Change.org

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Change.org
Logo de l'organisation
Situation
Région Crystal Clear app package network.png Monde
Création
Siège San Francisco, Californie, États-Unis
Organisation
Membres 300
Fondateur Ben Rattray
Directrice générale Jennifer Dulski
Personnes clés Mark Dimas

Site web Change.org

Change.org est une plateforme de pétitions en ligne. Le site web est administré par l'entreprise américaine Change.org Inc, une certification B corp américaine qui regroupe plus de cent millions d'utilisateurs et organise des campagnes commanditées pour des organisations à travers le monde.

Des sociétés telles que Virgin America ou des organisations, y compris des ONG telles que Amnesty International ou l'Humane Society of the United States, paient le site pour accueillir et promouvoir leurs pétitions[1]. La mission déclarée de Change.org est de « donner à toute personne le pouvoir de créer le changement qu’elle souhaite voir »[2]. Le site revendique des millions de signataires chaque mois pour des sujets populaires soulevés dans les domaines de la justice économique et pénale, la protection de l'environnement, les droits de l'homme, de l'éducation, des animaux, de la santé et de l'alimentation durable.

Utilisation par pays[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

En juillet 2012, Philip Matesanz, un étudiant en informatique de 21 ans, lance une pétition visant à autoriser les outils d'enregistrement tiers sur YouTube[3]. La pétition a recueilli plus de 4,3 millions de signatures. Ce fut le plus grand nombre de signatures dans l'histoire de Change.org jusqu'à ce que ce record soit battu en novembre 2016.

Australie[modifier | modifier le code]

La pétition en désaccord avec les modifications de l'éligibilité à la citoyenneté australienne, lancée en avril 2017 recueille plus de 75 000 signatures.

Après que Snapchat ait publié sa nouvelle mise à jour en février 2018, Nic Rumsey créé une pétition pour supprimer cette mise à jour après qu'un grand nombre d'internautes aient publié des commentaires de fait qu'elles ne profitaient pas de la mise à jour. Le 16 février 2018, la pétition compte plus de 1 100 000 signatures.

Canada[modifier | modifier le code]

En août 2014, la vancouvéroise Erica Perry lance une pétition exigeant que Centerplate, entreprise spécialisée dans les services de restauration en Amérique du Nord et en Europe, congédie son PDG Desmond Hague après la diffusion d'une caméra de surveillance, le montrant en train de maltraiter un jeune Dobermann Pinscher dans un ascenseur[4]. En réponse à la décision de Centerplate de ne pas prendre de mesures suite à l'incident et hormis les excuses de l'intéressé, la pétition demande à Centerplate son renvoi immédiat. Le 2 septembre 2014, après que la pétition ait récolté plus de 190 000 signatures, Desmond Hague démissionne de ses fonctions[5].

Espagne[modifier | modifier le code]

En février 2013, plus d'un million de personnes, soit près de 2 % de la population, avaient signé la pétition qui demandait la démission de tout le gouvernement espagnol. L'appel a été motivé par un scandale de corruption sans précédent impliquant la majorité des principaux dirigeants du Parti populaire, y compris le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy lui-même.

En novembre 2016, plus d'un million de personnes avaient signé la pétition appelant le ministre de l'Éducation à modifier une loi, qui avait suscité l'indignation des étudiants espagnols. Finalement, la loi a été retirée en parti grâce à Isidoro Martínez, un étudiant de quatorze ans qui avait initié la pétition, la plus plébiscitée de la section espagnole de Change.org.

France[modifier | modifier le code]

En février 2016, 50 pétitions françaises ont passé les 100 000 signatures[6].

Une pétition contre le Projet de loi sur les nouvelles protections pour les entreprises et les salariés (dite loi El Khomri ou loi Travail), lancée par un collectif de militants associatifs et syndicaux dont la féministe Caroline de Haas[7], a recueilli plus d'un million de signatures[8], record d'une pétition de la section française de Change.org[9],[10].

Elle devance la pétition "Mettons fin au gâchis alimentaire en Europe !" qui a recueilli 768 877 signatures ou la pétition contre la Directive européenne sur le secret des affaires lancée par la journaliste Élise Lucet qui a recueilli plus de 512 000 signatures et celle lancée par la féministe Karine Plassard demandant la grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent qui avait recueilli près de 436 000 signatures.

Inde[modifier | modifier le code]

La pétition "Internet abordable pour tous" a été lancée par le youtubeur Amit Bhawani, pour s'opposer à l'augmentation des prix sur Internet. En 48 heures, la pétition obtient 75 000 signatures.

Elle sera devancée par la pétition intitulée "Justice pour Asifa : une fille de huit ans violée et assassinée à Kathua, au Jammu-et-Cachemire", qui reçoit plus de 1,5 million de signatures avec près de 2 millions de sympathisants à travers le monde.

Philippines[modifier | modifier le code]

Une pétition a été mise en ligne sur Change.org pour sauver Mary Jane Veloso de la peine capitale en Indonésie. Elle est la pétition la plus signée aux Philippines, ayant recueilli 250 000 signataires dans 127 pays[11].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le 10 mars 2015, le blogueur de droite britannico-irlandais Paul Staines, lance une pétition pour réintégrer Jeremy Clarkson, co-présentateur de la série télévisée Top Gear à la BBC. Cela a suivi la décision de la BBC de le suspendre sur un "accrochage" impliquant un producteur sur le plateau. Elle récolte plus de 500 000 signatures en 24 heures et devient la pétition la plus massive de la section britannique de Change.org[12]. Le 20 mars 2015, elle recueille plus d'un million de signatures et fut remis à la BBC[13].

En janvier 2017, une pétition visant à mettre un terme à la visite d'État du président américain Donald Trump au Royaume-Uni a recueilli 1 000 000 signatures, soit la deuxième pétition la plus populaire de la section.

Critiques[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, en Allemagne et en Italie notamment, Change.org est un temps critiqué pour l'exploitation des données personnelles des signataires de pétitions sponsorisées : elles sont transmises contre paiement au commanditaire de la pétition[14],[15]. L'utilisation du nom de domaine .org, généralement utilisé par les organisations à but non lucratif, fait également l'objet de critiques[14].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Jonathan Alter, « For Change.org, a Better World Is Clicks Away », sur Bloomberg News, .
  2. Floriane Salgues, « 7 outils pour rendre meilleure notre planète », sur L'Express, .
  3. (en)Marguerite Imbert, « YouTube-mp3.org - Waging a million signatures against Google », sur HEUREKA,
  4. (en)Hilary Hanson, « Des Hague, Multimillionaire CEO, Caught On Tape Kicking Puppy », sur The Huffington Post,
  5. (en)Yuliya Talmazan, « Centerplate CEO Des Hague resigns over dog abuse video », sur Global News,
  6. Leïla de Comarmond, « La pétition anti-loi travail bat des records », sur Les Échos,
  7. Mathilde Siraud, « Qui est Caroline De Haas, à l'origine de la pétition contre la loi El Khomri? », sur Le Figaro,
  8. « Le million de signatures contre le projet de loi Travail est atteint », sur I.Télé,
  9. « La pétition contre le projet de loi El Khomri atteint un million de signatures », sur Le Monde,
  10. Arnaud Dassier, « Change.org : plongée dans les petits secrets de la plateforme américaine de "fichage idéologique" qui a recueilli les signatures de la pétition anti loi El Khomri », sur Atlantico,
  11. (en)Voltaire Tupaz, « #SaveMaryJane among most signed Change.org petitions », sur Rappler,
  12. (en)Lizzie Dearden, « Jeremy Clarkson petition 'BBC Bring Back Clarkson' is now officially the fastest-growing Change.org campaign in history », sur The Independant,
  13. (en)« Petition backing Jeremy Clarkson hits one million signatures », sur The Telegraph,
  14. a et b Audrey Fournier, « Change.org, des pétitions qui valent de l’or », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  15. Stefania Maurizi, « Così Change.org vende le nostre email », L'Espresso,

Liens externes[modifier | modifier le code]