Départements[modifier | modifier le code]

HEC Paris est composé de neuf départements de recherche[78]:

  • Comptabilité et Contrôle de Gestion
  • Droit et fiscalité
  • Économie et science de la décision
  • Finance
  • Langues et cultures
  • Management des systèmes d'opération
  • Management et ressources humaines
  • Marketing
  • Stratégie et politiques d'entreprise

GREHEC (CNRS)[modifier | modifier le code]

Le Groupement de Recherche et d'Etudes en Gestion d’HEC (GREGHEC) est un laboratoire de recherche sous la tutelle conjointe du CNRS et de HEC localisé sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas. Créé en 2004, il est reconnu depuis 2006 comme UMR CNRS. Il regroupe les activités de recherche des principaux départements d'HEC : Comptabilité et contrôle de gestion, Économie et Sciences de la décision, Finance, Marketing et Stratégie et politique d’entreprise - ce qui correspond à un très large éventail de thèmes de recherche faisant appel à des cadres analytiques et à des méthodologies divers et fondamentalement pluridisciplinaires. Le GREGHEC est désormais l’une des plus importantes unités françaises de recherche en sciences de gestion et en économie. Le laboratoire compte plus de 120 chercheurs et enseignants-chercheurs, dont plusieurs dizaines de doctorants. Des séminaires de recherche sont régulièrement organisés par les différents départements d'HEC[79].

Autres activités de recherches[modifier | modifier le code]

Partenariats[modifier | modifier le code]

  • HEC Paris a créé avec l'École polytechnique l'INSEFI, un institut de recherche et d’enseignement supérieur en économie et finance.
  • HEC Paris est membre associé du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) UniverSud Paris, et partenaire académique du pôle mondial SYSTEM@TIC Paris-Région.
  • Depuis le 1er juillet 2008, HEC Paris est membre fondateur du PRES ParisTech[80].

Les centres d’études spécialisés[modifier | modifier le code]

Ils sont ouverts aux étudiants et aux professionnels : HEC European Institute, l’Institut HEC Start Up, le Club Finance Internationale, HEC Eurasia Institute, le Centre d’Activité HEC Amérique latine, le Centre d’Activité HEC Europe centrale et orientale, le CREA (Centre de recherche et d’études anglophones).

Depuis 2001, huit chaires d'enseignement ont été créées en partenariat avec de grandes entreprises : AccorAir FranceAppleAtos OriginBanque PostaleCarrefourCaisse d'épargneDeloitteSNCFToshiba.

Classements universitaires internationaux[modifier | modifier le code]

QS World University Rankings[modifier | modifier le code]

HEC Paris est classé pour l'année 2015/2016 :

  • 55e mondiale dans le domaine des sciences sociales et du management[81]
  • 31e mondiale en comptabilité et finance[82]
  • 13e mondiale en affaires et management[83]

Academic Ranking of World Universities[modifier | modifier le code]

Le classement de l'Université de Shanghai de 2015 classe HEC Paris dans le top 150 mondial dans la discipline de l'économie et des affaires[84].

Times Higher Education World University Ranking[modifier | modifier le code]

Dans la catégorie "Sciences sociales", en 2015, HEC Paris était classé à la 49e place mondiale par le Times Higher Education[85].

Financial Times[modifier | modifier le code]

En 2017, HEC est classé en 2nde position du classement des Masters de management du Financial Times.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

HEC Paris est installé sur un campus de 130 hectares à Jouy-en-Josas. La grande majorité des étudiants de première et seconde année vivent sur le campus, ce qui permet une vie étudiante importante. Elle se manifeste en particulier par l'existence de plus de 80 associations.

Le sociologue Yves-Marie Abraham note qu'HEC se distingue d'autres grandes écoles françaises par une souplesse de la vie étudiante et une valorisation des activités extra-scolaires (associations, stages, etc.), en contraste avec les rigoureuses deux années de classes préparatoires pour intégrer l'établissement mais que celles-ci favorisent surtout les élèves disposant déjà d'un capital familial et social élevé[86].

Associations[modifier | modifier le code]

La Junior Entreprise[modifier | modifier le code]

HEC Junior Conseil est la Junior-Entreprise de l'école.

Le Bureau des Élèves[modifier | modifier le code]

Le Bureau des Élèves HEC (BDE HEC) est l'interface entre les étudiants et l'administration et organise diverses animations, en particulier les soirées hebdomadaires. Le BDE actuel est le BDE Million Cigar Baby (communément appelé MCB par les élèves) et présidé par Julien Foucault.

Actualités et rôle[modifier | modifier le code]

Le Bureau des Élèves (BDE) est l'association la plus ancienne du campus. Si des regroupements étudiants existaient en effet dès la création de l'école en 1881, donnant en 1883 l'«Association des Diplômés HEC»[87], il a fallu attendre la loi de 1901 pour que soit créé, l' Association des Étudiants de l’École des H.E.C., rue de Tocqueville, à Paris. Cette association a été renommée Bureau des Élèves dans les années 1930, et recréée en 1966 lors de l’installation de l’école à Jouy-en-Josas. Ses statuts sont mis à jour régulièrement, comme en 1998, en 2007, et en mars 2011.

En 2010, le BDE a dû faire face à une crise importante après des incidents répétés liés à une consommation excessive d'alcool en soirée. En particulier, un élève a failli mourir d'un coma éthylique[88], et une autre soirée provoqua une importante exposition médiatique pour avoir causé la blessure de six étudiants, dont deux en coma éthylique[89], poussant la CCIP à y interdire les soirées pendant un mois et demi[90]. En 2014, la soirée de fin d'année a été marqué par des incidents de vandalisme (murs de l'école tagués) et de dégradations de biens (mobilier jeté par les fenêtres)[91] nécessitant l'intervention des forces de l'ordre[92].

Avec un budget annuel de 600 000 €, le BDE d'HEC Paris est le cinquième plus important en termes de budget comparé aux autres écoles de commerce situées en France[93].

Rôle dans la formation des étudiants[modifier | modifier le code]

Le BDE HEC est un élément important dans la formation de nombreux étudiants d'HEC, lors de leur mandat. Francois-Henri Pinault (H85) mentionne ses fonctions de trésorier de BDE comme « l'élément le plus pragmatique de [sa] formation à HEC » et « ce qui [l]'a le plus rapproché du monde de l'entreprise[94] ».

Le travail d'un BDE précise la professionnalisation de ses étudiants. Dès la "campagne" (cf. infra), les étudiants reconnaissent les effets formateurs. Pour les « listeux », ces activités chronophages constituent un premier pas dans le monde professionnel, via le démarchage d'entreprises, l'organisation d'événements, le travail en groupe et la hiérarchisation des rapports de pouvoir. C'est également l'occasion d'appréhender les différentes facettes et réalités d'une élection, avec ses gagnants, ses perdants et ses trahisons, comme l'a défini Bernard Ramanantsoa dans un entretien en 1998[95]. Par ailleurs, le besoin de lever des fonds pour mener une campagne d'envergure (plus d'un mois et à destination des 3000 élèves du campus) pousse les élèves à établir des partenariats avec des entreprises, organiser des conférences et créent ainsi des relations privilégiées avec le monde professionnel avant d'y entrer.

Le BDE se structure autour du Bureau de l'association, composé d'un(e) président(e), deux vice-président(e)s, deux trésorier(e)s et deux secrétaires généraux et des différents pôles. En 2014, les pôles sont: entreprises, alumni, campus, communication, animation, soirée. À chaque membre du BDE est assignée une responsabilité qu'il garde durant le reste de l'année. Chaque pôle est composé de 2 à 4 membres et est geré par un responsable qui représente son pôle auprès du bureau du BDE ainsi qu'auprès de l'administration.

Campagne et élections[modifier | modifier le code]

Le BDE est élu à l'issue d'une campagne qui a souvent lieu en avril, où 2 ou 3 listes d'étudiants de première année s'affrontent pendant une semaine. Les listes sont en compétition sur l'organisation de soirées, les hotlines, et diverses animations pendant les journées ; certaines listes louent des attractions de fêtes foraines pour l'occasion. Au terme de la semaine de campagne, l'ensemble des élèves vote pour la liste BDE et le gagnant est déclaré le vendredi après-midi. Au terme de l'élection, la liste gagnante peut recruter des élèves supplémentaires - souvent des soutiens ou des membres de listes concurrentes - pour faire partie du BDE.

Pendant les mois précédant la campagne, les membres de liste démarchent des sponsors pour financer la campagne en numéraire ou en biens qui seront distribués gratuitement ou en loterie. Les membres de liste établissent des liens avec le monde professionnel, première étape pour certains dans leur recherche de stages ou d'emplois.

Historique[modifier | modifier le code]
Boom HEC[modifier | modifier le code]

Le Boom HEC était une soirée de grande renommée[non neutre][réf. nécessaire] des années 1950 aux années 1980, où un disque 33 puis 45 tours était édité après chaque soirée[réf. souhaitée]. C'était la plus grande soirée organisée au sein de l’École HEC, et l'une des plus connues de la région parisienne[réf. nécessaire].

Le Boom accueillit des artistes de Jazz dans les années 1950 et 1960, comme Albert Nicholas en 1955, Sidney Bechet en 1958, Bill Coleman, Maxim Saury, Cootie Williams et Nino Ferrer en 1959[101], Pierre Michelot, Gilbert Bécaud et Léo Ferré[102] en 1960, ainsi que Bob Azzam en 1961[103]. Des prix récompensant des musiciens étaient remis lors de cette soirée, comme à Irakli De Davrichewy et les Louis Ambassadors lors du Boom 1961[104]. En 1956, des élèves d'HEC conçoivent et publient un recueil de poèmes en édition limitée, illustré par des lithographies d'Edouard Goerg, et qui sera vendu lors de cette soirée[pertinence contestée].

Le Boom HEC 1961 prend également le nom du Festival mondial de rock, afin d'accueillir Johnny Hallyday et les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, au début de leurs carrières[105]. Le BDE HEC réalisait et diffusait également des spots publicitaires à la télévision, en couleur, pour la promotion des Boom, comme pour le Boom 1963[106]. Ce même Boom 1963, le dernier à se dérouler boulevard Malesherbes, avant le déménagement à Jouy-en-Josas, a d'ailleurs fait la "une" du Monde[107]. L'édito proclame "Le Boom est le fruit de jeunes qui pensent en actes".

Le transfert au Campus de Jouy[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1960, le Boom a joué un rôle important[réf. nécessaire] comme lieu de mémoire. Lors du déménagement d'HEC de la rue de Tocqueville au campus de Jouy-en-Josas en 1964, il a permis de marquer de façon symbolique la continuité des traditions de l'école entre ces deux lieux. En effet, celle-ci connaît des changements importants provoqués par son déménagement loin de la capitale, avec notamment une vie communautaire plus importante[108].

Pour marquer l'importance du déménagement à Jouy-en-Josas, le Boom 1965 aura pour thème les Voyages Fantastiques [109], et le Boom 1967 sera lui intitulé Go West, en référence à la localité de Jouy-en-Josas, situé à l'Ouest de la banlieue parisienne.

Les 20 dernières années[modifier | modifier le code]

Le Boom 1981, organisé à l'occasion du centenaire de l'École HEC, a réuni plus de 5000 personnes sur le campus, record jamais atteint sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas[109].

Cependant, après la relocation sur le campus, Le Boom a connu un déclin constant, au point d'avoir été annulé plusieurs années de suite à la fin des années 1990, le BDE préférant alors se concentrer sur l'organisation d'un Gala sur Paris. Il a néanmoins été relancé par le BDE Karma Sutra en 2001. En 2002, il réintègre même le Bâtiment des Etudes comme lors de ses plus illustres années, sous l'impulsion du BDE Démenz'ciel. Les contraintes de sécurité nouvelles s’appliquant à l’organisation des soirées ainsi que la généralisation des soirées du jeudi n'ont cependant pas permis de recréer un évènement à la hauteur de ceux des années 1980, avec néanmoins des invités de renommée, comme MC Solaar et FFF en 1997, Martin Solveig et Francky Vincent en 2002, Bob Sinclar et DJ Abdel en 2004, David Guetta en 2005[110], Les Wampas en 2006, Benny Benassi en 2007, David Vendetta en 2008[111] et 2009, Laurent Wolf en 2010 ou dernièrement Antoine Clamaran en 2011[112].

Traditions[modifier | modifier le code]

Gala HEC[modifier | modifier le code]

Créé en 1999, le Gala HEC, est une soirée de prestige réunissant les étudiants dans un grand hôtel parisien. Le dernier Gala en date pris place dans le 1er arrondissement de Paris au Pavillon Cambon Capucine[113].

Soirées du jeudi[modifier | modifier le code]

Organisée sur le campus de l'école, les "soirées du jeudi", lancées en 1993 par le BDE Carte Blanche, font partie des soirées parisiennes les plus prisées. Elles ont été critiquées pour pratiquer la distribution d'alcool à volonté[114].

Élèves[modifier | modifier le code]

Association des diplômés HEC Paris[modifier | modifier le code]

L’Association des diplômés HEC Paris, rebaptisée en juin 2012 HEC Alumni, est une association loi de 1901 fondée en 1883 et reconnue d'utilité publique par décret du 11 janvier 1900 qui regroupe tous les élèves diplômés des institutions du Groupe HEC : École HEC Paris, MBA HEC Paris, HEC Paris Executive MBA, Mastères HEC Paris et Doctorat HEC Paris.

Première association d'anciens par la taille, elle a un budget de plus de 2,9 millions d'euros (2009) et compte plus de 42 000 membres à travers le monde. Il y a des groupes constitués de diplômés dans 53 pays, mais des anciens dans bien d'autres pays. Son président actuel est Emmanuel Chain. Ses prédécesseurs ont été Xavier Romatet, Mercedes Erra et Rémy Pflimlin.

Son action vise à faciliter la carrière des diplômés de l'école en organisant des évènements leur permettant de se rencontrer, en animant le réseau ou en promouvant l'image de l'école en France et à l'international. Elle est subdivisée en groupes sectoriels, géographiques (régions françaises ou pays à l'international), et par promotions. Mentionnons la branche HEC au féminin[115] qui vise à répondre à des attentes et problématiques spécifiques aux diplômées.

Les services réservés aux membres comprennent par exemple la fourniture d'une adresse électronique universelle valable à vie et l'annuaire des diplômés (en ligne avec un moteur de recherche pour les cotisants). L'association publie également une revue bimestrielle, Hommes Et Commerce[116].

L'association des diplômés HEC Paris organise :

Liste d'anciens diplômés de HEC Paris[modifier | modifier le code]

La liste des anciens élèves de HEC est aussi impressionnante que variée, elle comporte des hommes d'affaires (comme Pierre Kosciusko-Morizet ou Baudouin Prot), des hommes politiques (comme François Hollande ou Valérie Pécresse), mais aussi des intellectuels (comme Pierre Rosanvallon) ou des sportifs (comme Hubert Gardas).

En 2011, HEC comptait 1219 alumni dans le Who's Who in France, en faisant la troisième école française la plus représentée derrière l'ÉNA et Polytechnique[117]. En 2011 également, le classement international professionnel des établissements d'enseignement supérieur, publié par l'école des Mines de Paris, se basant sur le nombre de diplômés à la tête de l'une des 500 plus grandes entreprises du monde, plaçait HEC Paris à la 4e place mondiale.

Aujourd'hui, sur les 40 entreprises du CAC 40, huit ont à leur tête des diplômés de HEC[118]:

Enseignants[modifier | modifier le code]

Liste de quelques professeurs et anciens professeurs par ordre alphabétique :

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Bien que le nom de HEC ne soit à aucun moment mentionné, le film de Kim Chapiron, La Crème de la crème, sorti en 2014 serait une satire de la décadence de la vie que les étudiants mènent sur le campus et de leur formatage intellectuel. Le cinéaste dénonce les enseignements de l'école de commerce et la formation que reçoivent les futures élites[119]. Le film reçoit cependant un accueil mitigé de la part des critiques[120].
  • Diplômée de l'école, l'écrivain Florence Noiville publie en 2009, J'ai fait HEC et je m'en excuse. Elle y critique son ancienne école, les Inrockuptibles diront : "Selon elle, la seule philosophie qui y règne est « greed is good » (« l’avidité est bonne ») ou ce qu’elle appelle MMPRDC (« Make more profit, the rest we don’t care »). Ces écoles tant admirées, rêve de tout parent, formeraient ainsi des as du management et de la finance sans jamais essayer de leur inculquer un minimum de valeurs, de souci éthique."[121]
  • HEC Paris remporte en 1997, sur la chaîne de télévisions France 3, la première édition de Questions pour un champion : spéciales Grandes Écoles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Parfois abrégée en « CCI Paris - Île-de-France ».

Références[modifier | modifier le code]

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  9. La pension y est de 2 800 francs, la demi-pension de 1 300 francs, tandis qu'à l'ESCP Europe, elles sont respectivement de 2000 et 1 000 francs. Mais des bourses étaient accordées par l'État, la ville de Paris, ou autres. Nouveau Larousse illustré, 1898-1907.
  10. a et b Histoire d'une grande école : HEC 1881 - 1981, Marc Meuleau, 1981
  11. Maurice Herzog, article écrit à l'occasion de son décès dans Le Monde
  12. a et b Histoire d'HEC, hec.fr
  13. « La jeunesse intelligente, éclairée, entreprenante, qui entre dans cette école après un concours difficile et qui en sort après trois années d'études étendues et approfondies est appelée, j'en suis convaincu, à encadrer et à conduire une des plus fécondes réussites de ce temps, je veux dire celle de la France comme grande puissance économique moderne ».
  14. (en) Histoire du réseau PIM
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  16. (en) Triple accredited business schools (AACSB, AMBA, EQUIS), MBA Today 5 octobre 2014
  17. Classement des Executive MBA 2007 du Financial Times: l'Executive MBA TRIUM à l'honneur, e-tud.com, 22 octobre 2007
  18. Nos années HEC, Christie Vanbremeersch, Publibook, 2005
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  30. http://www.china.exed.hec.edu/zh-hans
  31. http://www.qatar.exed.hec.edu/
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  33. http://www.france24.com/fr/20121104-lycee-francais-qatari-voltaire-doha-mission-laique-francaise-proviseur-conseil-administration-programme
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  100. Interview de Pierre Kosciusko-Morizet, TVideco, février 2010
  101. Historique de Nino Ferrer
  102. Affiche du Boom HEC 1960
  103. Pochette Boom HEC 1961
  104. Biographie Irakli De Davrichewy
  105. "Jean Chalvidant & Hervé Mouvet, La belle histoire des groupes de rock français des années 60,Fernand Lanore, p.56"
  106. http://www.culturepub.fr/videos/boom-hec-fete-musicale-la-trompette
  107. "hec.fr: Le Boom 1963 se paie la Une du Monde"
  108. http://histoire-education.revues.org/index721.html
  109. a et b "Agrégation et ségrégation, p.40"
  110. Boom HEC 2005
  111. Boom HEC 2008
  112. Boom HEC 2011
  113. « Billetterie : Gala HEC 2015 », sur www.weezevent.com (consulté le 26 septembre 2015)
  114. « Dans une soirée étudiante, où l'alcool coule à flots » (consulté le 26 septembre 2015)
  115. HEC au féminin
  116. Hommes Et Commerce
  117. lefigaro.fr, « Les anciens d'ESC progressent dans le Who's Who » (consulté le 18 septembre 2015)
  118. Prisma Media, « Quel CV pour devenir P-DG du CAC 40 ? », sur Capital.fr (consulté le 24 septembre 2015)
  119. lefigaro.fr, « La Crème de la crème, HEC bien fouettée » (consulté le 26 septembre 2015)
  120. AlloCine, La Crème de la Crème (lire en ligne)
  121. « Les Inrocks - Les grands écoles fabriquent-elles des tueurs? », sur Les Inrocks (consulté le 26 septembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages utilisés dans l'article[modifier | modifier le code]

  • Patricia Defever & Tristan Gaston-Breton, HEC, l'excellence européenne, un rayonnement mondial, Le Cherche Midi Éditions, collection marques de légende, 2007.
  • Marc Meuleau, HEC 100 : 1881-1981. Histoire d’une grande école, Jouy-en-Josas, Groupe HEC, 1981.
  • Christie Vanbremeersch, Nos années HEC. Mythes, rites et tabous d'une grande école, Paris, Éditions Publibook, 2005.
  • Christian Hottin - Les délices du campus ou le douloureux exil, Trois grandes écoles parisiennes face à leur transfert (ca. 1950 - ca. 1980)- numéro spécial de la Revue d'histoire de l'éducation. n° 102, mai 2004. (parution début 2005) p. 267 - 293.
  • Pierre Bourdieu et Monique de Saint-Martin, Agrégation et ségrégation, Paris, Editions Actes de la recherche en sciences sociales, 1987; p.40 sur le Boom HEC.

Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

  • Yves-Marie Abraham, Du souci scolaire au sérieux managérial, ou comment devenir un « HEC », Revue française de sociologie, n°48-1, janvier-mars 2007, p. 37-66.
  • Olivier Basso, Philippe-Pierre Dornier, Jean-Paul Mounier, Tu seras patron mon fils ! Les grandes écoles de commerce face au modèle américain, Paris, Village Mondial, 2004.
  • Pierre Bourdieu, Monique de Saint-Martin, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Minuit, 1989.
  • Patricia Defever & Tristan Gaston-Breton, HEC, l'excellence européenne, un rayonnement mondial, Le Cherche Midi Éditions, collection marques de légende, 2007.
  • Michel Euriat, Claude Thélot, Le recrutement social de l’élite scolaire en France. Évolution des inégalités de 1950 à 1990, Revue française de sociologie, n° 36, 1995, pp. 403–438.
  • André Grelon, Le développement des écoles de commerce en France (1800-1914) et les relations avec les formations d’ingénieurs, in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, p. 15–33.
  • Gilles Lazuech, La question de la formation des « managers » dans les écoles de commerce et d’ingénieurs en France depuis le début des années 1980, in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, p. 203–222.
  • Gilles Lazuech, L’exception française. Le modèle des grandes écoles à l’épreuve de la mondialisation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999.
  • Henri Le More, Classes dirigeantes, classes possédantes. Essai sociologique sur l’École des Hautes Études Commerciales, Paris, EHESS, thèse de doctorat, 1976.
  • Henri Le More, L’invention du cadre commercial : 1881-1914, Sociologie du travail, no 4, 1982, p. 443–450.
  • Philippe Maffre, Les origines de l’enseignement commercial supérieur en France au XIXe siècle, Paris, Université Paris I, thèse de doctorat, 1983.
  • Marc Meuleau, Les HEC et l’introduction du management en France, Paris, Université Paris X- Nanterre, thèse d’État, 1992.
  • Marc Meuleau, HEC 100 : 1881-1981. Histoire d’une grande école, Jouy-en-Josas, Groupe HEC, 1981.
  • Florence Noiville, J'ai fait HEC et je m'en excuse, Paris, Stock, coll. « Parti pris », , 150 p. (ISBN 2234063396 et 978-2234063396)
  • Marc Nouschi, HEC. Histoire et pouvoir d’une grande école, Paris, Robert Laffont, 1988.

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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